Publié le 8 Juin 2023
Le réseau AMU est en cours de restauration. Nous retrouvons peu à peu nos services. Nous sommes d'ores et déjà joignables de nouveau sur nos messageries professionnelles.
Les Métiers du livre d'Aix-en-Provence (IUT, département Info-Com)
Publié le 8 Juin 2023
Le réseau AMU est en cours de restauration. Nous retrouvons peu à peu nos services. Nous sommes d'ores et déjà joignables de nouveau sur nos messageries professionnelles.
Publié le 8 Juin 2023
⚡ Le réseau internet (téléphone compris) d'Aix-Marseille Université a été interrompu pour une durée indéterminée. Tous les sites sont touchés. L'université ainsi que les composantes ne sont donc plus joignables. Merci de votre compréhension.
Publié le 31 Mai 2023
Préambule concernant le matériel informatique
La formation exige une utilisation fréquente et avancée des logiciels Word, Excel, PowerPoint notamment. Le pack office vous est fourni par l'université pendant votre formation avec l'activation de votre ENT. Vous devrez donc être équipé d'un ordinateur vous permettant d'installer le pack Office (ceci exclut d'emblée les ordinateurs de type ChromeBook) et être équipé d'une caméra pour une utilisation complète de Zoom (PC avec Windows ou Mac /iOs).
Bibliographie BUT1
Tous ces ouvrages sont disponibles et empruntables à la bibliothèque du département, et beaucoup aussi à la bibliothèque universitaire des Fenouillères ou à celle de l’INSPE.
Suivez le compte Twitter du département @MDLAix https://twitter.com/MDLAix
• Lire Le Discours de Stockholm d’Albert Camus. Dans ce texte Albert Camus dit « la noblesse du métier d’écrire » et remet « l’écrivain à sa juste place. » (On trouve le texte sur Internet ou dans la collection "Folio")
• Si vous êtes sur Instagram, twitter ou Tik-Tok : s’abonner au compte des maisons suivantes :
Actes Sud, Albin Michel, Gallimard, Flammarion, Éditions POL, Au Diable Vauvert, Le Tripode, Monsieur Toussaint Louverture, Zulma, Le Dilettante, Stock, Fayard, Le Seuil, Grasset, Editions Le Sous-sol, Aux Forges du Vulcain, La Ville Brûle, Hors d’atteinte, Anamossa, La Fabrique, Éditions WildProject, Le mot et le reste, Julliard, Robert Laffont, La Table Ronde, Verticales, Les éditions de Minuit, Plon, Denoël, Calmann-Lévy, Le Nouvel Attila, éditions Corti, éditions de l’Aube, édition de la découverte, L’Iconoclaste, Les Arènes, Éditions Dalva, Le Castor Astral, Sabine Wespieser, Liana Levi, Les Avrils...
Les groupes : Editis, Hachette, Bayard,
BD : L’Association, Sarbacane, Cornélius, Dupuis, Casterman, Futuropolis...
Métiers : cde_diffuseur
• Écouter l’émission de votre choix sur Book-makers d’Arte Radio : https://www.arteradio.com/serie/bookmakers/1627
Richard Gaitet interviewe des écrivains (et un éditeur ! ) : passionnant, sur la création littéraire.
(Vous pouvez aussi tout écouter !)
Mathieu Persan, Jamais sans mon libraire, Editions Novice, 2023, 9782492301223, 5,00 €
Jacques Layani, Chronique de quelques librairies marseillaises, L’Harmattan, 2022, 9782140262777, 12,50 €
Maël Renouard, Éloge des librairies, Rivages Poche, 2022, 9782743653279, 7,50 €
Vincent Puente, Le Corps des libraires : histoire de quelques libraires remarquables & autres choses, La bibliothèque, 2021, 9791093098715, 8 €
Christian Thorel, Essentielles librairies, 2021, Gallimard, 9782072951121, 3,90 €
Le cours s’articule pendant les deux semestres de première année autour d’une histoire de la littérature française du Moyen Âge à nos jours, établissant des ponts avec les domaines politique, artistique et technique. Parallèlement, des œuvres du programme ci-dessous, toutes publiées dans la seconde moitié du XXe siècle, seront supports d’analyses.
Œuvres étudiées ou abordées pendant l’année (vous pouvez « piocher » dans ces listes dès à présent, c’est-à-dire que sans être « obligatoires » ces lectures, au moins cinq ou six, sont fortement conseillées) :
• Anthologie de la poésie du XXe siècle, tome I. Poésie Gallimard, 2000 (vous pouvez vous procurer le coffret avec les deux tomes car le tome II est au programme de la deuxième année...), 8,40 €, le tome I, 17,40 €, le coffret. Lire les pages concernant les poètes les plus connus (par exemple : Claudel, Jammes, Valéry, Fort, Jarry, Fargue, Jacob, Apollinaire, Larbaud, Cendrars, Supervielle, Perse, Cocteau, Tzara, Éluard, Breton, Artaud, Aragon, Soupault, Péret, Desnos, Michaux, Prévert, Tardieu, Queneau, Senghor, Ponge, Char…)
Lectures connexes et facultatives en résonance avec les métiers du livre :
Les épuisés, signalés par *, sont à trouver en bibliothèque ou d’occasion.
Si vous êtes intéressés par la littérature contemporaine, vous pouvez lire les livres de la sélection du Prix des lycéens et apprentis de la Région Sud. Elle sera mise en ligne sur le site https://prixlitteraire-regionsud.fr/ début juillet. Je la relaierai aussi sur notre blog.
Depuis de nombreuses années plusieurs étudiants de BUT1 volontaires y participent pour animer des rencontres avec des apprentis et des détenus. Il est probable que ce soit encore le cas cette année.
Nombre d’entre vous participera à la Fête du livre d’Aix en octobre prochain organisée par les Écritures croisées. Je vous communiquerai le nom des invités sur le blog dès que nous les connaitrons, sans doute dans le courant de l’été.
Bonnes lectures, bon été 😊 !
Publié le 28 Mai 2023
Tous les livres sont empruntables au CDI, y compris pour la durée de l’été. À bon entendeur
Eric Hazan Pour aboutir à un livre, La Fabrique.
Tout est dans le titre. Très intéressant pour réviser ce que nous avons vu en première année. Eric Hazan est le fondateur de La Fabrique, maison qui fête ses 25 ans cette année.
Pour les curieux :
Philippe Vilain, La Passion d'Orphée, Grasset, 2020. Dans ce court essai, Philippe Vilain examine la littérature française à l'heure de sa marchandisation.
Et quelques livres sur l’édition, les écrivains, l’écriture… (Romans, biographies, nouvelles, correspondances, BD…), voici une sélection de livres (romans, essais, biographies, correspondances, récits, mémoires…) qui mettent en scène un auteur ou un éditeur, ou qui se déroule dans une maison d’édition.
• Mon année Salinger, Joanna Smith Rakoff, récit (Albin Michel, 2014)
A la fin des années 90, Joanna, qui vient de terminer ses études de lettres, s’installe à New York où elle trouve un poste d’assistante dans l’agence littéraire de Salinger.
• Endetté comme une mule, Eric Losfeld, Tritram, 11,40 euros, 2017 (réédition).
Pour découvrir l’éditeur des surréalistes et de nombreux textes sulfureux. Ces mémoires fourmillent d’anecdotes – souvent drôles – et de récits sur les rencontres de Losfeld avec des figures de la littérature de l’entre-deux-guerres.
• Trois pas en arrière, Henry Muller (première parution 1952), « La petite vermillon », La Table ronde, 2002, 7 euros. En 1923, Henry Muller est engagé au service des manuscrits des Éditions Grasset. Il y accomplira toute sa carrière d’éditeur et deviendra secrétaire général de la maison. Dans ce livre de mémoires, il raconte vingt ans de la vie littéraire parisienne.
• Jean-Philippe Toussaint, L’urgence et la patience, Éditions de Minuit, 2015 – essai
• Christian Garcin, Jibé, Arléa, 2014 – Portrait intime de l’éditeur Jean-Bernard Pontalis.
• Jean-Claude Lamy, René Julliard, Julliard, 1992 – biographie.
• Jean-Jacques Pauvert, La Traversée du livre. Vivian Hamy, 2004 – Mémoires.
• Pierre Belfond, Les Pendules de Victor Hugo, Fayard, 1994 – Mémoires.
• Robert Laffont, éditeur, Robert Laffont, 1974 – Mémoires.
• Chantal Aubry, Pauvert l'irréductible, Une contre-histoire de l'édition, L’échappé, 2018 – Biographie
• Jean-Marc Parisis, La mort de Jean-Marc Roberts, La Table Ronde, 2013 – récit sur l’éditeur.
• José Corti, Souvenirs désordonnés, José Corti, 1983 – Mémoires.
• Michel Mohrt, Ma vie à la NRF, Les équateurs, 2005 – Mémoires.
• Charles Bukowski, Sur l’écriture, Au Diable Vauvert, 2018 – Correspondance
• Georges Picard, Cher Lecteur, José Corti, 2017 – récit
• L.-F. Céline, Lettres à la NRF, Gallimard, 2001, « Folio » – Correspondance
• Yann Quéfélec, Naissance d’un Goncourt, Calmann-Lévy, 2018
• Caryl Férey, Comme devenir écrivains quand on vient de la grande Plouquerie international, Le Point, 2013.
• François Bégaudeau, La Politesse, Verticales, 2015 – roman
• Julia Kerninon, Une activité respectable, Éditions du Rouergue, 2017 – récit
• Joyce Carol Oates, La foi d’un écrivain, Philippe Rey, 2018 – essai
• Stephen King, Écriture, Albin Michel, 2000 – récit
• Sophie Divry, Rouvrir le roman, Notabilia, 2017 – essai
• Jack London, Martin Eden, (il existe plusieurs éditions) – roman
• Patrick Autréaux, La Voix écrite, Verdier, 2017 – roman
• Margueritte Duras, Écrire, Gallimard
• David Foenkinos, Le mystère Henri Pick, Gallimard, 2016 – roman
• Thomas Wolfe, L’histoire d’un roman, Édition sillage, 2017 – récit
• Bernard Frank, Un siècle débordé, Flammarion, 1987 – roman
• Françoise Sagan, Du bleu à l’âme, Stock, 2014 – roman
• Iegor Gran, Le Truoc-nog P.O.L, 2003 – roman
• Pascal Lainé, Sacré Goncourt ! Fayard, 2000 – roman
• Philippe Ségur, Écrivain (en 10 leçons), Buchet Chastel, 2006
• Vincent Ravalec, L’Auteur, Le Dilettante, 1995 – roman sur les heurs et malheurs de la vie d’écrivain.
• Roland Barthes, Le Plaisir du texte, Le Seuil, 1973, Point Seuil,
• Carol Sklenicka, Raymond Carver : une Vie d’écrivain, L’Olivier, 2015 – Biographie de Carver
• Raymond Carver, Les Feux, L’Olivier ou Points Seuil, 2017 – textes théoriques sur l’écriture
• Jay Mcinerney, Trente ans et des poussières, Points Seuil, 2017 – roman sur le NY des années 80 (le personnage principal est éditeur)
• James Salter, Et rien d’autre, Points Seuil, 2015 – roman : Embauché dans une maison d’édition, un jeune homme devient directeur littéraire et fréquente l’intelligentsia new yorkaise.
• David Lodge, La chance de l’écrivain, Rivages, 2019
• Charles Berbérian (Auteur) Philippe Dupuy (Dessinateur) : Journal d’un Album, L’Association, 2004 – BD
• Étienne Davodeau, Les Ignorants, Futuropolis, 2011 – BD
Vous pouvez allonger la liste…
Nous aborderons :
Anthologie de la poésie française du XXe siècle, tome 2, 2000, Gallimard/Poésie, 11,40 €
Il ne s’agit pas d’avoir lu tout le recueil mais de l’avoir survolé dans son ensemble, et d’y puiser trois poèmes dont la forme et le thème vous touchent : en noter le titre, le nom de l’auteur et quelques mots sur ce qui justifie ce choix.
NB : Pour le semestre 4 : vous aurez trois livres à lire sur une liste de six livres proposés. Je vous indiquerai ces lectures à la rentrée.
Dempsey Amy, Art moderne et contemporain, Flammarion, 2018.
Ou tout autre ouvrage du rayon Arts du CDI en lien avec la peinture moderne.
Publié le 12 Janvier 2023
Retrouvez plusieurs offres d'emploi ou de stages dans la Région sur le site de l'ARL : 6 en bibliothèque, 3 en édition, 1 en librairie...
Publié le 16 Décembre 2022
Le département ferme ses portes ce soir jusqu'au lundi 2 janvier inclus.
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Publié le 8 Décembre 2022
Publié le 12 Juillet 2022
Le département ferme ses portes du 20 juillet au 29 août.
À bientôt, bon été ! 😎
Publié le 5 Juillet 2022
Vous êtes bon lecteur ? Vous adorez découvrir romans et BD ? Ce qui suit va vous intéresser !
À la rentrée, vous devrez choisir un ou plusieurs projets dont le Prix des lycéens et apprentis de la Région PACA. Si vous décidez de participer à cette action, vous aurez par exemple à présenter les livres de la sélection auprès de lycéens et de détenus, participer à des rencontres auteurs en bibliothèques et librairies. Si cela vous intéresse, vous pouvez d'ores et déjà lire les titres de la sélection :
Catégorie ROMAN
Bel abîme, Yamen Manaï (Elizad)
Blizzard, Marie Vingtras (L'Olivier)
Les Dents de lait, Helene Bukowski (Gallmeister) – traduit de l'allemand par Sarah Raquillet et Elisa Crabeil
Maritimes, Sylvie Tanette (Grasset)
Ultramarins, Mariette Navarro (Quidam)
Catégorie BANDE DESSINÉE
Écoute, jolie Marcia, Marcello Quintanilha (ça et là) – traduit du brésilien par Dominique Nedellec
Jours de sable, Aimée de Jongh (Dargaud) – traduit du néerlandais par Jérôme Wicky
Le Grand vide, Léa Murawiec (éd. 2024)
Le Spectateur, Théo Grosjean (Soleil)
Lisa et Mohammed : une étudiante, un harki, un secret, Julien Frey & Mayalen Goust (Futuropolis)
Tous seront aussi disponibles dans notre bibliothèque à la rentrée.
Pour plus d'infos sur le Prix, rendez-vous ici
Publié le 2 Juillet 2022

Ce(tte) œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.
A la fin du XIXe siècle, les frères Lumières présentent au monde une invention révolutionnaire, une drôle de machine qui capture les mouvements, qui enregistre et qui projette des images sur un écran géant afin de fasciner les spectateurs. Au XXe, cet art est traversé par des révolutions techniques, on passe du muet au parlant puis du noir et blanc à la couleur.
Le 7e art fascine et crée de véritables icônes féminines qui par leur jeu d’actrice, leur talent, leur beauté et parfois leur rôle de femme fatale ont marqué l’histoire. Néanmoins, certaines d’entre elles ont connu un tragique destin qui les a projetées sous les feux des radars médiatiques. Leur fin raconte une histoire, parfois ancrée dans un flou involontaire et plongée dans des théories plus ou moins farfelues qui ne cessent d’intriguer leurs admirateurs.
C’est ainsi que nous plongeons dans les dédales de la vie de trois vedettes du cinéma. Leurs parcours artistiques ont été pour la plupart remarqués grâce à des rôles et des scènes mythiques. Or, ce qui restera dans les mémoires sera leurs fins tragiques ; et pour certaines d’entre elles, l’annonce brutale de leur décès aura fait trembler les tabloïds du monde entier.
Avant de devenir la célèbre Marylin Monroe, elle se prénommait Norma Jean et a connu une enfance malheureuse, abandonnée par son père puis par sa mère qui s’est retrouvée dans un asile psychiatrique. Quant à la petite Norma, l’orphelinat était sa nouvelle maison. Une enfance montrant les prémices de son destin tragique. La jeune Norma souhaite acquérir son indépendance en quittant les foyers d’accueil à 16 ans. Toutefois dans les années 1930, l’émancipation des femmes n’est pas encore suffisamment actée. Le mariage est sa seule porte de sortie. Elle se marie en 1942 avec un jeune homme attentionné, Jim Dougherty, mais la guerre entrave son bonheur durement acquis. Son mari est mobilisé, quant à Norma, elle souhaite aider sa patrie en travaillant à l’usine d’armement. Sa beauté est l’objet de jalousie. Elle est remarquée par un photographe David Covoner pour un article qui place les femmes dans l’effort de guerre. Ses poses sensuelles et son sourire ravageur sont repérés par Emmeline Snively, la directrice d’une agence de mannequinat nommée Blue Book Modeling Agency. Ce travail de mannequin lui a permis de s’émanciper. Le retour de son mari est le signe d’une évolution chez la jeune femme qui est dorénavant indépendante. En octobre 1946, le divorce sonne le glas de leur histoire.
Elle acquiert de la notoriété par le biais du mannequinat et se retrouve dans les plus prestigieux magazines. Elle est repérée par l’industrie du cinéma et signe avec la 20th Century Fox. C’est ainsi qu’elle abandonne Norma pour que Marylin Monroe se dévoile au monde. Ses débuts sur le grand écran n’apparaissent pas concluants car la compagnie ne croit pas en ses capacités et ne lui accorde que des petits rôles. Une chose est sûre Marylin n’est pas une femme qui abandonne facilement. Cette expérience la conforte dans l’idée de s’affirmer en posant pour un célèbre calendrier qui rapporte des milliers de dollars à ses éditeurs. Elle est propulsée à nouveau et cette fois sa carrière cinématographique est lancée. On la retrouve dans La Reine du music-hall. Ces talents de chant, de danse et de comédienne sont enfin reconnus comme tels. Son premier rôle important pour sa carrière se fait dans le film Quand la ville dort de John Huston. La Century Fox signe de nouveau avec elle tout en continuant à dénigrer son talent. La presse à scandale s’empare de son passé et le publie au grand jour. La Century Fox décide enfin de lui accorder un rôle dans des comédies ou des drames dans lesquels sa jovialité et sa plastique de rêve sont mises en avant. En 1953, le film Niagara place Marylin au rang de sex-symbol américain. Sa carrière d’actrice est assurée depuis Les hommes préfèrent les blondes en devenant la plus grande star de la boîte de production et de distribution. Marylin obtient l’adhésion des acteurs et du public, elle atteint les sommets. Chaque film où elle apparait est couronné de succès et est dépassé par le suivant. La star hollywoodienne est une étoile montante incontestée.
Mais le succès ne fait pas tout, elle succombe à l’insomnie et se tourne vers la prise de médicaments pour tenter de combler un manque qui ne cesse de grandir en elle. Montrer qui elle est vraiment voilà un dur défi. De plus, elle se bat pour son salaire qui est minime face à son succès et contre un manque d’amour. Sa souffrance s’intensifie et elle se trouve incomprise. Son image de sex-symbol lui colle à la peau et participe à sa souffrance, elle est bien plus que cela. Durant cette rude période sa vie personnelle est au plus bas alors que sa carrière est au plus haut, Sept ans de réflexion de Billy Wonder, connu pour une scène iconique avec sa robe qui se soulève sur une bouche d’aération, devient l’un de ses plus grands films. Marylin est dans une quête de performance qui n’est malheureusement pas prise au sérieux, ce qui continue de l’affecter. Bus Stop de Joshua Logan démontre ses talents de comédienne, non plus son image de pin-up.
Son funeste destin la guette, lui interdit de devenir mère et la plonge dans une déprime sans nom. L’alcoolisme, la dépression, l’insomnie et les angoisses l’empêchent de briller. La mort d’un de ses amis Clark Gable est le signe de sa résilience. Elle abandonne le combat avec la destinée. Elle échoue sa première tentative de suicide, la seconde fut la bonne. Les tabloïds s’emparent de la nouvelle, l’icône du cinéma âgée de 36 ans est décédée le 5 août 1962. Sa mort passionne toujours autant, certains penchent pour le suicide comme le signe inéluctable de son mal-être et de ses blessures passées. D’autres succombent aux récits complotistes. En effet, Marylin Monroe aurait entretenu une relation avec le président Kennedy.
L’une des théories serait que le FBI l’a assassinée pour protéger les secrets d’état et le Président. Alors assassinat ou suicide le mystère plane toujours.
Si par curiosité vous tapez son nom sur un moteur de recherche, vous tomberez sur des propositions en lien avec son destin tragique. Voici quelques exemples « Sharon Tate mort ou death », « Sharon Tate assassinée » ou encore « Sharon Tate cause de sa mort ». Tout cela vient avant même la mention de sa filmographie. Même son lien matrimonial avec Roman Polanski apparait devant sa carrière d’actrice qui a duré 7 années tout de même avec 11 films à son palmarès.
En effet, la jeune Sharon fait ses débuts dans le cinéma en 1962, repérée pour sa beauté. Elle fait comme tout jeune acteur de petits rôles, cela lui permet d’acquérir de l’expérience et de se faire remarquer pour un rôle plus conséquent, mais elle reste cantonnée au second rôle. Tout au long de sa carrière et tout comme Marylin Monroe, elle incarne le statut de sex-symbol qui lui colle à la peau. En 1963, elle obtient un rôle plus important dans la série The Beverly Hillbillies.
Elle n’a seulement qu’une vingtaine d’années quand elle commence à jouer aux côtés des pointures d’Hollywood jusqu’à rencontrer le réalisateur le plus en vogue du cinéma Hollywoodien, Roman Polanski, dans Le Bal des vampires en 1967. Aujourd’hui ce dernier est sujet à controverse, recherché par la justice américaine depuis 1978 à cause d’une accusation d’abus sexuel sur mineur. Toutefois à l’époque de Sharon Tate, le réalisateur était considéré comme le plus talentueux de sa génération. Il est connu notamment pour le film d’épouvante Rosemary’s Baby sorti en 1968, une adaptation du roman à succès d’Ira Levin. Décrit comme l’un des chefs-d’œuvre du cinéma d’horreur, il lance la mode des films d’épouvantes sataniques.
Sharon Tate se marie en 1968 et se retrouve propulsée sur les écrans avec l’adaptation du roman de Jacqueline Susann, La Vallée des poupées. Le rôle de Jennifer North est à l’image de la jeune actrice. Comédienne irrésistible et emprisonnée dans l’image de blonde écervelée, elle se retrouve déshumanisée par l’industrie du cinéma. En effet, elle n’est plus qu’un corps au lieu d’un talent. Son interprétation a été reconnue par la critique, nominée aux Golden Globes, signe d’une carrière prometteuse.
Ses quelques années au sommet sont réduites en cendres, le 9 août 1969, Sharon Tate, enceinte de 8 mois, et ses amis ont été retrouvés sauvagement assassinés par la Manson family. Les membres de la secte n’ont pas eu de pitié pour cette jeune femme de 26 ans, ligotée, nue et poignardée à 16 reprises.
Sharon Tate acquiert sa plus grande renommée dans sa mort, mettant fin à sa carrière et sa chance de devenir l’actrice qu’elle aurait voulu être. Son destin tragique s’est soldé dans un bain de sang transformant la maison 10050 Cielo Drive en un véritable cauchemar à l’image de Rosemary’s Baby. Toutefois, Sharon Tate n’était pas la véritable cible de Charles Manson, non les membres de la family devaient venger leur gourou d’un producteur de musique Terry Melcher qui avait refusé de signer un contrat avec lui. Son déménagement le sauvera mais on ne peut en dire autant pour Sharon et ses trois amis. Les commanditaires de cette tuerie Tex Watson, persuadé d’être l’incarnation du mal et ses deux acolytes fanatiques Patricia Krenwinkel et Susan Atkins, tuent un par un les habitants de la demeure. Un massacre réalisé sans l'once d'une trace d'humanité.
Je suis le Diable, et je suis ici pour faire le travail du Diable.
Je n'ai absolument rien ressenti pour elle lorsqu'elle a supplié pour sa vie et celle de son bébé.
C’est le troisième décès qui secoue les tabloïds américains des années soixante après l’annonce du décès de Marilyn Monroe et l’assassinat de John F. Kennedy. Les membres de la secte sont condamnés à la prison dont Manson qui écope de la perpétuité.
Quelques films retracent cette soirée meurtrière comme celui de 2016 Wolves At The Door ou encore celui de 2019 The Haunting of Sharon Tate. Quentin Tarantino lui rend hommage pour les 50 ans de sa mort avec un film qui lui rend justice, Once Upon A Time In Hollywood.
C’est dans la terre d’adoption de l’impératrice Sissi à Vienne que naît sa fabuleuse interprète Rosemarie Magdala Albach, plus connue sous le nom de Romy Schneider. Cette jeune fille est issue d’une famille d’artistes de scène, sa grand-mère Rosa Retty était une célèbre comédienne de théâtre et ses parents, Wolf Albach Retty et Magdala Schneider, étaient de célèbres acteurs du cinéma austro-allemand. Elle est destinée à suivre leurs pas. Durant la seconde guerre mondiale, les écrans de cinéma étaient gangrenés par les films nazis. Sa famille se voit quitter l’Allemagne tout comme de nombreux artistes. La jeune Romy grandit dans les Alpes bavaroises. La fin de la guerre sonne le glas de la relation de ses parents. Envoyée au pensionnat, la jeune Romy est étouffée par cette stricte discipline qu’on ne cesse de lui imposer. Elle la combat par son esprit vif et passionné par l’art. En quittant ce sinistre pensionnat, Romy rêve de s’épanouir dans le monde de l’art. Grâce à sa mère, Romy effectuera son premier rôle dans Les Lilas blancs de Hans Deppe.
Boucle ta valise et viens me rejoindre par le premier train. Hans Deppe, le réalisateur des Lilas Blancs, cherche une débutante. Ce sera la fille du personnage dont je tiens le rôle
Cette première expérience lui permet d’être remarquée au sein de l’industrie du cinéma. Toutefois, les rôles qu’on lui propose ne marqueront pas l’histoire et ne feront pas d’elle la célèbre actrice que l’on connait aujourd’hui. Son talent est cantonné à des interprétations mièvres et des films sans intérêt. Malgré un début de carrière peu glorieux, Romy est prête à rencontrer sa destinée qui n’est autre que le réalisateur Ernst Marischka, qui lui propose le rôle de toute une vie, celui de Sissi, l’impératrice d’Autriche. Sa beauté, sa candeur et son interprétation l’élèvent au sommet de la gloire.
Le monde connait Sissi grâce à la trilogie d’Ernst Marischka : Sissi, Sissi impératrice et Sissi face à son destin. Elle jouera au côté de sa mère qui veillera sur sa carrière. Âgée d'une vingtaine d'année, Romy compte déjà une dizaine de films à son palmarès dont la trilogie Sissi et Les Jeunes Années d'une reine ont fait l'objet d'un grand succès. Toutefois, les traits délicats de Romy sont dorénavant associés à Elisabeth d’Autriche, ce qui enferme l’actrice dans ce rôle. Certes gloire et célébrité lui ont été apportées par le rôle de cette impératrice au destin tragique, mais l’actrice ne rêve que d’une seule chose, sortir de ce rôle qui lui colle à la peau et qui l’empêche d’exprimer pleinement son talent.
Lors du tournage de Christine en 1958, Romy rencontre l’amour qui n’est autre que son partenaire de scène le célèbre acteur français Alain Delon. Grâce à ce dernier, elle obtient des rôles qui lui permettent de s’affirmer en tant qu’actrice de talent. Avec son humour et sa sensualité provocante, Romy se sépare doucement de l’image candide de Sissi. Après sa séparation avec l’acteur français et son échec de reconnaissance dans le cinéma Hollywoodien, Romy rencontre un célèbre metteur en scène Harry Meyen qu’elle épousera en 1966. De cette union naît son fils David, le soleil qui illumine sa vie. Sa vie personnelle et professionnelle la comblent de bonheur. Elle retrouve son ex amant à l’écran dans le célèbre film La Piscine en 1969.
Les films à succès s’enchaînent. Elle obtient des rôles de femme forte, engagée et fatale. L’actrice s’affirme et se lance dans une quête de perfection de son jeu. Max et les ferrailleurs, L’assassinat de Trotsky ou encore César et Rosalie confirment son talent. Cependant, l’interprétation d’une actrice brisée dans L’important c’est d’aimer de Andrzej Zulawski confirme sa tragique destinée.
Son divorce et la perte de son enfant à venir en 1976 annonce sa fin. Elle essaie de se sauver en se raccrochant au cinéma avec son interprétation dans Mado mais en vain l’appel à l’aide dérive en déprime. Sombrant dans l’alcoolisme, l’actrice ne cesse d’interpréter comme seul moyen de se sauver. La destinée peut être cruelle lui apportant le succès professionnel mais le malheur dans sa vie personnelle. Le 5 juillet 1981, la destinée abat sa dernière carte en lui prenant son fils David qui meurt empalé sur un portail.
Quelqu'un pourrait me dire pourquoi la vie tape si dur ?
Malgré ses tentatives pour s’en sortir, sa destinée est de rejoindre sa famille.
Les médias s’affolent le 29 mai 1982, porteurs d’une mauvaise nouvelle, l’interprète de l’impératrice Sissi a été retrouvée morte dans son salon d’une crise cardiaque à l’âge de 43 ans. La piste du suicide était évoquée. Sa mort reste malgré tout un mystère. Le monde a perdu l’actrice, mais son public ne l’oublie pas en continuant année après année à regarder ses films, la rendant immortelle dans l’âme de ses admirateurs.
Emma
Pour aller plus loin :
Concernant Marylin Monroe : Wolfe Don, Marylin Monroe Enquête sur un assassinat, Albin Michel, 1998, 592 p. (Documents).
Concernant Romy Schneider : Polak Sarah, « Romy Schneider : pourquoi sa mort reste un mystère », Gala, [en ligne], https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/romy-schneider-pourquoi-sa-mort-reste-un-mystere_469704, consulté le 21/12/21
Sources utilisées :
Afonso Almedia Laura, "Poignardée 16 fois, mur tagué avec son sang : le calvaire de Sharon Tate, tuée alors qu'elle était enceinte de 8 mois", Planet.fr, [en ligne], https://www.planet.fr/la-vie-des-stars-poignardee-16-fois-mur-tague-avec-son-sang-le-calvaire-de-sharon-tate-tuee-alors-quelle-etait-enceinte-de-8-mois.2196977.764617.html, consulté le 20/12/2021
Dureau Christian, Romy Schneider, Des lilas blancs en enfer, Éditions Didier Carpentier, 2010, 111 p.
Giuliani Morgane, "Le jour où Sharon Tate a été assassinée par des membres de la secte de Charles Manson", Marie-Claire,[en ligne], https://www.marieclaire.fr/sharon-tate-mort,1321217.asp, consulté le 20/12/2021
Mazeau Jacques, Les destins tragiques du cinéma, Éditions Hors collection, 1995, 112 p.
Saint Bris Gonzague, Les larmes de la gloire, Éditions Anne Carrière, 1998, 355 p.
"Sharon Tate", Allociné, [en ligne] https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-497/biographie/, consulté le 20/12/2021