Publié le 5 Mai 2019

Mao et moi, Chen Jiang Hong
Mao et moi, Chen Jiang Hong

Mao et moi, Chen Jiang Hong

Une autobiographie cathartique

Chen Jiang Hong est né dans une grande ville du nord de la Chine en 1963. Il est aujourd’hui peintre et illustrateur, notamment d’album jeunesse. Formé aux beaux-arts de Pékin il travaille depuis 1987 à Paris et publie en 2008 l’album Mao et moi. Cet album est pour lui une thérapie qui vise à exorciser certains passages traumatisant de son enfance, en créant cet album il souhaite aussi répondre aux questions de nombreux élèves français sur son enfance. Edité par L’Ecole des Loisirs Mao et moi et une véritable œuvre historique retraçant l’histoire chinoise de 1963 la naissance de Chen jusque en 1976 à la mort de Mao.

C’est un album conséquent (77 pages) mais qui pique la curiosité des enfants, l’on découvre alors une culture et un contexte historique alors complètement inconnu. Il pourrait tout aussi bien être classé parmi les romans graphique tant il est riche. Sa lecture est tout aussi intéressante pour les plus grand que pour les plus petits.

 

Quelques images extraites d’Au bord de l’eau (sources : bodoi, rue89, éditions Fei)

Quelques images extraites d’Au bord de l’eau (sources : bodoi, rue89, éditions Fei)

Un album à la forme traditionnelle

 La plupart des pages sont construites sur le modèle traditionnel des bandes dessinées chinoises appelée «Lianhuanhua» littéralement «images enchaînées». Le format des Lianhuanhua est rectangulaire avec une seule case par page accompagnée par une légende. D’ailleurs l’écriture de Mao et Moi est très concise, presque brutale.

Les Lianhuanhua comportent deux styles : l’école de Shanghai (qui préfère les lignes claires avec beaucoup de zone de vide) et l’école de Pékin (qui au contraire utilise les à-plats et des textures). Ce format très populaire sera ensuite utilisé par Mao Zedong comme un outil de propagande culturel. Il n’est donc pas pris au hasard et fait référence à tout un passé culturel.

 

Source : https://chine.in/guide/gardes-rouges_1440.html
Source : https://chine.in/guide/gardes-rouges_1440.html

Source : https://chine.in/guide/gardes-rouges_1440.html

Un récit historique

L’auteur débute son histoire vers ses trois ans au commencement de ses souvenirs. La narration est faite à la première personne, l’auteur s’adresse donc directement au lecteur. La structure des phrases est très simple pour être compréhensible facilement par les plus jeunes mais les thèmes qu’il aborde sont eux complexes.

Mao et moi - Un album autobiographique témoignage de la Révolution culturelle
Mao et moi - Un album autobiographique témoignage de la Révolution culturelle

La révolution culturelle

En 1960 Mao est affaiblit par plusieurs contestations dans le pays. Certains commencent à se soulever devant les désastres qui ont été engendré par le Grand Bond. Comme Mao ne peut pas se lancer dans une réprimande violente (le peuple Chinois étant déjà bien trop affaiblit) il commence la guerre des mots. Les premiers visés sont les bourgeois et les intellectuels, nombreux sont ceux qui sont envoyés en rééducation forcée comme le père de Chen. C’est un mouvement extrêmement violent qui commence et qui se fera ensuite qualifier par tous comme une erreur historique.

- C’est quoi, une révolution ? demanda ma sœur.
- La révolution, disait le président Mao, n’est pas un dîner de gala, elle ne se fait pas comme une œuvre littéraire, un dessin ou une broderie ; elle ne peut s’accomplir avec autant d’élégance, de tranquillité, […] ,de retenue et de générosité d’âme. La révolution, c’est un soulèvement, un acte de violence par lequel une classe en renverse une autre.

Mao et moi, Chen Jiang Hong

Le mouvement des Gardes Rouges est créé et de nombreux jeunes chinois entrent dans ce groupe violent et réactionnaire. Mao compte sur l’énergie spontanée des jeunes fanatiques, énergie qui deviendra par la suite de plus en plus violente et incontrôlable. Dans un article du Slate publié en 2016 (traduit du coréen par Bérengère Viennot), Karoline Kan rapporte le témoignage de son oncle Lishui qui a fait partie du mouvement.

Mao et moi - Un album autobiographique témoignage de la Révolution culturelle

Les Gardes Rouges procèdent au nettoyage des «Quatre vieilleries» (les vieilles coutumes, culture, habitudes et idées), des groupes de jeunes fouillent et vident les maisons des livres, œuvres d’art et objets de valeur. L’oncle de Karoline participe alors à la destruction de la bibliothèque de son propre grand père.

Lishui témoigne également des défilés que faisaient faire les gardes rouges aux intellectuels, ils devaient sortir dans la rue coiffée d’immense chapeau en forme de bonnet d’âne et ensuite procéder à leur auto-critique. L’on retrouve cette scène à la page 24 de l’album. Ces humiliations publiques sont une menace pour toutes les personnes cultivés, certains disparaissent ensuite et nous savons que les Gardes Rouges ont pu battre à mort des professeurs.

Source : http://www.taipeisoir.net/?p=18271
Source : http://www.taipeisoir.net/?p=18271

Source : http://www.taipeisoir.net/?p=18271

Du côté de Chen l’immeuble se fait aussi vider de ses livres, les grands parents de l’enfant terrorisé à l’idée d’être victime de plus de violence brûlent les photos où ils portent des habits traditionnels. A la page 41 de l’album nous avons une illustration quasiment similaire à la page 9, on peut voir le salon complètement changé par la révolution culturelle. Les œuvres d’art ont disparue ainsi que les objets de valeur et un portrait du grand timonier est accroché au mur. Le contraste est saisissant également au niveau de l’expression du grand père que l’on retrouve courbé et vieillit, le visage fermé.

Chen Jiang Hong ne cherche pas du tout à épargner les enfants, il raconte ses souvenirs exactement comme il s’en rappelle et pointe du doigt les grands crimes de la révolution culturelle sans détour.

Mao et moi - Un album autobiographique témoignage de la Révolution culturelle
Mao et moi - Un album autobiographique témoignage de la Révolution culturelle

Chen narre ensuite son entrée à l’école à sept ans. Mao est alors omniprésent dans l’éducation des enfants. Il ne manque pas non plus de raconter les jeux des enfants chinois qui se rapprochent beaucoup de ceux que nous connaissons. A huit ans il entre dans le Parti communiste en tant que petit garde rouge. Seulement les cours sont vite stoppés :

Désormais nous devions étudier auprès des camarades ouvriers, paysans et soldats. Nous allions changer le pays.

Mao et moi, Chen Jiang Hong

Mao et moi - Un album autobiographique témoignage de la Révolution culturelle

La mort de Mao en 1976 termine l’album, le décès du Grand timonier est précédé par une scène où Chen arrive à faire de la bicyclette. Il sent alors son premier sentiment de délivrance, de pouvoir et de liberté. La Révolution culturelle ne prend fin qu’à la mort de Mao (bien qu’il eût tenté de calmer les troubles en 1968 en envoyant des jeunes de la Garde Rouge dans les campagnes). On compte les victimes de la Révolution culturelle par plusieurs millions et le retard économique handicape encore le pays. Cet album est un véritable témoignage historique, le dessin est exigeant et rapporte une Chine pauvre sous le prisme du regard d’un enfant endoctriné.

Ce n'est pas les seuls thèmes abordés par l'album qui parle aussi du deuil, de l'handicap et de la pauvreté. C'est une oeuvre très sensible qui nous apprend beaucoup sur l'Histoire de la Chine d'une façon adaptée aux enfants.

 

Pour en savoir plus : interview de l'auteur

Sources

-Nicolas Beudon, "Angoulême 2013 : Le lianhuanhua, l’autre bande dessinée chinoise", L'armurerie de Tchekhov [en ligne], 20/02/13, http://armurerie-de-tchekhov.com/2013/02/20/llianhuanhua/ 

- Sunny Chen, "Silence totale en chine pour le 50e anniversaire de la Révolution culturelle", Tapeisoir [en ligne], 17 mai 2016,http://www.taipeisoir.net/?p=18271,consulté le 17/12/18

- Yves Chévrier, Mao et la révolution chinoise, Casterman-Giunti "XXe siècle", 1993, 160 pages.

 

- Alban Dignat, "18 août 1966 - 27 janvier 1968 - Révolution culturelle en Chine populaire", hérodote.net [en ligne], 27/11/18, https://www.herodote.net/18_aout_1966_27_janvier_1968-evenement-19660818.php , consulté le 17/12/18

- Karoline Kan (traduit par Bérengère Viennot), "Mon oncle était garde rouge pendant la révolution culturelle", Slatefr [en ligne], 28/05/2016, http://www.slate.fr/story/118633/oncle-garde-rouge-revolution-culturelle, consulté le 17/12/18

-Dr Luo Yiping, " Panorama de la BD Chinoise - Centre Belge de la Bande dessinée", Sceneario.com [en ligne], février 2018,  http://www.sceneario.com/expositions-salons/panorama-de-la-bd-chinoisecentre-belge-de-la-bande-dessinee-445.html , consulté le 17/12/18

- Inconnu, "Gardes Rouges", Chine Information [en ligne], https://chine.in/guide/gardes-rouges_1440.html consulté le 17/12/18 

- Lise Dufermont

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Rédigé par Lise Dufermont

Publié dans #album, #Coups de cœur, coups de gueule

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Publié le 5 Mai 2019

Nos entretiens de sélection pour la première année de DUT1 sont terminés. Vous avez été nombreux à venir nous rencontrer, nous en sommes heureux.

Premiers résultats sur Parcoursup le 15 mai.

 

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Rédigé par MDL Aix

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Publié le 23 Avril 2019

Les entretiens de sélection pour entrer en première année de DUT commencent aujourd'hui. Nous sommes heureux de vous rencontrer dans nos locaux, à la Cité du livre smiley

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Rédigé par MDL Aix

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Publié le 21 Avril 2019

La Kube box

   Depuis quelques années nous avons pu voir se développer le concept de box, payer un abonnement et recevoir chaque mois une box liée à un thème précis. Il existe maintenant un grand nombre de ces box, il y en a pour la cosmétique, le thé et même certaines dans lesquelles vous pouvez trouver des bouteilles de vin ! Alors, pourquoi ne devrait-il pas y avoir des box littéraires

 

   Les box littéraires sont assez développées dans les pays anglophones, leurs nombres augmentent chaque année. Le principe de ces abonnements repose sur un thème mensuel qui permettra de trouver un livre correspondant, souvent une nouveauté, avec des goodies autour de l'univers de ce livre, cela peut aller du marque page, à des écharpes ou bien des bougies.

 

   En France il y a quelques-unes de ces box littéraires et parmi elles, la Kube Box. La Kube a été créée en 2015 par Samuel Cimamonti et Aurore Choanier, qui seront rejoint par Anthony Darquey. Cette box repose sur le principe d'une box personnalisée.

 

   En effet, chaque lecteur va enregistrer ses préférences littéraires, va préciser quel genre il souhaite recevoir et peut même indiquer quels livres il a déjà lu au travers d'un questionnaire. Cela permet alors au libraire désigné de choisir un livre adapté à chaque client. Car effectivement, ce sont des libraires qui choisissent les livres à envoyer ! Il s'agit réellement d'une box personnalisée, faite sur-mesure. Chaque box envoyée contient un livre différent, chaque box est donc unique. La Kube laisse le choix au client de valider l'envoi du livre ou bien de garder la surprise jusqu'à la réception. Il y a aussi une possibilité de retour du livre si le chois de libraire ne nous convient pas. 

 

  Interview de Anthony Darquey

Pouvez-vous vous présenter ?

 « Je suis Anthony Daquey, cofondateur de la Kube avec Aurore et Samuel. Je suis issu d’une formation d’ingénieur, Samuel a fait l’ESSEC et Aurore possède un Master de communication culturel. Nous avons des profils différents et nous ne sommes pas issus du monde de la littérature, mais la Kube box a tout de même été créée il y a trois ans. »

 

 

Comment vous est venu l’idée de créer une box littéraire ?

« Tout est partis de Samuel. Il a eu un coup de foudre pour un livre de Steinbeck et il cherchait à trouver un livre similaire. Avec l’importance d’internet et le nombre important de librairies en France, l’idée de mettre en relation les libraires et les lecteurs cherchant un livre précis est apparue. Cela s’est alors traduit par la création d’une box mettant en relation lecteurs et libraires. »

 

 

Pourquoi avoir décidé de travailler directement avec les libraires et qu’est-ce qui vous a convaincu de ne pas suivre un modèle plus traditionnel ?

 

« Cela vient du fait que nous considérons la lecture comme personnelle. Comment peut-on s’y retrouver dans toute cette offre ? Avec Samuel et Aurore nous avons tous trois des goûts différents, nous lisons des livres différents. Nous avons la volonté de satisfaire le lecteur, de lui permettre de vivre une expérience unique avec un livre choisis avec soin. Il est impossible de lire tous les livres existant, la sélection est donc primordiale ; la sélection doit être parfaite pour être sûr que le lecteur passe un bon moment. Grace à la Kube, vous recevrez un livre qui vous marquera, choisis pour vous en fonction de vos goûts, de votre profil, de votre demande. Le côté classique d’une box ne donne pas particulièrement envie de lire le livre reçu, on ne peut pas être sûr qu’il plaira au lecteur, avec la Kube cela devient possible. »

 

 

Comment choisissez-vous les libraires partenaires ?

« Nous avons plus de cent librairies partenaires et cela fonctionne principalement grâce aux bouches à oreille. Un libraire en parle à un autre qui va nous contacter, c’est un cercle vertueux. Une fois le contact établit, il faut créer l’espace de la librairie. Nous avons dans l’équipe une ancienne libraire qui travaille en interne pour assurer un suivi, elle est très proche des nouveaux libraires et garde un œil sur les recommandations et réponds à leurs questions. Au bout de deux mois, les libraires sont indépendants, cette période de suivi est indispensable. »

Les KubeBox disponibles

 

Il y a différents types de box disponibles chez Kube. On retrouve tout d'abord la Kube Originale qui contient un livre de poche et des petits goodies qui tournent autour d'un thème renouvelé chaque mois. Le prix est fixé à 15 euros, hors frais d'envoi. Il y a ensuite la Kube Majuscule qui contient un livre grand format et quelques à-côtés. Pour ces raisons, le prix de cette box est de 22 euros.

 

   Une box pour enfant est également disponible, il s'agit de la Kube 7-11

contenant un livre adapté aux enfants pour lui donner goût à la lecture ou bien pour assouvir son envie de lecture. 

 

    Kube propose également à la vente des coffrets, à acheter pour soi-même

ou à offrir. Il y a plusieurs coffrets destinés aux enfants et classées par tranche d'âge. Il y a le coffret Mes amis les animaux pour les enfants de 0 à 3 ans contenant trois livres autour du thème des animaux avec un accessoire de papeterie. Il y a aussi le coffret Je découvre les émotions avec cette fois trois livres mettant en scène des héros attachants. 

 

   Les enfants de 4 à 6 ans ont également deux coffrets qui leur sont destinés, le coffret Je mène l'enquête avec trois livres qui constituent un kit pour éveiller la curiosité des enfants avec des petits jeux, et le coffret Pour un merveilleux voyage qui tourne évidemment autour du thème du voyage, accompagné d'un accessoire de papeterie. 

 

   Il reste maintenant deux autres coffrets disponibles et plutôt destinés à des adultes. Le premier est le Coffret Livres (qui fait du bien) pour retrouver trois livres « cocooning », ainsi qu'une infusion, du chocolat et un bullet carnet, quoi de mieux pour se détendre?

   Le deuxième est le Coffret Lie de Vin, comme son nom ne l'indique pas, aucune bouteille de vin ne sera contenue dans la box mais pas de panique, trois livres traitant de l'histoire des plus grands vins et de l'art de la dégustation seront inclus dans la box accompagnés d'un tire-bouchon, d'un bec verseur, ainsi que d'étiquettes pour pouvoir personnaliser ses meilleurs bouteilles. 

 

  

Mon expérience personnelle

 

 

 J'ai eu la chance de pouvoir avoir un abonnement de trois mois pour la Kube Majuscule, recevoir cette box était chaque mois un plaisir. Le choix des libraires était à chaque fois judicieux, parfois même trop puisque, ayant mal répondu, au questionnaire j'ai reçu un livre que je possédais déjà! Je peux donc témoigner de l'efficacité du service après vente de la Kube, une réponse rapide au mail envoyé et un échange rapide et sans complications. 

 

   Le contenu de la box était chaque mois très satisfaisant. J'ai même eu la chance de pouvoir recevoir une box surprise en Septembre, cela vient en remplacement de la box du mois, et contient des goodies différents; ce mois ci il s'agissait d'un tote bag et de thé, très bon soit dit en passant. 

 

   J'ai donc été très satisfaite de ces réceptions, de la qualité du contenu ainsi que du service de la Kube. Pouvoir recevoir dans une box un livre choisis par un libraire était un grand plaisir et un concept que je trouve très bien amené. Je recommande donc cette box et vous invite à vous laisser tenter, ou à retrouver les box Kube disponibles dans certaines librairies lors d'opérations spéciales. 

 

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Rédigé par MDL Aix

Publié dans #Coups de cœur

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Publié le 14 Avril 2019

 

Qu’est-ce que la beauté ?

La beauté est une notion abstraite et subjective. La beauté est une forme de reconnaissance envers nos pairs.

Dans de nombreuses sociétés, que ce soit en Europe, Amérique ou Asie, la pression sociale du visage et du corps parfait chez la femme est omniprésente. Les critères de beauté sont établis et dictés par la société, la différence semble mal vue. Le long combat pour atteindre la perfection physique est parfois extrêmement rude et difficile mentalement et physiquement surtout pour les plus jeunes.

L’image de la perfection est véhiculée à travers les réseaux sociaux, comme Instagram mais aussi par les publicités. Mais ça ce n’est que la partie visible de l’iceberg.

 

D’où vient la pression sociale ?

 Avant toute chose la pression sociale sur la beauté trouve son origine-même de l’éducation. Aux petites filles, on apprend dès le plus jeune âge qu’il faut souffrir pour être belle. On essaie de leur apprendre qu’elles doivent rester souriantes, elles ne doivent pas être négligées, être bien coiffées, les joues roses… Une petite fille puis une jeune fille sait que la beauté prime beaucoup et que cela peut être aussi un critère de réussite sociale plus tard. La beauté de son visage et de son corps peut aussi montrer qu’elle a atteint une certaine aisance financière.

 

 

Cette pression sociale amène les jeunes filles à suivre les codes de beauté de leur société, tandis que pour les jeunes hommes, il est très mal vu pour eux de montrer une certaine sensibilité, on ne leur demande pas forcément d’être beau et mignon, mais plus dans les sociétés occidentales d’être fort, musclé, viril et courageux. Les petits garçons vont donc entendre « un homme ne pleure pas » et vont donc en grandissant être indirectement forcé à atteindre eux aussi un idéal de perfection masculin parfois difficile à atteindre.

Tout part de l’éducation, comment on s’adresse aux enfants, le comportement qu’on leur dicte.

D’ailleurs dans les contes pour enfants, les princesses sont connues dans tout le royaume pour leur beauté et non pas pour le courage et leur bravoure. Elles attendent le prince charmant et chante en faisant le ménage.

 

Les dérives d’Instagram 

Les réseaux sociaux sont eux-aussi vecteurs de cette pression sociale. Apparus au début des années 2000, les réseaux sociaux permettent de diffuser à un très grand nombre d’individus ses idées, ses opinions mais aussi des photos de soi, des autres. Les réseaux sociaux sont associés à la liberté d’expression, aux liens sociaux, mais aussi à la reconnaissance. Les réseaux sociaux et internet en général permettent de rapprocher les individus malgré la distance géographique.

Détrônant Snapchat, Instagram est devenu le nouveau réseau social préféré des adolescents et des jeunes adultes. Le principe d’Instagram est de publier juste des images, rien de plus. Instagram est le réseau social de l’image, du paraitre, de la perfection en matière de beauté. Les jeunes adolescentes et adolescents suivent les comptes de célébrités et influenceurs aux physiques parfaits. Instagram montre quel corps est beau, et que tous les jeunes doivent obtenir ce corps mince et athlétique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si ces gourous de la beauté imposent un idéal de beauté, le modèle imposé est plutôt un modèle de corps musclé et un mode de vie healthy et sain. Si cette perfection avec beaucoup de sport peut être accessible, elle peut provoquer de nombreux complexes auprès des jeunes.

 

 

 

 

Toutefois, Instagram propose d’autres modèles bien plus dangereux pour les internautes. Certains challenges Instagram qui font fureur surtout auprès des adolescents sont extrêmement dangereux et sont diffusés en masse.

Le A4 Challenge ou Paper Challenge est un exemple parmi tant d’autres. Venu de Chine, le principe est simple : des jeunes filles se prennent en photo avec une feuille au format A4 placée devant leur ventre. Le but étant de montrer que leur taille est tellement fine qu’elle disparaît devant ce morceau de papier qui mesure, rappelons-le, seulement 21 cm de largeur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n’est pas la peine de rappeler que ce challenge est nocif pour la santé, et que les physiques très minces comme affiché sur Instagram avec ce challenge ne sont pas à envier, l’extrême minceur n’étant pas signe de bonne santé. Ce genre de challenge peut très vite amener à l'anorexie. 

Les réseaux sociaux montrent donc comment il faut être pour être beau/belle. Il impose un diktat qui lors de l’adolescence, peut mettre à mal l’estime des jeunes filles et jeunes hommes qui sont différents. Instagram peut engendrer de gros complexes et des comportements extrêmes comme la perte de poids excessive à cause de régimes drastique ou l’apparition de signes de dépression.

 

La publicité : maigreur extrême et physique d’Apollon

Enfin, la publicité est le reflet-même de ce que constitue la société. Dans de nombreuses publicités le corps est présent, avec souvent la présence de nudité, de maigreur. Les publicités montrent comment les individus doivent prendre soin de leur apparence. De nombreuses marques pour se raser, maquiller, s’habiller, se parfumer emploie des mannequins aux physiques longilignes. Même si nous savons sait que les mannequins ont un travail difficile, avec des conditions difficiles et un régime strict, cela n’est pas forcément le cas de jeunes gens plus naïfs. La publicité montre des mannequins qui mesurent entre 1m70 et 1m80 et dont le poids excède assez peu les 58 kg. Un idéal de beauté inaccessible qui pour celles et ceux qui essayent engendre de la frustration, et souvent des problèmes de santé.

 

 

 

 

 

 

Pour les hommes, on montre dans les publicités des hommes musclés, virils, forts et courageux (qui bien souvent sont en position de supériorité vis-à-vis de la femme). Cette image d’homme au physique de dieu grec a tendance à elle aussi installer des complexes auprès de la jeune génération.

 

Comment lutter contre les idéaux esthétiques ?

Aujourd’hui de nombreux mouvements sur les réseaux sociaux incitent les femmes à s’assumer, avec leurs rondeurs, leurs vergetures, leurs poils. Certains mouvements sont plus contestataires que d’autres comme en Corée du Sud (pays dans lequel la beauté esthétique est omniprésente) où des femmes manifestent dans la rue sans maquillage, dans des habits très simples, sans talons, pour lutter contre cette vision de la femme du confucianisme. Le mouvement porte le nom de « Sans Corset », sur les réseaux sociaux, des influenceuses coréennes jettent leurs maquillages et appellent aux femmes de s’assumer telles qu’elles sont. En mai 2018, une jeune présentatrice à la télévision est venue présenter son émission avec des lunettes et sans maquillage ce qui a très vite suscité une polémique.

 

D’autres femmes veulent montrer que le corps féminin est beau tel qu’il est, sans artifices. Une artiste vivant au Pakistan, Sara Shakeel dans le but de contrer les standards de beauté de la société qui nous disent de cacher ou de réduire l'apparence des vergetures a publié des photos de vergetures avec des paillettes. Elle a été inspirée après avoir photographié une amie, qui lui a demandé de « photoshoper » toutes ses vergetures.

« Cela m'a rendue triste parce que j'en ai beaucoup moi-même, en plus d'avoir de la cellulite », a-t-elle indiqué au HuffPost Royaume-Uni.

 

 

Pour lutter contre cette pression sociale il faut s’accepter, accepter les autres tels qu’ils sont. Il faudrait toujours regarder l’autre avec bienveillance, faire tomber l’idée qu’il y a une compétition entre femmes, et contre les hommes. Il faut ne pas porter de jugement hâtif. Les femmes ont d’autres qualités que la beauté, le courage, l’intelligence, la bienveillance, la raison. Un homme peut être sensible, doux, et émotif.

 Chloé

 

 

 

 

Pour aller plus loin et comprendre ,voici une petite vidéo, un témoignage d'une jeune fille devenu anorexique à cause d'instagram et de la pression sociale.

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Rédigé par MDL Aix (Chloé)

Publié dans #Coups de cœur, coups de gueule

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Publié le 11 Avril 2019

Vente  Librairie  « Route du Sud »  pour cause de retraite

Librairie, papeterie, carterie, à vendre à Laragne Montéglin, commune située en ZRR dans les Hautes-Alpes, un département touristique où il faut bon vivre avec 300 jours de soleil par an !

Librairie généraliste (7.000 ouvrages) créée en 2012 par de jeunes retraités passionnés de lecture et de culture qui souhaitent céder ce commerce de proximité avec un réel potentiel d’évolution (jeunesse, BD, loisirs créatifs…). Développement de l’activité durant 6 ans. Rencontres dédicaces d’auteurs régionaux et nationaux une douzaine de fois par an.  Participation à des salons locaux et des expositions  thématiques.

Idéalement située sur la route du sud avec une vitrine en bordure de l’axe routier principal Grenoble-Aix-Marseille, à 15 mn de Sisteron, 40 mn de Gap et 50 mn de Manosque. Plusieurs parkings à proximité. Bourg-centre commerçant de 3600 habitants avec un marché provençal important tous les jeudis matins de l’année. Manifestations orientées terroir, traditions, culture et sports tout au long de l’année. Nombreux sites touristiques et loisirs de plein air aux alentours (vélotourisme, randonnées, baignade, équitation, deltaplane, parapente, chute libre, eaux vives, pêche …). Un cinéma, une MJC, une Université du Temps Libre, un collège, 110 associations sportives et culturelles, un Office de Tourisme.

Clientèle locale fidélisée (1100 adresses informatisées) s’élargissant à la nouvelle intercommunalité Sisteronais-Buëch (CCSB de 25.000 habitants en zone rurale), les touristes, la clientèle de passage et les résidents secondaires.

Progiciel ELLIPSES permettant la gestion informatisée du stock (inventaires, commandes), des encaissements, etc...

Surface de vente 55 m2 + bureau avec WC et point d’eau attenants et zone de stockage.

Chiffre d’Affaires : 150KF au 31/03/18. Clientèle : 89% particuliers, 11% collectivités (bibliothèques, collège, écoles).

Bail 3/6/9 tous commerces hors nuisances sonores et olfactives. Loyer de 535 €/mois hors charges

Prix de vente : 45 K€ FDC + stock (négociation ouverte)

>> Contact pour informations complémentaires : 04 92 23 15 64  // lib.routedusud@orange.fr

La librairie est ouverte du mardi au samedi  de 9h à 12h15 et de 15h à 19h15

9 avenue de Provence – 05300 Laragne-Montéglin

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Rédigé par MDL Aix

Publié dans #Stages et offres d'emploi

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Publié le 7 Avril 2019

Marie-Antoinette, « la reine des reines », la plus célèbre des femmes de France du XVIIIe siècle. Une femme adulée, décriée, condamnée et ressuscitée sous les plumes d’historiens passionnés. Mais qui était-elle ?

Encore un article sur elle me direz-vous. J’entends bien, mais l’envie de faire partager son histoire était la plus forte, je vous rassure quand même : afin d’éviter d’ennuyer les lecteurs j’ai choisi d’écrire cet article de manière romancée tout en y incluant un point de vue personnel basé sur des sources historiques. 

Marie-Antoinette : la reine au destin tragique

 

 

Elle n’avait que 38 ans lorsque la charrette de bois l’entraina durant un temps interminable parmi la foule, de la prison de la Conciergerie jusqu’à la place de la Révolution (aujourd’hui place de la Concorde).

Injuriée, elle restait droite et digne.

Malade, elle ne pensait plus à vivre.

Louis XVI avait eu droit à un carrosse, parce qu’il était roi. Ils avaient fui ensemble à Varenne pourtant, mais elle seule en avait payé le prix fort. Séparée de ses enfants, exhibée aux yeux de ceux qui la condamnèrent tel le Mal incarné. Humiliée de la pire façon qu’il soit.

C’est en posant le pied sur la première marche menant à la guillotine que Marie-Antoinette, reine déchue de France et de Navarre, entra dans l’Histoire ce 16 octobre 1793.

 

Une archiduchesse autrichienne à la cour de Versailles

            Marie-Antoinette naquit le 2 novembre 1755 à Vienne en Autriche.  Elle est la quinzième, et avant dernière, enfant de l’empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse dite « la Grande » qui règnent sur l’empire d’Autriche-Hongrie. Marie-Antoinette est belle, gracieuse, charmante. C’est une enfant joyeuse, espiègle, douée dans les arts mais peu portée sur les études.

Son mariage avec le futur Louis XVI est un gage d’alliance entre l’Autriche et la France au sortir de la guerre de sept ans. Il sera célébré le 16 mai 1770 en France, au château de Versailles. La jeune archiduchesse n’a alors que quatorze ans.  Versailles, la France, cela parait tout droit sorti d’un rêve car c’est elle que la providence a choisie. Elle, Marie-Antoinette, qui s’apprête à monter sur le trône de la plus grande cour d’Europe. En réalité elle entre dans un monde fermé, régi par une étiquette stricte, où le moindre de ses gestes est épié, rapporté, commenté.

La désillusion aussi : sur les portraits qu’on lui a transmis, son époux paraissait bel homme. Mais il est « trop grand, maladroit, timide » rien à voir avec celui qu’elle imaginait.

Et puis la cour, parlons de la cour : un lieu où tout se sait, rien n’est secret. Un lieu où elle est constamment jugée et critiquée. Elle refuse de parler à Madame Du Barry, la favorite du roi avec qui elle est en conflit ? on en fait une affaire d’Etat ! Son mariage avec le dauphin n’est toujours pas consommé après plusieurs années d’union ? Mais que se passe-t-il donc ? Et chacun y va de son commentaire. Et cette question, insupportable pour la jeune femme : quand donnera-t-elle un héritier à la France ?     

Cet héritier elle voudrait le donner mais son maria déserté la chambre conjugale. À cause de son impuissance il peine à remplir ses devoirs d’Etat. Il part à la chasse et rêve de voyage, d’exploration dans des terres inconnues. Tous deux redoutent le jour qui les verra couronnés. Et ce jour arrivera bien trop tôt.

 

Une reine au cœur de la tourmente.    

  « Mon dieu guidez nous. Nous sommes trop jeunes pour régner. »

Cette phrase est prononcée par la nouvelle reine de France : Marie-Antoinette reine de France et de Navarre en cette année 1774, à seulement l’âge de 18 ans.

 Louis XV est mort. Le très jeune couple est alors placé sous les feux des projecteurs. Le peuple voit en eux une nouvelle France, Marie-Antoinette est acclamée partout où elle se rend dans Paris. Et pourtant, derrière ce sourire si charmant se cache bien des chagrins. Car si le peuple l’adule, la cour tourne le dos à cette femme jugée légère, dépensière, vaniteuse et moqueuse. On lui a trouvé de charmants surnoms comme « madame Déficit » ou l’« Autrichienne ».

De plus elle n’a toujours pas donné d’héritier à la France.

La reine s’ennuie. Alors elle sort incognito dans Paris pour voir l’opéra, elle organise des fêtes somptueuses au château de Versailles et veut absolument se tenir informée des nouvelles modes. Elle dépense sans compter et Louis XVI, trop heureux du bonheur que sa femme y trouve, n’ose rien dire. Pire il la couvre. Pourtant les finances sont au plus bas : la guerre d’indépendance en Amérique coûte beaucoup trop à la France.

 L’orage commence à gronder dans Paris mais à Versailles on n’entend rien.   

En 1778 nait le premier enfant du couple royal : une fille. Marie-Thérèse Charlotte. Même si ce n’est pas un garçon, la jeune reine a prouvé à tous qu’elle pouvait avoir des enfants. Le couple en aura quatre en tout : après Marie-Thérèse Charlotte (1778 – 1851) naitront Louis-Joseph (1781 – 1789), Louis-Charles (1785 – 1795) et Sophie-Béatrice (1786 – 1787).

Cette première naissance est une maigre victoire dans les épreuves qui attendent les jeunes parents. 

            Avec la maternité la reine gagne en maturité et sassage mais il est trop tard. Sa réputation est faite depuis des années. Et puis la reine a fui le palais de Versailles ! Elle a reçu du roi le petit Trianon qu’elle a entièrement fait aménager et dans lequel elle décide de vivre entourée de ses amis les plus chers. Un scandale pour une femme de son rang d’autant que le roi n’y dort jamais.  Les pires rumeurs circulent dans le palais et, avec, le nombre des amants supposés de la reine.

 

 

Marie-Antoinette veut lancer les modes : c’est le retour à la nature. La reine se fait construire dans le parc de Versailles un hameau, où on vit comme à la campagne. La reine joue à la fermière.

En France le tonnerre éclate mais Versailles se croit à l’abri.

 

 

La reine déchue : une femme inoubliable

Les naissances de ses enfants lui avaient rendu un peu de popularité auprès de ses sujets mais elle fut vite oubliée de nouveau. Marie-Antoinette n’est plus acclamée dans les rues et le peuple ne voit plus en elle la Reine de France, celle autrefois adorée…

Les années passent avec leurs lots de contrariétés : en 1785 l’affaire du collier, qui passionna toute l’Europe, détruit définitivement la réputation de Marie-Antoinette auprès de ses sujets qui prennent le partit de son ennemi : le cardinal de Rohan.

C’est une affaire de vol, le bijou est inestimable. Les protagonistes, une marquise, son mari et son amant, arrivent à manipuler le cardinal de Rohan, désireux de se faire bien voir de la reine. Ils lui font croire que cette dernière souhaite qu’il se porte garant de l’achat du collier, en gage d’amitié. Le cardinal ne voit pas le piège et s’acquitte de sa tâche puis il remet le collier à la marquise persuadé qu’elle donnerait le bijou à la reine. Il n’en est rien.

De son côté le joaillier s’impatiente de ne pas être payé, il demande audience à la reine et lui réclame son dû. Marie-Antoinette tombe des nus : ce collier elle ne l’a jamais acheté et il n’est pas question de le payer ! Le roi s’en mêle et la supercherie est rapidement découverte. On arrête les trois voleurs et le cardinal, ils sont jugés et condamnés hormis le cardinal de Rohan qui a réussi à prouver son innocence dans cette affaire. A sa sortie du tribunal il est acclamé par le peuple. Un affront de plus fait à Marie-Antoinette.  

Arrive 1789. Le couple royal perd un deuxième enfant : Louis-Joseph. La douleur dans le cœur de la mère est insoutenable mais les évènements à venir vont finir de l’achever.  Le 14 juillet c’est la prise de la prison de la Bastille par les habitants de Paris. La monarchie est ébranlée. Le 20 août c’est l’abolition des privilèges. En octobre la famille royale doit quitter Versailles et habiter dans la ville de Paris. La nuit précédant leur départ a été sanglante, Marie-Antoinette à failli être assassinée dans sa chambre.

A Paris la famille royale habite le palais des Tuileries, le roi cède une partie de son pouvoir au peuple. La reine craint pour sa vie et celle de sa famille et supplie le roi de fuir Paris pour la ville de Montmédy.

Le 20 juin 1791 la famille royale prend la fuite en carrosse mais le roi est reconnu à Varennes, le 22 juin elle rentre à Paris sous les huées de la foule. Cette fuite a détruit à jamais le lien qui unissait un peuple à son roi.

Peu de temps plus tard, Louis XVI et sa famille sont enfermés dans la prison du Temple.

Louis XVI perd ses attributs royaux et son pouvoir : il est désormais surnommé Louis Capet. 

La tempête a éclaté et la royauté ploie sous le déluge.

Le 11 décembre 1792 s’ouvre le procès de l’ancien roi. Il durera jusqu’au 20 janvier 1793 et aboutira à l’exécution publique de Louis XVI le 21 janvier 1793 sur la place de la Concorde.  

Marie-Antoinette de son coté est séparée de ses deux enfants et enfermée à la prison de la Conciergerie. Elle alors de plus en plus faible et malade, si bien qu’on craint de ne pas pouvoir la juger. Le procès est alors précipité.

Le 14 octobre 1793 commence le procès de celle qu’on surnomme maintenant « la veuve Capet ». Il se termine le 16 octobre 1793 à quatre heures du matin. Il ne lui reste que quelques heures avant d’être conduite à l’échafaud…

 

 

Les historiens et les cinéastes. Une femme qui passionne.  

Les biographes de la reine

Marie-Antoinette a passionné les historiens et les biographes. Tous ont cherchés à saisir sa personnalité, son caractère. Qui elle était.  

Des biographes tels que Stephan Zweig, André Castelot, Jean Chalon et Simone Bertière se sont efforcés de brosser un portrait à la fois physique et psychologique le plus proche possible de la réalité afin de comprendre pourquoi cette femme fut la plus haïe de France à l’époque de la Révolution.   

Aujourd’hui encore elle inspire les auteurs : par exemple en 2014 paraissait le livre Marie-Antoinette, Carnet secret d’une reine de Benjamin Lacombe. 

 

La reine : grande star du cinéma

De nombreux films et épisodes de séries ont été produit sur ce personnage emblématique de l’Histoire de France : les émissions « Secrets d’Histoire » et « L’ombre d’un doute » lui ont consacrés un épisode entier sur les questions : « qui était-elle ? » et « fallait-il la condamner ? »

Plus récemment le film de Sofia Coppola « Marie-Antoinette » (2006) revient sur la personnalité enfantine et dépensière de la jeune reine avec une petite touche de rock’n roll qui lui va bien.

« Les adieux à la reine » de Benoit Jacquot (2011) revient sur l’année de tous les changements : 1789. Il retrace également une relation intime supposée entre la reine et l’une de ses amies : Madame de Polignac. On y voit une Marie-Antoinette plus sombre, prise dans les tourments de la Révolution.

 

Je vous le dis : Marie Antoinette est morte depuis maintenant 225 ans mais nous n’avons toujours pas fini de parler d’elle. Après tout plus on pense la connaitre, plus elle parait… secrète.

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Rédigé par MDL Aix (Emma)

Publié dans #Coups de cœur, coups de gueule

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Publié le 31 Mars 2019

En 2018, le consentement est encore trop peu connu pour ne pas y penser, en parler et agir. Les voix s’élèvent, les vérités s’écoulent mais le tabou est immense, peu de monde sait le définir,  le connait. Avec le mouvement Metoo et un féminisme plus visible et entendu, on a la possibilité de changer les choses. Les campagnes sur les violences prennent de l’ampleur, se font l’écho d’une société qui se veut progressiste mais qui ne l’est pas sur trop de points. Vous l’aurez compris, on va parler consentement et violence sexuelle.

 

Les derniers chiffres de la délinquance en France seulement

 

Le consentement, c’est quoi ?

A défaut d’une définition juridique archaïque, on va le définir ensemble. Consentir, c’est émettre un accord clair, le faire ressentir, l’exprimer. On est consentant quand on a dit oui. A partir du moment où vous dites non, vous n’êtes pas à l’aise, vous ne voulez pas, vous n’êtes pas en état de raison, il n’y a pas de consentement.

C’est aussi un non lorsque vous n’êtes pas résonné, c’est-à-dire si vous buvez ou que vous êtes drogué. C’est aussi un non, si vous ne le sentez pas. Le consentement ça n’engage pas que vous, mais ce qui vous entoure que vous soyez deux, trois ou plus.

Chacun des partis se doit d’être clair dans ce qu’il veut et l’autre doit être à l’écoute et comprendre. Pour t’éclairer, voici une vidéo très simple pour t'expliquer le consentement :
 

Quand parle-t'on de viol ?

Un viol ce n’est pas un acte non consenti avec pénétration. Un viol, c’est tous les actes sexuels non consentis. Si vous ne vous sentez pas prêt, pas à l’aise, que vous avez peur et que l’autre ne le voit pas, ne le ressent pas, ne vous en demande pas, ne vous écoute pas et même si vous avez dit oui, c’est un viol. Le mot est fort. Peut-être que vous n’avez pas eu l’impression d’être violé, pour n’importe quelle raison. Si vous vous forcez, c’est un viol. C’est la responsabilité de ou des autres de s’assurer que tout va bien.

Dans un rapport sexuel, tout les partis doivent être consentants.

« Elle n’a pas crié, elle ne s’est pas défendu, elle a fait, elle en avait envie »
 

Le violeur va utiliser les pires moyens pour se défendre, mais vous avez la vérité, et par peur il veut vous détruire mentalement, car vous violer n'était pas suffisant. Vous n’avez pas à culpabiliser. Il faut savoir que plus de 70 %  victimes ne se défendent pas durant leur viol, et il y a une raison. C’est un réflexe biologique, deux états la sidération et la dissociation qui font que le corps ne réagit plus pour se défendre, afin d’éviter la crise cardiaque, pour survivre. Attention un peu de sciences.

Le cerveau possède une glande, l’amygdale. Elle permet de décoder les émotions et de gérer les réflexes. Si vous êtes agressé, un processus de réactions se met en place :

C'est une production d’hormones du stress pour augmenter l’adrénaline et le cortisol, ça va accélérer le flux sanguin, le rythme cardiaque et la respiration. Les muscles vont se contracter pour vous préparer à la fuite.

Cependant, ça ne fonctionne pas toujours et une forte dose engendre une surchauffe. Son système de survie est flou, elle reste paralysée. C’est l’état de sidération.

En même temps, l’amygdale continue de créer de l’adrénaline, une dose trop haute. La victime est alors coupée de ses émotions, elle ne peut que rester impuissante et se sentir comme « en dehors d’elle-même ». C’est l’état de dissociation.

 

Je suis forte.

C'est une des raisons majeures qui développe cet état de culpabilité, vous n'avez rien fait alors vous en aviez forcément envie, sauf que non, tout cloche. On ne se force pas à avoir envie.

Je suis une victime, qu’est ce que je peux faire ?

Il faut en parler. Le plus tôt possible. À une personne de confiance, une personne proche. Une personne à qui vous pouvez en parler. C’est le plus difficile mais le plus libérateur. En parler, c’est décharger le problème. Car ce n’est pas votre faute et ça ne le sera jamais. C’est un poids qui va vous peser, et si vous l’intériorisez, ça aura de grandes conséquences sur votre estime, votre confiance en soi, votre reconstruction.

Vous ne pouvez pas ne pas en parler. C’est en vous, ça fait partie de votre histoire mais ça ne doit pas persister. En parler, c’est acquérir assez de force pour lutter contre la douleur et la honte que vous ressentez. C’est vous défendre. C’est se protéger.

Voici un numéro et un lien. Vous n'êtes pas obligé d'appeler, mais sachez qu'ils seront ici pour vous.

3619 violences-femmes-infos

le site gouvernemental Stop violences femmes

Cette acte barbare n’est pas sans conséquences. S’il n’est pas protégé, pour vous, pour votre entourage et pour vos partenaires, vous avez le devoir de vous faire dépister. Dans les centres de dépistages vous pourrez en parlez, être rassurer et suivi. Il y a des permanences avec un psychologue agrégé, c’est un solution pour votre reconstruction.

Le syndrome de stress post-traumatique

Chaque reconstruction est propre à son viol. Après l’agression se développe le trouble de stress post traumatique. Il se développe jusqu’à disparaitre dans le meilleur des cas.

Ça commence avec la phase aiguë qui se déroule dans les premiers jours après le viol sur plusieurs semaines. On peut la classer en réactions : expressive (crise d’angoisse ou de larme), contrôlé (elle gare pour elle, ne laisse rien de visible) ou choqué (elle n’a pas pris conscience de son agression et semble perdu). La victime n’est pas forcément expressive après son viol, pas d’affectations particulièrement visibles ou émotions vives donc.

On retrouve des comportements typiques dans cette phase, notamment des nausées et des maux de têtes, de l’anxiété, des terreurs, de la confusion, de l’hystérie, des douleurs dans les parties génitales ou autres parties du corps agresser.

A cheval se produit la phase de réajustement. La victime se réadapte à une vie « normale ». Le traumatisme est toujours présent, plus enfoui mais qui se manifeste de façon irrégulière. Ça dure entre quelques mois et années.

  • Minimisation (prétend que tout va bien)
  • Dramatisation (ne peut pas s'arrêter de parler de l'agression)
  • Déni (refuse de parler du viol)
  • Explication (analyse ce qui s'est passé)
  • Fuite (déménage dans une nouvelle maison ou ville, change son apparence).

La victime peut ressentir plusieurs phénomènes : flash back, insomnie, saute d’humeur, le sentiment de ne plus possédez son corps, agressivité extrême, rejet, sentiment d’abandon, attaque de panique.

La manière de vivre est altérée, difficulté dans les relations sociales, de couple, sexuelles. Confiance diminuée, interrogation persistante sur soi-même.

La phase de réorganisation comprend des perturbations émotionnelles, de l’appétit, peur et phobies peuvent se développer, cauchemar et désir de vengeance.

La phase de normalisation est l’étape la plus importante car c’est là où la victime accepte et prend conscience intégralement de ce qui lui est arrivé et de ce qu’elle s’est infligé par la suite à cause de ça. La victime n’est plus focalisée sur son agression et les sentiments comme la honte et la culpabilité disparaissent petit à petit.

Il est possible de s’en sortir et ce schéma n’est qu’un exemple qui regroupe différents états que la victime peut ressentir, il n’est en aucun cas significatif de la présente réalité, il permet simplement de poser des états généraux. Il faut vous donner les moyens, le plus difficile est passé, il faut seulement en parler.

Libérez la parole

En 2018, plusieurs organismes ont crée des campagnes, ont gagné en visibilité et montrent que vous n'êtes pas seul. On a aussi la loi Schiappa qui à redéfini la protection pour les mineurs et les termes d'un viol, il y a encore du chemin mais on avance. Le viol ne doit pas rester impuni, il ne touche pas que les femmes, il s'attaque à tous types de corps, prend plusieurs et malgré les lois différentes sur le sujet, le viol n'a pas de frontière.

Voici quelques exemples d'organisations ou de campagnes que vous pouvez consulter. Ils peuvent aussi vous aider.

La campagne ok/pas ok

Le site web nous toutes

Le mouvement nous toutes


Vous pouvez être aidé. Vous pouvez être entendu. Vous pouvez être défendu. Vous n'êtes pas seul.

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Rédigé par MDL Aix (Thibaut)

Publié dans #Coups de cœur, coups de gueule

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Publié le 24 Mars 2019

Leur rendre la vie serait-ce contre-nature ou une avancée pour la biodiversité, à l’image de l’idéologie de Jurassik Parc ?

Qu'est-ce qu'une espèce menacée ?

Sur terre il existe environ 9 à 10 millions d'espèces animales et végétales. Seules 1,9 millions sont connues de l'homme.  Chaque année, environ 26 000 espèces issues de la flore et de la faune sauvage disparaissent. Les données 2018 de la liste rouge de l’IUCN nous informe que sur les 96 951 espèces étudiées, 26 840 sont classées menacées. 40% sont des amphibiens, 14% des oiseaux et 25% des mammifères.

Lors des 500 dernières années l’activité de l’homme aurait causé la disparition de 834 espèces.

En ce mois de novembre 2018 nous avons eu à faire à la disparition du magnifique Ara Spix. Un oiseau proche des perroquets, pigmenté entièrement de bleu, Blue pour les fans de Rio.

Qu'est-ce que le clonage ?

Le clonage consiste à, via une cellule mère d'une ADN, dupliquer les cellules pour développer le même ADN "in vitro". Soit à (attention terme scientifique), injecter le noyau de l'ADN en question, d'une cellule appartenant à un individu A dans un ovule B dont on a en amont ôté le noyau. La cellule obtenue est ensuite stimulée électriquement et implantée dans une mère porteuse. Un peu comme les "bébés éprouvettes".

Quand est - ce que cela a commencé ?

C'est une activité qui s'est développée dans les années 1950. En 1952 les deux chercheurs américains, Robert William Briggs et Thomas King, furent les premiers à réussir le développement de plusieurs larves de grenouilles clonées.

Chez les souris, l'expérience fut aussi tentée mais le développement des embryons clonés mourrait deux trois après. Davor Solter, embryologiste connu aux Etats-Unis en tira la conclusion que le clonage des mammifères était " biologiquement impossible".

En 1997, la naissance de Dolly la brebis, donna raison aux espoirs de la science. Le 24 février 1997, l'humain avait réussi à donner littéralement la vie sans recourir à la reproduction sexuée. Ce fut grâce à l'équipe de Ian Wilmut, de l'Institut Roslin d'Edimbourg. Elle se développa normalement et donna naissance à Bonnie, issue d'un accouplement et d'une gestation classique. On clona notamment des vaches.

Comment cette procédure a-t-elle était accueilli ?

Assez mal pour commencer, dès l'annonce de la naissance de Dolly, l'idée de clonage humain faisait frissonner le peuple. Bill Clinton et Jacques Chirac ont proposé qu'un interdit universel du clonage reproductif humain soit édicté. Ce fut un débat d'éthique. Pourtant, depuis 1982, la fécondation in vitro, les "bébés éprouvettes" se répandait en Angleterre. C'est donc une manipulation proche du clonage.

En France, le Comité consultatif national d'éthique, publia dans un avis du 22 avril 1997, qu'il fallait faire la différence entre le clonage reproductif, menant à la naissance d'humains, et le clonage non-reproductif, soit "la production d'embryons dont le développement serait arrêté à un stade plus au moins précoce pour obtenir des cellules immunocompatibles à des fins de thérapie cellulaire".

La création de novo d’embryons humains hors projet parental et aux seules fins de recherche a été interdite par la loi française en date du 29 juillet 1994, loi qui doit faire l’objet d’un réexamen en 1999.

Est-ce un moyen de sauver notre biodiversité à tendance extinctive ?

Il faut tout d'abord savoir, qu'une espèce disparait de manière naturelle, faute de l'évolution et d'adaptation parfois négative. L'homme par ses activités massives et corrosives pour la biodiversité accélère ce processus. Ainsi, il chercherait à repérer ses "erreurs" en voulant cloner les espaces disparues.

Or le débat soulève le fait que si l'espèce a disparu c'est qu'elle n’arrivait pas plus à vivre dans son environnement. La ramener à la vie dans le même précédent environnement mènerais à un résultat négatif, elle ne survivrait toujours pas.

Ainsi, il existe des banques de tissus d'espèces en danger, dont celui de San Diego, dans le monde, avec l'espoir un jour de reconstituer les populations. Le biologiste mexicain Raul Pina-Aguilar, dit que "ces pistes biotechnologiques ne représentent pas une solution à tous les problèmes de conservation mais elles pourront s'avérer utiles.".

La tentative la plus aboutie concerne une sous espèce du bouquetin des Pyrénées dont le dernier individu est mort en 2000. Une équipe franco-espagnole a réussi à lui redonner vie grâce au clonage. Or le nouveau-né fut mort 7 minutes après sa naissance d'une malformation des poumons.

Qu'en est-il aujourd’hui ?

Dans un de ses numéros Le Point rapporte que depuis 2016, c'est la Chine qui détient la plus grosse entreprise dans le clonage. Elle reproduit en masse les vaches, chiens, chevaux, ce qui équivaut à 100 000 embryons de bétail par an.

Certains chercheurs étudient même comment le clonage des animaux pourrait changer l’industrie du tourisme d’ici 2070. Problème d’éthique ?

Xiuchun Tian, professeur de biotechnologie à l’Université du Connecticut aux USA explique qu'il y a « Des essais [sont en] cours pour implanter des embryons de rhinocéros blanc dans une mère porteuse », en référence au dernier rhinocéros blanc Sudan mort cette année 2018.

Le taux de mortalité des clonés est très élevé alors que le taux de réussite est de 8 à 15%. Mais lorsque cela fonctionne, les animaux sont en général en bonne santé, il est alors scientifiquement possible de ramener à la vie des espèces disparues, de moins de 1 millions d'années, au-delà l'ADN n'est plus utilisable, pas de risques, donc, que vous voyiez un tyrex dans votre jardin.

Quelques exemples d'animaux clonés viables : le zoo de San Diego a présenté un gaur cloné soit un bison indien nommé Noah. Malheureusement, il est mort d’une infection deux jours plus tard. Ce même zoo, a ensuite abrité Java, un banteng femelle, un bœuf sauvage d’Asie du Sud-Est, pendant sept ans, jusqu’à ce qu'elle se casse une jambe et soit euthanasiée.

Or cela est un coût !

Pour cloner un taureau, par exemple, il faudrait au moins 15 000 dollars, soit plus de 12 000 €.

Le clonage d’animaux sauvages ou en extinction serait encore plus coûteux, car les scientifiques ne disposent pas de suffisamment d’informations à leur sujet et ne peuvent pas les utiliser comme tests.

Qu'en pense-t-on aujourd'hui?

Des controverses ahurissantes apparaissent comme celle du gouvernement namibien qui met à disposition, chaque année, des permis pour chasser le rhinocéros noir en voie de disparition. Ses arguments ? l’argent est essentiel pour les programmes de conservation et  seuls les rhinocéros non reproducteurs peuvent être chassés.

ViaGen Pets, l'entreprise qui a permis la naissance de Miss Violet et de Miss Scarlett moyennant plusieurs milliers de dollars, explique sur son site web que tout commence par une simple biopsie alors que l'animal chéri est encore en vie - précisons néanmoins qu'en 2015 un couple de britanniques avait réussi à obtenir deux chiots clonés alors que le prélèvement avait eu lieu 12 jours après la mort de leur l'animal !

Début 2018, des chercheurs chinois sont parvenus à faire naître pour la première fois des singes génétiquement identiques, par la même technique de clonage utilisée il y a plus de 20 ans pour la célèbre brebis Dolly, premier mammifère cloné.

Ainsi de nombreuses interrogations sont soulevés notamment par Carrie Friese, sociologue de la London School of Economics. "Un bouquetin pyrénéen cloné, dont l’ADN serait combiné à celui des chèvres domestiques, serait-il un vrai bouquetin ? Un animal cloné d’une espèce sauvage pourrait-il être considéré comme sauvage ? Et si les zoos et les parcs animaliers ayant accès aux dernières biotechnologies se remplissent d’animaux clonés, quel serait l’impact sur les pays à faible revenu qui dépendent actuellement du tourisme basé sur les animaux sauvages ? "

La population semble plutôt être tournée vers la protection et la conservation que le clonage, car pour moi cela serait la porte ouverte vers un désengagement totale envers notre terre, sous prétexte que l'on peut la cloner. Envisageons-le comme un moyen et pas comme une solution.

Et vous qu'en pensez-vous ?

Lou-Ann BROGLY

Sources :

« La Liste rouge mondiale des espèces menacées », UICN France, [En ligne : https://uicn.fr/liste-rouge-mondiale/].

« Le clonage, un espoir pour les animaux menacés - Edition du soir Ouest France - 05/04/2018 » [En ligne : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/22317/reader/reader.html#!preferred/1/package/22317/pub/32160/page/4]. Consulté le26 novembre 2018.

RENARD, Jean-Paul, « Le clonage : une fin ou un moyen ? », [En ligne : https://www.pourlascience.fr/sd/biologie-cellulaire/le-clonage-une-fin-ou-un-moyen-1113.php]. Consulté le26 novembre 2018.

SCIENCE-ET-VIE.COM, « Dinosaure, mammouth, Neandertal... ils peuvent revivre - Science & Vie », [En ligne : https://www.science-et-vie.com/archives/dinosaure-mammouth-neandertal-ils-peuvent-revivre-34577]. Consulté le26 novembre 2018.

 

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Rédigé par MDL Aix (Lou-Ann)

Publié dans #Coups de cœur, coups de gueule

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Publié le 17 Mars 2019

« Mon but n’est pas de faire peur mais de poser une réalité. Or, il s’avère ici que la réalité fait peur. »

Clarence

25 ans

 

Infirmier, diplômé de psychologie

 

Youtubeur, acteur, metteur en scène

 

Actif sur YouTube depuis mars 2016

 

Lauréat du prix OCIRP Handicap - coup de cœur du jury 2018

World of Clarence

 

 

 

 

« L'usage d'un casque ou d'écouteurs ainsi que l'obscurité

environnante sont fortement conseillés. »

Extraits de vidéos VOUS visant à présenter le travail du youtubeur

Art

                                                                           Don de soi

                                           Parole

                                                                                                                                                                                                               Personne

 

                                     Rencontre.

 

 

Les témoignages se succèdent.

Ils trouvent en ce vidéaste l'intermédiaire

parfait pour parler directement

à un auditoire afin d'exprimer ce que

trop peu osent s'imaginer.

La mise en scène de leurs propos

ne cache rien, il n'y a plus de

non-dits.

 

                   Les images s'animent

 

                                                             Les sons se multiplient 

                                                                                               dans ma tête

 

 

     Sur ma peau les frissons - horreur ou euphorie ?

 

 

le CHOC est intense

 

 

                                                       La musique s'emballe

 

          Mon cœur aussi...

Jamais encore je n'avais pu expérimenter une telle pluralité de sensations que celle transmise par ces vidéos. La capacité de l'artiste à endosser les maux de l'individu pour le laisser s'exprimer à travers lui offre une chance de finalement comprendre, appréhender ce dont on cherche à se préserver.

 

La maladie, l'inusuel.

 

Le binôme témoignant-vidéaste se confond pour laisser place à une parole libérée, une réhabilitation de celle-ci, de l'être humain mis de côté pour sa différence, pour retrouver la tolérance et le savoir vivre ensemble.

 

Ouvrir le dialogue.

 

Interroger.

 

                                  Déranger pour révéler.

 

Il ne s'agit pas que de transmettre la parole, il s'agit de l'expliquer également. Le youtubeur partage ses propres interrogations et ses réponses, ouvre un débat nécessaire. Les rencontres se multiplient sur les différents réseaux : serveur Discord, Facebook, YouTube. Toutes les plateformes sociales servent la cause que l'artiste défend : transmettre la connaissance. La connaissance de ce qui nous fait peur parce qu'on ne le comprend pas, parce qu'on ne l'envisage pas. Le dialogue s'instaure alors, après avoir fait face aux faits, et se délient les langues de ceux qui n'osaient pas parler.

L'émancipation de la parole à travers ce travail engendre un effet cathartique chez les acteurs de cette chaîne :

le vidéaste, le témoignant, l'écoutant.

 

 

La sublimation des mots mis sur les maux amène ces trois composants à agir en synergie, entre la parole et l'écoute, l'exposition des faits et la volonté de compréhension.

 

L'écoutant, qui qu'il soit, peut

ainsi se confronter, lui et ses

connaissances, à ce dont il n'est

pas habitué, parfois à ce qu'il a cherché à fuir.

 

Le témoignant quant à lui, vient

par sa présence, par sa voix, briser

le silence qui entoure les phénomènes

de son quotidien.

 

De concert avec le vidéaste, il vient livrer une expérience qui, tout en étant unique, peut concerner directement ou indirectement l'écoutant.

World of Clarence

L'appréhension de l'altérité se fait rarement dans la douceur sur cette chaîne. Au contraire, plus on s'approche, par des moyens divers, du ressenti de l'émetteur - le duo témoignant vidéaste ou le vidéaste seul - mieux c'est. La compréhension passe par l'expérience. Les moyens sont visuels (images bien choisies, distordues), auditifs (silences, sons soudainement plus forts, voix modifiées, bruitages).

 

Par ces moyens on cherche le malaise, le mal-être, le dérangement du corps et de l'esprit. On cherche à provoquer tous les sentiments, des plus négatifs aux plus positifs. On cherche l'espoir et la lumière au bout du tunnel.

 

 

 

Pour aller plus loin

 

 

 

 

 

 

Claire

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Rédigé par MDL Aix (Claire)

Publié dans #Coups de cœur, coups de gueule

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