Publié le 29 Juin 2026
Bibliographie Littérature S3 et S4 R3.06 et R4.06/R4.08 - Florence Bernard
IMPORTANT
- Au S3, nous étudierons la poésie francophone de la seconde moitié du XXe siècle.
Les poèmes seront principalement issus du tome II de l’Anthologie de la poésie française du XXe siècle de Gallimard (collection « Poésie »), que viendront compléter d’autres textes. Vous trouverez un exemplaire de cet ouvrage au QG.
- Au S4, nous étudierons des romans de l’extrême contemporain, autour de trois thématiques, abordées sur la base d’un corpus de textes et d’une œuvre au programme. Vous aurez aussi à lire pendant les 3 mois du semestre un autre ouvrage en lien avec le programme, qui fera l’objet d’une vidéo.
NB : Il est essentiel que vous ayez lu les trois œuvres ci-dessous.
Je vous conseille vivement de procéder à leur lecture dès cet été et de prendre des notes pour pouvoir vous les remémorer quand nous débuterons leur étude en janvier prochain.
I. LE NOUVEAU ROMAN ET SON HÉRITAGE
Viviane Élisabeth Fauville de Julia Deck, Minuit Double, 2012/2014, 8 €
« Vous êtes Viviane Élisabeth Fauville. Vous avez quarante-deux ans, une enfant, un mari, mais il vient de vous quitter. Et puis hier, vous avez tué votre psychanalyste. Vous auriez sans doute mieux fait de vous abstenir. Heureusement, je suis là pour reprendre la situation en main. »
Digne héritière de Michel Butor et de Jean Echenoz, Julia Deck, récompensée, tout récemment, en 2024, par le Prix Médicis, signe ici son premier roman, qui nous plonge dans les méandres de la pensée d’une quadragénaire en plein marasme sentimental et professionnel, cadre arriviste et jeune mère soudain dépassée par le tour que prennent les événements.
II. LITTÉRATURE ET RÉSILIENCE
Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, Folio Gallimard, 2014/2020, 8,10 €
« Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. »
Réparer les vivants est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour. Ce roman a reçu 10 prix littéraires prestigieux.
III. ENTRE ÉCRITURE DE SOI ET RÉCIT FICTIONNEL
La Carte postale d’Anne Berest, Grasset 2021/Le Livre de poche 2022, 8,90 €
« C’était en janvier 2003. Dans notre boîte aux lettres, au milieu des traditionnelles cartes de voeux, se trouvait une carte postale étrange. Elle n’était pas signée, l’auteur avait voulu rester anonyme. L’Opéra Garnier d’un côté, et de l’autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942.
Vingt ans plus tard, j’ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale. J’ai mené l’enquête, avec l’aide de ma mère. En explorant toutes les hypothèses qui s’ouvraient à moi. Avec l’aide d’un détective privé, d’un criminologue, j’ai interrogé les habitants du village où ma famille a été arrêtée, j’ai remué ciel et terre. Et j’y suis arrivée. Cette enquête m’a menée cent ans en arrière. J’ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre. »
Ce récit a notamment reçu le Prix Renaudot des Lycéens.
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