Publié le 11 Février 2018

Il est fort probable que vous nourrissiez un attachement particulier pour un auteur, un livre, une maison d’édition, une collection… Cela est mon cas et c’est pourquoi j’aimerais présenter aujourd’hui une collection qui me tient à cœur. J’ai nommé… la collection Métamorphose !

La collection Métamorphose, qu’est-ce que c’est ?  

C’est l’une des collections de l’éditeur toulonnais, Soleil. Elle est dirigée par Barbara Canepa et Clotilde Vu et a vu le jour en 2008. Barbara Canepa, qui est la personne à l’origine de cette collection, est une auteure et illustratrice italienne. Elle est à l’origine de la génialissime série Sky Doll, co-créée avec Alessandro Barbucci, ainsi que du magazine à succès W.I.T.C.H et a travaillé 6 ans avec Walt Disney. Elle a également publié une BD dans sa collection : End - Elisabeth.

Son concept ?

Celui de la transformation, et donc de la « métamorphose ». Barbara Canepa, dans une interview accordée à Madmoizelle déclare : « L’important est que la base de chaque thématique soit la métamorphose, et ce au sens large du terme. Que ce soit au niveau de la signification directe ou concernant le parcours psychologique et initiatique des personnages. Pour moi, les projets proposés doivent présenter un réel intérêt aussi bien au niveau esthétique que du contenu. Je suis une grande collectionneuse de livres anciens, toutes les qualités qui font qu’un livre est beau et bon sont pour moi primordiales. À mon sens, un livre doit durer dans le temps, acquérir une vraie vie et vieillir, en passant de mains en mains, de père en fils, de grand- pères à petits enfants… »

Ce sont des titres à l’atmosphère particulière, qui ne sont pas choisis par hasard et s’inscrivent dans la même « lignée » même s’ils sont tous très atypiques et se différencient les uns des autres. Par ailleurs, il n’existe aucune collection similaire dans le paysage bédéphile, aujourd’hui. Dans cette collection, la place est laissée aux rêves, aux questionnements philosophiques, à un univers ancestral, métaphysique et fantastique mêlant la vie et la mort.

Sa première publication ?

La première publication au sein de cette collection, en 2008, fût le premier tome de la série Billy Brouillard écrite et dessinée par Guillaume Bianco, composée aujourd’hui de trois tomes. L’histoire est celle d’un petit garçon qui, sans ses lunettes, voit ce que les autres ne voient pas : le monde des ténèbres avec ses créatures et ses dangers... 

Benjamin Lacombe : illustrateur phare de la collection 

Je ne peux parler de cette collection sans citer l’un des illustrateurs phares de celle-ci, le renommé Benjamin Lacombe. Il reprend généralement pour ses ouvrages des grands textes de la littérature tels que Les contes macabres d’Edgar Allan Poe, Alice au pays des merveilles et Alice de l’autre côté du miroir de Lewis Caroll ou encore Notre-Dame-de-Paris de Victor Hugo. Il illustre ces grands textes à la perfection avec des illustrations magnifiques et nous livre ainsi son interprétation personnelle, ce qui rajoute une valeur très appréciable à ceux-ci.

Les Carnets de Cerise : une série à succès 

Une des séries à succès de la collection est Les Carnets de Cerise, écrite par Aurélie Neyret et Joris Chamblain et illustrée par Aurélie Neyret. Elle a débuté en 2012 et comporte à ce jour cinq tomes. Cerise est une petite fille de 11 ans qui vit seule avec sa mère et rêve de devenir romancière. Elle adore observer les gens et l'histoire va la suivre dans ses enquêtes

 

Le travail réalisé sur chaque ouvrage de la collection en fait des livres-objets très travaillés et uniques. Toujours reliés, avec des finitions sur la couverture comme des motifs ou un titre en relief ; ou à l'intérieur avec par exemple, des pages dépliantes. 

 

Voici une sélection non exhaustive de quelques titres de la collection en plus de ceux cités ci-dessus :

  • Satanie de Fabien Vehlmann et Kerascoët 

 

Si vous aimez les belles illustrations et les belles histoires, qui sortent des sentiers battus, avec un côté fantastique, poétique et onirique, je pense que vous saurez trouver votre bonheur dans cette merveilleuse collection. Dans tous les cas, je vous conseille d’y jeter un coup d'œil (voire deux), si vous ne connaissez pas déjà, car cela en vaut clairement le détour.

Camille B

 

Pour aller plus loin :

Présentation du tome 1 de Billy Brouillard de Guillaume Bianco

Présentation d'Alice au pays des merveilles de Benjamin Lacombe

Présentation de End - Elisabeth de Barbara Canepa et Anna Merli

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Rédigé par Camille Bucari

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Publié le 6 Février 2018

Secteur d’activité : enseignement supérieur et recherche / bibliothèque
Lieu : Aix-en-Provence (5 avenue Pasteur)
Contrat : stage
Durée : 2 mois (sur une période d'avril à juillet)
Entreprise : Laboratoire Parole et Langage – CNRS et Aix-Marseille Université


Le Laboratoire Parole et Langage (LPL) est une Unité Mixte de Recherche rattachée au CNRS et à Aix-Marseille Université. Le LPL a pour objectif principal d'étudier les mécanismes impliqués dans la production, la perception et la compréhension du langage oral et du langage écrit dans leurs contextes naturels d’occurrence.
La bibliothèque du Laboratoire est composée de 2 fonds distincts : le fonds Sciences du langage et le fonds créoles, tous deux représentant environ 30 000 documents.
Les missions du service de documentation au sein du laboratoire couvrent plusieurs champs d'activité : la documentation, la communication, l'édition électronique…


Missions :
Dans le cadre du projet d'intégration des catalogues de la bibliothèque dans le réseau national SUDOC débuté en 2015, le stagiaire aura pour mission principale de compléter le catalogage des documents intégrés de manière automatique au SUDOC dans le catalogue collectif d'Aix –Marseille Université.
Il pourra également être amené à participer aux autres activités du centre de documentation de manière ponctuelle : recherches documentaires, accueil du public, activités de communication …
Comptétences :
- Connaissance du réseau SUDOC
- Catalogage ISBD
La connaissance du système informatique de gestion de bibliothèque Koha serait un plus
- Organisation et rigueur
- Autonomie et sens de l’initiative


Candidatures (lettre de motivation et CV) sont à adresser à Joëlle Lavaud :
documentation@lpl-aix.fr

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Rédigé par MDL Aix

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Publié le 3 Février 2018

En regardant la photo de cet homme, vous vous dites qu’il a un look d’un geek passionné par les jeux vidéo… Vous avez raison ! Mais c’est aussi un cinéphile averti ! Cet homme s'appelle Karim Debbache et c'est, selon moi, un des meilleurs chroniqueurs cinéma de la génération Internet.

 

 

Il était une fois... Crossed!

 

L’aventure de ses émissions sur le cinéma commence à partir du 6 février 2013 avec la première diffusion du premier épisode de Crossed. Diffusée sur le site jeuxvideo.com, Youtube et Dailymotion, cette émission bimensuelle a la particularité de présenter des films qui tournent autour du jeu vidéo (adaptation cinématographique ou non). Mais Karim et son équipe ont pris le parti de traiter essentiellement de la réalisation du film et non de la fidélisation entre ce dernier et le jeu vidéo concerné, s’ils traitent d’une adaptation.

Et c’est là qu’on peut voir l’étendu du savoir de Karim : Il peut parler clairement des techniques de mises en scènes mais aussi digresser pour nous donner des bonnes références cinématographiques durant une chronique d'un film médiocre. Par exemple, dans l’épisode 21 de Crossed, Karim parle d’abord d’un réalisateur reconnu, Paul Thomas Anderson (Magnolia, Punch Drunk Love, Inherent Vice…) alors que le film chroniqué, Resident Evil, est mis en scène par… Paul W.S Anderson qui a fait également le fameux nanar, Mortal Kombat !

L’équipe de Karim (avec les joyeux lurons, Gilles et Jérémy, qui s'occupent également du son et de l'image, et le double du chroniqueur, Karim Debbiche) ne se prend pas au sérieux ! Leurs vidéos sont ponctués de gags absurdes et souvent ancrés sur la culture geek.

L’aventure Crossed était prévue pour 28 épisodes (finissant sur une belle chronique sur Scott Pilgrim Vs The World). Le dernier épisode est mis en ligne le 16 avril 2014 et il faudra attendre près de deux ans pour que la nouvelle émission, Chroma, vienne au jour.

 

 

Chroma ou le chant d'amour pour le cinéma

 

 

Chroma est le fruit d’une gestation lente mais préparée. Premièrement, il fallait rassembler un certain budget pour le réaliser. Le 22 octobre 2015, l’équipe de Karim a fait appel aux internautes pour le financement de leur projet sur la plateforme Ulule. L’objectif à atteindre était 20 000 euros. Un mois plus tard, le projet est financé à… 1030 % c’est-à-dire que le financement montait à 206 006 euros. Un budget qui permettait de bétonner rapidement son futur projet.

Avec les mêmes personnages de Crossed, c’est en janvier 2016 que le premier épisode de Chroma est mis en ligne sur Dailymotion qui est partenaire de l’émission (vous ne pouvez pas trouver les épisodes de Chroma sur la chaîne officielle de Karim Debbache sur Youtube). En 12 épisodes, on peut dire que l’émission (quasi) mensuelle tient toutes ses promesses. Cette fois-ci, l’équipe de Karim n’a mis aucune limite sur le choix des films. Il pouvait chroniquer des nanars cultes (Mac et moi, Troll 2) mais aussi des films qui lui tenait à cœur (Les Affranchis, Gremlins). Si les films chroniqués dans cette émission n’ont aucun lien entre eux, chaque épisode est un prétexte pour parler d’un producteur (Roger Corman pour l’épisode sur Carnosaur, le frère pauvre de Jurassic Park dont l'équipe voue un culte), d’un genre cinématographique (le slasher pour l’épisode Silent Night, Deadly Night) ou bien d'une technique de mise en scène (le found footage pour Paranormal Activity).

Selon moi, Chroma est une version améliorée de Crossed avec plus de références et plus de documentations. On ressent tout l’amour pour le cinéma que dégage le propos de Karim Debbache. Il est également beaucoup plus bienveillant avec les mauvais films en n’hésitant pas à les défendre. Par exemple, après avoir relevé tous les défauts inhérents au film Piège à Hong-Kong, Karim est le seul de l’équipe à avoir apprécié le film (je le soupçonne d’être un grand fan de Jean-Claude Van Damme qui joue dans ce film). Evidemment, l'émission garde toujours son côté décalé et absurde!

C’est aussi l’occasion pour le chroniqueur, de disserter sur certaines problématiques : Qu’est-ce qu’un film ?, Est-ce que le film est politique ?, etc. Ce qui amène de bonnes réflexions sur le cinéma en général!

 

Vous l'avez compris, j'éprouve un certain amour pour ces deux émissions web qui rivalisent fortement avec les chroniques du Fossoyeur de Films ou ceux de Durendal! Pour l'instant, on ne sait pas quand va débuter la saison 2 de Chroma... Espérons que la qualité des futures chroniques de Karim seront toujours au rendez-vous!  En attendant, je vais revoir encore une fois ses chroniques comme si j'étais en train de réviser des cours de cinéma!

 

Auteur: Sylvain Aubry

 

Source:

Chro-ma.com

Wikipedia - "Crossed" : fr.wikipedia.org/wiki/Crossed

Wikipedia - "Chroma" : fr.wikipedia.org/wiki/Chroma

Lexpress.fr - "Chroma, l'émission de Karim Debbache financée en 1h sur Ulule" : www.lexpress.fr/culture/cinema/chroma-l-emission-de-karim-debbache-financee-en-1h-sur-ulule_1728779.html

 

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Rédigé par MDL Aix

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Publié le 29 Janvier 2018

Les coulisses de l’auto édition et de l’édition à compte d’auteur

La consécration pour un auteur, c’est la publication de son œuvre, sa création, son univers, qu’il est venu coucher sur le papier (ou son ordinateur). Cette consécration on se l’imagine souvent inaccessible compte tenu du nombre de manuscrits envoyés tous les jours aux maisons d’édition face à ceux qui sont réellement édités. Mais il existe des moyens divers pour partager son travail avec le grand public. On connait évidemment les maisons d’éditions classiques, mais avec nous vous découvrirez aussi l’autoédition, l’édition à compte d’auteurs, leurs enchantements et leurs travers. Nous allons vous montrer les principaux procédés qui vous permettrons de concrétiser votre travail. Nous vous emmenons dans les coulisses de l’autoédition et de l’édition à compte d’auteur.

 

 

L’autoédition et l’édition à compte d’auteur c’est quoi exactement ?

 

L’autoédition est une pratique qui existe depuis très longtemps. Prenez Balzac par exemple, il avait sa propre imprimerie pour pouvoir s’auto éditer sans passer par les remarques et les pressions des éditeurs (il changeait tellement souvent d’avis sur ses écrits que les éditeurs finissaient par ne plus vouloir l’éditer). Aujourd’hui on retrouve surtout l’autoédition sur internet et sous plusieurs formes : l’autoédition numérique et l’autoédition papier. Globalement, ça consiste pour l’auteur à prendre lui-même en charge l’édition de ses ouvrages, sans passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition.

Il y a plusieurs profils d’auteurs qui se tournent vers l’autoédition et qu’on retrouve quasiment tout le temps : d’abord il y a les jeunes auteurs qui ont vu leur manuscrit refusé un peu trop souvent, ensuite les auteurs qui refusent de passer par de grandes structures éditoriales, mais il y a aussi des auteurs un peu plus connus qui en ont marre de la pression exercée par les éditeurs et de leur toute petite marge à 10%, ces derniers recherchent plus d’autonomie et plus d’argent car moins d’intermédiaires. En effet, il faut souligner que souvent ces plateformes sont gratuites, sauf si on recherche une aide spécifique ou que l’on veut imprimer. Dans ce cas on ne paye que les frais d’impression et pour peu d’exemplaires, donc ce n’est pas très cher. C’est souvent là que les maisons d’éditions « classiques » interviennent. Avec le succès des plateformes d’autoédition, elles préfèrent partir à la chasse aux jeunes talents sur ces sites plutôt que d’attendre que ceux-ci viennent à elles. Attention cependant, cette forme d’édition permet de ne pas passer par des dizaines et des dizaines de refus mais elle a aussi son lot d’inconvénients.

 

Plus récemment dans l’histoire de l’édition, une alternative entre le tout faire soi-même et les maisons d’éditions classiques est née, ce sont les maisons d’édition à compte d’auteur. Le contrat d’édition traditionnel entre un auteur et un éditeur se résume à une cession d’une partie des droits de l’auteur à son éditeur. Un contrat d’édition à compte d’auteur est un peu différent. En tant que jeune (ou moins jeune) auteur, vous devez payer une somme rondelette pour les coûts d’impression, puis démarcher vous-même les libraires, les professionnels du livre, et tous autres endroits susceptibles de faire parler de votre livre. Rassurez-vous cependant, ce contrat n’engage pas vos chances de vous faire publier par une maison d’édition « traditionnelle » et de bénéficier d’une collaboration de qualité. Mais la prise en charge quasi-total de la fabrication d’un livre en grande quantité coûte souvent très cher aux auteurs.

 

Malgré les déconvenues auxquelles font face de nombreux auteurs, l’autoédition et l’édition à compte d’auteur apparaissent comme les solutions aux refus depuis quelques temps. Chaque année, on remarque une forte augmentation du marché de ces formules dans le secteur de l’édition. Depuis 2007 en France, ce sont plus de 25 000 auteurs qui choisissent l’autoédition. Selon une étude du Figaro, plus de 2 millions de français ont écrit quelque chose qu’ils pensent « apte à faire publier ». C’est donc autant de talents potentiels à découvrir mais également de pertes pour les maisons d’édition qui voient ces auteurs se tourner vers l’autoédition et l’édition à compte d’auteur. « Ces candidats à la publication représenteraient un marché de plus de 10 millions d’euros. Une manne qui aiguise les appétits. » (Figaro)

 

 

L’édition et Amazon

 

L’autoédition et l’édition à compte d’auteur grâce à internet a permis à plusieurs écrivains de faire leur entrée dans le classement des bestsellers. Par exemple E.L. James qui a publié ses romances 50 nuances de Grey sur son blog et a été repérée par une maison d’édition traditionnelle. Même destin au niveau national pour Agnès Martin-Lughand qui dépose en 2012 son livre Les Gens heureux lisent et boivent du café sur une plateforme d’autoédition. Elle est aujourd’hui éditée par Michel Laffont.

 

Mais on ne peut pas parler d’autoédition et d’édition à compte d’auteur sans parler d’Amazon, un sujet fâcheux dans le monde du livre mais qui pourtant à un rôle important. En effet Amazon est le premier, en 1995, à faire de la vente en ligne, et son premier article est un livre. Il récupère alors les plus grosses parts du marché du livre. Mais son histoire ne s’arrête pas là, en 2009 c’est l’arrivée de la première liseuse sur le marché mondial : la Kindle d’Amazon (vite concurrencée par les iPads d’Apple). En dehors du fait qu’Amazon vend des livres papiers puis numériques grâce à sa liseuse, le site révolutionne une nouvel fois le monde du livre en créant sa propre plateforme d’autoédition gratuite, la Kindle Direct Publishing. L’auteur est libre d’écrire ce qu’il veut sans contrainte d’un éditeur et il peut fixer lui-même sa marge qui peut aller jusqu’à 70%. Si la publication numérique ne vous suffit pas et que vous souhaitez apparaitre ailleurs que sur le catalogue Kindle, vous pouvez toujours vous auto-publier grâce à CreateSpace, une compagnie affiliée à Amazon et qui s’occupe de l’impression de vos livres. Cependant, il subsiste un inconvénient. Comme sur la plupart des plateformes d’autoédition, le dépôt est gratuit, mais il n’y a pas de service qualitatif ou de relecture, les manuscrits sont accessibles tel quel sur Amazon et il n’y a aucune garantit de qualité pour les lecteurs. Ce qui peut en freiner quelques-uns. Enfin, malgré ses différents avec les professionnels du livre, il faut tout de même admettre qu’Amazon est un tremplin international pour les auteurs en quête de lecteurs.

 

Source: WordPress.com

Source: WordPress.com

 

Zoom sur l’édition à compte d’auteur

 

Comme vous l’aurez compris, il n’existe pas que l’autoédition mais aussi l’édition à compte d’auteur. La différence principale entre les deux est que l’auteur passe par une maison d’édition pour avoir un peu plus d’appui dans la conception de son livre. Ce ne sera donc pas à lui de s’occuper de la fabrication de son livre (d’autant plus avantageux quand on n’a aucune expérience en technique d’impression de livres). Pourtant l’édition à compte d’auteur se rapproche plus de l’autoédition que de l’édition « traditionnelle ». En effet, le contrat est complètement différent, l’auteur ne cède pas ses droits à la maison d’édition à compte d’auteur et les marges qu’il touche sont plus importantes. Mais là encore il est rare qu’une maison d’édition à compte d’auteur corrige les manuscrits, il n’y a donc pas de garantie de la qualité du produit fini. En plus, comme nous l’avons déjà dit, c’est à l’auteur de payer la publication, ce qui peut revenir très cher. C’est aussi à lui que revient la tâche de faire sa propre promotion, et ce n’est pas toujours facile quand on n’a ni expérience ni contact.

La solution de l’édition à compte d’auteur est plus avantageuse pour les auteurs qui se sont déjà fait connaitre avant et qui sont sûr d’avoir du succès. Mais malheureusement, les jeunes auteurs qui démarrent sont souvent déçus. Comme il n’y a pas de sélections des manuscrits, leurs ouvrages finissent par noyer dans la masse et n’ont que très peu de succès. Il faut donc bien pouvoir faire la différence entre un manuscrit sélectionné par une maison d’édition traditionnelle parce qu’il est bon et une maison d’édition à compte d’auteur qui accepte n’importe qui sans distinction. Trop d’auteurs espérant être lu s’imaginent que le succès est garanti à partir du moment où ils ont le livre dans les mains. Mais ce n’est pas le cas. C’est d’ailleurs ce que nous allons voir maintenant avec un jeune auteur français que nous avons rencontré : Tom Vial qui est passé par les éditions Baudelaire, édition à compte d’auteur, pour publier son premier roman Le Jeu de la vie en 2016.

 

 

Interview : un auteur à compte d’auteur

 

Tom Vial, un jeune écrivain savoyard de 22 ans a publié en 2016 son premier roman à compte d’auteur aux Editions Baudelaire, maison spécialisée dans les publications à compte d’auteur.

 

Bonjour Tom. Votre livre, Le Jeu de la vie est paru en 2016, de quoi parle-t-il exactement ?

C’est une histoire de vengeance. Une rencontre entre un homme et une femme qui échafaudent un plan pour se venger d’une troisième personne. Ce qui va les conduire très loin, trop loin. J’ai essayé de jouer sur le changement de point de vue et les véritables raisons de la vengeance.

 

Vous avez choisi le compte d’auteur pour être publié, quelles étaient vos attentes premières ?

Je voulais avant tout être édité. Pour moi c’était l’aboutissement de toutes les heures que j’avais passé à écrire. Comme je ne connaissais pas le milieu du livre, professionnellement parlant, je voulais y entrer absolument. C’était une manière d’y arriver.

 

Est-ce que toutes vos attentes ont été comblées ?

Dans un sens oui. J’ai été édité, j’avais réalisé mon souhait. En revanche, je ne m’étais pas assez renseigné sur le compte d’auteur et tout ce que cela implique. C’est ce qui gâche un peu l’expérience. A l’époque je ne connaissais pas la différence entre édition « traditionnelle » et édition à compte d’auteur.

 

Lorsque vous avez signé votre contrat, toutes les modalités du compte d’auteur étaient-elles précisées ?

Elles y étaient, mais pas assez claires pour un jeune auteur de 21 ans à l’époque, excité de recevoir une réponse favorable pour son premier roman.

 

Qu’est-ce qui vous a plu, ou déplu dans ce système d’édition ?

Cela m’a permis de publier mon premier roman, ce qui reste un accomplissement pour moi. Ce qui m’a déplu par contre, c’est que la maison d’édition n’accompagne pas les auteurs une fois qu’ils sont publiés. Mon livre n’avait aucune visibilité en dehors des personnes qui me connaissait et savait exactement où chercher. Il n’y a aucune promotion sur leur site, aucune mise en avant, l’auteur doit se débrouiller seul. Cela peut en décourager plus d’un.

 

Aujourd’hui où en êtes-vous ?

J’ai vendu 80 exemplaires du Jeu de la vie, dont 40 que j’ai vendu moi-même. En revanche ça ne m’a pas découragé, je continu d’écrire mais cette fois je vais chercher un éditeur plus sérieux. Un éditeur qui se préoccupe réellement des auteurs qu’il publie. Je ne recommande pas les éditions à compte d’auteur, d’autant plus que cela a un cout non négligeable. Mais ça reste néanmoins un bon moyen de montrer son travail quand on n’a pas trop d’ambition.

Alors jeunes auteurs en mal d’éditeurs, vous connaissez maintenant les principales manières d’être éditer en fonctions vos attentes. Il ne tient plus qu’à vous de vous jeter dans le grand bain en choisissant le système qui vous correspond le mieux. Et si vous découvrez un procédé révolutionnaire que nous n’avons pas cité, n’hésitez pas à partager votre expérience avec vous !

 

Margot Bonnet et Eva Pisano

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Rédigé par MDL Aix

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Publié le 25 Janvier 2018

LE POLAR

LE POLAR

 

Le genre policier tient ses origines des romans romanesques, œuvres qui contaient les aventures de chevaliers et leurs avancements dans leurs enquêtes. C’est à partir de l’apparition de société urbaine que le concept de police est créé, et avec lui l’attrait pour les sciences que l’on va retrouver dans l’univers du polar. En effet ce raisonnement logique et analytique fait du lecteur un apprenti détective qui se met dans la peau dans policier à travers les lignes du roman. On va ainsi retrouver de nouveaux héros dans la peau d’un policier qui combat le crime. C’est un genre qui va puiser ses sources auprès des romans d’aventure, de mœurs, fantastiques, social et ethnologique. Mais Aussi auprès des romans feuilletons du 19ème siècle qui ont connu un grands succès grâce à sa forme, il s’agissait d’un roman publié dans le journal et découpé en plusieurs partie afin de permettre au lecteur de suivre les aventures de son héros en lisant tous les jours le journal.

Le roman policier comporte plusieurs critères, il y en a quatre fondamentaux :

  1. Il se détermine par un crime, avec différents points de vue. Il peut être vu par la victime, le criminel ou bien l’enquêteur.
  2. Le mystère, c’est l’un des principaux critères car c’est grâce à cela que le lecteur va être tenu en haleine. Il s’agit de la base de la motivation du lecteur pour la lecture de ce genre de roman.
  3. Le suspens, à l’aide d’indice et de rebondissement il maintient l’intérêt et l’attention du lecteur du début à la fin du roman.
  4. La déduction ou la résolution de l’histoire principal. Car bien entendu, le roman policier finit toujours par mettre en évidence ce qui nous était caché à nous lecteur.

En reprenant ces critères du roman policier, on peut ainsi faire remonter plusieurs textes précurseurs de leur temps. Ainsi en prenant l’œuvre de Voltaire, Zadig, on remarque qu’il s’agit en fait de l’un des tout premier détective puisqu’on parle ici d’une série à énigme. On peut parler aussi du Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas ou bien des Misérables de Victor Hugo. Cependant la première œuvre dites roman policier est d’Edgar Allan Poe, Le double assassinat de la rue Morgue paru en 1841. C’est en réalité une nouvelle qui va engendrer de nombreuses publications en vue du succès qu’elle a pu avoir. Tel que l’Affaire Lerouge de Gaboriau paru en 1866, œuvre qui va donner une dimension psychologique à ses personnages ; ou bien La pierre de lune de Collins paru en 1868 et dont l’auteur va accentuer son histoire avec une touche de mœurs. C’est après ces trois célèbres romans que va apparaître le fameux personnage de Sherlock Holmes crée par Sir Arthur Conan Doyle en 1887. L’auteur va donc mettre en scène un être d’exception hors du commun mais qui s’inscrit dans l’Histoire et qui va vivre de son époque. C’est à partir de ce moment que l’on va avoir des romans policiers qui s’intéressent à son temps, les auteurs vont ainsi croiser l’Histoire de leur temps tout en enquêtant. La plupart des romans vont être emprunt d’un contexte géopolitique chargé qui vont donc s’intéresser au sujet de leur époque. On le remarque avec le personnage de Rouletabille de Leroux découvert dans le célèbre roman Le mystère de la chambre en jaune.

Ensuite nous avons l’apparition des romans à énigmes avec le personnage d’Hercule Poirot d’Agatha Christie paru entre 1840 et 1920. Où l’auteur joue avec le lecteur, c’est un roman qui prône le divertissement car le lecteur peut résoudre pièce par pièce le crime avec le personnage d’Hercule Poirot. C’est donc un roman énigme qui met en scène des personnages haut en couleurs avec une personnalité marqué puis un crime si possible sophistiqué. Ce genre littéraire se construit en Angleterre notamment avec les auteurs tel que Dorothy L. Sayers, Lord Peter, Ellery Queen ou bien Charles Exbrayat. Ces grands noms de la littérature policière faisaient partie de la collection Le Masque de la maison d’édition du Masque crée par Albert Pigasse. Il s’agit de la plus ancienne collection spécialisée dans le roman policier, elle fait son apparition en 1927. L’un de ses auteurs phares est Agatha Christie. Aujourd’hui malheureusement elle ne se contente que d’exploiter son fonds et on voit peu de nouveauté faire surface.

Dans les années 1920 -1930, apparaît un nouveau genre qui va signifier un tournant dans le genre policier : le roman noir. Ce genre littéraire naît aux Etats-Unis sous le nom d’Hard boiled. Il reprend les thèmes des bas-fonds de la ville, sa mise en scène est plutôt violente emprunt de misère et de cruauté. Les auteurs dressent un portrait sans concession de la ville du début du 20ème siècle où, rappelons-le, il s’agit de la période de la prohibition. Ainsi, une envie et un besoin de la part des auteurs se manifeste afin de raconter ce qui se produit. J.H Chase, D. Hammett, R. Chandler, font partie des auteurs les plus en vogue à cette époque. Les romans noirs évoluent notamment sur les décors où l’action prend le pas sur la réflexion. Ils dressent à chaque fois le portrait d’une peinture sociale qui prend de plus en plus de place. On retrouve l’envie de mettre à nu le vrai visage de la société où la littérature policière devient engagée. Les personnages principaux vont ainsi être des durs à cuire, souvent solitaire et sans scrupule. Certains romans vont même aller jusqu’à prendre comme personnage des tueurs déjà connu. On va donc assister à une révolution de thème mais aussi de style. Ce dernier va changer d’ambiance avec un tout nouvel apport de la langue courante où le style va être plus nerveux, plus vif. Tout en rajoutant de la simplicité.

A la fin des année 60 arrive le néo-polar, ses premiers pas sont tracés en France. Ce genre littéraire né du fruit de l’état d’esprit qui est mise en place actuellement dans le pays. Il s’agit de l’état révolutionnaire, la littérature du néo-polar va donc surtout être une littérature militante. Elle intègre des éléments psychologiques puis des chroniques politique et sociales de son temps. Effectivement beaucoup d’auteurs vont s’aider de faits divers pour s’inspirer et ainsi avoir une trame qui reste dans l’actualité du lecteur. On retrouve deux grands auteurs de cette littérature qui sont Jean-Patrick Manchette et Didier Daeninckx. Ils vont dresser un tableau violent de la société de son temps, bien plus que le roman noir.

Arrive ensuite fin 20ème, en 1980-1990 le grand genre qui est maintenant connu de tous ; le Thriller. C’est un terme anglo-saxon qui signifie « frisson ». Ce genre brise en éclat les grands fondamentaux du roman policier, puisqu’en effet il n’y pas forcément d’enquête ; son but est de mettre en scène des individus traqués ou menacé. Son grand thème est l’angoisse mais aussi la tension que les personnages subissent. Allant de fausses pistes en incidents mortels, la suppression du temps est nécessaire à la création du suspens qui se déroule du début à la fin du roman. Ces grands auteurs sont connus de tous : Harlen Coben, Mary Higgins Clark, Patricia Cornwell, J-C Grangé… En parallèle de ce genre, on découvre le polar historique et le roman d’espionnage. Celui-ci retranscrit les décors, le mode de vie, le quotidien d’une époque. ON est plongé dans un autre temps que le notre et il est décrit à la perfection. On retrouve ses romans notamment dans la collection Grands Détectives chez 10/18 avec des auteurs comme Anne Perry ou bien E.Peters.

Parmi les grandes collections qui porte sur le roman policier on retrouve la collection Le Masque, cité auparavant. Mais aussi la collection Rivages noir des éditions Rivages, collection fondée 1986. Cette collection sera suivie quelques années plus tard par Rivages Mystère qui elle comprend des romans de détection, des thrillers anglais ou bien des polars historiques. L’une des plus célèbre est sans doute La série noire des éditions Gallimard, fondée en 1945 dont la collection est centrée autour [de l'action, de l'angoisse, de la violence] site Marcel Duhamel, fondateur de la collection. On retrouve aussi la collection du fleuve noir et folio policier.

Pour clore cet article je souhaiterai vous parler d’un auteur qui m’est cher et dont j’ai déjà vanté ses talents dans un post sur le site Facebook du DUT Métiers du livre. L’auteur en question se nomme Franck Thilliez, c’est grâce à lui que je me suis mise à dévorer les romans policiers et plus particulièrement les thrillers. C’est notamment grâce à son livre Vertige, ouvrage maître du suspens et de retournement de situation. Il est paru chez les édition Fleuve Noir en octobre 2011. Ce roman narre l’histoire de trois hommes se retrouvant emprisonnés au fond d’un gouffre. L’un est accompagné de son chien enchaîné comme le deuxième. Le dernier est libre de mouvement mais porte un casque explosif sur la tête lui interdisant de faire plus de 50 mètres par rapport à son point de départ. Ces trois inconnus vont devoir essayer de survivre et de s’échapper de ce gouffre tout en faisant en sorte de s’entendre malgré les tensions qui commencent à se former entre eux.

Pleine de surprise, c’est comment je définirais ce roman. En effet, tous les éléments de l’histoire qui nous est contés sont utilisés afin de rendre le suspens au maximum. La révélation finale est surprenante et riche en rebondissement nous laissant pantois. Si vous ne l’avez pas encore lu, je vous le conseille vivement. En plus d’être un roman assez court, il est impossible de s’arrêter avant de l’avoir fini !

 

ROMEO SOPHIA

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Rédigé par MDL Aix

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Publié le 22 Janvier 2018

Philippe de Chauveron, un Spielberg à la française

 

 

 

 

Philippe de Chauveron est un scénariste et réalisateur français de comédies né en 1965 à Paris. Il est célèbre pour ses films L’Amour aux trousses, L’élève Ducobu, Débarquement immédiat et plus récemment Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? qui est le plus gros succès au box-office français de l’année sur 2014 avec 12 millions d’entrée. Retour sur le parcours du réalisateur français…

 

 

La vie du réalisateur

 

 

Philippe de Chauveron est né en 1965 à Paris. Il est diplômé de l’école supérieure d’études cinématographiques en 1986. Il réalise un premier court-métrage appelé Gros en 1989 en collaboration avec Emmanuelle Silvestre. En 1995, il écrit le scénario de la comédie Les Truffes réalisée par Bernard Nauer, puis il s’attaque à l’écriture du film Dans la cour des grands qui est porté à l’écran par Florence Strauss. Il se lance en 1998 dans l’écriture et la réalisation de son premier long métrage, la comédie Les Parasites porté par Elie Semoun, Lionel Abelanski et Pascal Elbé qu’il rappellera pour ses prochains films. Philippe de Chauveron écrit et réalise en 2004, L’Amour aux trousses, avec l’acteur du moment Jean Dujardin. Ensuite, il retournera au scénario pour quelques années, signant pour la première fois celui d’une série, Les Bleus : premier pas dans la police en 2007. Il scénarise par la suite Neuilly Sa mère ! avant de réécrire quelques épisodes pour les Bleus. En 2010, il réalise L’Élève Ducobu, adapté de la bande dessinée du même nom dont les auteurs sont Zidrou et Godi. Fort du succès que rencontre le film, il tourne un nouvel épisode, Les Vacances de Ducobu en 2012 tandis qu’en 2014 il retrouve les plateaux de cinéma pour tourner Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Après l’immense succès de ce film, il réalise Débarquement Immédiat en 2016. La même année il réalise À bras ouverts qui n’a pas connu la même réussite que son précédent film.

 

Voici un lien très intéressant si vous voulez en savoir davantage sur le réalisateur : http://www.premiere.fr/Star/Philippe-de-Chauveron

 

Le succès de l’année 2014 : Qu’est ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

 

 

 

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu est une comédie française réalisée en 2014. Ce film évoque le racisme et les préjugés qu’on a sur des personnes que l’on ne connaît pas. C’est l’histoire d’une famille bourgeoise catholique provinciale qui n’est pas très ouverte sur la différence. Leur première fille épouse un musulman, leur seconde un juif et la troisième un chinois. Tout leur espoir se fonde sur leur dernière fille. Elle va épouser un catholique mais ce n’est pas ce qui espérait … Philipe de Chauveron a reçu un prix grâce à ce film : le prix du meilleur scénario. Le film a pour but de montrer aux spectateurs les clichés racistes des individus. Une des raisons du succès de ce film, c’est que le racisme n’est pas limité à la sphère de Claude et Marie Verneuil, représentants de la France traditionnelle. Rachid a des préjugées sur les juifs et les chinois. David a des préjugés sur les magrébins et les chinois tout comme Chao en a pour les juifs et les magrébins. En évitant d’opposer les français dit de souche aux français d’origine étrangère, le film évite de tomber dans un cliché gênant. L’essentiel est que le film soit drôle et instructif. Ce qui est très appréciable dans ce film, c’est que le réalisateur reste neutre. Il met en avant le compromis comme solution face à la différence. Le film est un hymne à la tolérance. Le film a beau être une comédie réussie, cependant il présente quelques faiblesses. Le réalisateur ne s’est pas aventuré dans le commentaire social : tous les personnages sont issus des classes favorisées. Même si cette comédie présente quelques faiblesses, elle est absolument à voir et nous permet de réfléchir sur les préjugés qui sont souvent faux. Devant le succès du bouche à oreille une suite est annoncée en 2018.

 

Voici le lien si vous voulez regarder la bande annonce du film https://www.youtube.com/watch?v=QerOPic11Tk

 

 

 

 

 

 

Polémique sur son dernier film : À bras ouvert

 

 

 

 

Le film a eu beaucoup moins de succès que le précédent et est jugé comme un « film raciste ». Dans ce film, le réalisateur base son histoire dans la communauté Rom. Le film raconte l’histoire de Jean Etienne Fougerolle qui accepte de débattre avec un auteur de droite à succès pour remonter la vente de son livre. Au fil des échanges, Fougerolle clame haut et fort qu’il est prêt à accueillir une famille rom dans sa villa de Marnes-la-Coquette. Au même moment, à Marseille une famille rom regarde à la télévision le débat. Sur les conseils d’un marseillais qui est tombé dans la misère, Babik (Ary Abittan) et les siens prennent au mot l’invitation et se présentent devant la caméra de surveillance qui protège la résidence Fougerolle. C’est le début d’une confrontation pleine d’humour entre deux mondes. Pour certains critiques de cinéma, le film est une caricature des Roms qui les dénigre, c’est vrai qu’il y a beaucoup de clichés par rapport à cette communauté pour avoir vu le film, mais pour une comédie il faut exagérer les différences. Le film est sorti dans les salles à trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle. Le collectif national Droits de l'Homme Romeurope montre l’aspect raciste du film. «Nous aimerions bien pouvoir rire, mais la situation ne s'y prête absolument pas", s'agace l'organisme qui rappelle que les Roms restent "en tête du box-office des personnes les plus rejetées en France». Les critiques ne sont pas bonnes non plus. Le magazine Le Parisien parle de ce film en un seul et unique mot: "Beurk". Le quotidien regrette l'image "détestable d'une communauté déjà largement stigmatisée". C’est un flop total.

 

Voici le lien si vous voulez voir la bande annonce du film : https://www.youtube.com/watch?v=LNhLwzTbaBM

 

 

TKATCH Déborah

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

La vie du réalisateur

 

http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=25052.html,

 

Le succès de 2014 : Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

 

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=222259.html

https://www.odysseeducinema.fr/film.php?id=480

 

Polémique sur son dernier film : À bras ouverts

 

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2017/04/05/a-bras-ouverts-racisme-a-doses-allopathiques_5106367_3476.html

https://www.lexpress.fr/culture/cinema/a-bras-ouverts-pourquoi-la-comedie-sur-les-roms-fait-grincer-des-dents_1896279.html

 

 

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Rédigé par TKATCH Déborah MDL Aix

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Publié le 17 Janvier 2018

 

«  Il faut toujours avoir l'air de savoir ce qu'on fait, même si ce n'est pas le cas »

 

Outlander : la naissance

 

L’histoire de Outlander commence par une idée ordinaire, lorsque Diana Gabaldon se lance dans l’écriture d’un livre « pour essayer ». Elle pensait alors garder ses écrits pour elle et produit des centaines de pages en laissant libre court à son imagination. Puis son idée ordinaire se transforme en idée folle. Et c’est ainsi qu’en 1991, son premier livre est publié sous le titre de Outlander. La première traduction de son livre en français sera faite par Les Presses de la Cité en 1995.

 

Pour notre plus grand bonheur, Diana Galbadon n’a jamais abandonné son idée folle et continue d’écrire pour nous faire rêver. Aujourd’hui, la saga Outlander compte huit tomes ; un neuvième est toujours en cours d’écriture.

 

2014 fut riche de nouveautés pour cette saga. En août, le premier épisode d'une série télévisée adaptée des livres est diffusée sur Starz, chaîne de télé américaine. La série, qui reste très fidèle aux livres, a rapidement eu un très grand succès. Alors que les livres avaient fait l'objet de plusieurs éditions chez différentes maisons, la même année les éditions J'ai lu ont proposé une réédition intégrale qui est devenue l'édition la plus courante en librairie. 

 

La recette de cette saga planétaire

 

Commencez par l’histoire ordinaire de Claire, une infirmière, et de son mari, Franck. Les deux jeunes mariés, séparés par la guerre, se retrouvent en 1945. Ces retrouvailles sont difficiles, étranges, après tant de mois passés éloignés, tant d’horreurs vues mais aussi vécues. 

 

Ajoutez à cela la décision de s’enfuir pour une seconde lune de miel, dans les Highlands en Ecosse. L’occasion pour Franck de partir sur la trace de ses ancêtres pendant que Claire erre dans les terres écossaises, découvrant les nombreuses plantes de la région et leurs vertus médicinales.

 

Mélangez le tout à une pincée de magie issue des légendes folkloriques. Vous obtiendrez alors une Claire voyageant dans le temps par le biais d'un cercle de menhirs et se retrouvant en 1743, alors que les dernières révoltes jacobites se préparent. De fil en aiguille, elle se retrouve invitée -ou prisonnière- du clan des seigneurs Mackenzie. Ce sont ses talents de guérisseuse qui lui permettent de rester en vie, alors qu’on la soupçonne d’être une espionne anglaise.

 

Vous pouvez ensuite pimenter votre préparation par un beau, gentil et jeune écossais, Jamie. Les deux personnages vont devoir se rapprocher pour tenter de survivre. Mais Claire va-t-elle réussir à abandonner son mari, resté en 1945 ? Alors qu'elle ne désire qu'une seule chose, pouvoir rentrer chez elle..

Les personnages de Claire et Jamie, respectivement joués par Caitriona Balfe et Sam Heughan. 

 

Pourquoi on aime ?

 

Ces livres fascinent par leur complexité dans le genre. Au premier abord, on peut penser qu'ils s'inscrivent dans de la romance pure et dure. Mais, en réalité, ils sont remplis d'aventure couplé d'un côté historique fascinant. On ressent, derrière toutes les anecdotes et péripéties, les recherches approfondies que Diana Gabaldon a mené pour réaliser ses ouvrages. La petite histoire se mêle ainsi à la grande. On découvre la vie au XVIIIème siècle, le quotidien des seigneurs et de leur cour, les croyances et traditions mais aussi les tensions déjà présentes entre anglais et écossais, puis entre catholiques et protestants. 

 

Les personnages sont tous différents et finissent par devenir attachants. L'auteure les a très bien construit, leur donnant des caractères propres ainsi qu'un passé parfois douloureux qui nous aide à mieux les comprendre et les cerner. Claire, pleine d'audace et plus courageuse qu'on peut le penser ; Jamie, un jeune homme tendre mais profondément blessé ; les frères Colum et Dougal Mackenzie, ainsi que leur relation compliquée ; Murtagh, un homme distant et fermé mais honnête et fidèle. On a ainsi toute une panoplie de personnages que l'on est heureux de retrouver à chaque chapitre -ou épisode. 

 

Pour l'Ecosse, magnifiquement décrite dans les livres et superbement retranscrite dans la série. Les paysages verts des Highlands, les châteaux de l'époque et l'accent des écossais (dans la série, en version originale). Le pays est vraiment mis en valeur et nous donne qu'une seule envie, pouvoir le visiter au plus vite. 

 

Vous pouvez retrouver toute l'actualité des livres mais aussi de la série sur le site internet de Diana Gabaldon. Elle travaille en effet en collaboration avec les scénaristes pour l'écriture des épisodes, en leur laissant toutefois quelques libertés. Les épisodes sont disponibles en version originale et française sur la plateforme Netflix. Vous pouvez également visionner la bande annonce de la première saison ici

Les livres sont disponibles à l'achat sur le site internet de l'éditeur, et dans toutes vos librairies. 

 

- Lisa C. 

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Rédigé par MDL Aix

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Publié le 10 Janvier 2018

Aujourd’hui assez méconnu du grand public, le peintre, graveur et lithographe Jean Carzou a marqué l’histoire de l’art de la seconde moitié du xxe siècle par ses œuvres très graphiques et ses thèmes à la fois visionnaires et empreints de mémoire.

Jean Carzou, "Provence", 1960 (In Furhange, Maguy, CARZOU: graveur et lithographe I, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1971, p. 181 [lithographie n° 71])

Jean Carzou, "Provence", 1960 (In Furhange, Maguy, CARZOU: graveur et lithographe I, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1971, p. 181 [lithographie n° 71])

Le génie arménien et l’œuvre protéiforme

 

Karnik Zouloumian est né à Alep en 1907. À l’âge de 18 ans, le jeune Arménien part pour Paris où il suit une formation d’architecte à l’École Spéciale d’architecture, de laquelle il sort diplômé cinq ans plus tard. Cette formation se reflètera dans son œuvre à travers une grande précision dans le trait et l’évaluation parfaite des perspectives : les enchevêtrements de lignes qui caractérisent cette œuvre très graphique, rectiligne, identifiable au premier coup d’œil et reconnaissable entre toutes, plongent quiconque s’attarde du regard sur ses compositions dans les méandres d’une peinture qui bouleverse l’histoire de l’art et explore les souvenirs, pensées et émotions de l’artiste, qui signera dès lors CARZOU.

Jean Carzou (In Furhange, Maguy, préface de Roger Caillois, CARZOU: graveur et lithographe I, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1971, p. 25)

De son arrivée en France aux années 1950, Carzou produit une œuvre conséquente et variée. Après quelques débuts dans le dessin satyrique pour la presse, il fait ses preuves dans le milieu du spectacle, où il confectionne les décors d’opéras et de pièces de théâtre dont ceux des Indes galantes de Rameau en 1952. Ne souhaitant pas être connu comme décorateur, il se détourne alors des décors de scène et se recentre, de façon définitive, sur sa propre peinture. Si ses premières expositions lui donnent l’occasion d’être récompensé de nombreux prix pour sa peinture, la consécration n’arrive enfin qu’en 1955, lorsque la revue Connaissance des Arts le cite parmi les dix peintres les plus importants de sa génération.

L’on comprend pourquoi lorsqu’en 1957, il expose L’Apocalypse, l’une de ses œuvres les plus grandioses, si ce n’est son chef d’œuvre, qu’il a plus tard reproduite – non sans quelques ajouts et modifications – sur les murs de la chapelle de la Fondation Carzou à Manosque, dans les Alpes de Haute-Provence. L’œuvre, qui s’étend sur plus de 650 m², a été inaugurée en 1991, le jour de l’indépendance définitive de la République d’Arménie. « Coïncidence heureuse », dira le vice-président de la Fondation 20 ans plus tard dans un discours qui en célèbre l’anniversaire

En 1968 a lieu une nouvelle exposition intitulée "Figures rituelles" qui marque, à l’inverse de L’Apocalypse où prédomine de façon magistrale le bleu turquoise, l’avènement des tons rouge et orange dans sa peinture, lui conférant une dimension nouvelle, plus intense, traduisant des sentiments plus mélangés encore.

Affiche pour l'exposition "Figures rituelles", 1968 (In Furhange, Maguy, préface de Roger Caillois, CARZOU: graveur et lithographe I, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1971,p. 179 [lithographie n°256])

Juré au Festival de Cannes, élu à l’Académie des Beaux-Arts, officier de la Légion d’Honneur et commandeur des Arts et Lettre et du Mérite : Carzou est honoré de toute part dans le monde de l’Art à la fin des années 1970. Toutefois, le visionnaire est aussi théoricien de la peinture contemporaine, ce qui lui vaut de se heurter quelques fois à ses condisciples. Par ailleurs, les différents prix internationaux reçus entre 1930 et 1950 avaient préalablement assis sa notoriété ; dans les années 1980, il commence à exposer dans le monde entier, où Tokyo, Moscou, la Suisse, l’Allemagne et l’Arménie accueillent ainsi ses œuvres à bras ouverts.

Durant les vingt dernières années de sa vie, Carzou inaugure une dernière exposition, puis se dévoue cinq ans durant à reproduire L’Apocalypse pour la Fondation qui lui rend hommage et porte son nom sans plus chercher ni la gloire ni les honneurs, acquis depuis déjà bien longtemps. L’épopée prend fin en l’an 2000, à Périgueux, où Carzou s’éteint, laissant derrière lui sans plus s’en soucier ses prophéties de lignes et de couleurs saisissantes se réaliser peu à peu.

Influence et reconnaissance, le rôle de la Fondation Carzou

 

Il est difficile d’évaluer la portée de l’influence artistique de Carzou. À vrai dire, s'il comptait parmi les artistes les plus influents de sa génération entre 1950 et 1970, son nom et son œuvre sont aujourd’hui peu connus du public et peu d’expositions lui sont réellement consacrées, si ce n’est grâce à la Fondation Carzou.

L’œuvre du peintre expressionniste Bernard Buffet semble en avoir subi l’influence sans toutefois que Carzou soit mentionné comme référent dans les articles concernant Buffet. Pourtant, les similitudes sont frappantes tout particulièrement dans les représentations de paysages urbains, comme celles du Pont Alexandre III et du Grand Palais ci-dessous.

Bernard Buffet, Le Grand Palais, 1989
Jean Carzou, Le Pont Alexandre III, 1967 (In Furhange, Maguy, Mazars, Pierre, préface de Marcel Brion, CARZOU: graveur et lithographe II, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1975, p. 147 [lithographie n°224])

Beaucoup pensent parfois à tort que Carzou n'a été qu'un piètre imitateur de Buffet, qui demeure de nos jours beaucoup plus célèbre que Carzou.

Peu de documents sur l’œuvre de l’artiste sont disponibles. Les livres d’art, catalogues de son œuvre, sont pour partie tirés à un nombre d’exemplaires limité et vendus par la Fondation Carzou (lien vers le catalogue des livres en vente: Magasin - Livres).

CARZOU: graveur et lithographe, tomes I et II, Éditions d'Art de Francony, 1971 et 1975

Le travail de promotion et de préservation de l’œuvre de Carzou par la Fondation est très important. La configuration du lieu se prête à merveille à divers concerts et expositions temporaires qui permettent au public de découvrir l’œuvre la plus conséquente de l'artiste: L'Apocalypse, qui orne les murs de la chapelle et en fait un lieu unique. Pour visiter le site et en savoir plus, rendez-vous ici: Fondation Carzou, ou ici: Fondation Carzou Facebook

L’Apocalypse ou Carzou, la légende du visionnaire

Affiche pour l'exposition "L'Apocalypse", 1957 (In Furhange, Maguy, préface de Roger Caillois, CARZOU: graveur et lithographe, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1971, p. 93 [lithographie n°39])

« J'ai voulu représenter l'Apocalypse, le climat de notre époque. J'ai pris comme base de travail mon exposition de 1957 à Paris intitulée l'Apocalypse. Cette exposition était composée d'une suite de tableaux inspirés des usines atomiques, de la civilisation machiniste, des champs de tir, des fusées, de la disparition des forêts, la pollution etc. Enfin le voyage dans le cosmos, avant le premier vol dans l'espace des astronautes soviétiques.

Mon but : la peur de l'an 2000, un peu comme la peur de l'An Mil. L'intense développement de la technologie, la déshumanisation de la terre, la multiplication terrifiante de l'espèce humaine, le danger de la montée de la surface des mers, la disparition continuelles des espèces animales, l'homme s'enfermant dans un milieu artificiel, font que la terre deviendrait invivable et désertique. [...] »

 

Ainsi Carzou introduit-il la description de son œuvre au moment de l'inauguration de la Fondation. Pour lire le texte en entier, rendez-vous ici: "Mon Apocalypse"

Cette description de l’œuvre par Carzou lui-même aborde et explique les différents thèmes récurrents dans cette exposition : la guerre, la barbarie, le génocide, la tyrannie, la dévastation et la désolation sont ceux qui le poursuivent et le hantent, illustrés par des motifs tels que les ruines, les canons, les champs de bataille, les armes ou encore les figures très reconnaissables des tyrans Hitler, Staline et Pol Pot, nommés dans la description de l’œuvre. Les avancées technologiques ponctuent cette immense fresque et semblent scander fatalement les différentes catastrophes. Le progrès remplit le peintre d’anxiété, tout s’accélère et plus rien ne semble pouvoir être contrôlé. Pourtant, Carzou les contrôle, lui, au moyen de coups de crayon ou de pinceau comme affûtés, de traits rectilignes, jamais laissés au hasard d’un geste brusque ou passionné. Les thèmes et motifs peints s’inspirent de la réalité, de l’Histoire, pour en extraire et en dépeindre toute l’atrocité et l’absurdité, comme reposant sur de solides bases tracées à la règle, donnant l’impression que la nature humaine est finalement régie par un ordre immuable et qu’il en a toujours été ainsi, donnant l’impression que la destinée de l’homme est toute tracée et qu’il ne peut que courir vers le désastre, entraînant irrémédiablement sa fin. Le progrès et la science, illustrés par le développement des réseaux de chemins de fer – qui passionnent Carzou – et la conquête de l’Espace, s’appuient sur ces lignes qui semblent obéir à des règles mathématiques. Le dessein de l'artiste n'en revient alors, finalement, qu'à construire: construire par l'art et la peinture ce que l'évolution humaine détruit, construire la destruction-même du monde par l'humanité.

Face à toute cette angoisse et à l’humanité qui s’autodétruit et détruit le monde autour d’elle, représentées par la figure de la Grande Prostituée, celles de la Femme-Arbre et de la Vierge symbolisent l’apaisement, la renaissance, la nature qui reprend ses droits sur l’homme. L’homme bâtit un présent et un avenir sur les ruines laissées pour héritage par l’Histoire, et « le monde que l’on tente de détruire renaît avec une force nouvelle », ce dont l’artiste était intimement convaincu.

Ainsi, dans toutes les scènes de L’Apocalypse, le ciel demeure turquoise, comme étonnamment calme, limpide, paisible, constant et imperturbable face à la mouvance de la vie, de l’ordre du monde, face à l’évolution et à la crainte qu’elle suscite.

Femme-Arbre
Vierge

 

Le trait et la couleur

 

Les supports et techniques utilisées par Carzou recouvrent une grande variété. Cartes de vœux, affiches, décors de spectacle, illustrations de livres pour enfants écrits par son épouse Nane, illustrations des Carnets d'Albert Camus et d'autres œuvres écrites, tableaux, gravures et lithographies composent l’essentiel de son œuvre, tour à tour dessinés au fusain, au crayon ou au feutre, gravés à la pointe sèche, peints à l’aquarelle, lithographiés en noir et blanc ou en couleurs sur papier de Chine, papier Japon ou bien d’autres supports encore.

Carte de voeux de l'artiste pour l'année 1966, 1965 (In Furhange, Maguy, Mazars, Pierre, préface de Marcel Brion, CARZOU: graveur et lithographe II, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1975, p. 97 [lithographie n°177])

Les couleurs sont souvent vives, et le turquoise ou le bleu plus pâle et les tons flamboyants de rouge et d’orange sont dominants dans son œuvre et s’appliquent harmonieusement aux paysages et au ciel, toujours présent dans ses compositions. Le ciel se charge de valeurs fortes, représentant tantôt l’aube, tantôt le crépuscule, exprimant du même coup les sentiments et émotions les plus vives ou les plus paisibles du peintre, traduisant presque l’état dans lequel il a peint.

Sur ces différents ciels omniprésent dans la quasi intégralité de son œuvre se découpent les silhouettes noires, rectilignes, enchevêtrées, superposées, confuses et à la fois si nettes d’innombrables bateaux, pylônes, ports, bâtiments, arbres, arlequins, femmes et autres personnages historiques ou fantasques.

"La cathédrale", 1966-67 (In Furhange, Maguy, Mazars, Pierre, préface de Marcel Brion, CARZOU: graveur et lithographe II, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1975, p. 196 [lithographie n°270])
"L'arlequin", 1959 (In Furhange, Maguy, préface de Roger Caillois, CARZOU: graveur et lithographe I, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1971,p. 124 [lithographie n°49])

La figure féminine de profil est récurrente dans son œuvre : Carzou explique la récurrence de ce motif par le fait que le profil soit essentiellement exprimé par le trait, le graphisme permet donc de saisir la vision du monde au premier coup d’œil.

"Salomé", 1959 (In Furhange, Maguy, préface de Roger Caillois, CARZOU: graveur et lithographe I, Éditions d'Art de Francony, Nice, 1971, p. 145 [lithographie n°52])

Du reste, l’artiste semble être doté d’une extrême clairvoyance, d’une extra-sensorialité qui lui fait voir le monde à travers son essence, son ossature, sa carcasse dans tout ce qu’elle a de plus monstrueux et de plus élémentaire et poétique. Maguy Furhange, qui a commenté l’œuvre de Carzou, explique que « chez Carzou, l’irréalité, le sens du fantastique sont étayés par une maîtrise graphique indiscutable et, se souvenant que “de tous les actes, le plus complet est celui de construire”, comme disait Paul Valéry, il construit avec rigueur », il construit le monde comme il le perçoit mais aussi comme il le rêve, selon les hantises et les traumatismes qu’il lui inspire ou selon sa candeur. [Citation: Furhange, Maguy, préface de Roger Caillois, CARZOU: graveur et lithographe, Éditions d’Art de Francony, 1971, 215 p.]

 

« Ce monde essoré et empli de gloire, tissé de mémoire fourbe et d’attente dupée, est celui où tu vas. » Tels sont les derniers mots de la préface du premier tome de CARZOU: graveur et lithographe par l’écrivain Roger Caillois, qui retentissent comme une sentence et traduisent sans point trahir le dessein de l’artiste dans L’Apocalypse, mais aussi son œuvre tout entière, profondément marquée par la quiétude et l’inquiétude que contiennent scènes et paysages où la trace de l’homme, délicate et brutale, fascinante et fatale, est comme gravée et indélébile.

 

 

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Rédigé par Anaïs MDL Aix

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Publié le 8 Janvier 2018

Nat King Cole alias Nathaniel Adam Coles est un pianiste et un chanteur de Jazz né le 17 mars 1919 en Alabama (Etats-Unis). Il né dans une famille croyante. Son père Edward James Cole Sr est pasteur et sa mère dirige la chorale de l’église. Il apprend très tôt à jouer de l’orgue et du piano avec sa mère pour accompagner le chœur lors des cantiques.

 

Il étudie le Jazz et le Gospel ainsi que la musique classique. Il s’inspire de Earl Hines, un grand chef d’orchestre, pianiste de Jazz et également une grande figure afro-américaine se battant pour l’égalité et la paix entre « blancs et noirs ».

 

En 1937 le Nat King Cole Trio voit le jour avec Wesley Prince à la contrebasse, Oscar Moore à la guitare et Nat Cole au piano. Cet ensemble est créé pour animer les soirées à la demande de Bob Lewis, le directeur de l’Auberge Swanee.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour promouvoir ce nouvel ensemble, Lewis demande à Nat Cole de porter une couronne, d’où le surnom de King à Nat Cole qui devient Nat King Cole.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le trio connait le succès grâce au titre « Starighten Up & Fly High » 

Fidèle au Jazz, Nat s’ouvre à des morceaux moins strictement Jazz mais à influence jazzy comme «Unforgettable», «Too Young» ou encore « L-O-V-E », son plus grand succès mais dont il ne verra jamais la couleur, mourant quelques mois avant la sortie de son album.  

 

 

En 1956, il est le premier afro-américain à présenter l’émission de télévision « The Nat King Cole Show », dans un but de démocratisation de la sphère audiovisuelle aux afro-américains.

 

 

Nat demeurera actif politiquement avec l’objectif d’abolir la ségrégation raciale. Il soutiendra tous les présidents ayant ce même objectif.

Il réalise une performance vocale durant la convention nationale républicaine de 1956 pour la réélection de Dwight D. Eisenhower. Il s'associera avec John F. Kennedy après avoir chanté à la convention nationale démocrate en 1960 lorsque Kennedy est désigné comme candidat à la présidence. Nat chantera ensuite pour l'investiture de Kennedy en 1961, avec Frank Sinatra et d'autres artistes célèbres. Kennedy et Nat deviendront de bons amis et Kennedy demandera régulièrement l'avis de Nat pour ce qui concerne le Mouvement des droits civiques aux États-Unis. Nat sera très affecté par le décès de J.F.K..  Le nouveau président Lyndon B. Johnson qui lui succèdera continuera à solliciter Nat sur cette question de la ségrégation raciale.

 

Nat Cole est actif sur cette question de ségrégation du fait que sa vie personnelle en est affectée.

Cole et sa famille emménagent dans le quartier prestigieux de Hancock Park à Los Angeles en 1948. À cette époque, le quartier est uniquement occupé par des Blancs et les résidents ne veulent pas de la famille Cole. Les habitants lui envoient alors une lettre dans laquelle ils indiquent qu'ils ne veulent pas avoir de personnes « indésirables » dans leur voisinage. La réaction de Cole est restée célèbre : il répond à ses voisins que s'il y en a dans la région, il le leur fera savoir.

Le 10 avril 1956, un groupe d'hommes blancs attaquent Cole pendant un concert à Birmingham en Alabama. Ils sont membres du White Citizens' Council de Birmingham. Nat affirmera qu'il ne jouera plus jamais en Alabama à l'avenir, le vivant comme une trahison, lui qui vient de cet état. C'est également la dernière fois qu'il monte un concert dans le sud des États-Unis.

A la fin des années 50 et au début des années 60 il se lance dans le cinéma dans le but de faire passer ses messages antiségrégationnistes.

 

Il meurt le 15 février 1965 à 45 ans des suites d’un cancer du fumeur. Néanmoins il restera un emblème du Jazz des années 50 et 60 ainsi qu’un partisan de l’abolition de la ségrégation dont il fut victime comme une large part d’afro-américains.

 

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Rédigé par MDL Aix

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Publié le 22 Décembre 2017

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Bonnes Fêtes de fin d'année !

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