Biographie de Mario Vargas Llosa
Résumé de sa vie
Mario Vargas Llosa, né Jorge Mario Pedro Vargas Llosa est un auteur péruvien de romans et d'essais politiques ayant reçu le prix Nobel de littérature en 2010. Il est né en 1936 de l'union d'Ernesto Vargas Maldonado et de Dora Llosa Ureta, tous deux issus de la classe moyenne péruvienne.
Peu de temps après sa naissance, ses parents se séparent car Ernesto entretient une liaison avec une femme d'origine allemande, de laquelle naissent deux garçons : Ernesto et Enrique Vargas.
Mario est élevé par sa mère et sa famille en Bolivie où son grand-père possède des plantations de coton. Il y reçoit une éducation catholique et conservatrice.
En 1946, il part vivre à Lima avec sa mère, où il rencontre pour la première fois son père qu'il considérait alors comme décédé. Après cette rencontre, ses parents s'unissent à nouveau et le petit garçon va alors apprendre à connaître ce père violent et hostile à sa vocation littéraire.
Lorsqu'il a 14 ans, Mario est envoyé par son père à l'académie militaire de Lima ; séjour dont il gardera un mauvais souvenir et qui lui inspirera l'écriture de La Ville et les chiens.
À 20 ans, il étudie la littérature et le droit à l'université de San Marcos. Il travaille en parallèle de ses études comme correcteur littéraire, collaborateur de la rubrique cinéma des périodiques Literatura et El comercio.
En 1958, il obtient une bourse d'études qui lui permet de partir à Madrid, où il soutient une thèse sur Rubén Dario, un poète nicaraguayen, fondateur du mouvement littéraire moderniste hispano-américain.
En 1959, Mario épouse Julia Urquidi, sa tante par alliance (de 15 ans son aînée), avec laquelle il s'installe à Paris où il exerce le métier de professeur d'espagnol et celui de journaliste pour l'agence France-Presse. Julia, quant à elle trouve un emploi dans une petite librairie.
En 1964, il se sépare de Julia et se marie avec sa cousine Patricia Llosa, avec laquelle il aura trois fils.
Pendant une dizaine d'années, il voyage en Europe (Londres, Barcelone...) où il fait la rencontre de jeunes auteurs latino-américains comme Julio Cortàzar et Carlos Fuentes.
En 1974, il retourne à Lima, au Pérou pour y vivre pendant 16 ans et "siéger" à l'académie péruvienne.
En 1990, il se présente à la présidence Péruvienne ; il perd les élections face à Alberto Fujimori.
Plusieurs aspects de sa vie sont importants à noter. Tout d'abord les prix qu'il a reçus. En 1994, il reçoit le prix Cervantes, en 1995 le prix Jérusalem, en 2005 le Irving Kristol Award et en 2012 il reçoit le prix Carlos Fuentes.
Mario Vargas Llosa est membre de l'académie royale espagnole et titulaire de 40 doctorats dans de nombreuses universités dont celle de Rennes 2 de Haute Bretagne et celle de San Marcos.
On peut également préciser que Mario est un fervent défenseur de la corrida, aux cotés de Bryce Echenique et du poète Antonio Cisneros.
Ses influences littéraires
Comme pour beaucoup d’auteurs du « boom latino-américain » des années 1960 et 1970, on retrouve chez Mario Vargas Llosa l’influence des courants littéraires modernistes et postmodernes européens ou nord-américains. Considéré par beaucoup comme le maître du « bouillonnement romanesque », il s’écartera rapidement de ce qui caractérise le boom : le réalisme magique.
Ainsi l’on pourra retrouver dans ses écrits l’ombre bienveillante des écrivains qui l’ont marqué : William Faulkner à travers ses recherches stylistiques, Balzac pour l’importance qu’il accorde à l’humain et à ses mécanismes. Il dit affectionner également Dumas, qui l’a fait pleurer à la mort de d’Artagnan ; Sartre et Camus, issus de l’âge du Roman qui lui est cher ; Hugo et Flaubert qui lui ont donné l’envie d’écrire avec Les Misérables et Madame Bovary.
Les écrivains français qu’il découvre lors de son arrivée en France en 1958 auront donc une grande importance dans son œuvre, bien qu’il reste attaché à ses origines et continue de décortiquer la complexité artistique, idéologique et politique du continent sud-américain.
Sa vie politique
De prime abord intéressé par les idéaux du communisme, il commence par soutenir avec vigueur la révolution cubaine, mais sera déçu par la mise en place d'une dictature. Il devient alors libéral. Le Printemps de Prague de 1968 et certaines de ses lectures ne feront que l'éloigner encore plus du communisme.
Certains le qualifient « d'ultra libéral » lorsqu'il dénonce vigoureusement le régime de Castro ou la Révolution sandiniste au Nicaragua et qu'il soutien Ronald Reagan et Margaret Tatcher. Il fonde au Pérou le mouvement Libertad un mouvement de droite libéral.
En 1990 il se présente à l'élection présidentielle péruvienne et est largement battu au second tour par Alberto Fujimori, un japonais.
Il quitte ensuite le Pérou pour s'installer en Espagne, il y obtient la nationalité espagnole en 1993. À la conférence du 7 décembre 2010, en tant que lauréat du prix Nobel, il déclare : « J’aime l’Espagne autant que le Pérou et ma dette envers elle est aussi grande que l’est ma gratitude. Sans l’Espagne je ne me trouverais pas aujourd’hui à cette tribune ». Il déclare également, à l'Académie de Stockholm : « Je déteste toute forme de nationalisme, d’idéologie – ou plutôt de religion – provinciale, aux idées courtes et exclusives, qui rogne l’horizon intellectuel et dissimule en son sein des préjugés ethniques et racistes, car elle transforme en valeur suprême, en privilège moral et ontologique, la circonstance fortuite du lieu de naissance. »
Il soutient la politique de José Maria Aznar en Espagne et de Silvio Berlusconi en Italie, toutes deux très rigoureuses.
En 2007 Vargas Llosa fonde avec d'autres le parti espagnol progressiste UpyD (Union, progrès et démocratie).
Lors des élections présidentiels de 2011, au Pérou, il donne sa faveur au candidat nationaliste Ollanta Humala qui affronte la fille de son ancien adversaire Alberto Fujimori.