Publié le 7 Mai 2022

 

 

 

 

 

        Parmi les incroyables capacités du corps humain, la souplesse est une des habiletés qui fait le plus rêver. Utilisée dans des disciplines comme la gymnastique, la danse classique, ou même quelques arts martiaux, on ne peut qu’admirer la grâce et l’entraînement qu’elle demande.

 

       Et qu’ont en commun tous ces sports, hormis le taux faramineux de blessures chaque année ? Ou la pression élevée mise aux compétiteurs et aux athlètes ?

 

      Oui, il s’agit du grand écart, et nous allons aujourd’hui essayer de décortiquer ce que ce terme veut vraiment dire, et si, dans un petit éclair de résolution passager, nous serions capables de le reproduire à la maison, quels que soient notre âge, sexe et blessures passées.

 

 

        Introduisons avec clarté une bonne fois pour toutes ce qu’est ce mouvement de souplesse qui nous semble si inaccessible.

 

 

 

       Un « grand écart » se traduit par un étirement des deux jambes, à leur maximum, de manière à former un angle de 180°.

 

      Il peut être latéral, ce qui signifie qu’une des deux jambes doit pointer vers l’avant. On dit « latéral » car on se positionne sur un côté (on prend comme point d’appui une des deux cuisses). Il faut bien faire attention à placer ses jambes dans un axe le plus droit possible, avec l’avant de la cuisse sur le sol, et non tourné vers l’extérieur. C’est ce qu’on appellera un square splits.

Vidéo d’Elena Shinohara

Vidéo d’Elena Shinohara

Ici, pas de square splits. (Image tirée de Pinterest @sofiedossi)

Ici, pas de square splits. (Image tirée de Pinterest @sofiedossi)

      Il peut au contraire être facial, ce qui implique un étirement où l’ouverture des jambes se fait sur les côtés. On parle de grand écart « facial » car les deux jambes sont visibles de face.

 

https://www.freepik.com/free-photo/woman-doing-side-split_5274700.htm

https://www.freepik.com/free-photo/woman-doing-side-split_5274700.htm

 

     L’appellation ne semble pas si intuitive que ça puisqu’on pourrait facilement se dire qu’un grand écart latéral suppose un écartement des jambes sur les côtés (à notre droite et à notre gauche).

 

 

      Si vous vous sentez perdus, n’allez pas regarder des vidéos anglo-saxonnes qui traitent du sujet. On vous parlera alors du side splits, pour le grand écart facial et du front splits pour le latéral. Et ce qui est drôle, c’est que cette dénomination ne fait même pas l’unanimité, que ce soit en français ou en anglais !

 

 

    Par exemple, une recherche Google side splits donnera en résultat les deux types de grand écart. C’est à n’y rien comprendre.

 

 

L’information musculaire : connaitre son corps et ses limites

 

 

     Ma quête de souplesse m’a conduite à me poser une première question très importante. Que se passe-t-il réellement à l’intérieur de mon corps ? Suis-je en train de bousiller mon organisme ?

 

     Et après maintes recherches, la réponse à mes investigations s’est avérée déprimante : oui, en très grande partie. Les muscles et les tendons s’abîment plus ou moins lors de ces exercices.

      Si on y réfléchit, c’est plutôt normal parce que le grand écart n’est pas une position « naturelle » du corps humain. Nos articulations ne sont pas programmées (par notre cerveau) pour le faire.

 

       Il faut donc déconstruire ses propres limites et aller à l’encontre de ce que nos articulations nous permettent. Ce n’est donc pas surprenant que dans le processus, il y ait quelques séquelles et quelques répercussions. L’usure des tendons et les déchirures minimes au niveau des fibres musculaires sont malheureusement  inévitables. Pour les limiter, il est essentiel de ne pas faire ces étirements avant ou après une séance de sport, pour ne pas accentuer l’endommagement des muscles.

 

       Malgré le tableau assez décourageant, on peut tout de même noter quelques aspects bénéfiques. Parmi ces aspects, on trouve un meilleur maintien du dos et la stimulation de la circulation sanguine. 

 

        La recherche d’une plus grande amplitude de mouvement que suppose le grand écart n’est donc pas sans risque. Pour réussir à éviter toutes ces complications, comprendre comment fonctionnent le mécanisme et ses inductions est une première étape très importante.

 

    Le grand écart latéral, par exemple, fait appel aux quadriceps, aux ischio-jambiers et à l’illo psoas.

L’illo-psoas représente toute la zone en rouge. Le grand écart nécessite donc une flexibilité qui commence avant les muscles de la jambe.

L’illo-psoas représente toute la zone en rouge. Le grand écart nécessite donc une flexibilité qui commence avant les muscles de la jambe.

       Le grand écart facial, quant à lui, demande un plus gros effort sur les adducteurs, et une grande ouverture du bassin. Cette dernière condition est par ailleurs la raison pour laquelle certains se trouveront incapables d’effectuer ce grand écart.

    En effet, la forme de leurs hanches et donc le positionnement de leurs os n’est pas adapté pour une ouverture aussi complète. Forcer l’amplitude dans ce cas-ci est fortement déconseillé. Il en résulterait un frottement des os du bassin, susceptible d’entraîner des lésions futures.

Image tirée du site Stretching pro

Image tirée du site Stretching pro

     Pour ne rien arranger, tout cela ne suffit pas. Les prédispositions doivent être cultivées, nourries et consolidées. C’est durant l’enfance que la souplesse de nos muscles et l’adaptation de notre squelette sont les plus malléables. Si rien n’est fait pour la préserver, elle régresse en grandissant. Il est donc possible de voir ses capacités s’amenuiser avec le temps, si on ne pratique jamais, ou au contraire de les voir s’accroître, comme c’est le cas pour les contorsionnistes.

 

   

 

Stefanie Millinger - Contorsionniste

 

 

     On remarque qu’il y a de plus grandes facilités chez les filles que chez les garçons, et elles sont souvent dues à cette ouverture du bassin.

 

      Là encore, nous sommes très inégaux. Certains auront des dispositions naturelles, et d’autres devront passer par de longs stades d’entraînement pour avoir le même résultat.

 

     Pas très juste, n’est-ce pas ?

 

    Ces mêmes dispositions naturelles peuvent permettre le développement de variantes très sympathiques du grand écart, sans que la personne ayant ces facilités ait besoin de forcer quoi que ce soit.

 

         On compte parmi les variantes le grand jeté et l’arabesque, qui font partie du paysage de la danse classique. Le premier demande un saut et le second un levé de jambe vers l’arrière. Sans prédispositions, ces mouvements demandent une vraie force physique, un parfait équilibre, ainsi qu’une souplesse accrue du dos.

 

          Sans compter le fait qu’il existe des tas d’autres déclinaisons, comme l’oversplits (augmentation de l’écart au-delà de 180°) par exemple.

 

     Il y a même des variantes où on n’a pas vraiment de nom, mais où la technique demandée est très différente d’un grand écart normal.

 

 

Voyez plutôt l’image ci-dessous.

 

     

Kaycee Rice, danseuse américaine de 19 ans

Kaycee Rice, danseuse américaine de 19 ans

 

 

      Dans cette variante, la danseuse se laisse tomber en grand écart, mais s’arrête juste avant que ses jambes ne touchent le sol. La totalité du mouvement semble cependant se produire sans effort apparent.

 

     Il s’agit pourtant d’une prouesse technique tout à fait remarquable puisqu’elle sollicite une contraction très précise des adducteurs, ainsi qu’une parfaite coordination avec les fléchisseurs des hanches. L’équilibre avec les chevilles et les tibias ajoute encore plus de difficulté.

             Pour une personne n’ayant jamais pratiqué d’étirements, il est donc crucial de savoir où se situent ses limites anatomiques et physiologiques.  

Les exercices d’assouplissement (qui fonctionnent réellement)

 

Les exercices d’assouplissement, tiens donc.



     Si je ne remets pas leur utilité en cause, je me permettrais quand même d’insister sur le fait que certains d’entre eux ne fonctionneront pas pour tout le monde, et ceci pour la simple et bonne raison que nous sommes différents, que nous avons un organisme différent, et par conséquent, une souplesse différente.

 

      On nous vend souvent des vidéos dites miracles, qui se tancent d’être capables de produire des résultats en moins d’un mois, moins d’une semaine, ou moins d’un jour.

 

    Qu’on rétablisse immédiatement la vérité : ces méthodes «révolutionnaires »  le sont rarement. Il est tout à fait possible de l’obtenir en moins d’un mois, mais cela suppose des prédispositions en matière de souplesse, que nous n’avons pas tous.

 

      Cela peut rapidement devenir dangereux car si l’intensité des exercices est trop accentuée, des blessures graves peuvent très vite subvenir.

 

       Vous pouvez dans le meilleur des cas récolter une élongation (micro-déchirure d’un muscle) ou dans le pire, provoquer un claquage (rupture de fibres musculaires) et une déchirure irréversible.

 

Vidéo de la chaîne Ooreka

    

     Ce ne sont pas les seuls risques.

 

    En ne prêtant pas attention aux signes que les exercices que vous pratiquez ne sont pas adaptés pour vous, vous foncez au devant de dommages internes susceptibles de durer sur le long terme. Les fractures, inflammations des tendons (tendinites), entorses, ont beau sembler anodines et seulement nécessiter un repos de plusieurs semaines, la convalescence peut sensiblement se retrouver prolongée par un manque de précaution.

 

       J’ai moi-même testé plusieurs programmes, plusieurs applications mobiles qui n’ont pas été très fructueux. Le problème était bien souvent dans les vidéos ou dans les applications, mais avec le recul, je me rends compte que j’avais aussi ma part de responsabilité.
 

            À vouloir tout le temps avancer plus vite que la musique, pour obtenir une évolution plus rapide, je finissais simplement mes séances en ayant mal partout, et descendre en grand écart me faisait plus souffrir qu’autre chose.

 

            Cependant, comme j’étais obnubilée par mon désir d’obtenir des résultats le plus vite possible, je voyais cette douleur comme normale, faisant partie du processus, et pire que ça, nécessaire.



         Donc voici venir le conseil le plus important de cet article :

 

      Il n’est pas du tout NORMAL d’avoir mal pendant et après vos étirements. Cela peut bien sûr tirer un peu, parce que votre muscle produit un effort et qu’il n’est pas au repos, mais vous ne devez jamais aller au-delà de ce que vous dicte votre corps.

   

     Si ce n’est pas possible de descendre entièrement en grand écart, il est inutile de forcer. Cela signifie que ce n’est pas le bon moment, que vos muscles ne sont pas encore prêts.

 

     Personnellement, il m’a fallu une élongation et une entorse pour me calmer, et enfin reconsidérer mon entraînement. Canalisez votre envie d’aller trop vite. Il vaudra toujours mieux un grand écart bien réalisé (square splits) qu’une approximation trichée qui aura été obtenue plus rapidement.

 

 

En ce qui concerne les exercices en eux-mêmes, j’ai eu l’occasion d’en tester une bonne quantité. Voici une liste non exhaustive de ceux qui revenaient le plus souvent selon les programmes.

 

La fente

 

Pose de la grenouille - Travaille les adducteurs
Pose du papillon - Favorise l’activation des ischio et l’ouverture du bassin

 

     La plupart, comme la pose du papillon et de la grenouille, sont très importants pour activer et échauffer les muscles de la cuisse. Un bon échauffement est effectivement nécessaire avant de démarrer les étirements.

 

        Pour ce qui est du programme, j’ai essayé des applications comme 30 days splits sur IOS et Android, qui ne m’a pas forcément donné ce que je recherchais.

          Il y avait des jours de repos, toutes les semaines, et j’avais l’impression de perdre un temps précieux. Ce n’était de toute façon pas du tout le cas, parce que le corps a besoin de repos pour assimiler une séance d’étirement aussi intense que celle pour le grand écart, mais je n’étais pas encore parvenue à cette conclusion à ce moment.

             Ce qui a finalement porté ses fruits pour moi, ça a été cette vidéo. La promesse des résultats en un jour ne s’est évidemment pas réalisée mais j’ai remarqué que je n’avais plus mal à la fin de chaque séance, et que je gagnais en endurance et en souplesse beaucoup plus rapidement que mes précédents essais.

Encore une fois, il ne faut jamais se fier aux promesses de résultat dans un temps donné !

       En prenant le temps de respirer, d’oxygéner mes muscles, en prenant des repères temporels autres qu’un minuteur (la durée d’un couplet musical par exemple) pour chronométrer chaque exercice, je changeais enfin mes habitudes.

 

       Et les améliorations ont commencé à être visibles. Plus aucune courbature, plus de sensation de « forcer ». Quand votre entraînement ne devient plus une corvée, c’est à ce moment-là que vous progressez vraiment.

 

 

*

 

 

      Dans mon périple pour comprendre comment effectuer le grand écart j’ai dû malheureusement me rendre à l’évidence : la clé se trouve dans l’assiduité.

 

      Pour reproduire un mouvement situé à une souplesse bien supérieure à celle dont notre mode de vie nous habitue, il faut préparer au mieux ses articulations et ses membres. Sur le court terme, et sur le long terme.

 

       Sur le court terme pour s’échauffer avant de se lancer, et sur le long terme pour approfondir et stabiliser/maintenir la souplesse actuelle des muscles sollicités.

 

       Tous les paramètres sont connectés. Le bon choix d’un exercice n’est rien sans la bonne connaissance de son corps, qui n’est rien sans une pratique régulière adaptée.

Que retenir de tout ça ?


      Pour revenir à mon expérience personnelle, se lancer dans cette aventure-là a été un bon apprentissage. Le parcours est semé d’embûches, et beaucoup plus long qu’on le prévoit, mais si on travaille en adéquation avec nos capacités, il n’ y a pas de raison que cela se passe mal.

 

        Posez-vous quand même une question avant de commencer. Pourquoi voulez-vous réaliser cet objectif ? Pour le challenge ? Débloquer une nouvelle aptitude ? Épater la galerie ?

 

     Il n’y a aucune mauvaise réponse et aucune honte à avoir, mais il faut tout de même réfléchir, car c’est un investissement de temps non négligeable, des risques de frustration et de blessures, et pleins de petits inconvénients qui jalonnent cette route-là.



      Le grand-écart, c’est donc beaucoup de choses, et si après cet article, vous décidez de laisser tomber ou de remettre à plus tard, on ne vous en voudra pas !

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Asma)

Publié dans #Danse, #stretching, #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 30 Avril 2022

Loki est une des figures les plus populaires de la mythologie nordique, surtout grâce aux films des superhéros Marvel où il apparaît comme antagoniste puis anti-héros. Malgré cela, Loki est toujours assez méconnu, le mystère autour de sa divinité restant prévalent.

 

Loki tel que représenté dans le manuscrit MS NKS 1867 4° du XIIIe siècle.

Loki tel que représenté dans le manuscrit MS NKS 1867 4° du XIIIe siècle.

Les origines du mythe de Loki

Vous l’aurez compris, le personnage de Loki n’est pas issu de la licence Marvel et son histoire nous a été rapportée bien avant le cinéma. Son mythe tel que nous le connaissons a principalement été conté dans l’Edda, poème épique écrit par l’islandais Snorri Sturluson au XIIIe siècle. Ce long texte littéraire effectue une présentation de la mythologie nordique dans son ensemble. Cependant, son époque et son contexte d’écriture, notamment la chrétienté de l’auteur, démontrent que cette œuvre, bien que la plus ancienne source connue, n’est pas nécessairement la plus fiable ni la plus complète sur le sujet. Le mythe de Loki est donc aussi fragmenté et protéiforme que celui qu’il concerne. Le personnage est décrit comme malin, dans le double sens de diablotin rusé. L’un des poèmes eddiques qui lui est consacré est « Lokasenna », signifiant « Les Sarcasmes de Loki ». Dans cet épisode, il impose sa présence dans un banquet des dieux et déesses, et sème le trouble en les injuriant tour à tour sur leurs travers, agissant comme la voix d’une conscience de moralité douteuse. Ce passage cristallise l’essence du personnage, considéré alternativement comme immoral et amoral.

LOKI dit : "Il faut entrer dans les salles d'Ægir, pour voir ce banquet. Là, chez les fils des Ases je vais porter le tapage et le scandale, et mêler ainsi le fiel avec l'hydromel."

Extrait du poème “Lokasenna”, tiré de l’Edda de Snorri Sturluson, traduit par F.G. Bergmann (1838) 

Pour comprendre ses différents visages, nous pouvons reconstituer son histoire au travers de plusieurs des mythes où il joue un rôle.

Le rôle de Loki

Tout d’abord, Loki est le fils d’un géant et d’une Ase (mot pour indiquer des dieux), lui donnant un héritage qu’aucun autre personnage ne possède et lui conférant des pouvoirs de change-forme, la plupart de ses mythes le voyant se transformer en animaux ou en femme. Il vit à Asgard parmi les Ases, étant le frère de sang d’Odin, roi des Ases, et, même s’il leur cause beaucoup de problèmes, il les résout. Par exemple, quand il coupe les cheveux de la femme de Thor, Sif, il lui fait par la suite créer une perruque magique et met en place une compétition entre des forgerons rivaux pour obtenir en plus d’autres objets, tels que le marteau de Thor, Mjöllnir. Il résout aussi des problèmes qu’il n’a pas provoqués comme lors de la construction d’Asgard. Si la forteresse était terminée dans les bons délais, les Ases devaient donner la lune, le soleil et la déesse Freyja au géant qui l’aurait construite ; Loki se transforme alors en jument pour distraire le cheval du géant et il donnera naissance à Sleipnir, cheval à huit pattes qui deviendra la monture d’Odin.

Odin et Sleipnir par Lorenz Frølich

Odin et Sleipnir par Lorenz Frølich

Les enfants de Loki

Loki a aussi d’autres enfants : Narfi et Vali (ou parfois appelé Nari) par sa femme Ase Sigyn, et Hel, Jörmungand et Fenrir par la géante Angrboda. Ces trois derniers sont des éléments majeurs de Ragnarök, l’apocalypse qui aboutit notamment à la mort d’Odin et de Thor avant de mener à un nouveau monde (qui possède de forts liens avec le christianisme, la plupart des mythes nordiques étant écrits après que la Scandinavie a été christianisée). À cause de cet événement, ils sont séparés. Hel devient la maîtresse des morts, tandis que Jörmungand le serpent est jeté dans l’océan où il deviendra assez grand pour envelopper le monde. Enfin, Fenrir le loup est d’abord gardé parmi les Ases puis trahi et emprisonné quand il grandit et est jugé trop dangereux.

« La Progéniture de Loki » par Emil Doepler et une dépiction des enfants de Loki par Lorenz Frølich
« La Progéniture de Loki » par Emil Doepler et une dépiction des enfants de Loki par Lorenz Frølich

« La Progéniture de Loki » par Emil Doepler et une dépiction des enfants de Loki par Lorenz Frølich

Ainsi, les Ases ont déjà admis leur défaite car c’est en faisant cela aux enfants de Loki qu’ils deviennent mortels et Odin, pouvant voir dans le futur, sait exactement ce qui va se passer à Ragnarök. L’action est donc suicidaire et rappelle d’autres mythes issus d’autres cultures (comme celui de Persée d’Ancienne Grèce) où une autorité, souvent un roi, entend qu’un enfant va le tuer et en essayant d’empêcher cela, scelle son destin. Ceci placerait Loki dans le rôle de la mère maltraitée qui n’est libre que quand ses enfants la vengent.

Cette comparaison peut se voir dans le fait que les Ases ne font jamais confiance à Loki et le blâment pour tout problème, même quand il n’est pas responsable et bien qu’il trouve la solution la plupart du temps. Par la suite, Loki est emprisonné pour le meurtre indirect de Baldr, fils d’Odin plus ou moins parfait (qui ressuscitera après Ragnarök pour mener les survivants), et forcé à avoir du poison de serpent versé dans ses yeux. Il est lié par les entrailles de Narfi qui a été tué par son frère Vali transformé en loup sauvage. Ce supplice fait basculer Loki dans l’autre camp, et il décide alors de mener les armées de Hel à Ragnarök. Ironiquement, Loki est alors vu comme un personnage sympathique malgré le fait qu’il amène l’apocalypse (même si Ragnarök apporte un monde meilleur), puisque ses enfants se voient voués à la solitude, à l'emprisonnement ou à la mort pour rien.

« Loki et Sigyn » par Mårten Eskil Winge et « The Punishment of Loki » par Louis Huard
« Loki et Sigyn » par Mårten Eskil Winge et « The Punishment of Loki » par Louis Huard

« Loki et Sigyn » par Mårten Eskil Winge et « The Punishment of Loki » par Louis Huard

Conclusion

En conclusion, Loki est un personnage aussi protéiforme que mystérieux. Il continue de soulever de nombreuses questions, jusqu’à son nom dont l’interprétation étymologique varie. Ainsi, nous ne savons même pas s’il peut être qualifié de dieu, aucun domaine ne lui étant attribué et aucun culte ne lui étant connu. Ce phénomène de dieu sans autel est cependant fréquent dans la mythologie, où certains personnages représentent plutôt un concept qui évolue en même temps que les besoins de la société. Loki pourrait donc être associé à la notion de « Mal », étant considéré comme l’ennemi de tout ce que représentent les dieux. Cependant, les Ases ne sont eux-mêmes pas des exemples d’ordre, étant souvent impulsifs et sanguinaires, et s’opposent en cela à la conception chrétienne de Dieu. Aujourd’hui encore, la complexité du personnage fait la joie des œuvres de la culture populaire, qui l’intègre à ses super-héros.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur ce dieu qui restera toujours un mystère, nous vous conseillons de regarder cette vidéo, sous-titrée en français, de la chaîne YouTube Overly Sarcastic Productions.

Clémence D. et Juliette G.

Sources

Régis BOYER, « LOKI », Encyclopædia Universalis [en ligne], http://www.universalis-edu.com.lama.univ-amu.fr/encyclopedie/loki/, consulté le 22 décembre 2021.

Régis BOYER, « SNORRI STURLUSON (1179-1241) », Encyclopædia Universalis [en ligne], http://www.universalis-edu.com.lama.univ-amu.fr/encyclopedie/snorri-sturluson/, consulté le 22 décembre 2021.

« Loki », Wikipedia [en ligne], Mise à jour 17/11/2021, https://fr.wikipedia.org/wiki/Loki, consulté le 22 décembre 2021.

Sous licence Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0)

Sous licence Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0 International (CC BY-NC-SA 4.0)

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Clémence et Juliette)

Publié dans #Mythologie, #Loki, #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 23 Avril 2022

                Le genre de la bande dessinée japonaise ou autrement dit les mangas, représente un aspect idéalisé de la société japonaise. Utilisées à but de propagande à l’origine, les mangas ont toujours été démonstratifs de leur pays, au fil des années.  Ainsi, se distinguaient trois grandes catégories dans le manga : le shônen qui sont des histoires d’aventures et d’actions, le shoujo plus axé sur la romance, le josei qui, comme le shoujo propose des œuvres romantiques mais plus matures, et le seinen qui vise un public plus adulte. Chaque genre dispose d’un schéma scénaristique respectif, ce qui fait le fruit d’énormément de comparaisons entre les œuvres. Cependant chaque manga a son caractère unique car leurs interprétations de cette société ne sont pas les mêmes. Dans un monde où beaucoup de personnes veulent rendre taboues certaines causes minoritaires, les auteurs de mangas veulent les désinvibiliser, notamment celle de la communauté LGBT+/Queer. Avant de commencer cet article, je pense qu’il est nécessaire de faire une mise au point sur ce que l’acronyme LGBT ou encore Queer signifie.

Les personnes LGBT (Lesbienne, Gay, Bisexuel, Transgenre) représentent toutes les personnes qui éprouvent des attirances romantiques ou sexuelles autre qu’hétérosexuelles. Ce sont également les personnes dont l’identité de genre n’est pas cisgenre (personne né.e en adéquation avec son genre assigné à la naissance). Enfin, une personne dite Queer représente les individus ne voulant pas s’associer à une orientation romantique, sexuelle, ou une identité de genre précise.

@techtribune.net

Les représentations dans le yaoi/yuri et shonen/shojo-ai

Tout d’abord, nous pouvons retrouver les représentations LGBT+/Queer de manière explicite dans des genres dédiés pour. Allant plus loin qu’un shoujo, le yaoi est un genre représentant une histoire romantique entre deux personnages masculins, et pour le Yuri, sur des personnages féminins. Les termes utilisés à l’origine étaient shonen-ai, lorsque les œuvres n’étaient pas centrés sur la relation entre deux personnages. Dans Banana Fish par exemple, l’œuvre est portée sur des organisations new-yorkaises mais le développement de la relation entre Ash et Eiji est secondaire à l’histoire. Elle y est représentée mais elle n’est pas au centre de la narration d’Akimi Yoshida.

Coque unique.com

 

 

 


 

Pour plus d’informations, je vous invite à consulter cet article précisant davantage les spécificités du genre : https://tetu.com/2018/11/30/guide-manga-gay-lesbien/ 

L’insertion des minorités dans le magazine hebdomadaire le plus reconnu du Japon

Comme nous avons pu le voir précédemment, les mangas sont tout d’abord publiés de manière hebdomadaire dans les magazines spécialisés. Le Weekly Shonen Jump notamment est celui le plus reconnu dans le monde et dont les œuvres sont le plus par la suite adaptées en anime. Ce magazine est dédié aux histoires d’aventures et d’action (les shonen) et beaucoup de ses œuvres représentent le patrimoine du Japon ; notamment One Piece  de Eichiro Oda qui est le manga qui est toujours parmi les mangas les plus lus du Jump depuis plusieurs années (depuis 1997 au Japon). Ainsi, ces œuvres sont représentatives de la société dans laquelle elles se développent, et la volonté de mettre en avant des groupes d’individus tels que les personnes LGBT ou queer se manifeste de plus en plus.  Au même titre que les personnages féminins qui sont de plus en plus mis en avant, nous pouvons voir de plus en plus de personnes LGBT dans ce type d’œuvre. Tout est fait de manière beaucoup moins explicite que dans les Yaoi et les Yuri mais l’insertion de ce genre de représentations dans des œuvres autant reconnues permet par la suite de normaliser cela dans les mœurs japonaises. En effet, la communauté LGBT+ n’est pas encore très bien vue dans la société. C’est pour ces raisons que les mangakas les insèrent dans leurs œuvres. Les représentations LGBT et Queer dans des mangas représentant le pays à l’échelle internationale comme ceux du Jump sont déterminants d’une société qui évolue avec son temps, et permet une acceptation dans un monde où beaucoup souhaitent garder cette cause taboue. Ainsi, nous allons procéder à une présentation de ces œuvres qui mondialement reconnues font l’affaire de représentations LGBT+

Journal du japon.com

 

Ces œuvres dans lesquelles nous pouvons retrouver des représentations implicites LGBT+/Queer

- One Piece, que nous avions mentionné précédemment. En effet, nous pouvons reconnaître des représentations LGBT+ dans le manga. 

One piece-wikifandom.com

Nous pouvons le voir tout d’abord dans le personnage de Bon Clay qui se considère comme « à moitié homme et femme ». Iel est membre d’une agence dans laquelle ses collègues le nomment à la fois comme un homme et une femme selon les missions. 

Glénat.com

Toujours, dans One Piece, Eichiro Oda a développé un arc sur les questions de l’identité de genre et la légitimité des personnes LGBT+ (Impel Down).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jujutsu Kaisen.  Dans l’œuvre de Gege Akutani, nous avons un personnage nommé Megumi qui, lorsqu’un personnage lui demande quel est son type de filles, répond qu’il n’a pas de préférence  particulière, et qu’il n’en a rien à faire du genre de la personne. C’est un simple détail, mais ce genre représentations cachées permet de normaliser cela. De plus, cela permet pour une personne LGBT+ de se sentir concernée directement par une œuvre.

Looper.com

- My Hero Academia. L’auteur du manga n’a jamais représenté explicitement un personnage ou la cause en tant que telle, mais a dit dans un communiqué que son histoire était composée de plusieurs personnages LGBT+. Les personnages seront ainsi annoncés plus tard.

Ecranlarge.com

L’Attaque des TitansDans une œuvre où le contexte est bien particulier, Hajime Isayama développe dans son histoire une relation entre deux de ses personnages. Les jeunes Historia et Ymir sont fusionnelles, et Ymir exprime aimer les femmes à un autre personnage du manga. 

attaque-des-titans-fandom.com

Le personnage d’Hange également se considère comme non binaire. Hange est écrit.e au féminin dans la traduction française car nous n’avons pas d’équivalent neutre, mais le mangaka a toujours pris soin d’écrire Hange au neutre.

besthqwallpaper.com

Le travail des éditions Akata

Spécialisées dans la publication de livres portant sur les représentations des causes minoritaires, les éditions Akata sont engagées dans les causes LGBT+ notamment, et leur catalogue est composé d’énormément d’œuvres mettant en avant cette communauté. Ils publient à la fois des mangas mais aussi des Light Novel et des romans ado. Cette particularité fait partie des directives principales de la maison d'édition, ce qui la rend particulière à sa concurrence.

akata.fr
Quelques titres du catalogue des édtions Akata

Nous voyons de plus en plus de représentations des minorités parmi la population, ce qui est exceptionnel pour un pays qui a des coutumes allant à l’encontre de l’individualisation. Autrefois critiquées, nous pouvons voir vers la fin des années 1990 une multitude d’œuvres dissimulant de manière implicite des représentations LGBT+ à travers des personnages. Les tabous se brisent et nous vivons actuellement une ère déterminante en terme de représentations, dans laquelle les moeurs évoluent et cherchent à représenter davantage toute la population. 

Marie-E B

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix Marie-E B

Publié dans #BD, #manga, #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 16 Avril 2022

 

Bienvenue à toutes et à tous !

 

Ici, je vais vous parler de l’auteur de littérature Yasmina Khadra et de trois de ses œuvres que j’ai beaucoup aimées et qui m’ont particulièrement touchée.

 

Qui est Yasmina Khadra ? 
Yasmina Khadra en 2021

Yasmina Khadra en 2021

Yasmina Khadra est né le 10 janvier 1955 à Kenadsa, un village près du Sahara algérien.

À seulement 9 ans, son père le confie à l’institution militaire. Il y passera trente-six ans de sa vie. L’armée étant l’opposée de la littérature, sa carrière militaire sera source de déception. Pour échapper à la censure militaire, il va écrire dans la clandestinité pendant onze ans et emprunter les deux prénoms de son épouse, Yasmina Khadra. Il fera alors connaitre ce nom dans le monde entier grâce à ses œuvres traduites dans une cinquantaine de langues et touchera des millions de lecteurs à travers le monde.

Yasmina Khadra descend d’une longue lignée de poètes. Il rêve de devenir écrivain depuis toujours. L’écriture, il a ça dans le sang ! Il écrit sa première nouvelle à l’âge de 11 ans seulement et son premier recueil à 17 ans. Il le publie en 1984 en Algérie sous son vrai nom, Mohammed Moulessehoul.

Yasmina Khadra, aujourd’hui âgé de 66 ans, prêche l’éveil à un monde meilleur, malgré le naufrage des consciences et le choc des mentalités. Il dit que « le plus grand des sacrifices, et sans doute le plus raisonnable, est de continuer d’aimer la vie malgré tout ».

Ses œuvres sont souvent adaptées au cinéma, au théâtre, en bande dessinée et ont inspiré plusieurs supports artistiques comme la musique, la photographie, la chorégraphie par exemple.

Pour l’ensemble de son œuvre, il reçoit en 2011 le Grand prix de Littérature Henri Gal. Pour l’instant et en tout, Yasmina Khadra a remporté 11 prix.

___________________________________________________________

 

Je vais maintenant vous parler de trois de ses œuvres, dont deux ont été adaptées au cinéma.

Ce que le jour doit à la nuit 

Commençons par ce roman paru le 21 août 2008 aux éditions Julliard.

Couverture du roman et affiche du film

Couverture du roman et affiche du film

C’est l’histoire d’un jeune garçon algérien Younès qui, à cause de la pauvreté, est recueilli et élevé parmi les « pieds noirs » qui le rebaptisent alors Jonas. Nous suivons son évolution, nous le voyons grandir et vieillir dans l’Algérie d’avant-guerre, en guerre et d’après-guerre.

Il passe par plusieurs villes, notamment Rio Salado, Oran et Alger. Nous assistons à ses rencontres, ses espoirs et ses désillusions parce qu’il est partagé entre les deux camps qui s’affrontent. Il aime profondément les deux cultures. Tout cela ajouté à une intrigue basée sur le secret. En effet, Jonas a fait une erreur, et suite à une promesse qu’il ne souhaite pas rompre, il se voit condamner à faire du mal à ceux qu’il aime.

Dans le livre comme dans le film, nous rencontrons Younès, puis nous le voyons devenir Jonas et enfin redevenir Younès.

Cette œuvre raconte les histoires d’amour entre des êtres humains qui grandissent ensemble, mais aussi entre deux pays. Des histoires d’amour qui finissent mal ou qui ne commenceront jamais. Je vous laisse aller regarder le film et dévorer le livre. Le livre apporte des détails et des déplacements supplémentaires qui aident à mieux comprendre le système de vie en Algérie française.

 

 

Je vous mets ci-après le lien YouTube de la bande annonce du film, sorti en 2012 et réalisé par Alexandre Arcady. 

 

Les Hirondelles de Kaboul 

Continuons par celui-ci qui parait en 2002 au éditions Julliard.

Couverture du roman et affiche du film d'animation

Couverture du roman et affiche du film d'animation

Ce roman fait partie d’une trilogie qui évoque la situation de certains pays du Moyen-Orient : Les Hirondelles de Kaboul (2002) sur l’Afghanistan ; L’Attentat (2005) sur l’Israël et la Palestine ; Les Sirènes de Bagdad (2006) sur l’Irak.

 

L’histoire se déroule donc dans la ville Kaboul en 1998, contrôlée par les Talibans qui sèment la terreur, où toute distraction est interdite et où les femmes doivent porter le tchadri. Nous rencontrons un couple, Zunaira et Mohsen, qui ne supportent pas cette oppression et rêvent de retrouver leur liberté d’autrefois. Un jour Mohsen assiste à une lapidation et Zunaira se retrouve en prison.

Le récit est déchirant, bouleversant, mais porteur d’espoir. Notamment grâce à Atiq, le geôlier de la prison où est enfermée Zunaira.

Le film d’animation retranscrit à la perfection le roman. La musique rappelle la poésie de la plume de Yasmina Khadra. Il est fort possible que vous lâchiez une larme pendant la lecture du roman ou le visionnage du film d’animation.

 

 

Je vous mets ci-après le lien YouTube de la bande annonce du film d’animation franco-suisso-luxembourgo-monégasque sorti en 2019 et réalisé par Zabou Breitman et Éléa Gobbé-Mévellec.

 

Pour l'amour d'Elena

Terminons par le dernier roman en date de Yasmina Khadra, paru le 10 mars 2021 aux éditions Mialet Barrault.

Couverture du roman

Couverture du roman

L’histoire est inspirée d’une histoire vraie. Elle prend place dans un trou perdu dans l’État mexicain de Chihuahua. Nous y rencontrons Elena et Diego, deux jeunes adolescents qui s’aiment depuis toujours. Malheureusement, c’est la loi du plus fort qui règne et Elena se fait brutalement agressée sous les yeux de Diego qui, tétanisé, n’a pas bougé. C’est alors que quelque chose se casse entre les deux amoureux.

Un matin, Elena a disparu, personne ne sait où elle est. Diego va enquêter et partir à Ciudad Juárez, la ville la plus dangereuse du Mexique pour retrouver Elena.

 

Ce roman emploie un langage très cru et vulgaire, notamment dans les dialogues. Entre assassinats, drogue et prostitution, la lecture n’est pas facile. La poésie de Yasmina Khadra se glisse majestueusement entre les lignes, et particulièrement dans les dernières pages.

Ce roman mériterait une adaptation cinématographique, comme tous ceux de cet auteur.

 

 

Je vous mets ci-après le lien YouTube de la reprise par Johnny Hallyday de Diego, Libre Dans Sa Tête de Michel Berger. 

Elle vous mettra dans l'ambiance du roman. Bonne écoute ! 

 

 

Merci d’avoir pris le temps de me lire.

J’espère vous avoir donné envie de vous plonger dans l’univers des romans de Yasmina Khadra.

 

Emilie James 

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Émilie James)

Repost0

Publié le 9 Avril 2022

Alphonse Mucha et l’art de l’affiche publicitaire

Alphonse Mucha est devenu en très peu de temps le maitre de l’art de l’affiche publicitaire. Retour sur cet épisode de l’histoire de l’art !

Qui est Alphonse Mucha ? 

Alphonse Mucha (1860-1939) est un artiste né en Moravie (Empire d’Autriche), arrivé à Paris et devenu français en 1888. À Paris, le mouvement des Nabis, l’art japonais et l’art nouveau apparaissent en même temps qu’un nouveau moyen d’expression : l’affiche. Le contexte historique de l’essor industriel du XIXsiècle, avec les débuts de la mécanisation et l’organisation de la production, amène ce que l’on appelle aujourd’hui la « société de consommation » et le besoin de publicité.  Les villes et leur extension permettent ainsi de laisser de larges pans de murs nus, propices à l’affichage qui se développe grace au perfectionnement de la lithographie, c’est à dire le procédé de reproduction en plusieurs exemplaires de tracés. 

 

Bouche de métro dans le style Art Nouveau

 

L’art nouveau apparaît ainsi à la fin du XIXe siècle en réaction à l’aspect franchement inesthétique des nouvelles technologies, comme les voitures à moteur ou les usines à charbon. Ce mouvement reflète le dynamisme de la vie urbaine grace à des motifs végétaux, des figures féminines et un art qui se decline de la peinture à l’architecture, en passant par le textile. Cet art prône l’esthétique dans l’objet le plus banal, comme une poignée de porte ou bien une simple boite de biscuits LU (Lefèvre-utile).

 L’apogée de l’art nouveau se traduit lors de l’exposition universelle de 1900 à Paris et place la France comme centre officiel de ce mouvement, bien que celui-ci soit présent à Barcelone avec l’architecture de Gaudì ou à Bruxelles avec celle de Victor Horta.

Sarah Bernhardt propulse Mucha sur la grande scène :

L’affiche de la pièce de théâtre Gismonda, commandée par l’une des plus célèbres actrice de son temps, Sarah Bernhardt, propulse Alphonse Mucha au devant de la scène. L’actrice demande à l’imprimeur Lemercier de créer en urgence une affiche pour sa pièce. Mucha, qui y travaille alors, s’appuie sur un dessin qu’il avait déjà effectué de l’actrice pour créer rapidement l’affiche. L’actrice est tellement subjuguée par la beauté de celle-ci, qui appuie son image de « Divine » sublime et idéalisée, qu’elle signe un contrat de six ans avec Mucha. De cette collaboration naîtront sept affiches de pieces de théâtre, toutes de francs succès, ce qui permet à Mucha de devenir célèbre. 

 

 

 

Le style d’Alphonse Mucha : 

Le style d’Alphonse Mucha se traduit par des représentations féminines, regardant le spectateur droit dans les yeux pour capter son attention lorsqu’il marche dans la rue.  Ces figures féminines ont généralement de longues chevelures ondoyantes en arabesques, qui font figure de motifs ornementaux. Les teintes sont claires et les vêtements fluides. D’autres motifs viennent compléter ces publicités, comme des motifs floraux ou des auréoles. Le style est byzantin et on peut retrouver des tons or, bronze ou argent. Mucha apporte également un soin important aux details, meme les plus infimes. 

Alphonse Mucha et l’art de l’affiche publicitaire
Alphonse Mucha et l’art de l’affiche publicitaire
Alphonse Mucha et l’art de l’affiche publicitaire
Alphonse Mucha et l’art de l’affiche publicitaire

L’art pour tous

Ce qui fait la grande renommée de l’artiste, c’est son rôle de premier artiste publicitaire. Après son succès avec Sarah Bernhardt, Mucha se lance dans la publicité. Tous les annonceurs se l’arrache.  Ses affiches sont considérées comme de l’art et elles démocratisent cet art nouveau, qui se retrouve à la vue de tous les passants dans la rue. Elles deviennent de véritables décorations, et l’on dit que les passants les trouvent si belles qu’ils les arrachent dans la rue pour les afficher chez eux. Paris devient une galerie d’art à ciel ouvert.

Au fil des années et des nombreuses affiches qu’il crée pour la publicité, Mucha ressent une lassitude à effectuer toujours les mêmes motifs. Il déménage ainsi aux États-unis, où il se consacre à la peinture de « l’Histoire Slave ».

Alfons Mucha, Le Serment d'Ondalina

 

J’étais heureux d’être engagé dans un art pour le peuple et non pas pour les salons fermés. C’était bon marché, à la portée de tous et parvenait aussi bien dans les familles aisées que dans les milieux populaires. 

Alphonse Mucha

Aujourd’hui , on retrouve cet art nouveau et cette inspiration du style de Mucha dans de nombreuses références. Récemment, la série à succès Arcane de Netflix a basé son style graphique sur l’art nouveau et de nombreuses références à Mucha ont été faites.

Et pour aller plus loin : 

•  Art Nouveau et Art Déco dans Arcane https://formeinfullbloom.wordpress.com/2021/11/08/art-nouveau-and-art-deco-in-arcane/

Affiches numérisées d’Alphonse Mucha, Gallica https://gallica.bnf.fr/html/und/images/alphonse-mucha-1860-1939?mode=tablet

Billet de Blog sur Alphonse Mucha, Gallica https://gallica.bnf.fr/blog/02032021/les-affiches-dalphonse-mucha-1-portraits-de-sarah-bernhardt?mode=tablet

Le style Psychédélique inspiré par l’Art Nouveau et les affiches d’Alphonse Mucha

Voir les commentaires

Rédigé par Clara.D

Publié dans #Travaux étudiants, #Art nouveau

Repost0

Publié le 2 Avril 2022

Le Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité.

On évoque de plus en plus les troubles psychologiques et la santé mentale est très importante.

En effet on parle beaucoup de comment prendre soin de notre santé physique mais très peu de notre santé mentale. Pourtant comme le dit la célèbre oraison latine: "Mens sana in corpore sano", l'esprit est aussi essentiel que le corps.

Pour votre compréhension on va d'abord se pencher sur la définition de TDAH et ensuite nous verrons qui est touché par ce trouble et surtout à quel point il peut devenir handicapant au quotidien dans tous les domaines de la vie.

 

Image tirée du site https://ecolepositive.fr/un-livret-gratuit-pour-aider-les-enfants-tdah-en-classe/

Image tirée du site https://ecolepositive.fr/un-livret-gratuit-pour-aider-les-enfants-tdah-en-classe/

La définition du TDAH avec des points essentiels.

Le TDAH ne décrit pas une entité concrète mais plus un spectre de troubles liés aux capacités cognitives d'une personne (un peu comme le spectre très large de l'autisme). En fait les capacités cognitives concernent le fonctionnement du cerveau d'une personne.

Cependant nous allons essayer de quand même donner une définition de ce trouble avec trois symptômes essentiels: la difficulté à fixer son attention, l'hyperactivité et l'impulsivité.

Si quelqu'un lui parle il va avoir du mal à se concentrer sur la conversation (les questions qu'on lui pose,

le contenu, les intonations de la voix etc...). L'hyperactivité c'est par exemple quand la personne ne tient pas en place et a beaucoup d'énergie à dépenser: elle va avoir tout le temps besoin de bouger.

L’impulsivité se remarque avec une incapacité à gérer ses émotions ou à prendre la parole.

 

Cette vidéo est extraite de la chaine youtube PsykoCouac qui traite de beaucoup de maladies mentales ou de troubles psychologiques.

Signes cliniques du TDAH chez l'enfant.

Le TDAH va toucher 5 % des enfants.

Ce trouble va avoir des conséquences très négatives pour les enfants qui en sont atteints comme des difficultés scolaires ou des résultats insuffisants, des retards importants dans des matières scolaires fondamentales telles que la lecture, l'écriture, l'expression orale, le calcul etc..

Les enfants auront aussi des difficultés pour réguler leurs émotions.

Les problèmes répétés dans leur vie quotidienne et scolaire vont entraîner des tensions dans les relations sociales et familiales, un manque de confiance en soi, une faible estime de soi et de l'anxiété.

 

 

 

 

 

Évolution du TDAH chez l'adulte.

Le TDAH va toucher 2,5 % de adultes.

Le problème à l'age adulte c'est que le TDAH n'est pas diagnostiqué et peu accompagné aujourd'hui en France. Il y a trois cas de TDAH: les adultes qui étaient déjà TDAH avant lorsqu'ils étaient enfants, les adultes qui sont diagnostiqués seulement adultes et les personnes qui ont des caractéristiques du TDAH (mais celles-ci disparaissent quand les problèmes de leurs vies s'améliorent).

Le TDAH va donner des adultes désorganisés qui oublient les dates importantes et ont des difficultés pour faire leurs papiers ou bien faire leur vaisselle régulièrement.

Pour pallier à ça ils vont écrire toutes les taches qu'il doivent faire sur des post-it pour ne pas les oublier ou se mettre une grande quantité d'alarmes pour leur rendez-vous professionnels ou administratifs par exemple.

 

 

Je vous souhaite donc de joyeuses fêtes de fin d'année et une belle découverte de ce trouble. 

                                                                                                                                               Neyrelle.

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Neyrelle)

Publié dans #Travaux étudiants, #TDAH

Repost0

Publié le 26 Mars 2022

Les Super-Héros, ces personnages si puissants, si majestueux, si inspirants pour beaucoup de monde. Lors de la lecture d’une de leurs histoires nous sommes impressionnés, lors du visionnage d’un film de héros nous sommes admiratifs. Pourtant ces héros n’en sont que très généralement des humains, des humains avec leurs peines, leurs problèmes, leurs traumatismes, leurs failles. A quel point ces héros peuvent-ils encaisser leur rôle de héros et leur rôle d’humain sans perdre pied ?
Nous allons ici nous concentrer sur les héros des deux grandes maisons d’édition de comics américains de super-héros : DC et Marvel.

L’UTILITÉ DU MASQUE ?

La première difficulté que peut rencontrer un héros lorsqu’il commence son activité, c’est la dissimulation de son identité. Ils veulent pour la plupart l’anonymat pour garder une vie « normale » en dehors de leur rôle de héros comme le fait Superman avec son métier de journaliste qui est très bien évoqué dans « Superman Terre-Un » où nous retrouvons une réécriture de l’Homme de demain arrivant en ville et étant perdu en tant qu’homme normal ne sachant comment agir de manière normale.

De nombreux héros possèdent cette même volonté de garder un anonymat pour se protéger ou protéger les autres, Batman alias Bruce Wayne que vous pouvez lire dans Batman Année Un, Spider-Man plus connu sous le nom de Peter Parker dont les origines et son questionnement sur l’anonymat se retrouve dans Ultimate Spider-Man.

DÉPRESSION ET AUTRES MALADIES MENTALES

Au-delà de la question de l’anonymat qui peut être une préoccupation importante des héros, ils doivent apprendre à gérer leurs traumatismes et leurs maux comme dans Mister Miracle qui s’ouvre sur une tentative de suicide de notre héros dans sa salle de bain. Personne n’est immunisé aux problèmes inhérents à notre psyché, les héros n’en font pas exception.

Pour cela, Heroes in Crisis, nous amène au sanctuaire, lieu où les héros se retrouvent avec un psychologue virtuel pour les aider à surmonter leurs traumatismes. Ce comics nous amène directement aux problèmes les plus enfouis des héros, surtout lorsque ce sanctuaire devient une cible afin de mettre en lumière leurs plus grandes faiblesses.

La plupart des héros n’en restent pas moins des humains, comme pour Tony Stark qui revêt l’armure d’Iron Man en tant que héros mais qui ne parvient pas à combattre son démon intérieur le plus puissant : son alcoolisme. Longuement évoqué dans Le Diable en bouteille et présent dans presque tous les comics d’Iron Man. Récemment nous l’avons vu dans The Death of Doctor Strange sorti en 2021 aux USA où Stark se retrouve envahi de pulsions alcooliques alors même que ses capteurs vitaux indiquent que tout va « bien » pour lui.

DES HÉROS SENSIBLES ET IMPULSIFS

Matt Murdock, plus connu sous le nom de Daredevil est un justicier de l’univers Marvel, pourtant aveugle suite à un accident, cela ne l’a pas empêché de se battre pour la justice. Dans le run de Miller, Daredevil se voit en train d’inspirer un enfant de par ses actions ; alors qu’il est heureux de se sentir admirer, ce même enfant l’imitera faisant de lui un criminel. Daredevil est un héros très sanguin qui n’hésite pas à laisser exploser sa violence lorsqu’il est poussé à bout ce qui contraste complètement avec l’image idéale faite des héros et nous amène à une identification lors de la lecture qui peut souvent être plus réaliste quant aux réactions montrées.

L’un des héros les plus humains que nous pouvons retrouver dans les comics est sans doute Batman, ne possédant pas de pouvoirs surnaturels mais seulement son argent, son intelligence et sa force. Il devient ainsi un héros auquel il est relativement simple de s’identifier, encore plus lorsqu’il succombe à ses démons intérieurs.

Suite à la mort du second Robin, Jason Todd à cause de son ennemi de toujours, le Joker dans le comics, Un Deuil dans la famille , Batman est brisé, incapable de penser correctement.

Devenu alcoolique Batman n’est plus le même et la plupart de ses propres ennemis ne le reconnaissent même pas tant il est bouleversé, cela se ressent dans le comics Batman Silence où les ennemis de Batman s’allient à cause d’un mystérieux individu pour le mettre à terre. Ce style de comics dénote fortement des idées reçues qu’on peut en avoir puisqu’ils s’intéressent en priorité à la psyché et aux problèmes de nos héros avant de proposer un schéma purement manichéen de méchant contre gentil. Le développement de Batman en est ainsi un exemple idéal notamment dans la série des « Batman White Knight » où Batman est devenu fou suite à ce qui est raconté dans Un Deuil dans la famille et se montre sous une apparence brutale et bien plus violente que d’habitude, alors que dans le même temps le Joker ayant pris des médicaments est devenu une personne respectable et souhaite devenir le maire de Gotham. Voir Batman se battre contre son envie de vengeance pour tout ce qu’à pu faire le Joker par le passé comme dans Killing Joke d’Alan Moore qui nous raconte l’histoire du Joker tentant de transformer l’homme le plus intègre de la ville en criminel à l’aide d’une seule mauvaise journée ou Batman Arkham Asylum qui nous emmène au cœur même de la folie.

Les comics de super-héros se sont longuement démocratisés depuis leur apparition lors du siècle dernier et cela se ressent dans la manière d’écrire sur des héros en prenant inspiration sur des faits de la vie réelle afin de favoriser l’immersion lors de la lecture tout en restant divertissant. Il est impossible de parler de tous les comics abordant l’aspect humain d’un héros mais je ne peux que vous inviter à vous rendre en librairie spécialisée pour obtenir des conseils sur un héros ou un thème qui vous plairait à aborder ! D’ici là je vous souhaite une bonne lecture !

Merlin RAPHANAUD

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix Merlin

Publié dans #BD, #Comics, #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 19 Mars 2022

Centre d'Auroville, Le Matrimandir

Centre d'Auroville, Le Matrimandir

Une ville utopique, sans gouvernement et sans monnaie où toutes les cultures se rencontrent, existe-t-elle réellement ?

Une ville utopique

Mirra Alfassa, La Mère

Situé en Inde, dans l’État du Tamil Nadu, le projet Auroville est engagé en 1964 par une Française de Pondichéry, Mirra Alfassa, appelée également La

Sri Aurobindo

Mère. Auroville est une idée de son mari décédé, Sri Aurobindo, et fait référence à sa pensée, un yoga dit intégral (à la fois physique et philosophique cherchant l’harmonie dans tous les aspects de la vie). La Mère a voulu réaliser cette expérience pour son mari, une cité universelle « où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités ». Elle est décédée en 1973, mais Auroville a continué à se développer grâce à ses habitants après sa disparition. Elle a aussi bénéficié de l’aide de l’UNESCO et du gouvernement indien.

« La ville dont la Terre a besoin » est officiellement inaugurée le 28 février 1968. En 1973, la ville compte 1000 habitants tous de nationalités différentes. Ils aimeraient que cette ville accueille 50 000 habitants. Leur but est de créer une nouvelle humanité. Mais ce chiffre après avoir stagné quelques années, semble augmenter, car elle compterait aujourd’hui 3 734 habitants.   

Auroville vue du ciel

Auroville prend la forme d’une galaxie. L’architecte, Roger Anger, en dessine les premiers plans. Il divise cette spirale en quatre zones : résidentielle, culturelle, industrielle et internationale. Dans ces zones furent créer des « communautés » : Aspiration (la plus importante, comptant 75 membres), Fraternité (majoritairement indienne), Certitude (rassemblant des Européens), Dana (comptant principalement des Français). Il est également à l’origine des « maisons-sculpture ». En tout, la surface d’Auroville est de 2 000 hectares.

Le centre de la ville, le Matrimandir, est dédié à la méditation. Aussi appelé le lieu de La Mère, il représente le but et le but ne pourra se réaliser que si chacun suit un chemin plus spirituel que religieux. Ce lieu, construit par les pionniers en 1971, permettait de matérialiser leur union. Ensuite, la ville s’est construite autour. Il a permis aux premiers Aurovilliens de créer un lien avec les Indiens locaux et creuser, avec eux, des puits, construire des maisons mais, surtout planter des arbres qui les protégeraient du soleil.

Intérieur du Matrimandir

Le racisme n’existe pas, tous sont sur un même pied d’égalité. « Ici vous n’avez pas d’exploitation de l’homme par l’homme » (habitant d’Auroville, 1973, Archives INA). Les religions, la politique, la pollution et l’argent n’existent pas, la première chose à laquelle ils doivent penser, c’est « Que dois-je faire pour survivre ici ? »

Vivre à Auroville

Pour y habiter, ils ont cédé leurs biens. Ceux qui peuvent y venir sont des Hommes de bonne volonté et qui aspire à une vie plus haute et plus vraie. Le jour de sa création, le 28 février 1968, des poignées de terre venant de 124 pays ont été mélangés dans une urne de marbre pour symboliser cette unité. Cette urne serait le premier édifice construit. Ce jour-là, la Mère lut la Charte d’Auroville.

 

« 1. Auroville n'appartient à personne en particulier. Auroville appartient à toute l'humanité dans son ensemble. Mais pour séjourner à Auroville, il faut être le serviteur volontaire de la Conscience Divine.

2. Auroville sera le lieu de l'éducation perpétuelle, du progrès constant, et d'une jeunesse qui ne vieillit point.

3. Auroville veut être le pont entre le passé et l'avenir. Profitant de toutes les découvertes extérieures et intérieures, elle veut hardiment s'élancer vers les réalisations futures.

4. Auroville sera le lieu des recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une unité humaine concrète. »

 

Aujourd’hui, 50 % des Aurovilliens viennent de villages indiens aux alentours et les autres sont des personnes venant de 58 pays différents, les Français et les Allemands étant les plus nombreux.

Pour se nourrir, ils se rendent au supermarché « Pour tous ». Celui-ci leur permet d’acheter le nécessaire dont ils ont besoin, et non les produits qu’ils veulent, sans échange d’argent. En effet, ils vendent plusieurs types de riz, mais un seul spécimen d’essuie-tout parce qu’au final, ils ont tous la même utilisation. Ils ne payent pas, mais une employée en caisse note ce que la personne prend pour que celle-ci prenne conscience de ce qu’elle emporte et ce qu’elle laisse aux autres. En ce qui concerne le végétarisme ou le véganisme, ils sont populaires à Auroville, mais pas obligatoires.

Pour vivre plus simplement, ils se servent principalement de l’énergie solaire. Ils utilisent aussi un four solaire, qui n’existe seulement que dans 3 endroits différents : en France, au Texas et à Auroville. La chaleur reflétée sur les 1 100 miroirs, permet de créer un four qui fait cuire les plats de la grande cantine centrale, la « Solar Kitchen ». 1500 à 2 000 repas sont faits par jour et sont envoyés dans les écoles ou dans des lieux de distribution en plus de la cantine collective.

La "Solar Kitchen" et son four solaire

En ce qui concerne l’habitation d’une maison, celle-ci appartient à la personne durant 5 ans, puis si cette personne part, même temporairement, la maison aura un nouveau propriétaire. Même une personne très fortunée voulant se faire construire une belle maison ne sera jamais propriétaire de celle-ci. Elles sont construites à base d’éléments recyclés utilisés pour d’anciennes constructions et de terre d'argile. Enlever le droit de propriété d’une habitation permet de revenir à l’objectif de l’habitat : être un lieu d’accueil et d’hospitalité.

Maison aurovillienne, dessinée par Roger Anger

Pour traiter l’eau usée, ils utilisent des algues, mais celles-ci ont besoin d’une eau instable. Ils ont réussi à trouver un système pour faire balancer l’eau et celui-ci pourrait être utilisé à Pondichéry, la ville voisine.

L’eau est gratuite là-bas et elle a été purifiée et dynamisée, c’est-à-dire qu’après plusieurs recherches en laboratoire, elle a été modifiée pour être plus proche de l’eau que l’on pouvait trouver avant le pompage et le passage aux canalisations d' aujourd’hui. Plusieurs robinets ont été installés dans les villages voisins de cette nouvelle eau, gratuite elle aussi. Auroville est une ville écologique, mais les habitants ont pour but d’arriver à réduire leur surface utilisée pour arriver à un niveau écologique bien plus haut. Ils espèrent atteindre 55 % de surface naturelle.

La ville n'est dirigée par aucune personne en particulier, ils vivent tous en auto-gestion. Toute forme de société a été essayée, mais toutes ne conviennent pas à tout le monde, ils sont donc encore en recherche de la meilleure manière de gérer la ville. L’essentiel est que la communauté doit avoir un esprit collectif.  

Mais cette vision d’Auroville est très controversée, car de l’extérieur, elle est vue comme une ville fermée, qui n’accepte que certains travailleurs et vit dans son monde. En revanche, elle n’ait pas vue ainsi par tous les Indiens habitant autour, certains ont même été influencés par cette manière de vivre.

Une monnaie, oui, mais pas toujours

Les Aurovilliens gagnent une maintenance donnée par Auroville, qui leur permet de réaliser leur propre idéal. Ils ont effectivement le même but, mais pas le même chemin pour y parvenir. À hauteur de 8 486 roupies soit 100 €, elle est donnée aux Aurovilliens méritants qui participent au travail d’intérêt général. Beaucoup ont encore besoin de l’extérieur qui leur apporte des revenus nécessaires à leur aventure aurevillienne. Mais gagner de l’argent ne doit en aucun cas rester le premier moteur qui guide la vie.

Elle n’a pas de monnaie à proprement parler, mais elle produit pour vendre à l’extérieur, de l’encens et des poteries par exemple. Le travail est considéré comme une source d’épanouissement. Ils travaillent bénévolement dans quelque chose qui leur plaît. Chaque habitant se dévoue pour que cette expérience soit un succès. En échange, le logement, la nourriture, les soins médicaux et l’éducation sont gratuits.

Mais depuis quelques années, ce modèle est remis en question par certains habitants qui pensent que l’âme d’Auroville a disparu. De plus, la ville garde une grande part de business, ce qui est tout de même important pour eux, car cela leur permet de vivre, mais d’un autre côté cela montre qu’ils ont toujours besoin de cette aide extérieure.

Pour aller plus loin: Arte: Habiter le monde

L’enfant aurovillien au cœur des préoccupations

L’enfant est au centre des préoccupations car il est la nouvelle génération aurevillienne.

Les adolescents appellent ce système de vie le « free education » qui permet de vivre à son rythme. Il est possible pour eux de rater autant de cours qu’ils veulent, mais ils doivent assumer leurs choix après. Le diplôme et les notes n’existent pas, ils doivent juste se prouver qu’ils peuvent le faire.

Beaucoup d’enfants des villages voisins viennent dans les écoles d’Auroville. Les habitants ne sont d’ailleurs pas contre, car ils sont éduqués d’une autre façon et apprennent des choses qu’ils n’apprendraient pas dans une école indienne. L’avenir dépend de l’éducation.

école aurovilienne

Avant, ces écoles utilisaient le système « du par cœur » mais maintenant, c’est plutôt une éducation « alternative » qui y est enseignée. 10 écoles aurovilliennes expérimentent différentes méthodes éducatives pour environ 600 enfants. Ils travaillent les matières de base : les mathématiques, la lecture, les sciences et apprennent trois langues en plus de l’anglais : le français, le tamoul et le sanskrit. Il est aussi possible de choisir d’apprendre d’autres langues comme le japonais, l’italien ou le coréen. Le programme des enseignements est plus axé sur les élèves et leur développement que sur les sujets.

Les adolescents peuvent choisir où ils veulent étudier par la suite, à Pondichéry ou dans le pays d’origine de leurs parents. Par exemple, dans une des écoles d’Auroville pour les adolescents à partir de 13 ans, ils peuvent y venir jusqu’à 18 ans et continuer après s’ils le souhaitent. Ils considèrent que chaque Aurovillien continue à être un adolescent tout au long de sa vie, en se recherchant. L’école est en endroit où il est constamment possible d’apprendre.

Visiter et habiter à Auroville aujourd’hui

Plan d'Auroville

Beaucoup de personnes viennent visiter Auroville et les Indiens aux alentours en profitent pour ouvrir des boutiques. Auroville sent qu’elle perd cette sensation de créer une nouvelle humanité dans leur monde. Pour pouvoir y rentrer, les touristes doivent se munir d’un visa touriste indien qui sert de ticket d’entrée. Également, ils doivent remplir un formulaire et se renseigner sur la culture et codes vestimentaires à respecter.

Chaque touriste, avant de pouvoir visiter Auroville, regarde un documentaire sur la construction d’Auroville. Il est possible pour eux de visiter le Matrimandir, mais dans un silence complet, car c’est un lieu de méditation. S’ils veulent méditer, ils doivent réserver leur place parce qu’ ils ne sont pas Aurovilliens.

Il est possible pour des touristes de devenir Aurovillien mais cela est très compliqué. Ils sont considérés durant une période probatoire comme « nouveaux arrivants ». Ils doivent alors travailler bénévolement pour la communauté selon leurs envies. Aussi, ils doivent respecter certaines règles de la communauté : pas d’alcool, pas de drogue, pas de tabac, pas de voiture. Leurs convictions politiques ou tout signe religieux ne doit pas être affiché, voire ils doivent y renoncer. Enfin, ils est interdit de faire de bruit après 22 heures car certains Aurovilliens âgés se couchent tôt.

Pour se loger, ces visiteurs payent une chambre entre 8 € et 60 € la nuit. Cet argent sera remis à la fondation d’Auroville ou bien payera les charges.

"Guest house"

 

Une situation particulière avec le coronavirus

En raison de la propagation de la Covid-19, Auroville a pris certaines mesures. Dans un communiqué de presse publié sur leur site, ils indiquent plusieurs points :

- Les écoles ne ferment pas et fonctionnent normalement à partir du 3 janvier.

- Les salles de réunions pourront être utilisées pour les activités autorisées.

- Les événements et rassemblements sociaux sont interdits y comprit lors des fêtes du 31 décembre et 1er janvier.

Les Aurovilliens portent le masque et appliquent les gestes barrières.

Les touristes voulant visiter Auroville doivent effectuer une quarantaine de 7 jours après leur arrivée et faire un test PCR le 8ème jour.

Fête pour l'anniversaire d'Auroville le 28 février

Fête pour l'anniversaire d'Auroville le 28 février

Le bien-être compte avant tout. Les Aurovilliens sont constamment partagés entre l’idéal et la réalité. Ces personnes essayent de vivre le monde qu’elles veulent changer. Cette ville utopique qui parait inatteignable peut être atteinte ou du moins il serait possible de s’en approcher parce qu'elle devient de plus en plus concrète. Et comme le disent les Aurovilliens, « la beauté de l’aventure n’est qu’à chaque pas et on ignore quel sera le suivant ».

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix, Anais Manicacci

Publié dans #Voyage, #expérience, #Travaux étudiants

Repost0

Publié le 12 Mars 2022

L’imaginaire fantastique est à l’origine de nombreuses créatures surnaturelles : si certaines sont peu connues ou ont été oubliées, d’autres ont une longue réputation derrière elles. Mais là aussi, ces mêmes créatures peuvent encore nous surprendre.

 

Les nymphes

 

Les nymphes, dont l’étymologie du grec ancien νύμφη signifie « jeune fille », sont tirées de la mythologie grecque et plus tard de la mythologie romaine. Comme leur nom l’indique, elles ressemblent à des femmes ; elles sont toutefois des divinités mineures qui accompagnent des dieux ou qui restent aux côtés des satyres.

On retrouve les nymphes dans plusieurs autres mythologies comme celles germaniques ou slaves pour n’en citer que quelques unes. Le point commun entre chacune de ces croyances est que les nymphes sont une personnification de la nature.

 

Une représentation sexuelle du mythe grec et romain

 

Selon Homère, les nymphes seraient les filles de Zeus ou nées des gouttes de sang d’Ouranos, même si par leur grand nombre, leur apparition serait due à différents dieux. En revanche, quelle que soit l’origine qu’on leur prête, elles sont toujours des femmes mortelles vivant bien plus longtemps que les humains, jeunes et d’une grande beauté.

En plus des peintures ou des sculptures des artistes qui les dépeignent souvent peu vêtues, voire nues, elles sont représentées avec des satyres. Ces derniers sont des créatures à moitiés homme et bouc dont la sexualité est exacerbée. Cette dernière caractéristique a ainsi été reportée sur les nymphes.

Mais la mythologie a aussi contribué dans la construction de cette image peu flatteuse. Souvent convoitées ou pourchassées, les nymphes sont les épouses des dieux, et les mères des héros lorsqu’elles donnent naissance à des demi-dieux tel que Achille, fils de la néréide Théthis.

Nymphes à l'écoute des chants d'Orphée, Charles François Jalabert - Source : Wikimedia Communs

Nymphes à l'écoute des chants d'Orphée, Charles François Jalabert - Source : Wikimedia Communs

Personnification de la nature

 

Cependant, leur véritable rôle est la protection de la nature. En fonction du lieu qui leur est associé, les nymphes provoquent des phénomènes naturels : elles préservent les forêts, sont à l’origine des cours d’eau ou les assèchent…

Une importante quantité de termes existent pour différencier les nymphes selon les lieux et les éléments auxquels elles sont rattachées. Certains de ces mots comme les épigées ou les hydriades, qui désignent respectivement les nymphes de la terre et les nymphes de l’eau, sont en fait le nom d’un vaste groupe. Au contraire, ces termes peuvent aussi être très spécifiques : par exemple, les méliandes ne désignent que les nymphes des frênes. D'autre part, on trouve des oréades (les nymphes des grottes), des napées (les nymphes des montagne, des prairies et des forêts), des ouranies (les nymphes liées au ciel) et beaucoup d’autres encore.

Les plus connues sont les nymphes des arbres mais on ignore parfois les différences entre les dryades et les hamadryades. Les dryades étaient au départ affiliées seulement aux chênes mais ce terme-là s’est ensuite étendu. Elles ont également la particularité de naître de l’arbre des Hespérides. Les hamadryades, quant à elles, sont moins « libres » : elles naissent dans un arbre qu’elles ne peuvent quitter et meurent en même temps que lui.

Les néréides et les naïades bénéficient aussi d’une grande popularité. Les premières sont les nymphes de la mer ; les secondes sont les nymphes des eaux douces et les filles de Zeus. Divisées en cinq groupes, elles ont une préférence pour les sources, les fontaines, les rivières, les marais ou les lacs. Leur étymologie en grec νάειν signifie « couler » : on dit d’elles qu’elles créent les sources en frappant du pied ou en pleurant. Dans les campagnes, elles étaient l’objet d’un culte : des agneaux, des chèvres, de l’huile, du miel et du vin leur étaient sacrifiés.

Censées être bienveillantes, les nymphes s’occupent des animaux, ont des pouvoirs de guérison et sont les protectrices des jeunes filles et des fiancés. Pourtant, les mythes ne les décrivent pas seulement passives ou douces. En effet, provoquer la colère d’une nymphe n’est pas une bonne idée : étant une personnification de la nature, on peut facilement imaginer que les nymphes sont également à l’origine des catastrophes naturelles. De plus, il vaut mieux ne pas croiser certaines : la vue d’une naïade par exemple peut provoquer la folie ou la noyade.

Apollon et Daphné, le Bermin - Souce : Wikimedia Communs

Apollon et Daphné, le Bermin - Souce : Wikimedia Communs

Goût de l’aventure

 

Les nymphes accompagnent parfois des dieux, comme la déesse de la chasse Artémis. Loin d’être comme les artistes dépeignent les nymphes en général, celles qui suivent Artémis sont armées ; elles se soumettent aux exigences de la déesse et comme cette dernière, ont toutes fait vœux de chasteté. D’autres nymphes peuvent également être les nourrices de héros et chargées de leur éducation.

Certaines nymphes sont connues pour les mésaventures qu’elles ont subies. La dryade Eurydice devait ainsi être ramenée des Enfers par Orphée après sa mort ; pourtant elle n'en ressort jamais car Orphée ne tient pas la promesse faite à Hadès et se retourne au dernier moment pour s'assurer qu'Eurydice va bien. La nymphe Daphné, quant à elle, demande aux dieux de l’aide pour échapper à Apollon et finit transformée en arbre.

 

 

Les histoires sur les nymphes sont nombreuses et les mythes ont quelquefois inspiré la littérature.

 

Célia

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Célia)

Publié dans #Travaux étudiants, #Mythologie

Repost0

Publié le 5 Mars 2022

Aujourd’hui le manga est très populaire, nous sommes de plus en plus à nous y intéresser. Je vais vous parler ici des différents genres du manga, pour que vous vous y retrouviez si vous n’êtes pas encore un grand connaisseur du sujet.

 

On dit qu’il y plusieurs catégories de manga. Commençons par vous présenter celui basé sur le public :

 

Kodomo

Ce sont les mangas destinés aux enfants. Ce genre de manga met souvent en scène des personnages très jeunes qui découvrent la vie au cours d’aventures hautement improbables et qui sont souvent accompagnés d’un animal ou d’une bande d’amis encore plus improbables. Un certain message moral est aussi souvent intégré dans l'histoire.

Il y a de nombreux mangas qui font partie du Kodomo :

Doremon / Inazuma eleven / Shugo chara / Kilari / Chi / Pokémon

Les genres du mangaLes genres du mangaLes genres du manga

Shōnen

Ce sont les mangas à destination d’un public de jeune garçon. Le shōnen met en avant un héros qui mène des quêtes et réalise de grandes choses que lui seul peut accomplir en compagnie d’alliés. En général, il a un pouvoir spécial, une caractéristique physique ou un talent bien particulier qui le caractérise par rapport à ses pairs.

Le shonen est le genre du manga le plus exploité et qui regroupe aujourd’hui des mangas d’une très grande popularité.

One piece / Bleach / Dragon ball / Detective conan / Tokyo revengers / Fairy tail / Spy x family

Les genres du mangaLes genres du mangaLes genres du manga

Shōjo

Le shōjo est le manga à destination des jeunes filles. Les shōjos racontent généralement des histoires d'amour qui se déroulent pour la plupart dans le milieu scolaire mais ils y comprennent aussi les Magical Girl qui mettent en scène des super-héroïnes dotées de pouvoirs magiques.

Yona, princesse de l’aube / Skip beat / Sailor moon / Perfect world / Jardin secret / A sign of affection

Les genres du mangaLes genres du mangaLes genres du manga

Seinen

Le seinen est le manga à destination des jeunes hommes, il vise un public plus adulte que le shonen. Par conséquent le seinen propose des sujets plus matures, complexes et dramatiques que le shōnen. La psychologie des personnages  y est plus réaliste et détaillée. De plus, on y retrouve des thématiques récurrentes comme la guerre, le pouvoir, le meurtre ou encore la manipulation.

Stray dog / Parasit / Pour le pire / Les carnets de l’apoticaire / Kasane la voleuse de visage / Père et fils / Immortal hounds

Les genres du mangaLes genres du mangaLes genres du manga

Josei

Le josei est destiné aux jeunes femmes, tout comme le seinen il vise un public plus âgé. Tout comme le seinen, le josei traite de sujets eux aussi plus matures. Ce sont souvent des thèmes plus proches de la réalité qui sont évoqués, concernant la vie professionnelle, amoureuse et globalement sociale du personnage principal.

Paradise kiss / Karneval / chihayafuru / Check me up / 2nd love - Once upon a lie

Les genres du mangaLes genres du mangaLes genres du manga

Il y a ensuite les mangas basés sur le contenu qui n’est pas destiné à des publics spécifiques de fille ou de garçon mais plutôt à un public en fonction de l’âge car ces mangas sont souvent à caractère sexuel :

 

Yaoi

Le yaoi met en scène une histoire d’amour homosexuelle entre hommes. Le yaoi peut être destiné à un public de 16 ans et plus car ses histoires contiennent régulièrement des scènes de sexe. Mais il y a aussi des histoires qui sont tous publics car ne mettant pas en avant de caractères sexuels.

L’étranger de la plage / Seven days / Hitorijime my hero / Hidamari ga kikoeru / Given / Super Lovers

Les genres du mangaLes genres du mangaLes genres du manga

Yuri

Le yuri met en scène une histoire d’amour homosexuelle entre femmes. Tout comme le yaoi il peut être destiné à un public de plus de 16 ans car il contient lui aussi des scènes de sexe. Mais tout comme le yaoi lui aussi des histoires tous publics.

Citrus / Autour d'elles / Si nous étions adultes... / Nos différences entrelacées

Les genres du mangaLes genres du mangaLes genres du manga

Hentai

Le hentai met en général en scène une histoire d’amour entre un homme et une femme, et met en valeur les caractères sexuels de l’histoire. Le Hentai est destiné à un public adulte étant donné le caractère sexuel de ce genre.

 

Pour finir il y a les mangas basés sur le format :

 

Yonkoma

Le yonkōma manga ou manga en quatre cases est un type de manga généralement humoristique basé sur son format plutôt que sur le public ciblé. Il peut être retrouvé dans les cinq genres basés sur le public, le kodomo, le shōnen, le shōjo, le seinen et le josei.

Il se compose de bande verticale de quatre cases suivant le schéma appelé kishōtenketsu :

  • La première case (Ki) met en place une situation ou reprend la situation finale du gag précédent ;
  • La seconde case (Shō) développe l'histoire ;
  • La troisième case (Ten) est le point culminant du récit avec un évènement imprévu ;
  • La dernière case (Ketsu) conclut en prenant en compte le bouleversement de la troisième case.

K-ON / Inu & Neko / The Promised Neverland : Gag manga / Azumanga Daioh 

Les genres du manga
Les genres du manga
Les genres du manga

Doujinshi

Les doujinshi sont des mangas réalisés par des auteurs amateurs ou confirmés sous forme de fanzines. Parodiant souvent des séries populaires, ils sont très appréciés des fans, car leurs héros y reprennent vie sous une influence différente de la série originale. Les doujinshi sont donc très libres car ils ne sont pas soumis à des contraintes éditoriales.

 

One-shot

Les One-Shot sont des mangas en un seul volume et qui n'ont donc pas de suite. La plupart du temps ce sont les yaoi ou les yuri qui sont composés d’un seul tome.

 

Voila !  J’espère que cet article a pu vous être utile et qu’il vous a apporté de nouvelles idées de lecture.

A bientôt !

Gabriela

Voir les commentaires

Rédigé par MDL Aix (Gabriela)

Publié dans #manga, #Travaux étudiants

Repost0