Publié le 3 Mai 2020

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.

« C'est toute ma vie. Ce sont mes frères », voilà comment on pourrait résumer la relation et la carrière de ce groupe Australien appelé 5 Seconds Of Summer (5sos).

source : Andy Deluca

source : Andy Deluca

Plus qu'un groupe, les 5 Seconds Of Summer sont avant tout des inspirations pour des millions de fans dans le monde :

« Les 5 Seconds Of Summer ont été une révélation pour moi. Ils m'ont aidé quand je me sentais au plus bas. Ce sont eux qui m'ont dit que les choses allaient s'arranger, que tout irait bien. À travers leurs chansons, leurs paroles, ils m'ont fait découvrir à quel point la musique peut être puissante. Leurs parcours me permet de croire que l'on peut réaliser ce qu'on veut du moment qu'on y croit. »

Laurine

« Quand je suis allée à leur concert c’est la première fois que j’ai ressentie quelque chose de positive et de fort depuis ma dépression. Ils m’ont appris à être moi-même, à être passionnée, à faire ce que j’aime et peu importe si je ne me sens pas comme les autres. »

Margot

La brève histoire d'un groupe unique

Source : Tumblr, We Heart It

Source : Tumblr, We Heart It

L'histoire de ce groupe pas comme les autres commencent en 2011. C'est l'amour de la musique rock et punk qui rassemblent Calum Hood, Luke Hemmings, Michael Clifford et Ashton Irwin leur but étant très vite de ramener les guitares à la radio.

Calum et Michael se rencontrent à l'école primaire et deviennent rapidement amis la musique les rapprochant. Ils aiment les mêmes groupes passant d'All Time Low à Green Day jusqu'au Blink-182. Luke rentre dans le même collège plus tard mais ils ne deviennent pas amis tout de suite pour autant. Il commence sa chaîne YouTube : Hemmo1996 à 14 ans et poste des reprises de Justin Timberlake, Bruno Mars... Il chante et joue de la guitare.

Michael tombe par hasard sur cette chaîne, tout de suite il accroche. Il demande à Luke de former un groupe. Les deux garçons se mettent ainsi à poster des vidéos sur la chaîne YouTube de Luke. Calum se rapproche aussi de Luke et à la fin de l'année ils montent même sur la scène de leur école pour une prestation. Michael finit par proposer à Luke d'inclure Calum dans leur groupe, ces 3 outsiders deviennent les 5sos.

Très vite des rôles commencent à se définir : Michael et Luke à la guitare et Calum progressivement à la basse. Les trois musiciens chantent et rencontrent du succès en Australie mais aussi en Suède.

Le 3 décembre 2011 ou le véritable début du groupe

Ils obtiennent enfin la consécration ultime : leur premier gig le 3 décembre 2011. Sur leur page Facebook ils déposent un sondage leur révélant que pas moins de 300 personnes comptent venir à leur gig ! Ils décident de jouer plusieurs de leurs morceaux comme Gotta Get Out et des reprises. 

Seul problème ils n'ont pas de batteurs. Michael ayant rencontré Ashton à une fête et sachant qu'il est doué à la batterie et a joué dans plusieurs groupes lui propose de les joindre. Ashton qui a déjà vue leurs vidéos se dit que c'est une occasion en or d'intégrer ce groupe dont il a aperçu le potentiel. C'est le plus ambitieux des quatre garçons et contrairement aux autres il sait pertinemment qu'ils peuvent décoller.

Le grand jour arrive et au lieu des 300 personnes annoncées ce n'est qu'un petit groupes de 12 personnes qui fait son apparition. Mais cela ne les décourage pas, ils mettent toutes leurs énergies dans leur performance (qu'ils jugeront plus tard de médiocre) et rencontrent les fans. Ce soir là Calum propose officiellement  à genoux à Ashton d'intégrer le groupe.

Le 3 décembre marque le début du groupe 5 Seconds Of Summer.

Une petite partie de leur premier gig !

Les premiers succès

Leur première reprise en tant que groupe est Teenage Dirtbag de Wheatus qui rencontre un succès important. Plus que pour leurs musiques, les fans s'attachent à leurs personnalités notamment grâce aux réseaux sociaux que le groupe utilise pour parler à la 5sos Fam et poster des vidéos.

 

Leur premier cover avec le groupe entier

En 2012, ils signent avec le label Sony ATV et commencent à tourner tous les week-end l'Australie malgré leur jeune âge. Leur premier EP Unplugged sort, Gotta Get Out leur single devient numéro 3 dans l'Itunes Chart.

Une opportunité unique

Source : Mirror

Source : Mirror

C'est en 2013 que leurs vies changent lorsque leur manager annonce que Louis Tomlinson des One Direction (le phénomène mondial) les a repérés et que le boys band les veulent en avant-première. Le groupe hésite. Ils savent que c'est l'occasion de se faire connaître mais le problème est qu'ils veulent réaliser de la musique pop punk bien loin de l'image du boys band dont ils seront automatiquement assignés s'ils acceptent. C'est un pas vers la pop.

Ils décident tout de même de saisir l'opportunité car ils réalisent que cela leur donnera une plateforme d'écoute. Peu importe les préjugés puisque les personnes qui les écouteront se rendront compte de leurs influences punk et rock. À seulement 16 ans ils déménagent à Londres et commencent à écrire leur premier album : 5 Seconds of Summer.

Un album fun et pop punk

Source : Wikipédia

Source : Wikipédia

Après le tour avec les One Direction et fort de leur nouveau succès ils continuent d'écrire leur album en travaillant avec John Feldmann une légende du punk. Ils écrivent aussi avec certaines de leurs idoles Alex Gaskarth d'All Time Low ou encore avec le groupe Good Charlotte. Leur premier single She Looks So Perfect explose et devient connu mondialement. Souvenez-vous en 2014, il était impossible d'allumer la radio sans entendre les premières notes entraînantes : hey hey hey hey !

L'album se veut pop punk avec le son des instruments qui prédominent. On entend à la fois la guitare, la basse et la batterie dans ces musiques qui possèdent avant tout des mélodies dansantes. Ils sont cependant très vite assimilés à un boys band et décide de contrer cette image grâce à leur second album : Sounds Good Feels Good.

Source : Universal Music France

Source : Universal Music France

Un deuxième album qui aborde un sujet important : la dépression

L'album est de nouveau écrit avec John Feldmann en 2015 après une tournée mondiale. Mais après ce succès soudain ils sont contraints de sortir un album très vite. Sounds Good Feels Good n'est donc écrit et enregistré qu'en 3 mois. Encore un fois  les instruments sont prédominants. On retrouve ainsi le côté pop rock et pop punk si cher au groupe. Ils avouent plus tard, qu'ils voulaient prouver à cette époque qu'ils savaient jouer de leurs instruments et qu'ils étaient un vrai groupe. 

Les chansons de cet album sont majoritairement dirigées vers la fan base et parlent de sujets tels que la dépression, l'anxiété, la scarification... Ils réalisent que grâce à leur musique ils ont une voix pour s'exprimer sur des expériences qu'ils ont eux-mêmes vécues. L'album montre à des millions de fans dans le monde entier que « it's okay to not be okay (c'est ok de ne pas être ok) ».

Ils instaurent la New Broken Scene, une plateforme pour les fans pour montrer qu'eux aussi ont une voix pour s'exprimer malgré leurs jeunes âges et surtout qu'ils ne sont pas seuls. Par exemple, un de leur clip vidéo Jet Black Heart met en scène des fans. Pour apparaître dans celui-ci les fans envoient leurs histoires sur la base d'une des paroles du morceau « everyone got their demons (tout le monde a ses démons) ». Tout le monde à des bas et le groupe a pour mission de les aider grâce à la puissance de leur musique​​​​, l'album finit d'ailleurs par la promesse «  You know it's gonna get better (tu sais que ça va aller mieux».

Jet Black Heart

Un renouveau avec Youngblood

Youngblood ou le single qu'on entendait partout l'été dernier

Avec leur troisième album Youngblood, ils rentrent dans l'histoire en devenant le premier groupe à avoir eu un n°1 au Billboard en Amérique pour leurs trois albums. Leur grand retour se fait en 2018 après 2 ans d'absence. Cette période a été riche de questionnement puisqu'ils se sont demandé s'ils devaient continuer en tant que groupe. Ils sont venus à la conclusion qu'ils devaient prendre une nouvelle direction. Ce nouvel opus marque ainsi un premier renouveau du groupe qui après 6 ans de tournée voulait retrouver une vie normale. Une nouvelle page de leur histoire s'est ainsi ouverte. 

C'est pour eux l'occasion de travailler avec de nouvelles personnes tels que Andrew Goldstein devenu comme un 5membre du groupe (il écrit et produit). Au cours de l'album ils jouent avec des synthétiseurs et un piano plutôt qu'avec des instruments classiques de rock, ce qui marque un grand pas dans l'évolution musicale du groupe. Ils cherchent ainsi leur son, quelque chose d'unique qui sonne comme les 5 Seconds Of Summer.

L'évolution continue de plus belle 
Source : Youtube

Source : Youtube

Le dernier album des 5sos sortira au printemps 2020. L'évolution dans leur musique continue d'opérer comme le montre les 2 premiers singles : Easier et Teeth.

Easier inclue de nombreux éléments électroniques inspirés des Tears For Fears ou encore de Nine Inch Nails avec des influences industrielles. Ils prennent conscience dans ce nouvel opus de toute l'histoire de la musique. Leur but: ne pas rester dans un carcan et réinventer cette histoire sous de nouvelles formes. Les paroles sont de plus en plus travaillées et matures.

 Plus encore que dans Youngblood le groupe met en avant leur individualité. Ce sont 4 artistes avec une vision de la musique différente, cette différence crée d'ailleurs une tension dans leurs morceaux. Pour le démontrer ils utilisent des symboles dessinés par Ashton qui les représentent chacun individuellement.

Easier sonne le début d'une nouvelle ère et d'un nouveau son. Pour réaliser cet album ils essayent une nouvelle forme de création : jouer en live leurs instruments et écrire au-dessus de cette mélodie. Ce qui montre clairement que c'est avant tout un groupe live, qui se réinventent sur scène.

Le dernier single en date des 5sos

C'est par contre Teeth qui définit le mieux le son que veulent suivre les 5sos pour ce nouvel album. Un morceau industriel pop rock, qui mêle des paroles pop avec une base mélodique rock. 

Contrairement aux 3 autres albums ils ne cherchent plus à être définit dans un genre particulier, c'est rafraîchissant et cela leur permet de faire preuve de plus d'inventivité ! Le clip de la chanson met de nouveau en avant l'individualité trouvée récemment par les membres. Il montre que pour se réunir en tant que groupe ils ont d'abord dû se réconcilier en tant qu'individus.

Un album et une évolution prometteuse en somme !

Ce groupe ne cesse de se renouveler pour notre plus grand plaisir, on attend avec impatience ce printemps pour retrouver nos quatre Australiens, leur album et leur nouveau tour en Europe !

-Irina

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix Irina

Repost0

Publié le 26 Avril 2020

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.

Stephen King, âgé de 72 ans, est aujourd’hui l’un des auteurs les plus connus au monde. Véritable monstre de la littérature populaire, il emporte dans chacun de ses livres les lecteurs, toujours aussi surpris par son imagination.

Stephen King (source: stephenking.com)

Stephen King (source: stephenking.com)

Mais comment tout cela a commencé ?

 

C’est à 26 ans que Stephen King écrit Carrie, son premier roman. À l'époque, Stephen King avait jeté le manuscrit à la poubelle, le jugeant médiocre. Mais sa femme, après l’avoir récupéré et lu, le força à le terminer et à l'envoyer aux éditeurs.

Cette décision, cruciale pour Stephen King, fut de début d’un véritable succès.

Stephen King était enseignant à l’époque, et il choisit d'abandonner sa profession pour se consacrer qu’à l’écriture, sa véritable passion.

Depuis, chaque année, Stephen King sort 1 voire 2 livres s’ajoutant à la longue liste de ces œuvres magistrales traduites en plus de 32 langues. Stephen King est un auteur de genre fantastique, horreur, fantasy et policier.

Il est en grande partie connu pour l’aspect horrifique de ses histoires, surnommé « Le maître de l’horreur ».

Lorsqu’il était âgé de 4 ans, Stephen King jouait près d’une voie ferrée avec un ami, jusqu’à ce qu’un drame se produisît. C’est à ce moment-là qu’il est pour la première fois confronté à l’horreur. Depuis ce traumatisme, il exorcise cette terrible expérience dans chacun de ses romans en transmettant l’horreur à des degrés différents. Stephen King possède un style d’écriture que l’on peut qualifier d’horrifique, mais aussi de traumatique.

L’horreur et les ténèbres sont donc des éléments qui sont toujours présents dans les histoires de Stephen King, qu’ils prennent la forment de créatures monstrueuses ou non. Stephen King apprécie le fait de montrer la possibilité que l’horreur puisse se trouver en chacun de nous, par la folie, les obsessions malsaines ou encore les comportements cruels que l’on peut avoir entre individus.

source : culturacolectiva.com

source : culturacolectiva.com

Stephen King, est-ce vraiment que de l’horreur ?

 

Malgré le grand succès de l’auteur, plusieurs critiques lui sont également adressées.

Parmi les préjugés critiquant l’auteur, on qualifierait les œuvres de Stephen King comme des histoires violentes et dégoûtantes gratuitement, écrites dans le simple but d’effrayer les lecteurs. Certains remettent en doute la légitimité de la place des romans de l’auteur dans la littérature.

Pourtant, les livres de Stephen King sont également et souvent un reflet, une critique de la société ou de la religion et cachent de réelles morales que nous arrivons à déceler derrière chaque histoire.

Le don de Stephen King est justement de savoir écrire sur l’horreur, en l’utilisant pour transmettre bien d’autres sujets qu’il souhaite aborder.

La période de la préadolescence est également un sujet que traite beaucoup Stephen King dans ses histoires avec le passage à l’âge adulte et l’importance de l’amitié. Une nouvelle fois, on peut découvrir entre les lignes des échos avec l’enfance de l’auteur et de ses expériences vécues.

Dans plusieurs romans de Stephen King, on retrouve également des personnages féminins très forts. Stephen King accorde une grande importance aux femmes dans ses histoires.

 

Une femme a besoin d'un homme comme un poisson a besoin d'une bicyclette.

Stephen Kin

MES CONSEILS POUR DÉCOUVRIR L’UNIVERS DE STEPHEN KING :

source : mariehavard.com

source : mariehavard.com

POUR COMMENCER :

 

Nous pouvons commencer par lire son premier livre publié, Carry. Il nous permet de bien découvrir l’univers de l’auteur et sa petite touche personnelle sans en faire trop. Ce livre ne fait pas particulièrement peur. Il y a des éléments sombres mais ce n’est pas de l’horreur. Il s’agit ici de fantastique où Stephen King aborde le don de télékinésie (savoir faire bouger des objets sans les toucher).

 

Dans un autre genre, Misery est également un très bon choix. Cependant prenez garde, certaines scènes sont un peu plus dures que dans Carrie. Cette fois on s’intéresse vraiment à la psychologie des personnages. C’est un huis clos, qu’avec 2 personnages presque tout au long du roman. Pour moi, l’aspect positif de ce roman est que l’on n’y trouve pas de fantastique étrange de Stephen King. Il s’agit ici d’une histoire totalement réaliste qui nous montre réellement l’horreur humaine. Cette histoire peut arriver à n’importe qui, ce qui en fait son côté terrifiant. Personnellement, il s’agit de mon Stephen King préféré.

POUR LES PEUREUX :

 

Pour les personnes qui veulent totalement échapper à l’univers pesant et horrifique de Stephen King, c’est possible ! Et oui, Stephen King n’a pas écrit que des romans terrifiants. Nous pouvons prendre l’exemple de La Ligne verte, un livre fantastique qui ne fait pas peur. Mais qui est au contraire, un livre émouvant qui analyse bien la psychologie de l’humain ainsi que les injustices présentent dans une société. Le roman évoquera en grande partie la question de la peine de mort, et de la légitimité de la justice.

 

Il en est de même pour 22/11/63 qui est un réel voyage dans le temps au sens littéral. Plus particulièrement à l’époque de l’assassinat du président Américain JFK. Ce professeur qui fait l’expérience de ce retour dans le temps arrivera-t-il à empêcher le meurtre du président ? Une nouvelle fois un livre qui n’est pas effrayant mais qui au contraire, est plein de nostalgie et d’éléments historiques. Prenez garde tout de fois à la longueur du livre, susceptible de contenir certaines longueurs.

POUR LES PLUS AUDACIEUX :

 

Pour les plus courageux, qui n’ont pas peur de rester une nuit complète sous la couverture avec une lampe de poche, il existe quelques titres incontournables de Stephen King.

Je pense notamment à Shining, qui est un de ses livres les plus connus. Dans Shining, on aborde une nouvelle fois la psychologie des personnages. On sombre dans la folie, influencée par de mauvaises ondes et les fantômes d’un hôtel dont nous restons prisonniers tout un hiver, nous conduisant au drame. C’est l’expérience que vit Jack Torrance et sa famille et que nous raconte Stephen King dans ce roman. L’adaptation de Shining de Stanley Kubrick, certes, jugée très mauvaise par Stephen King, en reste malgré tout l’un des plus grands films d’horreur que nous ayons connus.

 

Dans Salem de Stephen King, l’auteur traite le sujet des vampires dans un livre d’environ 700 pages. Il parvient à nous emporter dans une atmosphère des plus horrifiques, jusqu’à nous empêcher de réussir à fermer l’œil la nuit. Il s’agit également d’un incontournable dans les œuvres de l’auteur.  

ET DANS UN AUTRE GENRE ?

 

Stephen King a également écrit d’autres livres dans un autre genre sous le pseudonyme de Richard Bachman comme Running man ou encore Marche ou crève.

Il a également écrit certains livres policiers comme sa trilogie composée de Mr Mercedes, Carnets noirs, et Fin de ronde.

 

JE SOUHAITE DÉCOUVRIR STEPHEN KING, MAIS JE DÉTESTE LES LONGUEURS :

 

Il est préférable de privilégier les livres courts de moins de 400 pages. Vous pouvez également essayer les recueils de nouvelles qui sont souvent de très courtes histoires mais tout aussi efficaces qu’un long roman. Comme Nuit noire, Étoiles mortes et Danse macabre.

Cela peut être un bon plan pour se faire une idée de l’univers et de l’écriture de l’auteur.

source : stephenking.com

source : stephenking.com

Stephen King ne cesse de surprendre ses lecteurs à chaque nouveau roman publié. Il est un des auteurs les plus importants de notre époque. Ses histoires influencent de nombreux écrivains de tous genres, mais sont aussi sujet de multiples adaptations au cinéma ou en série à plusieurs reprises. Stephen King porte donc bien son nom et continuera de nous transporter avec génie dans les profondeurs sans limites de son imagination.

Arthur Rossi

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Arthur)

Repost0

Publié le 19 Avril 2020

Tout le monde connaît, ou croit connaître, la saga Rambo. En apercevant les affiches exhibant muscles, mitraillettes, et le nom "Stallone" en gros, on peut raisonnablement se dire qu'on a compris de quoi il retourne. Or, peu de séries à ma connaissance souffrent d'une réputation si trompeuse. Je vous propose de jeter un coup d'œil dénué de préjugés à ces cinq films.

Retour sur la saga

 

Commençons par nous mettre à jour. La saga comprend cinq films, dont le dernier est sorti en septembre 2019. Je passerai plus de temps sur celui-ci, mais revenons d'abord sur les quatre premiers.

 

First Blood, 1982

John Rambo, vétéran de la guerre du Vietnam, tente de traverser une ville et est arrêté pour vagabondage. La captivité et la violence des policiers lui rappellent celles qu'il a subies lors de la guerre et il perd le contrôle: il s'échappe en blessant plusieurs personnes. Rambo fait de la forêt où il s'enfuit, puis de la ville, une zone de guerre, jusqu'à ce que son mentor, le colonel Trautman, réussisse à le convaincre de déposer les armes.

Au premier abord, on remarque la partie action du film : course-poursuite, survie, stratégie, pièges, attaques. Mais on a bien affaire à un drame psychologique, et à une critique amère du gouvernement militariste de l'époque du Vietnam. Bien que Rambo soit fier de son statut de soldat, il affirme haut et fort que cette guerre n'était pas la sienne, qu'elle l'a brisé, et qu'il ne peut pas cesser d'y penser comme on appuie sur un interrupteur.
Sous sa débauche d'action, le film montre un homme malade, atteint d'un
stress post-traumatique non-soigné qui le rend dangereux. En plus de la souffrance des vétérans, le film traite de leur impossibilité à se réinsérer dans une Amérique devenue hippie qui les considère comme des meurtriers.

Rambo : First Blood Part II, 1985

Rambo, emprisonné après le premier film, est rappelé par l'armée pour une mission au Vietnam: il doit prendre des photos pour attester de la présence de prisonniers de guerre sur place. Ses supérieurs n'ont cependant aucune intention de sauver ces soldats, et, laissé pour mort, il doit sauver les prisonniers seuls, traqué par les forces vietnamiennes et leurs alliés soviétiques.

On retrouve dans ce second film le stress post-traumatique, mais Stallone joue un homme plus apaisé, qui parvient à exprimer clairement ses reproches et ses attentes envers son gouvernement et la société américaine. Il est toujours un soldat dans l'âme et mourrait pour son pays, mais souhaiterait que la guerre d'opinion qui a divisé les États-Unis après le Vietnam cesse. Il ne demande que la reconnaissance de ses sacrifices. Sachant que cela n'arrivera pas, il reste en Thaïlande à la fin.
Encore une fois, Stallone (qui a toujours co-écrit les scénarios) et l'équipe du film font le choix de faire un film d'action de grand spectacle à la violence débridée typique des années 80. De cette façon, le film rentre facilement dans une case et est facile à distribuer au plus grand nombre.

Rambo III, 1988

Le colonel Trautman a été capturé en Afghanistan, où il tentait de fournir des armes américaines aux moudjahidins aux prises avec Zaysen, un officier soviétique qui fait des ravages parmi les civils de la région. Rambo se porte volontaire pour aller le secourir, avec l'aide des rebelles afghans. Il parvient à tuer Zaysen et sauver Trautman, mais ne peut que constater l'inégalité du conflit afghans-soviétiques.

Le troisième opus est plus bancal à mon goût, simplement parce qu'il a mal survécu à l'épreuve du temps. Il est ancré dans un contexte historique précis : la guerre entre l'Union Soviétique et l'Afghanistan dans les années 80. Le film fait l'éloge des guerriers moudjahidins, du courage du peuple afghan, et énonce la possibilité pour les Américains de travailler avec eux contre leur ennemi commun, l'URSS. Ce message d'espoir et de coopération est malheureusement démenti par l'histoire, puisque les États-Unis ravageront l'Afghanistan de 2001 à 2014 en représailles pour les attentats du 11 septembre.
Le bon point du film est que Rambo échappe au cliché du sauveur blanc, puisqu'il n'est pas dépeint comme supérieur aux locaux mais humble, et qu'il choisit de ne pas rester en Afghanistan pour les sauver. Encore une fois, ce n'est
pas sa guerre.

Rambo, 2008

Rambo, devenu attrapeur de serpents en Thaïlande, transporte un groupe d'Américains en voyage humanitaire en Birmanie. La Birmanie est en guerre civile depuis soixante ans et ils veulent aider les Karen, un groupe ethnique persécuté. Ils sont capturés par l'armée birmane peu après leur arrivée et Rambo part à nouveau en mission de sauvetage. Il réussit à en sauver quelques-uns après un massacre et retourne enfin aux États-Unis, au ranch de son père.

Ce film est un peu à part dans la saga, car c'est le premier où Stallone a un vrai contrôle, puisqu'il le réalise en plus de le co-scénariser. L'accent est mis sur la violence, qui n'est pas cinématographique mais réaliste. Une succession d'images d'archives des victimes civiles de la guerre birmane ouvre le film. Des efforts ont été faits pour montrer des blessures réalistes (j'y reviendrai pour le dernier film) et pour ne rien cacher, même lorsqu'il s'agit de violence envers des enfants.
La violence n'est donc là plus pour faire "plaisir" au spectateur par son côté spectacle, mais pour l'
interpeller sur l'horreur d'une situation qu'il ignore peut-être, étant donné que les journalistes étaient souvent tués en Birmanie.
Au niveau du personnage, il a achevé de développer une philosophie personnelle qui lui fait perdre tout espoir en l'être humain, qu'il verra remise en question puis confirmée dans le prochain film.

 

Même si je ne suis pas en accord avec tout ce qui est dit dans cette vidéo d'Arte, elle propose une réflexion intéressante sur la série, qui met l'accent sur le politique.

Le dernier film

 

Last Blood, sorti le 25 septembre 2019 en France, est présenté comme la conclusion de la saga (à l'heure où j'écris).

Onze ans après le dernier film, Rambo élève des chevaux dans son ranch en Arizona. Deux femmes mexicaines vivent avec lui : Maria Beltran et sa petite-fille Gabrielle, que l'ancien soldat a élevée comme sa fille. Âgée de dix-huit ans, Gabrielle se rend au Mexique pour rencontrer son père. Elle y est enlevée par des trafiquants et forcée à se prostituer. Rambo va devoir tenter de la secourir et de se venger du cartel qui s'en est pris à elle. Comme le film est récent (et qu'il mérite amplement un visionnage), je me refuse à entrer dans les détails.

J'aimerais aborder deux thèmes de Last Blood : le traitement de la violence et celui de la femme.

La violence

Je pense que la violence dans ce dernier film est plus choquante parce que c'est la première fois qu'elle est utilisée par vengeance et non pas pour survivre ou défendre. Elle a aussi lieu entre civils : d'une côté Rambo, de l'autre des criminels organisés, mais pas d'armée. Et là où l'arc et les armes à feux ont souvent été les armes de prédilection des films précédents, on assiste ici à plus de corps à corps et d'utilisation d'armes blanches à courte portée: clous, barre de fer, couteaux, poings et j'en passe.

Si Rambo proposait une mise en scène réaliste de la violence pour la montrer sous un autre jour que celui du divertissement, le cinquième film mélange les deux approches.
Je ne suis pas particulièrement fan de l'effet d'accéléré sur les combats en fin de film et des giclées de sang numériques, mais je reconnais qu'il y a là un effort pour donner un
rythme effréné à l'action, qui ralentit dès lors que Rambo affronte le chef du cartel, son vrai ennemi.
Certaines mises à mort ne paraissent grotesques (quantité de sang, mutilations) que parce l'on n'a pas l'habitude de ce genre de violence à l'écran. C'est ce que défend Stallone dans cette interview vidéo à Collider: il
revendique l'aspect choquant de son film.
Les spectateurs ont l'habitude des blessures par balle à la tête qui font un trou bien propre, des morts qui arrivent en trente secondes après qu'un personnage ait été poignardé, des blessures impressionnantes mais sans gravité, et de toutes sortes d'édulcorations. Le corps humain est au contraire très facile à abîmer mais il est très dur de tuer une personne, surtout rapidement.
Peu de films montrent cette réalité avec l'honnêteté de celui-ci.

La femme

Ce sont les femmes de Last Blood qui me font dire que c'est un film qui comprend son époque.

D'abord, le film a le courage de présenter un personnage féminin négatif et nuancé. J'ai pour opinion que ne représenter que des femmes positives fait autant de tort que de n'en représenter que des négatives. C'est Gizelle, amie paumée et déprimée de Gabrielle, qui la vend à des proxénètes contre un bracelet en or. Le fait que le héros du film menace physiquement Gizelle est selon moi une qualité aussi : elle est ainsi traitée pas comme un "personnage de femme" que le héros se doit de respecter, mais comme un personnage tout court, qui, quel que soit son sexe, subira les conséquences de ses actes.
Nous vivons une période de dénonciation de la violence faite au femmes, médiatisée par le mouvement #MeToo et qui ne saurait être balayée sous le tapis. Dans cet esprit, les scénaristes ont choisi de montrer tout ce qu'on peut faire de pire à une femme. Gabrielle est droguée, battue, mutilée, violée, usée. Le chef du cartel énonce clairement sa position : "Ces filles ne veulent rien dire pour moi et mes clients. Dans mon monde, elles ne sont rien. Ce ne sont pas des personnes. Elles ne sont que des choses."
La force du film est d'obliger le spectateur à voir ce genre de pensée et de trafic sans pour autant tomber dans la gratuité. Dans la même interview à Collider, en parlant de la sélection des scènes pour le montage final, Stallone dit : "Je voyais le moment où les gens commençaient à...[grimace]
'C'est trop réel.' " Les scènes qui ont été choisies au final sont dures et ne laissent pas de doute quant à ce qui arrive à Gabrielle, mais elles restent assez subtiles.

Mon mot de la fin : c'était une surprise de voir une saga comme Rambo se finir dans le genre du rape and revenge, mais certainement pas une mauvaise.

 

J'espère vous avoir donné envie de vous intéresser à la saga et vous remercie d'avoir lu jusqu'ici! wink

 

Solène L.

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Solène L.)

Publié dans #Cinéma, #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 12 Avril 2020

Hallyu, traduit en français par la vague coréenne, définit l’engouement exceptionnel autour de la culture de masse sud-coréenne. La jeune génération est devenue fan de cette culture populaire à tel point que certains chanteurs ou acteurs sud-coréens jouissent d’une popularité qui dépasse celle des stars japonaises ou américaines.

  • Un pays qui doit se reconstruire

Après les guerres que la Corée du Sud a subi et auxquelles elle a participé, ainsi qu'après le régime autoritaire de Park Chung Hee, il a fallu reconstruire le pays autant de manière physique que de manière psychologique et morale. Ainsi, il y a eu ce que l’on appelle le « miracle coréen ». Cela s’illustre par le fait que la Corée du Sud est passée d’une économie d’un pays sous-développé à une économie industrialisée qui entre directement en concurrence avec les pays du Nord.

L’objectif est de rendre aux coréens une certaine fierté, notamment après les horreurs qui ont été perpétrées sur le peuple coréen, par exemple avec le scandale des femmes de confort par exemple.

 

Vidéo présentant l'histoire d'une femme de confort

Ainsi, cette volonté de réappropriation identitaire et culturelle s’accentue à partir de 1990 avec l’expansion d’un soft power qui conquit tout d’abord l’Asie du Sud Est mais aussi le Japon et la Chine (qui avaient à l’époque la plus forte puissance et présence culturelle).

  • Le phénomène Hallyu

Lorsque le phénomène est apparu dans les années 90, la vague coréenne était sous-considérée car la Corée du Sud n’était pas un pays qui avait traditionnellement tendance à s’ouvrir au monde.

Une date est à retenir, la crise économique de 1997 qu’a connu le pays mais aussi le reste de l'Asie. Lors de cette période où tout est instable, la population a tendance à se retourner vers une source de réconfort émotionnelle, et ici, il s’agira de la culture populaire au sens large. Ce soft power va petit à petit conquérir les pays voisins.

En Chine, avec l’accord du gouvernement, l’album du groupe H.O.T figurait en haut des ventes. Les diffusions dans les radios de tubes sud-coréens s’accentuaient à la fin des années 90. Pour la première fois, un groupe non chinois, a tenu un concert et a vendu les 12 000 places.

Cette première génération de groupes comme Sechkies, G.O.D, S.E.S, Shakra, Seo Tae-ji & Boys ou encore la chanteuse solo BoA mais aussi le chanteur Park Jin Young ont littéralement propulsé la diffusion de la culture coréenne en Chine, à Taïwan, au Vietnam, et au Japon.

De plus, les feuilletons coréens commençaient à être diffusés sur des chaînes étrangères, par exemple C’est quoi l’amour ? a été diffusé sur CCTV. À Taïwan, c’était les feuilletons L’étincelle et Contes d’automne. Au Vietnam, le drama (nom qualifiant les séries TV) qui a ouvert la voie à la production audiovisuelle sud-coréenne est Frères médecins.

  • Le terme Hallyu

Le terme Hallyu fut prononcé pour la première fois en 1999 par un journaliste chinois mais ça avait une connotation plutôt négative. On sait que la Corée n’a pas une image très flatteuse auprès de ses voisins pour diverses raisons. L’expansion du soft power avait et a toujours pour but d’améliorer l’image de la Corée mais aussi de la vendre à l’étranger.

  • Les facteurs influençant l'expansion de la pop culture sud-coréenne

Tout d’abord, on a rendu la culture de masse populaire. Il y a un véritable engouement autour de la K-pop, des dramas (séries TV), de la cuisine et de la cinématographie sud-coréennes. Cependant, tous cela passe par un travail de l’image poussé à l’extrême.

En effet, les chanteurs et chanteuses, qu’on qualifie d’Idol, ne débutent qu’après un entrainement très intensif. En effet, ils sont trainee pendant plusieurs années. Lorsqu’ils débutent, on leur fait signer un contrat qui dure le plus souvent 7 ans pendant lesquels ils cèdent leurs droits à leur Entertainment (les trois plus grandes industries du divertissement sont YG, JYP et SM).

Moins maintenant, mais auparavant on poussait certains artistes à faire de la chirurgie esthétique.

La chanteuse Bom (2NE1)

La chanteuse Bom (2NE1)

De plus, une des clauses du contrat est qu’ils n’ont pas le droit d’avoir une quelconque relation sentimentale tant qu’ils sont sous contrat, on les prive même de portable. Ainsi, on façonne l’image de l’artiste (acteur ou chanteur) pour le rendre parfait, sans aucun défaut. Cette culture populaire apporte quelque chose de très différent des autres soft powers existant.

De plus, les idols performent en groupe. Chaque personne à un rôle bien défini dans le groupe (leader, rappeur, danseur principal, parolier, vocaliste, visuel…). Chaque chorégraphie est millimétrée avec des tenues de scènes portant une signature.

Seventeen - Don't Wanna Cry

Les chansons mélangent coréen et anglais, quelques mots ou des phrases entières, et cela donne un mélange qui fonctionne très bien.

BLACKPINK - DDU-DU DDU-DU

Aujourd’hui de nombreux artistes coréens viennent donner des concerts en France, et certains groupes gagnent même des prix lors de cérémonies étrangères comme EXO, BTS, BLACKPINK. Ainsi, leur popularité s'accroit et ils finissent par faire des featuring pour se globaliser d'autant plus.

BTS - The Truth Untold (feat Steve Aoki)

Au niveau de la cinématographie, la production coréenne est de plus en plus reconnue, en 2018, le film Parasite a gagné la palme d’or du festival de Cannes.

Hallyu, la vague coréenne

La série Good Doctor qui est diffusée sur TF1 est l’adaptation du drama de 20 épisodes portant le même titre. L’émission Mask Singer sur Tf1 est une adaptation de l’émission sud-coréenne King of Mask Singer.

Cette vague est aussi le résultat d’un travail de l’État à promouvoir la culture sud-coréenne mais aussi aux chaebols (conglomérats) qui par le biais de leur investissement financier, se promeuvent aussi (sponsor, contrat publicitaires…). En effet, l’industrie culturelle est une véritable arme commerciale pour les conglomérats.

Hallyu, la vague coréenne

La Corée du Sud a su faire sa place sur le marché de soft power. La culture populaire sud-coréenne s’est exportée au Japon, en Thaïlande, au Vietnam et Chine mais aussi en Amérique Latine (où la culture asiatique est très populaire), en Amérique du Nord et en Europe.

 

Assia M.

Sources :

BARJOT, Dominique, « Le « miracle » économique coréen (1953-2013) Réalités et limites », Outre-Terre, N° 39, septembre 2014, p. 37‑65. Consulté le 28 décembre 2019.
« BLACKPINK - ‘뚜두뚜두 (DDU-DU DDU-DU)’ M/V » [En ligne : https://www.youtube.com/watch?v=IHNzOHi8sJs]. Consulté le 28 décembre 2019.
BTS, GASA, Hamataro et AOKI, Steve, « BTS - The Truth Untold (feat. Steve Aoki) », [En ligne : https://www.youtube.com/watch?v=8JVytJm8X2g]. Consulté le 28 décembre 2019.
« Hallyu.jpg » [En ligne : https://myinsaeng.files.wordpress.com/2016/02/hallyu.jpg]. Consulté le 28 décembre 2019.
« Kia Motors teams up with K-Pop phenomenon BLACKPINK » [En ligne : https://press.kia.com/eu/en/home/media-resouces/press-releases/2019/Kia_Motors_teams_up_with_K-Pop_phenomenon_BLACKPINK.html]. Consulté le 28 décembre 2019.
KIM, Chông-su et FABRE, André, « La Corée du Sud et la Vague coréenne », [En ligne : https://france-coree.pagesperso-orange.fr/art_lit/vague.htm]. Consulté le 21 décembre 2019.
« « Le phénomène Hallyu fait évoluer l’image de la Corée du sud aux yeux des étrangers » » [En ligne : https://www.iris-france.org/138219-le-phenomene-hallyu-fait-evoluer-limage-de-la-coree-du-sud-aux-yeux-des-etrangers/]. Consulté le 21 décembre 2019.
Morgane, « Le phénomène de la Hallyu – Welcome To Korea ! », [En ligne : https://welcometokoreasite.wordpress.com/2015/10/05/le-phenomene-de-la-hallyu/]. Consulté le 28 décembre 2019.
« Park Bom (2NE1) avant et après chirurgie esthétique » [En ligne : https://i.skyrock.net/4350/86714350/pics/3186950395_1_2_aOtYKz4G.png]. Consulté le 29 décembre 2019.
« Reportage-kbs-hallyu-e1307802497659.jpg (Image JPEG, 549 × 342 pixels) » [En ligne : https://welcometokoreasite.files.wordpress.com/2015/10/reportage-kbs-hallyu-e1307802497659.jpg]. Consulté le 29 décembre 2019.
SEVENTEEN, « SEVENTEEN - Don’t Wanna cry », [En ligne : https://www.youtube.com/watch?v=zEkg4GBQumc]. Consulté le 28 décembre 2019.
YONG-HEE, Par KIM, « Qu’est-ce que la vague coréenne? », Keulmadang, 2014, [En ligne : https://keulmadang.com/2014/06/02/archives/sciences-sociales/quest-ce-la-vague-coreenne/]. Consulté le 24 décembre 2019.

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Assia M.)

Publié dans #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 5 Avril 2020

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution 4.0 International.

Tous les enfants de la génération 90-2000 connaît les aventures de Kirikou, le petit garçon africain au grand cœur qui se bat contre la vile sorcière Karaba. D'autres encore connaissent Azur et Asmar, le conte enchanteur de deux garçons élevés ensemble, qui une fois adultes partent à la recherche de la fée des Djinns. Ceux qui sont allés au cinéma récemment connaissent peut-être Dilili, la petite métisse Kanake, qui dans un Paris de la Belle Époque, essaye de résoudre le mystère de la disparition de petites filles. Mais connaissez-vous l'homme qui se cache derrière ces films ? Eh bien après la lecture de cet article, vous pourrez répondre que oui !

Michel Ocelot, créateur de contes enchanteurs
Une enfance en Guinée

Si Michel Ocelot est né en France en 1943, c'est en Guinée qu'il passe son enfance, avant de rentrer en métropole. Cette enfance africaine a eu une grande importance pour lui, notamment pour son art et ses futur films. Pour ses dessins, Michel Ocelot évoque sa fascination pour l'art égyptien, notamment la manière dont sont dessinés les personnages humanoïdes, avec la tête de coté, les yeux accentués et le reste du corps de face. On retrouve en effet cette manière de dessiner dans plusieurs œuvres de M. Ocelot. Pour ses histoires, Michel Ocelot s'inspire de contes africains, comme celui de Leuk le lièvre, un lièvre qui parvient à tout tourner à son avantage grâce à sa grande intelligence et à sa ruse. On peut voir cette attachement à l'Afrique à travers les détails apporté à nombreuses de ses œuvres, comme le fait par exemple que l'entièreté du doublage du film Kirikou ait été réalisé au Sénégal et par des doubleurs sénégalais. Quand Michel Ocelot raconte des histoires qui se passe en Afrique, il ne les raconte pas d'un point de vue extérieur, mais à la manière de quelqu'un qui y a vécu. C'est cette justesse dans ces récits qui fait que ses histoires se démarquent des autres.

 

Michel Ocelot, créateur de contes enchanteurs
La beauté visuelle des films

Plus que la chaleur de ses récits, il faut évoquer leurs qualité artistique. Michel Ocelot aime expérimenter, on le voit dès son premier court-métrage (trouvable sur YouTube), qui raconte l'histoire de trois inventeurs. L'entièreté des décors et des personnages est réalisé en papier. Cela donne des images sublimes, où l'on a l'impression que tout est fait de dentelle. Les personnages sont généralement de profil avec un œil en amande (je vous avais bien dit que l'on retrouvais l'art égyptien un peu partout!). Michel Ocelot joue avec son décors : il le brûle, le froisse, le découpe. Ce coté expérimentale le conduira à un autre projet, à une autre manière de raconter des histoires : les spectacles d'ombres chinoises. Dans son film Princes et Princesses, M. Ocelot utilise durant l'entièreté du film (que je vous conseille grandement), des ombres chinoises en papier découpés pour raconter six contes différents. Une prouesse artistique et de patience. Dans ses films plus récents, M. Ocelot s'est attaqué à l'animation par ordinateur. Azur et Asmar, le premier film a bénéficier de cette technologie, affiche des décors et des couleurs magnifiques. Forcément en 2019, l'animation paraît quelque peu robotique, mais il ne faut pas oublier qu'il est sortie il y a plus de 10 ans. J'ai été plus sceptique en voyant l'animation dans Dilili à Paris, notamment celle concernant les personnages dont je trouvais que les couleurs manquaient de profondeur, mais j'ai changé d'avis en voyant les décors de Paris, qui ont été réalisé avec des photos retouchés dans lesquelles les personnages ont été incrusté, ce qui donne vraiment un aspect réaliste, on se croirait presque dans ce Paris du XIX ème.

Des messages qui tiennent à coeur 

Au delà de la beauté d'un histoire, il y a aussi ce qu'elle raconte. M. Ocelot met souvent en scène des héros différents (Kirikou pour sa petite taille, Azur et Asmar pour leurs cultures respectives, Dilili pour sa couleur de peau, les inventeurs pour leurs intelligence), qui se distinguent des autres par leurs valeurs. Les histoires puisent dans des sources diverses, que ce soit dans la culture orientale ou occidentale. À l'image de Leuk le lièvre, les héros sont souvent des gens ordinaires, qui se servent de leurs intelligence pour pouvoir battre leurs ennemis, plutôt que la violence. Les héros de Michel Ocelot sont souvent des enfants ou de jeunes gens, et son public est également souvent jeune. Cependant les sujets abordés par les films de Michel Ocelot ne sont pas toujours faciles. Dans Kirikou, au delà de la morale que l'on peut être un héros même en étant petit, le sujet du viol est également évoqué avec « l'épine » qui a été enfoncé de force dans le dos de Karaba la Sorcière par les hommes et qui l'a fait terriblement souffrir. Un thème que je n'avais pas remarqué étant enfant mais qui m'a parut plus clair une fois adulte. Dans Azur et Asmar, la nourice et Asmar se font chassés par le père d'Azur, qui les estimes inférieurs, et lorsque qu'Azur arrive dans leurs pays, il est rejeté car il a les yeux bleue, sois-disant signe de malheur. Le racisme et la différence sont aussi évoqués dans Dilili à Paris où Dilili déclare qu'en Nouvelle-Calédonie « on l'a traitait de française, ici on me traite de kanake ! Je veux être les deux, ou qu'on me laisse tranquille ! ». Des mots d'enfants qui mettent pourtant le doigt sur un problème bien réel. Le féminisme et la condition de la femme sont également évoqué dans Dilili avec la secte des Mâle-Maître qui enlève les petites filles pour leur appendre leurs « vraie place » (pour ne pas mentir certaines scènes du film m'ont fait faire des cauchemars!). De manière générale, que ce soit en mères aimantes ou en reines impitoyables, les femmes ont souvent une place importante dans les histoires de Michel Ocelot.

J'espère qu'à travers les différents thèmes que j'ai évoqué sur l’œuvre M. Ocelot, vous saisissez mieux l'homme qui se cache derrière tous ces films. Pour aller plus loin je vous conseille cette interview de M. Ocelot.

 

Camille R.

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Camille R)

Publié dans #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 2 Avril 2020

Comme tous les établissements d'enseignement, nous avons adapté notre travail : plus de présentiel pour une durée indéterminée, mais cours et évaluations à distance, de même que le suivi individuel des étudiants, report des stages. De la même façon nous allons examiner les dossiers de candidature des futurs DUT1 dès mardi sur Parcoursup. Les sélections sont toujours un moment que nous apprécions, une première rencontre à distance, plus encore cette année où nous devons annuler les entretiens présentiels.

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix

Repost0

Publié le 29 Mars 2020

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.

 

Zoom sur l'une des merveilles du patrimoine irlandais :

La Chaussée des Géants 

 

 

Une petite visite à la chaussée des géants ?

 

Pour le journaliste John D. Sutter, le site est considéré comme l’attraction la plus populaire d’Irlande du Nord. Il n’a pas tord puisque pour les anglo-saxon Giant’s Causeway s'inscrit dans le patrimoine mondiale de l'UNESCO et ramène des millions de visiteurs chaque année. Protégé notamment par le National Trust, cette merveille naturelle datant de plus 60 millions d’années est aujourd’hui emblème du patrimoine irlandais.

 

 

Le petit tas de pierre des Formoires  se réparti sur trois zones : la petite, la moyenne et la grande chaussée. Les deux premières chaussées s'étendent sur le long de la grande Chaussée qui commence au pied des falaises. Ensemble, elles forment un paysage unique formée de plus de 40 000 cylindres basaltiques qui se joigne côté à côte pour former un escalier de pierre sombre. Le site se trouve dans la conté d'Antrim, pas très loin de l'Ecosse, qui se situe à 60 km de là ! 

 

La chaussée des géants offre des formations de roches spectaculaires qui viennent compléter l’histoire des géants. Certaines plus que d’autres retiennent l’attention des touristes et forment les roches les plus connues du site (Le promontoire des géants, la harpe, les cheminées, la botte des géants). 

 

Le promontoire des géants

 

Les cheminées

 

La harpe

 

Connaissez-vous la célèbre histoire du géant irlandais ?

 

La légende met en scène Finn McCool, un géant irlandais et son ennemi de longue date, Benandonner — nous le nommerons Ben dans la suite de cette histoire.

 

Finn et Ben, sont deux géants qui se sont toujours fait indirectement guerre. Mais lorsque Ben menace l’Irlande, c’est la goute de trop, Finn le provoque en duel. Faisant appel à toute son ingéniosité, Finn construit à l’aide de colonne de pierre une chaussée permettant de rejoindre l’Irlande de l’Ecosse. Un bon stratagème pour permettre à ces deux ennemis de se combattre enfin une bonne fois pour toute !

 

Mais aveuglé par son envie de représaille, Finn ne se doute pas de la force du géant écossais qui mesure jusqu’à deux fois sa taille. La femme de Finn qui sent le danger arriver, s'inquiète de la taille imposante de Ben et décide de déguiser son mari en bébé. Une ruse qui bizarrement fonctionne. Quand le géant écossais aperçoit la taille du bébé, cela lui donne un aperçu de la taille du père. Alors, Ben bat en retraite. Le géant plus qu'effrayé regagne l’Ecosse et détruit sur le champs la chaussé pour être certain que Finn ne le suive pas.

 

De nos jours, il ne reste plus que ces pierres qui forment la chaussée des géants. 

Qu'en pensent les scientifiques ? 

 

La science à un tout autre point de vue sur le sujet. Eleanor Killough du National Trust insiste sur le fait que « La Chaussée des Géants résulte du refroidissement d'une éruption volcanique ». Elle déclare qu'il s'agit « Un souvenir de taille, laissé par la lave il y a 60 millions d'années. Plus de 40 000 colonnes de basalte. Toutes imbriquées les unes dans les autres. ». Et termine en soulignant que : « L'inscription de la Chaussée au patrimoine mondial de l'UNESCO n'est pas étonnante, car elle offre un accès aux temps ancestraux de la Terre, en plus de son extraordinaire beauté ». 

 

Autrement dit, la formation de ces roches seraient une transformation géologique due aux refroidissement d’une éruption volcanique, qui date de 60 millions d’années. 

Mon expérience à la chaussée des géants ?

 

J’ai vraiment apprécié ma visite à la chaussé des géants. Légendes et découvertes scientifiques s’entremêlent pour ne former qu’une seule et même histoire. Comme je l’ai précisé précédemment, le site est tellement immense que je me suis arrêtée uniquement à la grande chaussée. Je n'ai terminé mon périple qu'à la botte des géants et aperçu de loin la zone où se trouve la harpe

Donc prévoyez des chaussures adaptés pour la randonnée et une journée complète de disponible. Je ne suis venue que dans les alentours de 12h et je n’ai pas fait la moitié du site.

 

 

La botte des géants

 

 

 

 

Ce que je retiens de ma visite, ce sont de magnifiques paysages avec des roches qui pour ma part ressemblent drôlement à des ruches d’abeilles. D’ailleurs en discutant avec quelques irlandais de la région, je me suis aperçue que pour les habitants, l'histoire de Finn McCool est solidement ficelée dans la croyance de chacun. Donc avis aux visiteurs : le casque audio est bien entendu indispensable si vous voulez découvrir l’histoire du géant irlandais qui a construit cette chaussée. D'autant plus que la particularité du casque réside dans son fonctionnement. Le déroulement de l'histoire s’active dans l'appareil en fonction de votre parcours, le guide audio est un outils plus que nécessaire. Les scientifiques seront plutôt satisfait d'observer de près les conséquences de cette tectonique des plaques comme la formation  des roches qui datent de plus de 60 millions d'années. En revanche, je précise que si vous êtes cartésiens et réticent aux histoires folkloriques, le casque ne vous sera pas nécessaire.

 

Pour avoir visité Belfast dans son ensemble, je pense également que la chaussée des géants représente l’unique attraction à ne pas manquer en Irlande du Nord. La visite de la chaussée est gratuite mais les casques payants, directement au centre d’accueil.

 

 

D'après vous, qui croire entre la science et les géants ? 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Zahra)

Repost0

Publié le 22 Mars 2020

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.

 

Emily Jenkins est une auteure américaine qui a écrit aussi bien des livres pour enfants que pour adultes, mais vous la connaissez sûrement mieux comme E. Lockhart, pseudonyme sous lequel elle a publié son roman le plus populaire, Nous Les Menteurs, traduit en France en 2015 par Gallimard Jeunesse. Le livre a connu un succès immédiat aussi bien aux États-Unis qu’en France, remportant ainsi plusieurs prix, comme le Goodreads Choice Award pour la Meilleure Fiction Young Adult, et débutant 6e sur la liste des Best-sellers du New York Times. Ce n’est rien d’étonnant quand on sait que le livre réunit tous les ingrédients pour faire à la fois une romance et un mystère parfait. Mais sachez qu’il y a une raison pour laquelle la quatrième de couverture est si mystérieuse : Nous Les Menteurs est le genre de livre dans lequel il faut se lancer à l’aveugle.

Nous Les Menteurs est un roman-choc. Le lecteur est plongé dans l'enquête de Cadence, adolescente meurtrie et bouleversée. Le récit est haletant et les rebondissements extrêmement bien orchestrés. Mené tambour battant et de main de maître, le roman d'E. Lockhart offre une conclusion sidérante qui laisse pantelant.

Histoires sans fin

Et finalement, c’est le cas de presque tous les livres d’E. Lockhart, qui pivotent autour plusieurs thèmes, mais avec un sujet principal : le féminisme. En effet, dans les trois écrits de cette auteure que j’ai eu le bonheur de lire, Lockhart s’interroge sur les différentes facettes des adolescentes qui constituent ses protagonistes, et ce qui les définit comme jeunes femmes. Ainsi, dans son autre roman traduit en 2018, toujours chez Gallimard Jeunesse, Trouble Vérité, Jule erre à la recherche d’elle-même, sans se rendre compte qu’elle n’a pas besoin de se définir pour être forte, puissante et une femme à part entière. The Disreputable History of Frankie Landau-Banks, malheureusement pas encore traduit en français, est quant à lui indéniablement le roman le plus féministe d’E. Lockhart. A l’image de Jule, Frankie, jeune ado dans une école privée, se cherche tout au long du livre, pour finalement trouver ce qui fait sa force à la fin de l’histoire, même si cela ne plaît pas à tout le monde.

Trouble Vérité parle d'amitié, de trahison entre femmes et de mensonges qu'on se raconte à soi-même pour devenir la personne que l'on rêve secrètement d’être.

E. Lockhart

Un autre thème récurrent dans les romans de Lockhart est l’hypocrisie. En effet, Nous Les Menteurs, Trouble Vérité et Frankie Landau-Banks se déroulent tous trois dans le milieu plein de belles façades des riches américains, avec des voyages à Martha’s Vineyard, des grandes maisons, des sourires parfaits sur les photos de famille, et surtout, surtout, tout ce qui se cache derrière et que l’on ne nous laisse habituellement pas à voir. Les valeurs douteuses, le bien-paraître à tout prix, les masques et la fausse bienveillance sont autant d’aspects hideux de la société que Lockhart dénonce dans ses livres.

It is better to be alone, she figures, than to be with someone who can't see who you are. It is better to lead than to follow. It is better to speak up than stay silent. It is better to open doors than to shut them on people. She will not be simple and sweet. She will not be what people tell her to be.

E. Lockhart, The Disreputable History of Frankie Landau-Banks

Traduction : « Il vaut mieux être seule, elle s’imagine, qu’être avec quelqu’un qui ne vous voit pas pour qui vous êtes. Il vaut mieux diriger que suivre. Il vaut mieux parler que rester silencieuse. Il vaut mieux ouvrir des portes que les fermer sur les autres. Elle ne sera pas naïve et douce. Elle ne sera pas ce que les autres lui disent qu’elle devrait être. »

Malgré tous ces points communs dans les thèmes, chacun des romans de cette auteure reste unique et envoûtant, avec des scénarios plus ou moins originaux, et complètement indépendants les uns des autres. Ces trois livres sont addictifs, extrêmement bien écrits, surprenants, et vous tiennent en haleine jusqu’à la fin, même quand, dans le cas de Frankie Landau-Banks, il ne s’agit pas d’un mystère ou d’un thriller. Les protagonistes sont attachantes ou, à défaut, très bien construites et réfléchies, avec beaucoup de reliefs et une grande part d’humanité, ce qui ne les en rend pas moins fortes et éclatantes.

Une auteure révolutionnaire ?

Depuis la publication de Nous Les Menteurs, E. Lockhart est régulièrement présentée comme révolutionnant le genre du young adult, aussi bien par son écriture que par l’originalité de ses histoires. Dans une interview avec The Guardian en 2014, elle donne son propre avis : « je pense que je fais partie d’une longue continuité d’écrivains influencés par le postmodernisme et par la culture élitiste et la culture populaire à la fois. J’ai commencé en imitant les styles d’auteurs que j’admirais : Louise Rennison, Raymond Chandler et P. G. Wodehouse, pour ne citer qu’eux. Petit à petit, j’en ai tiré ma propre voix ». L’auteure s’inspire également de textes plus anciens, comme c’est le cas dans Nous Les Menteurs avec Le Roi Lear et Les Hauts de Hurlevent ; mais également avec les contes de fées.

 

Malgré mon manque d’affinités avec les fictions contemporaines, auxquelles je préfère la fantasy, j’ai trouvé en ces trois romans trois coups de cœur qui ont chacun frappé fort, mais différemment ; faisant ainsi d’E. Lockhart l’un de mes auteurs préférés.

 

- Marianne Nebout

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Mariane Nebout)

Publié dans #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 15 Mars 2020

Licence Creative Commons
Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International

  Depuis quelques années, les réseaux sociaux se sont aussi insérés dans le secteur du livre en modifiant notamment l’approche des professionnels par rapport aux consommateurs ou aux publics. Avec les community managers, les maisons d’édition sont au plus proche de leur lectorat à travers la promotion de leurs titres sur les réseaux. Cependant, une pratique est rapidement intervenue du côté des lecteurs reprenant le même principe de façon plus personnelle. Prenons l’exemple d’Instagram avec les bookstagrammeurs et les partenariats possibles. En quoi cela consiste et qu’apportent-ils aux maisons d’édition ?

Qu’est-ce que Bookstagram ?

  Le réseau social Instagram, contrairement à d’autres, mise principalement son concept sur la photographie. Initialement conçu à usage personnel, de nombreuses organisations y ont vu un outil de promotion et cela n’a pas échappé au monde de l’édition. Du côté des utilisateurs, l’effet Instagram s’est étendu à de plus en plus de domaines : Les voyages, la cuisine, la mode, les animaux mais aussi… Les livres ! Le terme Bookstagram est l’association de book (livre en anglais) et Instagram. Cela mêle à la fois passion littéraire et qualités de photographie. C’est le principal avantage qu’offre Instagram par rapport à d’autres réseaux, l’esthétisme des photos y est davantage pris en compte car c’est qui ressort en premier dans les publications avant même le texte. Dans l’idée, il faut donc attirer l’œil en premier lieu. Aujourd’hui, Bookstagram est un paramètre important de la promotion des titres. Si pour certains ce n’est que pour le plaisir en laissant leurs talents artistiques s’exprimer, d’autres y voient une ouverture professionnelle, preuve du succès du phénomène.

Bookstagram en images !

Publications bookstagram de particuliers @nekomarion, @cynthiakanaie @bangarangdaily, @manybookstolive
Publications bookstagram de particuliers @nekomarion, @cynthiakanaie @bangarangdaily, @manybookstolive
Publications bookstagram de particuliers @nekomarion, @cynthiakanaie @bangarangdaily, @manybookstolive
Publications bookstagram de particuliers @nekomarion, @cynthiakanaie @bangarangdaily, @manybookstolive

Publications bookstagram de particuliers @nekomarion, @cynthiakanaie @bangarangdaily, @manybookstolive

Publications bookstagram de maisons d'édition @Hachette, @Gallimard, @Albinmichel, @Flammarion
Publications bookstagram de maisons d'édition @Hachette, @Gallimard, @Albinmichel, @Flammarion
Publications bookstagram de maisons d'édition @Hachette, @Gallimard, @Albinmichel, @Flammarion
Publications bookstagram de maisons d'édition @Hachette, @Gallimard, @Albinmichel, @Flammarion

Publications bookstagram de maisons d'édition @Hachette, @Gallimard, @Albinmichel, @Flammarion

Bookstagram : Comment ça marche ?

  Alors que le concept est devenu viral, un système gagnant-gagnant s’est instauré au fil du temps entre les éditeurs et les bookstagrammeurs. Les partenariats. Même si certains utilisateurs s’y sont mis uniquement pour le plaisir, cette pratique est dorénavant devenue courante mettant comme acteurs de promotion principaux les lecteurs eux-mêmes. Le principe est simple. Un compte bookstagram suffisamment attractif en termes d’abonnés et de publications avec de la régularité et du sérieux peut contacter les maisons d’édition pour demander un partenariat où, en échange de l’envoi de services presse, les titres sont mis en avant en publication et en story. Pour clarifier les choses, les maisons d’éditions envoient directement des titres de leur catalogue par courrier aux particuliers. En échange, ceux-ci doivent promouvoir les livres reçus et en parler à leur communauté au minimum dans une publication. Néanmoins, les partenariats ne s’établissent pas à la légère. Les maisons d’édition ont des conditions qui sont plus ou moins strictes selon leur taille et leurs moyens.

  En effet, le réseau social Instagram n’est pas le réseau le plus flexible. Il ne permet pas un contenu de vidéos très développé comme le fait Youtube et restreint le nombre de caractères possibles contrairement à Facebook. De ce fait, les maisons d’édition accordent des partenariats aux comptes réguliers qui savent se démarquer par leur attractivité. Avec un nombre de demandes de partenariats toujours plus élevé, elles prennent en compte certains éléments.

Le premier est le nombre d’abonnés. En tant qu’outils de promotion, les comptes bookstagram doivent toucher suffisamment de personnes pour que les titres aient une meilleure visibilité et un plus grand impact auprès des lecteurs et éventuels acheteurs. Sur ce point, les maisons d’édition ont des décisions assez divergentes. Certaines exigent un seuil bien précis comme les 5 000 ou 10 000 abonnés, d’autres sont moins rigides et acceptent les collaborations à partir de 1 000 abonnés et il y a les plus souples qui en fonction des cas commencent aux alentours de 500 abonnés.

  Quel que soit le cas, le deuxième élément le plus important sur Instagram, c’est l’attractivité du concept choisi. Chaque personne doit avoir sa propre empreinte sur son compte car ce sont avant tout des comptes personnels. C’est fondamentalement la marque de chacun qui les différencie que ce soit par rapport à la photographie, l’écriture, la mise en scène etc. Les professionnels y sont très attachés car c’est grâce à cela que les bookstagrammeurs se créent une communauté proche et attentive aux lectures proposées. C’est pour cela que les grandes structures sont plus souples sur le nombre d’abonnés si le concept est intéressant.

  Le dernier point pris en compte est la régularité. Les envois de services presse aux particuliers représentent des ventes "sacrifiées" par les éditeurs mais ont pour but d’avoir un impact multiple derrière. C’est pourquoi la régularité et la ponctualité sont importantes notamment lors d’envois de nouveautés. Les maisons d’édition exigent des internautes que les publications de nouveautés sortent en même temps que la sortie en librairie pour évidemment une meilleure cohérence et des ventes éventuellement plus élevées.

  Un point supplémentaire à souligner, c'est que les chargés de presse accepteront plus un partenariat si une personne a plusieurs supports sur lesquels promouvoir les livres. En plus d'un compte Instagram, les maisons d'édition apprécient les blogs, les chaînes Youtube ou les comptes Twitter où il est simple de relayer les informations toujours pour une meilleure visibilité des titres. 

Un système irréprochable ?

  Aujourd’hui, les partenariats sont un système bien établi. Néanmoins, il ne sont pas exemptés de défauts. Beaucoup de bookstagrammeurs reprochent aux maisons d’édition de ne faire attention qu’aux statistiques et au nombre d’abonnés plutôt qu’à la qualité et aux efforts apportés par chacun au point où dans la communauté bookstagram, un malaise s’est installé. Il est régulier que les uns accusent les autres de ne vouloir que des « livres gratuits » avec les partenariats au lieu de faire cela par passion. Ceux qui bénéficient de collaborations remarquent aussi que certaines maisons d’édition envoient n’importe quel titre à promouvoir sans savoir si cela est pertinent. Du côté des utilisateurs, il est important d'avoir des résultats rapidement pour se "faire bien voir" des maisons d'édition. Les plus acharnés en oublient parfois leur passion et commencent une véritable "course aux likes" qui peut être très désagréable pour leurs communautés. Une interview intéressante a été proposée par MediaFactory qui évoque par le biais de trois "influenceurs" les bons et mauvais côtés de bookstagram. Ce sont des problèmes qui sont relativement récents apparus avec ce phénomène auxquels les professionnels doivent faire face et s'améliorer. 

Les partenariats sont un nouvel outil promotionnel mis en place par les maisons d’édition par le biais des réseaux sociaux, médiateurs devenus aujourd’hui indispensables. Les bookstagrammeurs à l’instar des libraires permettent de conseiller et d’influencer les achats des consommateurs dans le secteur du livre. Ils ont dorénavantts  toute leur place dans les stratégies de communication des professionnels même si comme tout nouveau système, des problèmes interviennent.

Envie d'en savoir plus ?

Si vous souhaitez vous renseigner plus sur la question, je vous laisse quelques liens utiles pour en apprendre sur le phénomène bookstagram :

 

 

 

 

 

 

Maeva PAINO

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Maeva)

Repost0

Publié le 4 Mars 2020

La librairie Masséna (Nice) recherche un libraire pour gérer le rayon littérature jeunesse (central à la librairie) de début juillet à fin septembre.

Envoyez Cv et candidature à Jean-Marie Aubert  jean-marie.aubert@librairiemassena.com

 

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix

Repost0