Publié le 12 Février 2021
Retrouvez-nous sur Zoom demain, vous pourrez échanger avec nos étudiants, enseignants et intervenants professionnels . Toutes les informations ici
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Les Métiers du livre d'Aix-en-Provence (IUT, département Info-Com)
Publié le 12 Février 2021
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Publié le 6 Février 2021

Le féminisme est un combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes ou pour le dire autrement une lutte contre la domination des hommes sur la société. Nous devrions tous être concernés par le sujet. Mais au-delà de cette définition très simple, le féminisme est mal vu voire tabou.
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Rosie the riveter
Le mouvement féminisme fait parler de lui et dérange depuis quelques années mais ce mouvement ne date pas de #metoo et des événements qui ont bouleversé le monde ces cinq dernières années. Le féminisme existe depuis le XIXe s. Les femmes luttaient à l’époque pour les droits civiques. Après mai 68 le combat change, on luttait contre la capitalisme et le patriarcat, on voulait agir sur la domination masculine.
Ce combat veut révolutionner la société et mettre tout le monde à égalité. Terminez les comportements dits normaux que la société a instrumentalisé, terminez les normes. Terminez la femme objet, terminez la femme à la cuisine. Le féminisme dérange et il est critiqué. Les féministes selon leurs détracteurs sont de vieilles aigries, des mal baisées, des extrémistes, des femmes qui détestent les hommes et veulent la supériorité. On peut entendre aussi “on n plus besoin des féministes on n'est pas oppressée."
Les féministes se battent originellement dans la rue mais on voit de plus en plus de féministes prendre le pouvoir sur les réseaux sociaux et notamment Instagram. Le combat se modernise et s’affranchit des barrières de la rue. Nous pouvons tous accéder à l’information sur ce mouvement et nous devons aussi le soutenir.
Soyons tous féministes pour une société plus juste !
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"Les hommes de qualité soutiennent l'égalité du genre" slogan mis en avant lors d'une marche pour les droits des femmes
Depuis ces cinq dernières années avec les mouvements #metoo et #balancetonporc, on constate que la parole des femmes se développe de plus en plus sur les réseaux sociaux. Elles se sont libérées en dénonçant leurs agresseurs, en parlant de leurs histoires personnelles comme les violences gynécologiques et obstétricales avec le compte @balancetonuterus, en dénonçant le harcèlement sexiste dans la rue comme sur le compte @disbonjoursalepute... Ce type de comptes a explosé et rencontre du succès sur Instagram.
Le mouvement féminisme est présent sur les plateformes, son image est rajeunie grâce aux réseaux sociaux et devient accessible à tous.
Les réseaux sociaux sont des outils pratiques, utilisés pour partager du contenu. On peut voir des photos, des vidéos et des textes plus ou moins pertinents selon ce qu’on veut exprimer ou ce qu’on recherche. Les comptes féministes et associés proposent des idées pour débattre, trouver des individus qui soutiennent les mêmes valeurs, avoir une communauté.
On trouve différents types de contenus féministes sur les réseaux sociaux.
Des comptes veillent à éduquer les utilisateurs par l’humour comme @memespourcoolkidsfeministes. Ce compte partage des memes, c’est-à-dire des images détournées avec humour. Ils servent à nous questionner sur l’actualité et le monde tout en ayant une pointe d’humour.
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meme féministe
D’autres expriment et clament leurs revendications, @clitrevolution a sorti Le Manuel d’activisme du féminisme aux éditions des Femmes. Ce livre permet d’évoquer différentes techniques d’activismes pour faire évoluer la société. C’est une aide pour devenir une féministe active
@legangduclito a réussi à faire entrer un schéma complet du sexe féminin dans des manuels scolaires en faisant une lettre ouverte au Ministre de l’éducation nationale. C’est une avancée féministe.
D’autres médias sur Instagram comme @l’importante.fr @simonemedia.fr informent les utilisateurs par rapport à l’actualité. Cette actualité traitent d'évènements et de personnes généralement féministes ou ayant un rapport avec le féminisme.
@collages_feministes_aix est un compte féministe qui publie des photographies d’affiches collées dans les rues d'Aix-en-Provence avec des messages forts et cinglants pour questionner les passants. Plusieurs villes de France utilisent les mêmes techniques.
C’est intéressant d’utiliser Instagram comme outil pour partager les idées féministes car cette plateforme cible plutôt un public jeune. Certains sont engagés pour différentes causes, cela permet donc à des comptes, des personnalités ou des mouvements de se constituer un public qui va les suivre, transmettre leurs idées ou au contraire exprimer leurs désaccords.
Sur Instagram notamment, on peut insérer des images qui peuvent appuyer le post. Les images sont tout aussi importantes que les posts rédigés et inversement. Elles peuvent avoir plus d’impact parfois, cela peut être une bonne solution pour partager des idées. Avoir un compte et partager des posts sur ce sujet participe à éclairer, à donner à débattre, à apprendre et même à s’amuser pour comprendre notre environnement.
Tous les types de féminismes sur tous les sujets possibles sont présents sur la toile. En passant par les femens qui décident de faire des actions chocs pour capter tous les publics possibles et les faire questionner.
Les féministes libérales, ce sont ceux qui n’accordent pas d'importance entre les sexes dans l’espace public. Ce courant utilise des méthodes réformistes par la voie législative.
L’éco-féminisme est aussi un mouvement en forte croissance avec les marches pour le climat. Ce sont des slogans féministes mélangés aux revendications écologiques. Pour eux, l’écologie doit être repensée comme les relations entre les genres qui ont des similitudes et des causes communes.
Cependant, il faut parfois prendre du recul par rapport aux informations et savoir garder un œil critique sur ce qu'on lit ou voit.
Les réseaux sociaux ont ouvert la porte aux combats féministes qui secouent le XIXe et surtout ces cinq dernières années. Ils ont libéré la parole des femmes et des associations qui défendent les droits et les revendications des femmes. Seulement les réseaux facilitent aussi la propagation d’images néfastes, de clichés et de haine.
On peut notamment citer des femmes ou même plus généralement de personnes tous genres confondus qui postent des photos ou des textes sur la libération des corps. Les corps montrés ou décrits sur les réseaux, et en particulier sur des comptes féministes sont différents, mais ils sont aussi réels. C’est ce qui fait la différence entre les corps des mannequins, des influenceuses et d’autres femmes influentes.
Ces images de corps féminins avec des poils, des vergetures, avec ou sans poitrine, des hanches, du gras dérangent et choquent. Les internautes sous couvert d’anonymat, de liberté d’expression ou autres arguments non valables se permettent de donner des avis souvent méchants et sans fondements. Ces personnes appelées haters dans le jargon d’internet critiquent les femmes, l’image que leur corps renvoie et dévoilent la société conformiste dans laquelle ils sont installés et ne sont pas près de quitter. Le corps des femmes quand il n’est pas instrumentalisé déplait.
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"Mon esprit, mon corps, ma liberté" slogan brandit par une manifestante féministe
Instagram est l’outil d’expression le plus utilisé dans le monde, c’est pourquoi une censure sévère sévit. Et c’est bien souvent le corps des femmes qui en pâtit. Les corps ne rentrant pas dans la norme sont censurés. Les seins et les tétons sont surtout la pomme de la discorde de notre société qui vit à travers les écrans. Sur les photos, ils doivent être floutés, cachés ou sinon le contenu disparaîtra de la plateforme. Et cela que ce soit une photo, un dessin, une peinture. Pourtant les hommes ont eux aussi des tétons. Et ce fait ne leur arrive jamais…
La vision des femmes engagées, dans des combats artistiques, médiatiques, politiques etc. inspire à certains des sentiments négatifs. On assiste même à la censure de comptes ou d'images signalés par des internautes en profond désaccord avec la publication. Ces comportements sont illogiques quand on voit les publications que certains politiques (entre autres) publient sur leurs réseaux sociaux. La femme objet qui sert à mettre en valeur un produit n’est pas propre à Instagram. La publicité a très bien exploité le phénomène. On ne compte plus le nombre de spots publicitaires qui montrent des canons qui mettent en valeur des yaourts, des bouteilles d’eau, des voitures ou du parfum. Sur Instagram c'est ce même genre de femmes (des influenceuses) qui est mis en avant pour vendre des produits.
Les réseaux sociaux veulent développer un escadron d’individus qui serait le porte-parole du féminisme mais comme toute armée les féministes et leurs alliés doivent affronter une cohorte d’ennemis qui veulent les réduire au silence et surveiller leurs moindres faits et gestes.
Le féminisme et son mouvement englobent de nombreuses particularités. La déconstruction des tabous, des valeurs et des injonctions que la société nous donne est une de ces particularités. Les réseaux sociaux, tout comme les fréquentations sont des groupes de pairs qui peuvent nous aider à sortir des valeurs ancrées en nous qu’on nous a transmises durant notre éducation. Ils nous ouvrent à d’autres idées qui peuvent nous correspondre, nous apprendre de nouvelles façons de voir la société.
Emma Watson lors de son discours pour #HeForShe
La femme dans la société a une image installée, elle doit être féminine mais pas trop, elle doit être sensible mais pas hypersensible. Elle doit aussi avoir des connaissances culturelles sans pour autant être supérieure à l’homme sinon cela est agaçant. La femme doit se maquiller tout en restant naturelle. Tout comme l’homme qui a du pouvoir, la société nous impose des dictats de genre auxquels les hommes doivent aussi correspondre. Il ont eux aussi leurs parts d'oppression (la masculinité, la virilité…). Le féminisme permet d’ouvrir les yeux sur les actes, les normes installés et les conditions sociétales dans lesquelles nous vivons.
Nous voyons par exemple que sur Instagram les modèles doivent être parfaits. Ils correspondent à ce qu’il y a de beau selon la société. On ne doit montrer que le positif, le beau sans pour autant se démarquer et montrer la vérité. Les modèles qui ne correspondent pas à la belle image peuvent être méprisés.
L’exemple de Emily Ratajkowski @emrata, un modèle connu internationalement qui a posté une photo d’elle en lingerie, les bras en l’air et non épilée, est parlant. Elle décide de poser avec ses poils sachant qu’elle est connue pour son beau corps parfait. Son corps est son gagne pain. Quoi qu’elle fasse, elle sera toujours critiquée pour des détails. Elle se dit féministe, elle l’a écrit sur un de ses posts, elle défend son corps comme une œuvre d’art.
Etre féministe ne signifie pas garder ses poils, ne pas se doucher et avoir les cheveux gras. L’idée commune d’une féministe, pour certains peut être une femme qui se néglige et ne fait pas attention à elle, qui a une haine envers les hommes. Il faut dépasser cela, on est féministe par ces actes, les valeurs qu’on soutient.
On peut avoir une morphologie X ou Y, n’importe quelle couleur de peau, porter une jupe ou un voile, être épilée ou pas, être un homme ou une femme. Être féminisme ne se définit pas par le physique ou ce que l’on porte mais par les idées soutenues.
Quelques petits conseils de podcasts féministes à écouter pour être incollable sur le féminisme et se payer des grosses barres de rire. Une vidéo humoristique de bloqués. (attention 4 e degré)
Et des livres traitant le sujet
Publié le 23 Janvier 2021
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Quand on parle de la romance, que l’on soit adepte ou non de ce genre littéraire, il faut bien avouer que nous avons tous plus ou moins d'a priori à son sujet.
Permettez-moi donc de déconstruire certains clichés…
1. Qu’est-ce que la romance ?
La romance est un genre littéraire dont les premiers écrits dateraient du XVIIIe siècle. D’origine anglophone, le terme « romance » est un anglicisme qui vient de « romance novel ». C’est celui qui est le plus souvent employé mais, en français, d’autres termes sont parfois utilisés, tels que « roman sentimental » ou « roman d’amour ».
Un des plus anciens de ce genre est le très célèbre Orgueil et Préjugés de Jane Austen, qui est souvent considérée comme l'auteur précurseur de la romance.
Pour en savoir plus sur l'histoire de ce genre littéraire, je vous renvoie à cette page Wikipédia que je trouve très bien construite.
Elle se caractérise par : une histoire sentimentale située au centre d’un récit qui doit parvenir à procurer des émotions au lecteur et qui se termine, bien souvent, par un heureux évènement afin d'apporter une certaine satisfaction émotionnelle.
Il existe plusieurs sous-genre à la romance dont les plus connus sont : la romance contemporaine, la romance historique et la romance érotique, mais aussi la « new romance », sorte de mélange du premier et du troisième, qui, petit à petit, s’impose parmi les autres sous-genres.
Pour une liste plus détaillée des sous-genres de la romance, vous pouvez aller sur ce site.
/!\ Il ne faut pas confondre les romances avec les romans contenant une histoire d’amour. Une romance verra toute son intrigue basée sur le sujet tandis que dans les autres romans cela permettra simplement de donner plus de profondeur au récit et d’y ajouter plus de rythme.
2. La romance n’est-elle qu'une histoire de femmes ?
Une idée reçue que l’on a sur la romance, c’est que ce sont des livres que seules les femmes sont en droit de lire.
Je m’explique…
Quand on pense à la romance, ce qui nous vient en premier à l’esprit ce sont les livres bien niais et tout en clichés. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, en voici un exemple :
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Et il est vrai que la plupart des romances que l'on peut trouver sur les étagères de nos grandes surfaces sont celles éditées par Harlequin, qui ne publie que de la romance pure et dure c’est-à-dire où il y a, généralement, une femme qui a besoin de quelque chose et un homme, viril et dominant, qui va faire en sorte de l’aider ou alors où deux personnes totalement opposées vont avoir le coup de foudre puis finiront ensemble et heureux jusqu’à la fin de leur vie.
Un vrai conte de fée quoi...
Ainsi, ces romans-là prônent l’image de la femme qui a besoin d’un homme dans sa vie pour pouvoir s’accomplir car elle n’a pour uniques buts que de se marier et avoir des enfants.
Ces livres sont écrits dans le but soit de renforcer ces idées auprès du lectorat féminin, les
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hommes n’en ayant donc pas besoin, soit de venir combler un manque d’affection, qui, encore un autre cliché, ne peut pas affecter les hommes.
=> Le contre exemple même de cela pourrait être représenté par Archer's Voice écrit par Mia Sheridan.
Or, la romance est en réalité tellement plus que cela : comme tous les autres romans, elle est source d'évasion du quotidien mais aussi de rêve. Cependant, elle permet aussi de se sentir mieux dans sa peau, d'avoir de l'ambition et de réussir à s'affirmer quant à ce que l'on veut et à ce que l'on est.
Autant les femmes, qui restent pour l'instant la majeure partie du lectorat, que les hommes peuvent se reconnaître dans les romances écrites aujourd'hui car celles-ci se diversifient que ce soit au niveau des cultures abordées que des orientations sexuelles ou encore autour du thème de la recherche d'identité.
Grâce à des héros et/ou des héroïnes qui n'ont plus peur de dire non ou à la présence de personnages secondaires qui vont être compréhensifs et aimants, les lecteurs masculins ou féminins auront de vrais modèles à suivre, avec un comportement sain et basé sur l'acceptation.
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Parmi les plus connus nous avons Moi, Simon 16 ans homo sapiens, écrit par Becky Albertalli.
Ainsi, je pense que l’on peut dire, au moins pour les romances les plus récentes, que ce n’est pas un genre vecteur de préjugés allant dans le sens d’une certaine « domination patriarcale » - bien que certains titres, parfois très populaires, aillent à contre-sens de cela - mais est en réalité libératrice et source de volonté pour être meilleur(e).
Pour approfondir le sujet de la New Romance, je vous renvoie d'ailleurs à cet ancien article.
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
Publié le 16 Janvier 2021
Bonjour à tous et à toutes !
Je vous invite à vous pencher quelques minutes sur la question de la perversion narcissique.
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En ces temps où le trop plein d'informations crée des confusions chaotiques et polémiques, nous oublions parfois que le danger se trouve parfois plus proche de nous que ce que l'on pense.
En effet, il est important de savoir dans quel monde nous vivons et de sans cesse questionner le système afin de ne pas appartenir à une nation manipulée. Mais il est autant important de se rendre compte dans quel climat social nous évoluons. Il n'est pas rare d'être exposé à un parent, un patron, un ami ou encore un conjoint dont la personnalité révèle une grave faille narcissique créant un potentiel danger toxique pour votre vie ainsi que pour votre santé mentale.
Paul-Claude Racamier (1924-1996), psychanalyste français, a trouvé le concept de "pervers narcissique" dans les années 1950. A cette époque, ses recherches portaient davantage sur la psychose et la schizophrénie.
La faille narcissique est une forme de névrose psychologique qui peut devenir une perversion si elle n'est pas détectée à temps et que cela évolue de façon pathologique.
D'autres psychanalystes comme Sigmund Freud, Harold Searles ou encore Marie-France Hirigoyen expliquent bien que nous avons tous en nous des formes de névrose. Ce pourquoi il est nécessaire de bien en définir le terme.
Selon Paul-Claude Racamier, les pervers sont "des noyauteurs pour qui tout est bon d'attaquer le plaisir de penser et de créer. Pour le pervers narcissique, dominent le besoin, la capacité et le plaisir de se mettre à l'abri des conflits internes et en particulier du deuil en se faisant valoir au détriment d'un objet manipulé comme un ustensile ou un faire-valoir.".
En somme, il pratique le harcèlement moral au quotidien sur sa victime. Pour le pervers, sa victime serait un moyen de ne pas délirer, de faire porter à l'autre son chaos et de ne pas sombrer dans la folie (ou entrer en psychose, selon les termes psychanalytiques). Il est aussi important de noter qu'un pervers narcissique mène à l'isolement de sa victime afin de pouvoir exercer sur elle une meilleure emprise. Une fois coupée de tout contact et de conseils bienveillants, la victime sera perdue et confuse entre la séduction toujours suivie des violences du pervers.
Tout comportement déplacé n'est pas pervers. Les pervers narcissiques sont des personnes qui font souffrir leurs victimes, mais ils sont eux-mêmes des résultats de leurs propres souffrances. Ces souffrances remontent bien souvent à l'enfance, selon Freud. D'après le très célèbre psychanalyste, les personnes atteintes de faille narcissique sévère n'ont pas réglé les traumatismes ou les carences affectives de leur enfance. Les mêmes peurs reviennent souvent lors d'un diagnostic du pervers narcissique : manque de confiance en soi, violences physiques et morales, stress, peur de l'abandon, menteur et tendance à la trahison, frôlant quelques fois le sadisme.
Mais le pervers jongle entre différentes humeurs et divers visages où même les plus méfiants d'entre nous peuvent s'y perdre. Alors n'oubliez pas d'être attentifs aux conduites abusives (comportements, gestes, paroles, écrits, actes), pouvant porter atteinte à la personnalité et à l'intégrité physique comme psychologique d'une personne, mettant sa vie et sa santé en péril.
Le pervers et ses pulsions : Témoignage, "Charmant en apparence"
Magali, mariée à Franck, confie : "J'avais remarqué que, quand nous recevions des amis à lui ou que nous allions chez eux, Franck était charmant et que nous pouvions passer une très bonne soirée. Un de ses amis lui aurait confié qu'il me trouvait très belle et aurait ajouté : "ça se respire comme elle t'aime !". A l'inverse, à chaque fois que nous rencontrions mes amis, il en profitait pour faire un scandale, généralement, selon lui, par ma faute. ".
En séparant leurs milieux, Franck protège le sien en se revalorisant en utilisant la présence de sa femme. Mais il n'hésite pas à souiller l'image de sa compagne dans son propre monde et l'en rend responsable. En agissant ainsi, il garde une bonne image auprès de ses amis qu'il conservera en cas de rupture et se décharge de ses pulsions lorsqu'il rencontre les amis de Magali, tout en la culpabilisant.
Nous pouvons tous être traversés par des pulsions négatives (agressives ou autres). Nos valeurs morales et l'image que nous aimerions garder nous en empêchent et nous devons trouver d'autres voies d'évacuation que le passage à l'acte, pour ne pas tomber dans la perversion.
Si vous désirez avoir le point de vue des spécialistes et lire des témoignages à ce sujet, je vous conseille de lire Les Pervers narcissiques de Jean-Charles Bouchoux, le livre Pocket de 2011 qui répond de façon claire, structurée et percutante à ces trois questions : qui sont-ils ? comment fonctionnent-ils ? comment leur échapper ?
Et n'oubliez pas : garder les yeux et l'esprit grand ouverts !
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Publié le 16 Janvier 2021
De l’astrologie à la spiritualité new age, l’ésotérisme a décidément le vent en poupe. Sur les réseaux sociaux, dans les magazines féminins et même dans la mode, la sorcellerie et les pratiques qui y sont associées retrouvent leurs lettres de noblesse. Dans l’attirail de la sorcière moderne, on trouve grimoires, encens, pierres de lithothérapie et… cartes de tarot.
Le tarot, qu’est-ce que c’est ?
Avant d’être le jeu de cartes que nous connaissons toutes et tous, le tarot est un outil de divination bien connu des initié·e·s.
L’interprétation des cartes de tarot, ou tarologie, repose sur un ensemble de croyances occultes quant à l'existence de liens invisibles entre les choses : elle consiste à interpréter les cartes pour en tirer une signification. Plus largement, cette pratique peut être qualifiée de cartomancie.
L'adepte du tarot cherche, en tirant les cartes, à avoir une vision plus précise des évènements passés et à venir à travers une meilleure connaissance de soi. L’interprétation repose à la fois sur la symbolique des cartes et sur l’intuition du consultant qui, en analysant et mettant en lien les différents symboles disposés sous ses yeux, « captera » le message d'un tirage donné.
Rapidement, on a en tête l’image d’Épinal de la voyante qui, à l’aide de sa boule de cristal et de ses cartes, nous prédit un avenir grandiose – ou funeste – dans une atmosphère mystique éclairée de quelques bougies. Mais le tarot est un art dont la pratique remonte à plusieurs siècles, et qui contrairement à la croyance populaire, n’est pas l’apanage exclusif des Bohémiennes.
Petit historique du tarot divinatoire
L'usage divinatoire du tarot pourrait être daté de 1527 avec la parution du Chaos del Tri per uno, essai littéraire de lecture divinatoire avec les cartes de tarot de Teofilo Folengo.
Mais cette source, peu fiable, est sujette à débat ; en réalité, la plus ancienne trace connue de l'approche des cartes de tarot comme outil d’interprétation apparaît à Bologne, ville du Nord de l’Italie, dans la première moitié du XVIIIe siècle.
| Cependant, certaines théories attribuent à cette pratique divinatoire des origines bien plus anciennes, remontant parfois jusqu’à l’Égypte antique. |
Au XIXe siècle, Eliphas Lévi, ecclésiastique et figure de l'occultisme français, développe une théorie qui, associant les 22 cartes majeures aux 22 lettres de l’alphabet hébreu, devient la référence dans le milieu occultiste.
S’inspirant des travaux de Lévi, de nombreux jeux de tarot ont ensuite été créés par différentes sociétés occultistes, notamment françaises et anglo-saxonnes, chacune désireuse de développer un jeu conforme à sa doctrine.
Si les clés d'interprétation de ces jeux se distinguent, leurs iconographies respectives demeurent semblables, la majorité des tarots se basant sur un même modèle, le tarot dit de Marseille. Même le Rider-Waite, tarot devenu la référence outre-Manche et outre-Atlantique, en est une déclinaison.
Source : photo personnelle. De gauche à droite : tarot Rider-Waite (illustré par Pamela Coleman-Smith), tarot de Marseille (illustré par Paul Marteau), tarot del Fuego (illustré par Ricardo Cavolo).
Aujourd'hui, de nombreux artistes se lancent dans la création de leur propre tarot : tout en respectant la structure du jeu, ils illustrent chaque carte dans le style qui leur est propre. Cela donne naissance à des jeux splendides, d'une grande qualité graphique : je pense notamment aux tarots de James R. Eads, Oliver Hibert, Ricardo Cavolo...
Le tarot, mode d’emploi
Pour tirer les cartes, il suffit d’un jeu, d’une bonne mémoire et… de foi.
Comme un jeu de tarot classique, un tarot divinatoire est constitué de cartes d’atout et de cartes de points, dites numérales.
> Les cartes d’atout correspondent aux 22 arcanes majeurs : souvent illustrées, ces cartes représentent des figures allégoriques (Le Bateleur, La Papesse, Le Soleil, Le Diable…), chacune étant associée à divers symboles et interprétations.
> Les cartes de points correspondent aux 56 arcanes mineurs : divisés en quatre familles (Bâtons, Coupes, Épées et Deniers) et numérotés de 1 à 10 (plus le Valet, la Dame et le Roi), ces arcanes ne sont pas sans rappeler le jeu de cartes classique.
Les arcanes majeurs sont utilisés pour une divination symbolique, axée sur la spiritualité et le cheminement personnel du consultant, tandis que les arcanes mineurs sont utilisés pour préciser un tirage (en les tirant par-dessus les arcanes majeurs), ou pour une divination plus « terre-à-terre », axée sur les évènements de la vie quotidienne : les amours, la santé, les finances…
| NB : Avant de commencer les tirages, mieux vaut s’armer de patience ; s’il n’est pas forcément nécessaire de connaître la symbolique de chaque carte sur le bout des doigts, vous serez plus à l’aise en ayant pris le temps d’étudier le jeu en amont. |
Toutefois, la connaissance seule ne suffit pas à l’interprétation : on analyse les cartes au sein d’un tirage. Plusieurs éléments sont pris en compte : l’ordre des cartes, leur position les unes par rapport aux autres mais aussi leur sens (à l’endroit ou à l’envers).
En effet, si chaque carte a une valeur positive ou négative – par exemple, l’Étoile est une carte plutôt positive, tandis que la Maison-Dieu est une carte plutôt négative – sa position dans le tirage ainsi que son orientation peuvent avoir une influence sur sa polarité et donc, sur sa signification.
Il existe de nombreux types de tirages, chacun·e étant libre de choisir celui qui lui correspond le mieux, mais le plus connu est le tirage dit en croix, dont la simplicité est idéale pour débuter.
Mais le tarot, ça fonctionne vraiment ?
Les plus sceptiques d’entre nous n’auront probablement pas lu jusqu’ici.
Mais pour n’importe quelle personne qui s'intéresse à la spiritualité et plus largement, au développement personnel, le tarot peut être un outil de guidance intéressant.
« Divination » est une appellation trompeuse ; en réalité, il est difficile, si ce n’est impossible, de voir l’avenir dans des cartes sur lesquelles figurent simplement des illustrations symboliques.
Cependant, les cartes peuvent aider dans des moments clés de l’existence. Loin d’être un instrument de vérité absolue, le tarot permet de prendre du recul sur une situation et de l’aborder sous un angle nouveau, afin de faire les meilleurs choix possibles.
Plus qu’un message de l’invisible, c’est un message de soi-même, une simple matérialisation de ces intuitions auxquelles nous n’avons pas forcément accès à un niveau conscient.
Si la tendance actuelle peut agacer les adeptes de la première heure, elle a le mérite de démystifier la pratique du tarot qui, loin d'être une science obscure d'illuminés, peut permettre à tout un·e chacun·e de faire la lumière sur son chemin de vie.
Alors, à vos cartes... prêts... partez ! 😁🔮
Coline S.

Publié le 9 Janvier 2021
Les mots sont nos armes de résistance
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« La favela tentaculaire de Paraisópolis, qui abrite plus de 100 000 habitants, est entourée de gratte-ciel dans le quartier de Morumbi, l'un des plus riches de la ville de Sao Paulo ». Photo de Gui Christ - National Geographic ©.
La littérature marginale ou périphérique fait référence à la littérature produite par des auteur·e·s qui vivent dans les périphéries de grandes villes brésiliennes. C’est un élément fondamental de la culture populaire urbaine.
L’origine du mouvement
La littérature marginale
Le concept de marginal, dans la littérature brésilienne, apparaît dans les années 1970, avec la Poésie Marginale ou la Génération miméographe, formé par des poètes qui souhaitent faire une rupture avec tout le modèle littéraire de l’époque. De cette manière, le sens de marginal est lié aux écrivains considérés comme en marge de la production éditoriale, non incluse dans le canon littéraire, à la subversion du pouvoir académique et linguistique, en cherchant à contempler les classes défavorisées. Cependant, la grande majorité des auteurs de ce mouvement appartenaient aux classes sociales moyennes et supérieures.
La littérature périphérique
À la fin des années 1990, la nomenclature marginale acquiert de nouveaux contours pour représenter un nouveau groupe d'écrivains, issu de périphéries brésiliennes, principalement de São Paulo. Ayant pour thème principal « la vie dans les favelas », la culture hip hop, les problèmes sociaux, sans avoir à se soucier de la norme littéraire du monde classique. Étant un manifeste pour donner une voix à la société qui vit au bord de la survie, la littérature périphérique est devenu un cri de la société elle-même au monde, de ceux qui lisent et peuvent également être lus.
Les auteur·e·s
La première représentante de la littérature périphérique fut Maria Carolina de Jesus, femme noire, mère célibataire de trois enfants et favelada. Elle est née le 14 mars 1914 à Sacramento, dans l’état de Minas Gerais, dans une communauté rurale, fille de parents analphabètes.
Maria Carolina a été découverte dans les années 1950 par le journaliste brésilien Audálio Dantas lorsqu’il remarque que certains adultes détruisaient des jeux pour enfant installés dans un parc public et qu’elle a menacé de dénoncer les vandales, en faisant d'eux des personnages dans ses livres de mémoires.
En voyant la scène, le jeune journaliste a entamé un long dialogue avec Maria Carolina, qui a révélé qu'elle possédait de nombreux cahiers dans lesquels elle racontait le drame de sa misère et de la vie quotidienne dans la favela du Canindé, où elle vivait avec ses trois enfants. Dantas a été impressionné par la puissance littéraire et poétique de cette femme et s'engage à promouvoir et à trouver un éditeur pour publier ses livres.
Finalement en 1960 Maria Carolina de Jesus publie son premier livre Quarto de Despejo : Diário de uma favelada aux éditions Francisco Alves. Cet ouvrage qui a eu un grand succès est bien accueilli par le public et les médias, qui montrent un grand intérêt pour le récit de la dénonciation sociale si en vogue dans les années 1950 et 1960. Traduit en 13 langues et diffusé dans 40 pays. Il a été publié en France en 1962 sous le titre Le dépotoir par les éditions Stock.
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La première édition brésilienne de Quarto de Despejo chez Francisco Alves (1960).
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La première édition française de Le Dépotoir chez Stock (1962).
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"La vie est comme un livre. Ce n'est qu'après l'avoir lu que nous savons ce qu'il contient. Et nous, quand nous sommes à la fin de notre vie, nous savons comment s'est déroulée notre vie. La mienne, jusqu'à présent, est noir. Le noir est ma peau. Le noir est là où je vis".
Au milieu de l’actuelle crise sanitaire, économique et sociale majeure, le travail de Carolina Maria continue d'être actuel et même 60 ans après la première publication, elle gagne la reconnaissance méritée et l'admiration du public, tant au niveau national qu’international. Ses œuvres sont présentes dans plusieurs débats sur la question des femmes noires et des inégalités sociales dans la culture brésilienne.
Il est important, indépendamment de la culture et de la classe sociale, que tous les gens se sentent représentés d'une manière ou d'une autre, que ce soit dans la production littéraire, musicale, cinématographique, etc.
Maria Carolina de Jesus représente une partie de la population qui manque d'éducation, de santé, de sécurité et d'accès à la culture. Voir l'une d'entre nous, issues des classes populaires, devenir une référence littéraire, est d'une joie incommensurable et c'est pourquoi il est important de la diffuser et de la soutenir.
Dans le scénario de la littérature périphérique contemporaine nous avons des écrivains qui ont réuss à vivre de leur plume, tel que Paulo Lins célèbre pour sa publication de Cidade de Deus publié en 1997 chez Companhia das Letras et paru en France chez Gallimard dans la collection Du monde entier sous le titre Cité de Dieu. L’adaptation au cinéma a eu un énorme succès et a permis la reconnaissance de l’auteur ainsi que l’immortalisation du personnage Zé Pequeno.
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Ferréz, Sérgio Vaz et Giovanni Martins eux aussi sont des grandes références de la littérature périphérique contemporaine, traduits en plusieurs langues dont le français. Ces auteurs utilisent les mots comme armes de résistance pour lutter contre l'inégalité sociale si présente sur le territoire brésilien.
La maison d’édition Anacaona axée sur la littérature de la diversité, est l’une des plus importantes maisons d’éditions françaises, dédiée à la traduction et à la publication de la littérature périphérique brésilienne contemporaine. Plus que publier des livres, cette maison d’édition soutient ce genre littéraire en aidant les auteur·e·s à émerger et à être reconnu·e·s au-delà des frontières brésiliennes.
Je vous invite à découvrir l’univers de la périphérie au travers de cette littérature puissante et résistante.
Bonne lecture !
Et bonne année 2021 😊
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Les éditions Anacaona : livres brésiliens et romans brésiliens
Anacaona est la maison d'éditions française dédiée à la littérature brésilienne. Découvrez nos auteurs brésiliens et nos romans brésiliens
BIBLIOGRAPHIE
La littérature des périphéries Brésiliennes [En ligne] [consulté le 26 décembre 2020]. Disponible sur : https://www.anacaona.fr/je-suis-toujours-favela/les-27-nouvelles-de-je-suis-toujours-favela/la-litterature-peripherique/
Carolina Maria de Jesus [En ligne] [consulté le 26 décembre 2020]. Disponible sur :
http://www.letras.ufmg.br/literafro/autoras/58-carolina-maria-de-jesus
ALVES PEREIRA Rubens Hera : un espace pour la poésie brésilienne contemporaine [En ligne] [consulté le 26 décembre 2020]. Disponible sur : https://books.openedition.org/pur/34839?lang=fr
BERTOL Rachel : La littérature entre dans les favelas. [En ligne] Le Monde [consulté le 26 décembre 2020]. Disponible sur : https://www.anacaona.fr/info-favela/la-litterature-entre-dans-les-favelas/
REYES Alejandro La literatura periférica/marginal: ¿Una alternativa para nuestros tiempos? [En ligne] [consulté le 26 décembre 2020]. Disponible sur :
SALGADO Fernanda : Literatura periférica e seus autores [En ligne] [consulté le 26 décembre 2020]. Disponible sur : https://blog.enem.com.br/literatura-periferica-e-seus-autores/
SOUTO SALOM Julio : La literatura marginal periférica y el silencio de la crítica [En ligne] [consulté le 26 décembre 2020]. Disponible sur : https://scielo.conicyt.cl/scielo.php?script=sci_arttext&pid=S0718-22952014000300013

Publié le 2 Janvier 2021
Cette année les fêtes de Noël ont une saveur particulière à cause des évènements qui ont gâché toute l’année 2020, alors il est urgent de leur redonner du goût !
Et pour cela rien de mieux que les traditionnelles comédies de Noël réconfortantes. En pyjama ou en jogging, seul(e) ou accompagné(e), avec des chocolats ou des madeleines c’est vous qui choisissez la manière dont vous souhaitez être replongé dans vos plus grandes joies d’enfant.
Un bref rappel historique
Les comédies de Noël semblent apparaître dans la première moitié du XXe siècle. Les années 40 sont l’âge d’or des comédies aux États-Unis et celles de Noël s’y développent. D’abord prétexte ou simple toile de fond, Noël devient peu à peu le sujet principal, il permet aussi d’illustrer des thèmes plus profond. Avec la comédie sentimentale «The Shop around the corner»(«Rendez-vous») sorti en 1939, Ernst Lubitsch parle déjà à cette époque, par le prisme des fêtes de fin d’année, de la solitude auxquels sont confrontés les individus, mais aussi de leur besoin d’affection et d’attention qui se voit décuplé durant cette période festive et familiale.
À partir de là, les comédies romantiques de Noël prennent de plus en plus d’ampleur et s’imposent comme un genre incontournable durant la période clé de la fin d’année. Le public est séduit et s’enthousiasme à leur sortie. Le film de Lubitsch est suivi de près par ce qui sont aujourd’hui nos « classiques » comme «It’s a wonderful life» de Frank Capra datant de 1946, «Miracle on 34th Street» de George Seaton en 1947, «Le Père Noël est une Ordure» de Jean-Marie Poiré sorti en 1982, ou encore «A Christmas Story» de Bob Clark, un classique américain sorti en 1983. Poursuivons avec l’indémodable «Gremlins» de Joe Dante qui marqua toute une génération dès 1984, et finissons avec «How the Grinch Stole Christmas» («Le Grinch») de Ron Howard, interprété par le fabuleux Jim Carrey en 2000.
Ces comédies, souvent teintées ou recouvertes de romantisme, sont importantes dans l’histoire du cinéma. Comme fréquemment, les scénarios américains s’imposent, mais tous nous offrent de merveilleux moments, entre rires et larmes, à partager en famille.
L'analyse tout à fait sérieuse des comédies romantiques de Noël Ou plutôt d’UN film de Noël car il faut avouer qu’ils sont tous plus que semblables…
Pour amener cette analyse académique nous commençons en posant le décor. En effet certains éléments sont indispensables à un comédie romantique de Noël : il faut que l’action se situe relativement proche des fêtes de fin d’année sans blague ? Si si je vous le jure. La neige et le froid sont requis, tout comme les illuminations et les décorations à l’extérieur des bâtiments. Voilà le décor est là, nous avons froid, ça sent le chocolat et le vin chaud : c’est Noël.
Il nous manque encore la décoration à l’intérieur des habitations et notamment de l’énorme sapin de Noël à l’américaine, qui est parfaitement équilibré, harmonieux et ne perd aucune épines évidemment…, les chaussettes accrochées par dizaine à l’imposante cheminée, et in fine les paquets impeccablement emballés.
Ensuite venons-en au sujet du film lui-même, car ce n’est bien souvent pas que Noël. La présence d’un narrateur en voix off est primordiale si le conte est l’effet recherché. Qu’elle soit ou non présente, le film se concentre sur un personnage principal, du moins c’est ce que nous croyons, car nous découvrons vite que celui-ci nous présentera finalement une multitude de tranches de vies qui se rejoignent fréquemment à la fin du long métrage pour le réveillon de Noël.
La famille est un thème centrale : Noël c’est la fête de famille par excellence. À cette occasion toutes les tensions sont censées cesser l’espace d’une soirée, durant laquelle l’amour renaît et où la famille détruite et éparpillée aux quatre coins du pays doit se réunir pour partager un prodigieux repas gargantuesque.
L’autre thème important c’est l’amour. Mais généralement nos personnages sont des êtres brisés qui ne croient plus à l’amour, ne sont pas heureux et ont du mal à se retrouver en famille entourés de modèles de réussite sociale et familiale quand eux ont l’impression d’avoir raté leur vie on ne compte plus le nombre de « faux » couple qui se forment à l’approche des fêtes dans les comédies romantiques, et cela pour que la famille ne s’inquiète plus de l’éternel célibat du personnage principal. Parfois aussi, ils ont en horreur les fêtes de fins d’années. Mais comment est-ce possible ?! C'est un peu comme ceux qui n'aiment pas les films de Noël !! Heureusement ça ne dure jamais bien longtemps…
Mais eh oh ce sont quand même des comédies romantiques non ? pardonnez-moi je me suis emballée mais le mélodramatique, avec l’année qu’on vient de passer, ça va deux secondes ! On reprend, et plus gaiement s’il vous plait. Malgré ce côté dramatiquement introspectif, ce sont surtout des personnages drôles, un peu décalés, qui font tout pour éviter de vivre ces fêtes mais qui finiront par les vivre de gré ou de force, et qui sont particulièrement attachants et touchants. Le film s’articule en voyage initiatique vers la découverte de l’amour de soi et de l’autre, en effet le célibataire endurci trouve l’amour ou se réconcilie avec l’idée d’aimer.
Pour finir, à la fin du film tout le monde se réconcilie, tombe amoureux et trouve un sens à sa vie, au même moment où le Père Noël apparaît dans un coin de l’écran pendant que tous dégustent la bûche.
Ces destins entremêlés, triomphant dans le bonheur à la fin du film finissent par atteindre un degré universel qui permet de nous identifier à eux. Attention sortez les mouchoirs. Tout en mettant à l’honneur cette fin d’année pleine de présents et de lumière, ces films illustrent surtout la nostalgie qui nous prend tous au moment des fêtes ou juste après elles : pendant ce court instant nous sommes ensemble comme au bon vieux temps et nous savons que cette occasion ne se présente maintenant plus qu’une fois par an, quand la chance est avec nous alors qu’avant c’était tous les jours et nous ne nous rendions pas compte du bonheur que nous avions à portée de main, trop emballés dans le rythme infernal de nos vies. Alors nous profitons de ces quelques jours que nous offre l’année auprès de nos proches.
Petit interlude culinaire pour accompagner votre visionnage parce qu'on regarde toujours mieux en mangeant c'est bien connu !
Recette de « Cake marbré au chocolat »
Par Cyril Lignac dans son livre Fait Maison N°1 publié aux Éditions de La Martinière
Des alternatives Vegan seront proposées entre parenthèses (mais je ne les ai pas testées)
- Temps de préparation : 20 min - Temps de cuisson : 45 min - Pour 4 personnes -
Les ingrédients de la pâte à la vanille :
Les ingrédients de la pâte au chocolat :
1re étape
Préchauffer le four à 165 C°. Beurrer et fariner le moule à cake.
2e étape
La pâte à la vanille d’abord. Fendre la gousse de vanille dans la longueur, gratter la pulpe avec les graines, mettre le tout dans le sucre pour lui donner le goût de vanille.
Dans une casserole, faire fondre le beurre.
Dans un saladier, fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre vanillé. Ajouter la crème liquide, puis la farine et la levure, fouetter de nouveau. Incorporer le beurre fondu. Garder le mélange de côté.
3e étape
Et maintenant la pâte au chocolat. Faire fondre le beurre dans la même casserole. Dans un saladier, fouetter les jaunes d’œufs avec le sucre et le cacao.
Ajouter la crème liquide, puis la farine et la levure.
Incorporer enfin le beurre fondu.
Garder le mélange de côté.
4e étape
Dans le moule, verser la moitié de la pâte à la vanille, puis la pâte au chocolat, puis la moitié restante de la pâte vanille.
Avec une maryse, former des marbrures et enfourner pour 45 minutes.
Démouler et déposer sur une grille.
Astuce : Vérifier la cuisson avec la pointe d’un petit couteau : quand il sort gras sans pâte, c’est que le cake est cuit.
Remarque :
Ce gâteau est super bon !
Une petite part, un pyjama, un plaid et hop !
Je vais même vous présenter un petit accompagnement…
Recette de « Soupe de chocolat au lait, glace vanille »
Par Cyril Lignac dans son livre Fait Maison N°1 publié aux Éditions de La Martinière
Des alternatives Vegan seront proposées entre parenthèses (mais je ne les ai pas testées)
- Temps de préparation : 15 min - Temps de cuisson : 10 min - Pour 4 personnes -
Les ingrédients :
1e étape
Placer un saladier dans le congélateur.
Hacher ou casser en morceaux le chocolat dans un saladier.
2e étape
Dans une casserole, faire chauffer 20 cl de crème liquide entière. Verser sur le chocolat et mélanger à l’aide d’une spatule jusqu’à ce que le mélange soit bien lisse.
3e étape
Monter en chantilly le reste de la crème liquide bien froide dans le saladier rafraîchi.
Mélanger un quart de la crème au chocolat, puis incorporer délicatement le reste de la chantilly à la maryse pour obtenir une mousse ou une crème.
4e étape
Au moment de servir, verser la mousse dans une casserole, faire chauffer doucement et émulsionner au fouet.
Servir cette soupe sur une boule de glace.
Remarque :
La glace n’est pas indispensable, la soupe peut être bu comme un chocolat chaud ou servir à tremper le gâteau pour plus de gourmandise.
Cependant, gardez en tête qu’elle n’est constituée que de crème fraîche entière et de chocolat au lait, eh oui désolée mais c’est les fêtes, vous reprendrez le sport en janvier ce qui en fait une préparation très gourmande mais pesante sur l’estomac. À consommer avec modération donc.
Pour aller plus loin :
Je vous conseille ce coffret Larousse qui présente une multitude de recettes de chocolats chauds et de petites patisseries faciles à réaliser. De plus le mug est drôlement mignon !
Liste des meilleurs, des meilleurs, des meilleurs films de Noël (cette liste n’est pas exhaustive) voilà toc ! En disant cela je me protège de toutes réclamations.
Une américaine hermétique à l’amour et une anglaise un poil trop sensible et manipulable, qui échangent leurs maisons à la période des fêtes pour prendre du recul et qui trouveront finalement un bonheur bien plus grand que ce qu’elles auraient pu imaginer.
Un merveilleux moment vous attend aussi drôle qu’attendrissant accompagné des deux fabuleuses actrices que sont Cameron Diaz et Kate Winslet.
Un film de Noël qui commence comme une comédie mais qui tourne au drame, sa construction est un peu oppressante mais reste intéressante pour les messages qu'il délivre. Et surtout, il se passe à Noël !
Une famille éparpillée et des amours déçues, qui doivent se retrouver pour un dernier noël symbolique. Mais peut-être pas le dernier finalement…
Un petit classique ça fait pas de mal.
Des tranches de vie passionnées et bien amusantes avec comme point commun l’amour. Et je vous parle même pas du casting !
Déganté et coloré, ce film est une ode aux fans de Wham! qui n’aime pas ce groupe?... Mais attention aux larmes.
Une romance adolescente qui nous met dans l’ambiance et les pieds dans la neige !
Avec cela vous devriez passer un bon moment cocooning pour finir les fêtes de Noël. Mais malheureusement ce ne sont que des films et je pense qu’il est important de s’en souvenir parce que le risque est grand au moment où l'écran s'éteint, surtout si nous n'avions pas pris conscience qu'il ne s'agissait que d'une fiction, car soudain on se rend compte qu’il nous reste une tonne de travail à finir et le ménage à faire... ça sent le vécu. Mais ils nous auront permis de passer un moment magique où le plus grand drame, c'est que les enfants apprennent par mégarde que le Père Noël n'existe pas mais chuuuuut !!.
Pour vous consoler, pensez que ça recommence chaque année, plus que 362 jours avant le prochain réveillon !
Et voilà c’est déjà fini, je lance le générique. (Et si on veut soutenir l'industrie du cinéma pour qui ça ne va pas fort en ce moment, on lit TOUT le générique)

Publié le 1 Janvier 2021
Publié le 29 Décembre 2020
Froid sur du pain d’épice, du pain grillé, accompagné de confit d’oignon de figue ou encore de fraise, chaud, poêlé avec des marrons grillés, des asperges, des pommes de terre, le foie gras est sur toutes les tables en période de fête de fin d’année !
Aujourd’hui le foie gras fait partie intégrante du « patrimoine culturel et gastronomique » de la France, pourtant il a été découvert en Egypte. Ce mets, prisé pour les fêtes de fin d’année, est produit principalement en France, premier producteur, qui représente ¾ de la production mondiale. Mais au fait, comment est-il produit ?
Un peu d’histoire
La légende raconte que c’est sous l’ancien empire égyptien que le foie gras a été découvert grâce à l’observation des palmipèdes migrateurs. Les égyptiens ont constaté que les animaux faisaient le plein de graisse avant d’entreprendre leur voyage. A la suite de cette découverte, les égyptiens ont mis en place la technique du gavage. D’ailleurs les archéologues ont découvert des bas-reliefs attestant que cette technique était répandue.
Après J.-C. les grecs inventent des recettes à base de foie gras et certains vont même jusqu’à donner des conseils pour engraisser les animaux.
Puis c’est au XVII et au XVIIIe siècle que se développe cette pratique en France à cause d’une augmentation de la démographie qui pousse les campagnes à entreprendre de nouvelles cultures. A l’Est et au Sud-Ouest les palmipèdes étaient déjà largement consommés afin de faire face à l’hiver mais c’est grâce à l’entonnoir que le foie gras commence à être vendu sur les marchés.
Mais c’est au XIXe siècle que les grandes maisons de foie gras voient le jour. Le Sud-Ouest devient une place importante de ce que l’on appelle les « Marchés au Gras » qui sont toujours renommés.
Aujourd’hui, le foie gras est un véritable paradoxe juridique. Pour obtenir l’appellation de foie gras, le produit doit obligatoirement être obtenu par gavage selon l’article L. 654-27-1 du Code rural. Mais en y regardant de plus près, la réglementation européenne dit bien que les animaux ne doivent pas être alimentés ou abreuvés de telle sorte qu’il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles. L’entrée du foie gras dans le patrimoine français a donc pour avantage de protéger ce mets des défenseurs du bien-être animal.
Le gavage, un phénomène naturel ?
La majorité des canards sont migrateurs à l’état sauvage. Pour préparer ce périple ces animaux s’engraissent mais il est important de noter que ce gavage est relatif car les animaux doivent rester en bonne santé pour voler. Pour assimiler au mieux les graisses, les palmipèdes mangent tout au long de la journée contrairement au rythme qu’on leur impose pendant la période de gavage.
Les canards élevés pour leurs foies sont des Mulards, une espèce hybride issue d’un croisement. Ces canards sont donc stériles, ne savent pas voler et sont dépourvus d’instinct migratoire. Aucunes pulsions primaires ne les poussent donc à se gaver.
C’est après deux mois et demi d’élevage que vient la période de gavage qui dure en moyenne une quinzaine de jours. Les animaux sont alors forcés artisanalement ou mécaniquement à ingurgiter entre 0.5 et 1kg de nourritures 2 à 3 fois par jours. La mixture administrée se compose de maïs, d’eau et d’additifs. Elle a pour objectif de faire grossir le foie le plus vite possible.
Il est vrai que même à l’état naturel le foie augmente de volume mais pas dans des proportions si démesurées. Normalement la graisses se stocke sous la peau et principalement au niveau de la poitrine. Si le foie prend une telle dimension c’est parce que les graisses produites par le gavage n’ont pas le temps d’être correctement assimilées par les tissus de l’animal. D’ailleurs pendant cette période le taux de mortalité est multiplié entre 7 et 20 fois.
Cette pratique n’est pas sans conséquences. Les animaux ont du mal à respirer, à se déplacer et à fournir un effort soutenu, car le foie, qui atteint presque 10 fois son volume normal, compresse les poumons. D’ailleurs, diarrhées et halètements viennent attester des souffrances de l’animal.
Le Comité scientifique de la Commission européenne sur la santé et le bien-être des animaux a observé, qu’avant une séance de gavage et après, les animaux ont un comportement d’évitement par rapport à la personne qui les a gavés.
Alors oui il existe du foie gras sans gavage et respectueux des animaux mais il est rare. De plus il ne peut pas se vendre sous l'appellation "foie gras" puisque comme nous l'avons vu, pour l'obtenir, le gavage est obligatoire.
Aller plus loin ? C'est ici.
Jade T.

Publié le 18 Décembre 2020
Le département ferme ses portes jusqu'au lundi 4 janvier.
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