Publié le 7 Mai 2018
Les entretiens de sélection pour le DUT commencent ce matin, dans nos locaux, à la Cité du livre, situés ici tout près de la gare routière. Nous sommes impatients de vous rencontrer :)
Les Métiers du livre d'Aix-en-Provence (IUT, département Info-Com)
Publié le 7 Mai 2018
Les entretiens de sélection pour le DUT commencent ce matin, dans nos locaux, à la Cité du livre, situés ici tout près de la gare routière. Nous sommes impatients de vous rencontrer :)
Publié le 3 Mai 2018
Avez-vous déjà entendu parler d’Ewilan ? Oui, c’est bien le célèbre personnage des livres de Pierre Bottero. Mais avant de parler de ses livres, parlons un peu de l’auteur.

« Enfant, je rêvais d’étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n’arrivais pas à trouver la porte d’entrée vers un monde parallèle ! J’ai fini par me convaincre qu’elle n’existait pas. J’ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d’un monde classique… jusqu’au jour où j’ai commencé à écrire des romans. Un parfum d’aventure s’est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d’étonnantes créatures, des villes étranges…
J’avais trouvé la porte. »
Pierre Bottero est un écrivain français important. Ayant d’abord été instituteur, il s’est ensuite consacré entièrement à l’écriture les quatre dernières années de sa vie. Ses premiers textes ont été publiés chez Flammarion. Il va ensuite chez Rageot où le premier tome de sa trilogie L’autre remporte le prix Ados Rennes/Ille-et-Vilaine en 2008. Les juges de ce prix sont les collégiens du département d’Ille-et-Vilaine qui doivent voter parmi une sélection de dix livres. Pierre Bottero a aussi reçu de nombreux prix dont le prix Paille en queue lors d’un festival jeunesse à la Réunion, ainsi que d’autres prix.
Ses trilogies les plus célèbres tels que Les quêtes d’Ewilan ou Le pacte des Marchombres appartiennent au genre de l’heroic fantasy. Ce genre littéraire n’est pas très bien perçu en France. Deux tiers des livres de fantasy sont des traductions, la plupart venant de l’anglais. En sachant cela, les millions d’exemplaires (2 millions en 2016) vendus pour sa première trilogie montrent que Pierre Bottero est un auteur exceptionnel qui a su nous faire aimer la littérature de l’imaginaire.
L’œuvre de Pierre Bottero compte 28 volumes, c’est un nombre conséquent. Il s’est concentré sur la littérature jeunesse même si ses livres peuvent être classés comme tout publics. Car lus par les enfants, ils ont aussi du succès auprès des parents. Une de ses séries, A comme association, a été écrite en duo avec Eric L’Homme qui est aussi un écrivain français de l’imaginaire.
Son œuvre est variée, il a écrit beaucoup de romans jeunesse touchants tel que Le garçon qui voulait courir vite, mais aussi des histoires d’amour avec Tour B2, mon amour. Comme il a été instituteur il connaissait son public ainsi que les sujets qui le touche. Ses romans les plus connus appartiennent à l’univers de Gwendalavir dont nous reparlerons tout à l’heure. Il regroupe quatre trilogies : La quête d’Ewilan, Les monde d’Ewilan, Le pacte des Marchombres et L’Autre ; ainsi qu’un roman graphique, Le chant du troll, et un album, Isayama. En effet, qui n’a pas entendu parler des aventures d’Ewilan et de Salim ? Mais avant de parler de ce monde mystérieux nous allons vous expliquer ce qu’est la fantasy et plus précisément l’heroic fantasy.
La fantasy française est considérée comme une littérature du voyage (vers un autre monde par exemple), du dépaysement et du divertissement souvent associée aux romans jeunesses (comme c’est d’ailleurs ici le cas). Inspirée des anciens contes et légendes (comme les légendes Arthuriennes), les invraisemblances de l’univers décrit paraissent aux yeux des personnages tout à fait normales. Pour le dire autrement, dans un livre de fantasy, ce qui peut paraître surnaturel au lecteur ne l’est pas pour les personnages de l’histoire. Sur un point de vue historique ça ne fait pas longtemps que la fantasy est reconnue en tant que genre littéraire. C’est grâce à des auteurs tels que J. R. R. Tolkien avec Le seigneur des anneaux puis Le monde de Narnia de C. S. Lewis que la fantasy a gagné en popularité.
L’heroic fantasy est un sous-genre de la fantasy aussi connue sous le nom de merveilleux héroïque. Il se différencie des autres récits de fantasy par son aspect épique. En effet, l’histoire est centrée sur un héros (Ellana dans Le pacte des Marchombres) ou deux amis (Ewilan et Salim). Les enjeux sont souvent personnels et humains, prennent part a des conflits entre des royaumes ou des peuples souvent non-humains. L’ambiance est particulière, à la fois sombre et médiévale elle nous plonge dans une histoire hors du temps.
L’univers de Gwendalavir

Voici une carte de Gwendalavir qui vous permettra de vous repérer au cours de nos explications.
L’univers de Gwendalavir regroupe de nombreuses espèces, nous allons donc vous les présenter :


Certains habitants de Gwendalavir possède un pouvoir nommé Art du Dessin. L'Art du Dessin permet de faire basculer dans la réalité ce que l'on imagine. La plupart des dessins ne sont pas définitifs, seuls les plus puissants dessinateurs peuvent créer des dessins insensibles au temps. Les Dessinateurs les plus doués peuvent se déplacer d'un endroit à un autre en utilisant le « Pas sur le Côté ». Pour créer un dessin, les Dessinateurs parcourent mentalement l'Imagination en utilisant les Spires, qui sont les « chemins de l'Imagination ». Le Don est déterminé par 3 caractéristiques : la Volonté, la Créativité, et le Pouvoir. Plus les Dessinateurs les possèdent de façon proportionnelle et en grande quantité, plus il est puissant. Si de nombreux Alaviriens possèdent ce don de façon embryonnaire, il n'est réellement contrôlé que par de rares Dessinateurs. Ainsi, les Sentinelles sont chargées de protéger l'Empire grâce à leur don puissant. Ewilan, quant à elle, est la Dessinatrice absolue.
Nous allons maintenant vous présenter les personnages principaux de Gwendalavir.




Liens entre les tomes
Le dernier tome de la trilogie L'Autre met en scène le personnage d'Eryn. Si aucune information n'est apportée sur le personnage, sa description laisse supposer qu'il s'agit de la fille d'Ewilan et Salim. De même, à la fin d'une autre œuvre intitulée Les Âmes croisées, l'héroïne Nawel arrive dans un autre monde où elle va à la rencontre de Destan, fils d'Ellana et d'Edwin. Ainsi, l’auteur créé des liens entre ses différents cycles et tisse sa toile autour du monde fabuleux de Gwendalavir.
Ses nombreux fans ont permis l’extension de son œuvre majeure (Ewilan) en de nombreux formats. Ainsi, tel le phénix qui renaît de ses cendres, la mort de l’auteur a vu naître l’adaptation en bandes dessinées, en film (pas encore sortit) et en jeux vidéo de type RPG. Nous espérons donc qu'après avoir lu cet article vous irez vous plonger dans l'univers de Gwendalavir...
Julien Demaret et Manon Fraysse
Sources
http://abbricotine.e-monsite.com/pages/les-grimoires/ewilan.html
http://forum-de-ewilan.discutforum.com/f5-livres-et-univers-de-pierre-bottero
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bottero
http://renardshatifs.fr/bienvenue-a-gwendalavir/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fantasy_dans_la_litt%C3%A9rature
https://fr.ulule.com/ewilan-film/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Heroic_fantasy
Publié le 29 Avril 2018
Les auteurs de manga capables de m’accrocher régulièrement sur plusieurs de leur série sont rares. J’ai beau adorer Samurai Deeper Kyo d’Akimine Kamijyo, sa série Code Breaker m’a laissé de marbre. Je suis un grand fan de Death Note et Bakuman de l’iconique duo Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, j’ai vite été ennuyé devant leur dernière parution Platinum End. Cependant, si je dois citer un auteur dont les œuvres ne me déçoivent jamais, alors le nom qui me vient en tête est sans faute Testuya Tsutsui.
Je souhaite donc revenir sur cet auteur qui me tient particulièrement à cœur en traitant de son parcours pas comme les autres et de ses œuvres fortement engagées.
-Un départ atypique
Avec le système éditorial japonais, l’auteur passe généralement par un magazine de prépublication qui va faire paraître ses chapitres à un rythme hebdomadaire ou mensuel. Lorsqu’assez de chapitres sont parus, on les relie et ainsi sort le premier volume. Mais Tetsuya Tsutsui marque ses propres départs sur Internet, en lançant son propre site « pn221 » en 2002. Il va y publier plusieurs courtes bandes dessinées entre 10 et 20 pages. De septembre à décembre 2002, il publie en trois parties une œuvre plus conséquente, d’un total de 150 pages : Duds Hunt.

Duds Hunt raconte l’histoire de Nakanishi, ancien criminel incarcéré pour meurtre. Celui-ci patauge dans sa réinsertion sociale, la faute à un travail dégradant et un supérieur bien conscient qu’il est sa seule chance de réinsertion, et qui n’hésite donc pas à l’humilier. Fatigué de sa situation, Nakanishi va alors entrer en contact avec le mystérieux Eksam, qui va lui proposer de participer au Duds Hunt, un étrange jeu où les participants se battent pour récupérer les transmetteurs des autres joueurs, chacun leur octroyant une grande somme d’argent. Nakanishi va y trouver une échappatoire à son travail médiocre, mais aussi un défouloir qui va réveiller ses anciennes pulsions criminelles. Ce n’est cependant pas la seule partie de son passé qui va ressurgir.
C’est deux ans plus tard que le travail de Tsustsui est repéré par la maison d’édition française Ki-oon, qui prend alors contact avec lui. Ainsi, en octobre 2004 est publié chez eux en format papier Duds Hunt, accompagné de la nouvelle Rêves Eveillés, une des nouvelles de Tsutsui précédant Duds Hunt. Il s’agit d’un cas rarissime où la publication française d’un manga précède la japonaise (hors manga français bien entendu). Et pour continuer ce parcours inhabituel pour un auteur de manga, c’est la parution française chez Ki-oon qui fait repérer Tsutsui chez l’éditeur japonais Square-Enix. C’est alors dans un cadre plus classique qu’il se lance dans son œuvre suivante en 2005 : Reset.

Reset est un thriller suivant Junsuke Kitaijima, hacker au service de la police enquêtant sur une série de suicides ayant eu lieu dans un immeuble. Pourquoi un hacker ? Car le jeu en ligne « Dystopia » qui tourne dans ce même immeuble ne semble pas sans rapport avec ces évènements tragiques. Cette fois, Tsutsui s’intéresse au rapport des hommes à l’univers virtuel. Sommes-nous si détachés de celui-ci et qu’est ce que notre comportement au sein de ce dernier dit-il sur nous-mêmes ? La question du rapport entre le joueur et son jeu est certes un sujet aujourd’hui suffisamment séché par les médias, montrant ces pauvres parents impuissants pendants que les jeux vidéo transforment leurs enfants en serial-killer, mais le manga date déjà de plus de 10 ans, et a surtout le mérite de ne pas sincèrement forcer un jugement sur la question, mais à ouvrir le débat. On nous invite à réellement repenser la question. Même si l’auteur le simple partit de nous inviter à rester détaché de nos actions dans le monde virtuel.
Le manga est ensuite publié chez Ki-oon l’an suivant. Toujours en 2005, Tsutsui présente sa première œuvre qui n’est pas un one shot, mais en 3 volumes cette fois : Manhole.

Pour Manhole, nous suivons la course contre la montre de deux policiers contre l’étrange virus « Filariose », provoqué par un individu ayant perdu fois en l’humanité. On y retrouve plusieurs questions intéressantes, sur la définition et l’application de la justice ou la psychologie humaine. Une autre caractéristique importante de ce manga est sa violence et son horreur sont bien supérieures aux œuvres précédentes de Tsutsui. Ce détail aura un certain impact sur sa carrière, mais nous y reviendrons en temps voulu.
-Le tournant
Après Manhole, l’auteur ne va rien publier pendant 6 ans, période où il se livre à diverses activités comme la réalisation d’un récit interactif ou une visite auprès de ses fans français. Cette période marque aussi la fin de son travail avec Square-Enix. En effet c’est purement en collaboration avec Ki-oon que l’auteur va publier, au japon chez Shueisha, et en France, son manga Prophecy, en 2012.

Vous en avez peut-être entendu parler, car Prophecy est le manga qui a amplifié fortement la popularité de Tsutsui et de Ki-oon par la même occcasion. Cette œuvre narre les actes de Paperboy, criminel se couvrant la tête avec du papier journal annonçant ses futurs méfaits en direct sur internet. Celui-ci cherche à venger ceux qui ont été humiliés, mais possède d’autres objectifs en tête. Ce nouveau thriller de Tsutsui offre une nouvelle critique mise à jour de notre rapport au numérique, ce que nous nous permettons sous couvert de l’anonymat du web et le détachement que l’on observe par rapport à ce que l’on voit et apprend sur internet. On notera que la fin a déçu certains lecteurs. Cette forte œuvre de critique sociale était également accompagnée d’un grand message humaniste, et c’est celui-ci qui a été mis en avant à la fin. Certains ont été déçu par ce choix, et cela ne m’empêche pas de le trouver magnifique. C’est également le seul manga de Tsutsui à posséder une suite : Prophecy : the Copycat relatant un groupe de jeunes reprenant le flambeau de Paperboy dans leur propre intérêt. Mais parce que je préfère me concentrer sur les œuvres où Tsutsui a travaillé seul, je n’en parlerais pas davantage.
Pour les 10 ans de Ki-oon, Tsutsui revient pour une nouvelle série en 2 tomes : Poison City.

J’ai une affection toute particulière pour cette série puisqu’il s’agit du manga qui m’a fait découvrir Tsutsui. Je pense aussi qu’il s’agit de son meilleur, mais je suis incapable de vous certifier que mon avis n’est pas biaisé.
Mais avant de présenter l’œuvre, il faut présenter son contexte assez unique. Car c’est ici que la fameuse violence de Manhole va ressurgir. En effet son caractère violent a amené l’agence pour les enfants et l’avenir de Nagasaki à juger l’œuvre comme « nocive pour les mineurs » et « incitant les jeunes à la cruauté », ce jugement limitant l’accessibilité de l’œuvre. Il faut noter que l’auteur prend connaissance de ce fait en 2013, alors que le jugement a lieu en 2009. Il apprend également que ce jugement est porté purement sur la violence graphique du titre, les thématiques abordées ont été totalement ignorées. Cet évènement accompagné de l’intérêt récent de Tsutsui sur la terrible période du Comics Code aux USA où les comics étaient pointés du doigt comme source des troubles de la jeunesse, a ainsi amené à la naissance de Poison City.
Le manga raconte la vie de Mikio Hibino, jeune auteur de manga dans un japon qui, en préparation des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, lance tout un programme « d’assainissement culturel », renforçant la surveillance des produits culturels et traquant celles qui pourraient être « nocives ». Malheureusement pour le protagoniste, son histoire de zombies va vite entrer dans le collimateur du comité de censure. On retrouve ainsi tout une critique de la diabolisation des produits culturels adressés à la jeunesse, et la volonté des porter responsables faciles des maux de la société pour éviter de réfléchir aux causes plus nombreuses et complexes, ainsi que les manipulations et jeux politiques qui en découlent. Et sa conclusion offre un subtil mélange de pessimisme et d’optimisme qui semble lui donner le dénouement idéal.
Tsutsui est un auteur connecté, comme le démontre son départ sur internet. Le numérique, qu’il s’agisse des jeux vidéo où d’internet, est toujours très présent dans son œuvre, mais sa proximité avec celui-ci ne l’empêche pas de se poser et par conséquent de nous poser des nombreuses questions pertinentes dans notre rapport avec lui. Il apprécie aussi toujours mêler dans ses œuvres la critique sociétale et le message humaniste. Un message parfois nihiliste mais qui se veut au final souvent chaleureux. On retrouve déjà la plupart de ces éléments dans Duds Hunt, et son œuvre l’amène à représenter ses thèmes sous des formes nouvelles, tout en améliorant leur impact sur le lecteur. Et je sais que son impact sur moi est très efficace et c’est pourquoi il est actuellement mon auteur de manga préféré.
Oscar MUIR
Publié le 26 Avril 2018

« Scott Westerfeld, né le 5 mai 1963 à Dallas au Texas, est un écrivain de science-fiction américain s'étant notamment illustré dans le sous genre du space opera. Ses écrits sont très inspirés du panthéon de la SF, dont il fait aujourd'hui partie. Son style mystérieux et son humour décalé ont fait le tour de la planète et ont conquis des millions de lecteurs ». Voilà ce que dit la page Wikipédia de Scott Westerfeld. Mais cet écrivain est bien plus que cela puisqu’il manie également d’autres genres comme le fantasy, le fantastique, ou encore la dystopie. De plus, cet auteur, avec un ton parfois sarcastique, une ironie hors du commun et des fins qui ne se terminent pas toujours bien, peut nous faire passer des éclats de rire aux torrents de larmes à une frayeur des plus frissonnantes.
Quand on lit Scott Westerfeld, on peut sentir l’écrivain à ses côtés ainsi que ses personnages et quand on referme le livre, ils sont encore présents, souvenirs presque réels accompagnant nos vies. Scott Westerfeld, c’est le pouvoir de l’imaginaire et de plonger son lecteur dans des univers fantastiques dont on ne distingue plus les frontières entre fiction et réalité.

Uglies
J’ai commencé à lire Scott Westerfeld il y a deux ans. J’avais emprunté Uglies au CDI de mon lycée et hésitais à le découvrir. En effet, les premières phrases du livre – maintenant cultes pour moi – « En ce début d’été, le ciel avait une couleur vomi de chat. Bien sûr, se dit Tally, il faudrait gaver le chat de croquettes au saumon pendant un bout de temps avant d’obtenir ces teintes rosées », ne m’inspiraient pas énormément. J’ai tout de même poursuivi ma lecture et je n’ai pas été déçue. Je ne l’ai posé qu’après de nombreuses heures et l’ai terminé très vite durant les jours suivants.
Ce livre raconte l’histoire de Tally Youngblood. À la veille de ses 16 ans, l’héroïne ne rêve que d’une chose : les atteindre le plus vite possible. Lors de cette journée spéciale, elle pourra subir l’Opération qui consiste en une chirurgie complète du corps et des os. Ensuite, elle deviendra Pretty, belle et parfaite à tous les égards. Étant encore Ugly, se trouvant donc « moche » et banale, elle essaie de voir sur un logiciel à quoi elle ressemblera une fois l’opération accomplie, accompagnée de son amie Shay. Cette dernière, qui doit bientôt se faire opérer, dit à Tally qu’elle s’aime comme elle est, ce qui choque Tally. Elle a également entendu parler d’un lieu où vivent des rebelles, s’étant enfuis avant l’Opération. Le jour précédent ce moment, Shay annonce à son amie qu’elle va partir pour s’y rendre même si Tally tente de l’en dissuader. Shay part quand même et laisse à son alliée une série d’indices pour qu’elle la rejoigne, si elle le souhaite. Notre héroïne, bien trop heureuse d’effectuer l’Opération qui rendra sa vie extraordinaire sous peu, attend sagement ce jour quand les autorités, les Specials, débarquent et lui parlent de son amie disparue. Ils veulent savoir où elle est et n’hésitent pas à poser un dilemme à Tally : la retrouver au plus vite, sinon, elle restera une Ugly à vie… On lui donne donc un mouchard et elle se rend sur les traces de sa complice de toujours, prête à la trahir. Mais comment réagira-t-elle devant ce monde de liberté qu’est La Fumée, lieu d’acceptation et de tolérance où vivent les rebelles ?
Cette série dystopique est à lire de toute urgence. Elle mêle action, humour et rebondissements et en fait une aventure incroyable.

Midnighters
Jessica Day, adolescente de 15 ans emménage à Bixby, Oklahoma. Très vite, elle se fait de nombreux amis mais remarque un groupe de trois personnes mystérieuses dans son lycée qui ne cessent de l’observer. Une nuit, Jessica se réveille et découvre sa nouvelle ville plongée dans une lumière bleue. Le monde est comme arrêté et elle seule est en mouvement. Elle croit à un rêve jusqu’à ce qu’elle y découvre les mystérieux Rex, Mélissa et Dess, munis de pouvoirs des plus étranges. Elle fait en fait partie des Midnighters comme eux, qui ont la capacité de se mouvoir pendant la vingt-cinquième heure de la journée. Pendant cette heure secrète, ils peuvent également utiliser leurs pouvoirs et combattre des forces malveillantes…
Ce livre sombre et magique vous tourmentera nuit et jour. Bonne lecture !

Afterworlds
Ce livre se compose d’un seul volume (de 700 pages environ) et raconte deux histoires. Tout d’abord celle de Darcy Patel, jeune auteure vivant vit sa première année à l’université et qui vient de signer un contrat pour publier son premier roman. Elle doit effectuer les changements nécessaires afin de pouvoir le diffuser et doit gérer en même temps sa nouvelle vie d’étudiante.
La deuxième histoire est en fait celle écrite par Darcy dans son livre. Celle de Lizzie, jeune fille victime d’un attentat se faisant passer pour décédée afin d’échapper à la mort. Cette dernière, après son expérience de mort imminente, découvre un monde parallèle et peut voir les esprits torturés, bloqués sur terre et décide de les aider. Parmi eux, une mignonne petite fille et un jeune homme énigmatique.
Ce roman mêlant thriller, fantastique et contemporain/jeunesse nous fait valser entre le monde des morts et celui des vivants. Sortez peluches et veilleuses durant sa lecture.
Lisa Favrin
Publié le 22 Avril 2018
D’où viennent les paroles, les clips, le style de Lana Del Rey ? Qui l’inspire ?
Elizabeth Woolridge Grant commence à chanter à l’école dans la chorale, apprend à jouer de la guitare grâce à son oncle, et commence à écrire et composer ses chansons après le lycée. Elle utilisera plusieurs noms de scènes (Sparkle Jump Rope Queen, May Jailer, Lizzy Grant) avant de se choisir le nom de Lana Del Rey. C’est en 2010 qu’elle ressent le besoin de décider d’un nom pour orienter sa musique, son personnage. Elle s’inspire du nom de l’actrice Lana Turner, incarnation du glamour pendant l’âge d’or du cinéma hollywoodien, et de la Chevrolet Delray des année 1950.
C’est sous ce nom qui lui rappelle l’exotisme et la côte floridienne, qu’elle met en ligne le clip de Vidéo Games en 2011 sur YouTube. Ce montage de vidéos amateurs vieillies, d’elle-même avec un style vintage, et de paysages hollywoodiens, est un grand succès. On retrouve ce titre sur l’album Born To Die qui sort en janvier 2012.
Elle enchaîne les succès par la suite. En novembre 2012 elle sort un nouvel album Paradise, qui contient le single Blue Velvet, une reprise de Bobby Vinton. Cette reprise est un grand succès puisqu’elle fait partie d’un projet publicitaire pour la marque de vêtements H&M, avec un visuel qui fait écho au style de David Lynch, une des inspirations de Lana Del Rey pour sa musique et ses clips. En effet, il n’y a pas que la musique qui est pour elle une source de création. Elle puise dans les œuvres de Tennessee Williams, Jack Kerouac, Pablo Picasso, John Lautner et Frank Lloyd Wright, pour rafraîchir sa façon de voir les choses ou redonner un élan à son écriture.
En 2013 c’est la Bible qui l’inspire pour un court métrage nommé Tropico. Elle y apparaît en Vierge Marie, en Ève, et en strip-teaseuse. Le film a pour thème la rédemption on y voit des sosies de John Wayne, Elvis Presley, Marilyn Monroe et Jésus. On retrouve donc de nombreux éléments bibliques avec le style vintage de Lana Del Rey.
Brooklyn Baby, sort le 8 juin 2014 sur l’album Ultraviolence. Ce titre rend hommage à Lou Reed qui désirait travailler avec elle. Mais après s'être donné rendez-vous à New York, il est décédé quelques minutes après son atterrissage. On peut voir un parallèle au niveau du titre de Lou Reed : Coney Island Baby. De plus, sur ce titre elle chante : « He plays guitar, while I sing Lou Reed ».
En 2015 elle explique le choix du titre de son album Honeymoon « C'est le mot qui résume le rêve ultime. La vie est une lune de miel, tu sais ? La vie, l'amour, le paradis, la liberté... C'est pour toujours. ».
En juillet 2017, elle offre un album moins tragique et dramatique, Lust Fort Life. « J'ai fait mes quatre premiers albums pour moi, mais celui-ci est pour mes fans et concerne ce vers quoi j'espère que nous nous dirigeons tous. » indique-t-elle. Sur cet album, la chanson Love contient un hommage aux Beach Boys, où on entend « Don’t worry baby » répété plusieurs fois.
On lui attribue des genres musicaux comme la Dream pop, le rock psychédélique, l’indie pop, la sadcore, et bien d’autres. En effet on retrouve bien quelques caractéristiques de ces genres chez Lana : chants murmurés, rythme répétitifs envoutants, tempo lent, et paroles graves.
Bien qu’elle ait choisit la chanson comme profession, sa première passion est l’écriture, qu’on retrouve bien sûr dans les paroles de ses chansons.
Le visuel est très important pour Lana Del Rey, le clip pourra accompagner la musique ou montrer une histoire qu’on n’entend pas à la première écoute. Il y a toujours un style très glamour hollywoodien mêlé avec des références culturelles populaires américaines, et elle s’auto-proclame « Gangsta Nancy Sinatra ».

A plusieurs reprises ses clips racontent une histoire vraie. Dans Ride on voit l’histoire de sa vie ; sous forme d’hommage dans Summertime Sadness l’actrice Jaime King joue le rôle d’une amie de la chanteuse, morte en 1999 ; dans Freak on reconnait l’historie du suicide de masse de Jonestown.
Il ne faut pas s’étonner de retrouver des images similaires, ou identiques d’une vidéo à une autre. Des esthétiques, des paysages, des scénarios reviennent fréquemment, et le recyclage d’images est courant dans les clips de Lana Del Rey.
Que ce soit en chanson ou en image, les créations de Lana Del Rey sont riches en références de tous ceux qui l’inspirent. Il suffit de bien observer ou tendre l’oreille, et c’est une tâche très agréable, alors n‘hésitez pas à vous lancer à l’écoute de cette artiste qui nous réserve encore beaucoup de bonnes choses.
Publié le 18 Avril 2018

Venez goûter au plaisir de déambuler dans une ville qui laisse parler les artistes !
Lisbonne, capitale portugaise haute en couleur et pleine de vie, regorge d’une impressionnante diversité culturelle à l’image du cosmopolitisme caractéristique de ses habitants. Des rues étroites où l’on peut facilement se laisser guider par la mélancolie du fado, aux extraordinaires vues panoramiques sur le Tage, elle intrigue davantage par son univers artistique singulier. Faisant partie des capitales européennes du Street art, Lisbonne et son art mural n’a pas fini de vous surprendre.

Le Street art est un art urbain, d’ailleurs, sa définition la plus stricte renvoie à cette notion d’art dans l’espace public. Il peut prendre n’importe quelle forme, pourvu qu’il soit exposé au regard des passants.
Ce mouvement, impulsé par un désir de rébellion, prend racine aux États-Unis dans les années 1960. D’abord associé à un acte de vandalisme, les graffitis sont des mots, des noms ou des phrases écrits un peu partout dans la ville, qui évolueront dans les années 1970 en s’agrémentant d’illustrations. Avec des artistes qui ont envie de se différencier en pratiquant une nouvelle forme d’art, le Street art va s’étendre au fil du temps, pour aujourd’hui tapisser les murs de nombreuses villes du monde. Pour plus de renseignements sur l’histoire du Street art, L-Experiment, galerie d’art urbain, propose une rétrospective sur les évolutions du mouvement.

Pour ce qui est de l’art mural lisboète, il est intrinsèquement lié à l’histoire du pays. Après un régime dictatorial oppressant, le Portugal se libère grâce au coup d’état du 25 avril 1974, commandité par de jeunes capitaines militaires. Cette Révolution des Œillets apporte avec elle un souffle nouveau, qui sera le moteur d’un renouveau artistique. La parole libérée, les espaces publics sont investis par les artistes, mus par un effervescent besoin de s’exprimer. Même s’il reste très peu de traces aujourd’hui de cette époque sur les murs de la ville, la pratique du Street art n’a jamais disparue.
En 2008, le président Cavaco Silva décide de créer une « Galeria de Arte Urbana » (GAU), où les artistes peuvent librement s’exprimer au travers de leur art sur de grands panneaux de bois.
On note alors une ambivalence quant à l’effet produit de cette GAU : une implication, un encouragement de la part de l’État au niveau de la production culturelle, mais aussi une manière de canaliser les artistes, pour minimiser leurs actions sur les lieux publics.
Cette pratique se propage néanmoins et laisse place à un nouveau mouvement appelé le muralisme. Dans de multiples villes européennes, que ce soit Barcelone, Berlin ou encore Londres, le Street art fait bien souvent l’objet de commandes de la part des institutions, recouvrant ainsi les façades de nombreux monuments.
C’est précisément ce que fait Vhils, artiste de renommée internationale, qui, de Hong Kong à Lisbonne, marque de son empreinte singulière les villes qu’il traverse.

Collaboration entre Pixel Pancho et Vhils sur un bâtiment à Lisbonne
Source : https://www.chambre237.com/pixel-pancho-et-vhils-collaborent-dans-les-rues-de-lisbonne/
Une canalisation totale de cet art n’est toutefois pas envisageable, puisque le Street art est, par définition, un mode de rébellion.
Alors, à vos sacs à dos, et partez découvrir au rythme du soleil portugais ces œuvres d’arts gigantesques. L’émotion qu’elles dégagent feront battre votre cœur de la même intensité que celui de l’artiste qui s’est révélé à travers elle, pour ne vous laisser qu’un sentiment de profond émerveillement !
Publié le 15 Avril 2018
School days
School days est un anime crée en 2007 et réalisé par Keitaro Motonaga. Il s’agit d’une série « romance », en 12 épisodes. Elle est disponible en français, sur internet et en DVD.
Cette série d’animation est l’adaptation d’un jeu vidéo japonais sorti en 2005. Il est édité par le studio Overflow, c’est un jeu de séduction, ou le personnage principal Makoto (incarné par le joueur) est un lycéen qui rencontre tout une galerie de personnage féminin qu’il peut apprendre à connaître, séduire, … C’est un jeu qui est extrêmement explicite. Il y a aussi eu un manga du genre Seinen, sorti en 2006. Il est en 2 volumes, écrit par Homare Sakazuki. N’ayant pas joué au jeu vidéo (les images que j’en ai vu ne m’ont pas spécialement donné envie) ni lu le manga je ne pourrai parler que de la série animée.
Cette série est vraiment mauvaise. En effet, l’animation en plus d’être assez simpliste, comporte pas mal de soucis (des trous dans des scènes, problèmes de perspective). Beaucoup de personnages sortent de nulle part, ne sont pas introduit dans l’histoire, ne servent à rien pour l’intrigue et sortent du scénario aussitôt après sans explication et sont oubliés dans les tréfonds de cet anime. Certains plans sont assez inexplicables, par exemple, sans raison, certains plans sont en diagonale ou à l’horizontale. Cela n’apporte rien à part de la confusion dans la lecture des images. Mais le pire de School days reste son scénario qui est un mixe entre une romance mielleuse et clichée et un mauvais hentaï. Les messages sont stupides, les personnages stéréotypés. Cet anime est insultant autant envers les femmes que les hommes.
L’anime s’ouvre sur la rentrée scolaire dans un lycée japonais. Un jeune homme, le héros, Makoto remarque une lycéenne dans la foule, cette fille se nomme Kotonoa. Il en tombe plus ou moins automatiquement amoureux alors qu’il ne la connaît même pas. La seule chose qu’il sait d’elle c’est qu’elle prend le même métro que lui et qu’elle est dans le même établissement scolaire.
En partant de ces informations, le jeune homme va faire ce qu’il y a de plus logique. C’est-à-dire : prendre une photo de la fille qui lui plait en secret sur son téléphone afin qu’elle tombe amoureuse de lui à cause d’une légende urbaine. Apparemment si quelqu’un prend une photo de son amoureu(se) avec son portable et que personne ne voit l’image pendant 10 jours c’est l’amour assuré. Pour commencer, c’est le moyen de séduire une personne le plus idiot qu’il m’ait été donné de voir, sérieusement ne serait-il pas plus simple pour Makoto de juste aller parler à cette fille. Ensuite, je ne sais pas comment est vue le fait de photographier les gens sans leur accord et en secret dans cette série, mais sur Terre on appelle les personnes utilisant ce procédé des stalkers. Les cinq premières minutes du premier épisode donnent déjà une bonne idée de l’intelligence et de l’état d’esprit de Makoto : ne surtout pas réfléchir et juste écouter ses hormones. Ce premier épisode montre aussi ce qui attire Makoto chez Kotonoa : sa poitrine. Cette information est montrée avec la subtilité la plus beauf que les dessinateurs ont trouvé. Comme le personnage de Kotonoa est le cliché de la jeune lycéenne timide et naïve que l’on retrouve souvent dans les mauvais mangas, elle ne remarque rien des tentatives de harcèlement de Makoto.
L’épisode introduit aussi le personnage de Sekai. C’est une camarade de classe de Makoto qui remarque la photo de Kotonoa sur le téléphone du héros. Cependant, au lieu d’appeler la police elle décide de s’improviser entremetteuse afin de mettre les deux autres personnages principaux en couple. Sekai est aussi un autre cliché de manga, la lycéenne un peu folle et dynamique qui sait ce qu’elle veut et fait plein de choses en même temps. La demoiselle devient donc facteur et fait passer des messages entre les deux tourtereaux durant les premiers épisodes. En effet, Sekai découvre assez vite que les « sentiments » qu’éprouve Makoto pour Kotonoa sont réciproques, elle les prévient donc qu’ils peuvent sortir ensemble. Mais même là les deux autres héros n’osent pas se mettre en couple alors qu’ils savent qu’ils se plaisent mutuellement. Il faut attendre le troisième épisode pour le premier rendez-vous de Makoto et Kotonoa. C’est donc très long. En plus ce n’est pas aidé avec Makoto qui se plaint tout le temps, même quand ses amis veulent l’aider, ainsi que de nombreux stéréotypes du style : Kotonoa fait forcément à manger pour tout le monde comme c’est la gentille du groupe, mais comme elle est maladroite c’est forcément mauvais, mais ses amis ne lui disent rien de peur de blesser ses sentiments. Donc les deux premiers épisodes sont très longs, assez vide, avec des dialogues dignes de Les feux de l’amour.
Lors de la sortie de Makoto et Kotonoa, le jeune homme se comporte de manière assez étrange, il ne parle pas beaucoup à sa copine, passe son temps à la regarder comme s’il s’agissait d’une tranche de jambon et enchaine toutes les maladresses possibles. Il n’hésite pas non plus à regarder un magazine de charme alors qu’il est avec sa petite amie à la librairie. Il y a un passage ou il regarde la photo d’une fille en petite tenue dans un magazine et où il dit à quel point il la trouve jolie alors que Kotonoa est juste à côté… Mesdames et messieurs, notre héros, le personnage auquel on est supposé s’attacher, surtout les filles, puisqu’il s’agit normalement d’une série de « romance », destiné aux filles. Personnellement, je dois avouer que montrer un personnage qui lit Playboy lorsqu’il est avec sa copine me donne moyennement envie de m’attacher à lui. Cela permet juste d’insister sur le fait qu’il est stupide et que c’est un gros pervers. Pour revenir à la série, le comportement de Makoto finit par mettre mal à l’aise sa petite amie (sans étonnement) qui rentre chez elle assez vite. C’est donc encore à Sekai d’expliquer à Makoto comment se comporter avec Kotona. Elle va jusqu’à organiser les prochains rendez vous et continue à faire la traductrice entre les deux personnes qui même si elles sont en couple depuis plusieurs épisodes sont incapable de se parler. Makoto est trop occupé à fantasmer sur Kotona et la demoiselle est tellement fragile que la moindre évolution de son couple la plonge dans du drama aussi irréaliste que forcer.
vu comme des caricatures ne plaira a aucun de ces deux publics non plus.
Publié le 8 Avril 2018

Attendez... Mais une fanfiction, qu’est-ce que c’est ?
Rien qu’en décomposant le mot, on saisit l’idée : c’est une fiction écrite par un fan d’une œuvre s’inspirant fortement de celle-ci ou tout simplement réutilisant l’univers, les personnages ou d’autres éléments de l’œuvre de base. Cette œuvre peut être un film, une série télévisée, un livre mais les fanfictions peuvent aussi s’écrire autour de célébrités, Justin Bieber et les One Direction en tête ces dernières années.
A l’origine publiée dans des fanzines (magasines écrits, édités et distribués par des fans), la fanfiction s’est surtout répandue grâce à internet et les sites de partages d’écrits, tels que fanfiction.net ou archiveofourown. Considérée par de nombreux auteurs comme un moyen d’apprentissage de l’écrit, elle reste cependant méconnue du grand public malgré le nombre toujours en augmentation d’histoires partagées, on en compte 6,5 millions sur fanfiction.net, un des sites les plus fréquentés bien que certains écrits soient diffusés via des blogs personnels ou des forums spécialisés autour d’un thème particulier.
Sur les millions d’histoires disponibles sur le net, certaines ont su rassembler une communauté autour de la qualité d'écriture ou de son originalité. Si les écrits sont d’abord faits à but non-lucratif et pour le plaisir de faire durer ses œuvres favorites de l’auteur, certains finissent par se faire éditer. Les maisons d’éditions repèrent d’ailleurs de plus en plus de nouveaux auteurs grâce aux fanfictions et certains des best-sellers des dernières années sont des fanfictions réécrites afin de pouvoir être publiées.
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Et on ne manque pas d’exemples de livres édités issus de fanfictions ! Tout d’abord, et pour ne pas faire dans l’originalité, nous avons l’œuvre littéraire écrite par E.L James et mondialement connue : 50 nuances de Grey. Cette œuvre était au début intitulée Edward and Bella. Comme son nom l’indique, c’était une fanfiction sur les protagonistes principaux de la célèbre saga Twilight écrite par Stephenie Meyer. Cette saga a tout d’abord été publiée en livre, aux éditions Vintage aux Etats-Unis. Puis a eu une adaptation cinématographique. Les similitudes entre les deux sagas sont nombreuses et ont posé quelques problèmes dont nous reparlerons un peu plus tard. La chose la plus surprenante dans la fanfiction, c’est qu’il existe des fanfictions sur 50 nuances de Grey. A partir du moment où une œuvre devient connue, ou est diffusée plus largement, des fanfictions issues de celle-ci germent. Elles utilisent la notoriété de l’œuvre originale pour se faire connaître.
Un autre exemple serait la série Chronique d’un autre-monde. Cette série est publiée chez Michel Lafon. Elle est composée de plusieurs tomes, tous écrit par différents auteurs. En effet, cette série est en fait une série d’ouvrage de fanfiction sur Tara Duncan, écrit par Sophie Audouin Mamikonian. En effet l’auteur, dont le nom est souvent abrégé en SAM, veut grâce à cette collection faire découvrir des nouveaux auteurs. Elle suit et lit des fanfictions de sa propre série pour essayer de les publier et ainsi faire découvrir aux fans de sa série des nouveaux auteurs. Le premier tome de cette série La danse de la licorne est écrit par Thomas Mariani.
Le dernier exemple dont nous pourrions parler est James Potter, tome 1 : Le retour des anciens de G. Norman Lippert. Cet ouvrage a été auto-édité : c’est-à-dire qu’il a été édité hors d’une maison d’édition. Il faut le commander sur internet.
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Qu'est-ce qui pousse les gens à écrire de la fanfiction ?
Pour certains c’est une manière de faire continuer l’univers qu’ils aiment et qui se terminent trop tôt. De donner à une œuvre qu’on aime une suite ou une fin que l’on aurait préférée, ou tout simplement exploiter des détails de l’œuvre que l’on a appréciés sans plus en entendre parler.
Mais la fanfiction est aussi une porte vers l’écriture pour de jeunes et moins jeunes en quête d’écrits : la structure de l’histoire est déjà créée, les personnages ont déjà une profondeur, tous les détails difficiles à créer dans un premier écrit l’ont déjà été. Source d’inspiration et source de création, on s’approprie l’œuvre qu’on aime tant et on la transforme. Il n’est pas rare que les auteurs de fanfictions commencent avec des écrits très proches des œuvres originales avant de s’orienter petit à petit vers des univers totalement différents et finir par créer des fanfictions qui n’ont que peu en commun avec l’œuvre originale.
Enfin, la fanfiction est aussi un moyen de se faire connaitre : écrire sur l’univers d’Harry Potter, univers phare de la fanfiction aujourd’hui, c’est multiplier les chances de trouver un lectorat, le nombre de personnes s’intéressant à ces écrits étant important. Utiliser la notoriété d’une saga pour se faire connaitre est aussi un avantage de la fanfiction et cela peut faire ressortir du lot certains écrivains en herbe.
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Cependant, les fanfictions, encore plus celles qui sont éditées, posent un problème important : celui du droit. En effet, si aux Etats-Unis la fanfiction est légale, le droit de la propriété intellectuelle français rend ces créations illégales en France. Il est tout simplement interdit de s’approprier l’univers, les personnages ou tout autre création encore dans le domaine privé (c’est-à-dire que les droits de l’œuvre originale appartiennent encore à un particulier). La fanfiction transgresse totalement cette loi mais elle reste cependant tolérée à condition qu’aucun bénéfice ne puisse être fait à partir de ces écrits. La difficulté réside donc au moment de l’exploitation commerciale de celles-ci : les auteurs doivent entièrement réécrire l’œuvre de façon à ce qu’aucune ressemblance avec l’œuvre originale ne puisse être décelée. Ainsi, un grand nombre de fanfictions ne peuvent tout simplement pas être éditée car elles sont trop ancrées dans les univers de base et une réécriture serait trop complexe. Les fanfictions les plus souvent éditées sont celles s’éloignant donc le plus de l’œuvre dont elle s’inspire, afin d’éviter les conflits.
Et pourtant ceux-ci existent toujours : de nombreux auteurs refusent totalement la fanfiction et ont demandé à ce que les catégories correspondant à leurs œuvres soient retirés des sites spécialisés. L’argument principal des auteurs étant le vol de leurs histoires. Mais même après ces demandes, et même si les sites se plient souvent facilement aux demandes des auteurs, les fans peuvent continuer d’écrire, sur leurs propres sites ou sur des forums spécialisés non reconnus. D’autres auteurs, malgré l’impossibilité d’avoir recourt à la justice lorsque la publication des fanfictions est correctement faite, se retrouvent dégoutés de leur propre œuvre : ce fut le cas avec Stephenie Mayer et E.L. James. L’auteur de Twilight ne cache pas sa déception face à la publication du phénomène Grey. De plus, E.L. James fit paraître des livres reprenant sa trilogie du point de vue du personnage masculin, ce que comptait faire Stephenie Mayer. Cette dernière mis fin à ce projet d’écriture après la publication des livres d’ E.L. James, considérant qu’ils n’avaient plus lieux d’être et décevant de nombreux fans à travers le monde, en attente du retour officiel d’Edward et Bella.
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Dans ce cas, pourquoi éditer de la fanfiction ?
L’édition est plus complexe, à cause de la réécriture et des risques de poursuites judiciaires, et cela peut avoir un impact sur une autre création artistique. Cependant, les éditeurs sont de plus en plus nombreux à se lancer dans l’aventure. On possède plusieurs éléments de réponse à cette question : les fanfictions les plus remarquées, et souvent celles menant à une publication, ont déjà une base de fans et donc d’acheteurs potentiels permettant d’amoindrir le risque d’édition de l’ouvrage. En effet, lorsque l’on voit qu’une histoire possède plus de 10 000 lecteurs et milliers de commentaires, on peut s’attendre à un succès commercial. De plus, la fanfiction est un bon moyen de repérer de jeunes auteurs : rare sont ceux n’ayant qu’une histoire leur actif en atteignant la vingtaine. Ainsi les éditeurs peuvent plus amplement observer le talent d’écriture de ces jeunes. Les sites d’écritures en ligne sont ainsi de bons endroits pour découvrir un jeune talent de l’écriture.
De plus, ces écrivains en herbe sont souvent très actifs sur les réseaux sociaux, allant jusqu’à faire évoluer la façon de lire grâce à internet (on notera la fanfiction basée sur les One Direction et auto-éditée via le site Lulu.com, I swear I Lived de Mélanie da Silva, utilisant activement Instagram pour faire vivre les personnages et entretenir un lien avec le lectorat). Cela permet donc une promotion de l’œuvre plus simple, grâce à la renommée déjà acquise auprès des internautes.
Ainsi, de grandes maisons d’édition se lancent dans la publication d’anciennes fanfictions réécritent, à moins d’avoir une autorisation particulière de l’auteur ou de ses ayant-droits, au travers de plusieurs techniques. Classiquement, un jeune auteur envoie son manuscrit à un éditeur et celui-ci décide s’il le garde ou non. Si cela peut fonctionner de cette façon pour la fanfiction, de nombreux concours sont organisés sur les sites spécialisés afin de mettre en valeur une histoire. On remarquera le site internet Fyctia, proposant un contrat d’édition au gagnant de son concours : les lecteurs élisent eux-mêmes les prochaines publications en ayant accès à un certain nombre de chapitres de l’œuvre. Cependant, une grande partie de fanfiction se retrouvent auto-édité, c’est-à-dire que l’auteur finance lui-même l’édition de son titre.
La fanfiction a encore de longs jours devant elle malgré son ambiguïté vis-à-vis de la loi. Elle représente une nouvelle façon de commencer l’écriture et la lecture, de jouer avec les mots.

Et si vous avez envie d’approfondir le sujet ? De vous plonger dans la fanfiction, d’en découvrir les tréfonds ?
Pour lire en tout temps et sur tous les sujets, les sites de fanfictions les plus connus. Vous pourrez y chercher votre bonheur en affinant les recherches par œuvre de base, personnages, type d’écrits (romance, angoisse, etc.), par langue.
En plus de fanfictions, ces sites-si proposent de découvrir des histoires originales de jeunes auteurs non-reconnus ni édités, pour le moment.
Des articles pour comprendre l’impact de ces nouveaux écrits
Pour mieux comprendre cet univers, Etude Fanfiction, un site internet expliquant tout le vocabulaire lié à la fanfiction mais aussi ces spécificités.
Enfin, un reportage pour comprendre la problématique de la légalité.

Article écrit par Marie M. et Mélissa F.
Publié le 1 Avril 2018
Entre rêve et cauchemar [attention Spoiler]
Mother ! Est un film sorti en 2017 et réalisé par Darren Aronofsky, à qui l'on doit notamment les excellents Requiem for a Dream, The Wrestler ou encore Black Swan.

Le film débute par le plan d'une personne qui est probablement une femme en train de brûler puis par le dépôt d'une pierre précieuse sur un socle par un homme. Le dépôt de cette pierre entraine la restauration de la maison, pièce par pièce. Une jeune femme se réveil, MOTHER (Jennyfer Lawrence), en appelant son compagnon LUI (Javier Bardem). Tous les deux mènent une vie paisible dans une maison campagnarde et retirée qu'elle vient de rénover après un incendie. LUI est poète en manque d'inspiration tandis que MOTHER s'occupe de finaliser la restauration de la maison. Rapidement, leur vie paisible est interrompue par l'arrivée de l'HOMME (Ed Harris) qui souhaite être accueillit pour la nuit. Si LUI trouve dans cette arrivée une heureuse rencontre, MOTHER a l'impression d'ouvrir son intimité à un inconnu. Petit à petit, des inconnus continue d'affluer dans leur maison à commencer par la FEMME de l'homme puis de leurs enfants. Alors que les arrivées se font de plus en plus intrusives, LUI est toujours plus accueillant alors qu'ELLE se sent de plus en plus oppressée ne comprenant pas le comportement de son mari.
Les évènements s'enchaînent alors très rapidement ; le couple d'inconnus se dispute, la pierre précieuse est cassée, l'arrivé des enfants du couple provoque une bagarre et la mort de l'un deux, la cérémonie d'adieu se déroule dans le salon où toujours plus d'inconnus investissent la maison toujours dans l'incompréhension de MOTHER. En parallèle de cette envahissement, MOTHER découvre une fissure ensanglantée sur le plancher d'une des chambres de la maison où le fils du couple est mort et entend régulièrement en collant son oreille au mur comme le cœur de la maison.
C'en est trop, MOTHER, en pleine cérémonie fait sortir tout le monde de sa maison tandis que LUI semblant avoir créé des liens avec la famille entière ne comprend pas le comportement de sa femme. Après le départ des envahisseurs MOTHER et LUI font l'amour et elle tombe enceinte.
Le calme revenu, LUI retrouve soudainement l'inspiration suite à cette annonce puis publie rapidement son ouvrage et rencontre un immense succès. Un soir où MOTHER prépare un diner aux chandelles pour fêter son succès, l'entrée de la maison se retrouve prise d'assaut par journalistes et fanatiques du poète. Les choses dégénèrent très rapidement et la maison se retrouve dans un chaos total et incompréhensibles se mêlant lieu de cultes dans certaines pièces, violence et destruction de la maison dans d'autres amenant guerre et oppositions de la foule et des forces de l'ordre au sein de la maison. MOTHER bientôt à terme, essaye de se frayer un chemin dans ce cauchemar surréaliste qui investit sa maison partagée entre la recherche inquiète de son mari et le besoin de s'enfuir de ce lieu. Ne trouvant que violence et chaos elle s'enferme dans le bureau de LUI pris d'assaut par la foule et accouche d'un fils. Résistant au sommeil pour ne pas laisser son enfant à LUI qui souhaite le montrer aux fanatiques elle finis par s'endormir et ne trouve plus son enfant en se réveillant. L'enfant est pris et tué par les innombrables visiteurs. Comme prise par la démence, MOTHER incendie la maison pour exterminer tout le chaos qui s'y trouve brûlant avec. Tandis que tout est en train de bruler, LUI étonnamment intact au milieu de cette destruction l'amène dans son bureau, en récupère son cœur pour en extraire une pierre qu'il dépose sur un socle. La maison se restaure et dans cette maison toute neuve une nouvelle femme se réveille en appelant LUI.
Le film est réalisé comme un cycle d'abord l'incendie de la maison et de la femme, le manque d'inspiration, inspiration retrouvée avec la création d'une vie nouvelle (bébé), la destruction du foyer par le chaos et les habitants puis l'incendie à nouveau et ainsi de suite.
Ce film de Darren Aronofsky à énormément divisé la critique et les spectateurs. Connus pour ses innombrables métaphore, il nous présente avec ce long-métrage une gigantesque allégorie. D'où nous pouvons trouver différents niveaux de lectures et nombreux sujets abordés.
Le niveau de lecture le plus évident est l'allégorie biblique, LUI pouvant être apparenté à Dieu, le créateur étant poète, créateur de MOTHER (elle-même apparentée à Mère Nature) ainsi que de la maison et d'un enfant … Les nouveaux arrivants l'HOMME et la FEMME pouvant être Adam et Eve qui détruisent la pierre (le fruit défendu) puis qui sont ensuite chassé du bureau que LUI va condamner ou autrement dit le jardin d'Eden. Les fils qui s'entretuent sont apparentés à Caïn et Abel. MOTHER déclenche le feu de la cave qui représente l'enfer justement par l'élément du feu mais l'analyse des niveaux de la maison montre une fois encore la métaphore biblique : le bureau (jardin d'Eden) se trouve à l'étage de la maison, le chaos où évoluent les personnages est le rez-de-chaussée de la maison (la Terre) et la cave au niveau inférieur (l'Enfer). La mort du bébé par les fanatiques peut créer un parallèle à la mort de Jésus Christ. L'image du cycle illustre cette représentation biblique. Ce parallèle est également encourager par la particularité des personnages à ne pas avoir de prénom mais être seulement identifié par : MOTHER, LUI, L'HOMME, …
Le film s'articule autour de la notion de création qu'elle soit artistique, matérielle (maison), humaine (l'enfant), … et plus particulièrement aux conséquences que la création impose au créateur et à son entourage : la reconnaissance, le fanatisme. LUI en accueillant tous les nouveaux arrivants recherche cette reconnaissance bien que beaucoup intrusive devenant du fanatisme qui devient intrusif dans la vie de l'artiste et de son entourage en ne laissant que la destruction par l'admiration de l'œuvre.
A un autre niveau de lecture, Aronofsky glisse une allégorie écologique par la métaphore de la planète et de sa destruction par l'homme. MOTHER crée la maison porteuse du chaos, étant elles deux la représentation de Mère Nature et donc de la planète où évoluent les hommes. Tout au long du film il y a de plus en plus d'homme qui investissent la maison et qui vont progressivement la détruire et parallèlement épuiser MOTHER. Le meurtre immédiat de l'enfant de MOTHER est une représentation des ressources naturelles qui sont surexploités et surconsommés.
Les différentes notions sont lourdes et toutes entremêlés dans la réalisation qui elle-même est porteuse de sens. MOTHER est au centre de la réalisation, d'abord par le titre éponyme mais par un angle de vue focalisé tout le long du film sur le visage de MOTHER. Un angle de vue très proche qui nous place au centre des pensées de celle-ci et qui nous procure la sensation de vivre les évènements en même temps qu'elle aussi accentué par une ambiance sonore forte et extrêmement présente.
Que nous ayons apprécié le film ou pas, ce travail de réalisation ne laisse pas indifférents et nous fait vivre un réel cauchemar au même titre que MOTHER.
Le film est extrêmement riche de sens et c'est là le seul point négatif que je relèverais à titre personnel. Bien que ce soit ce qui en fait son intérêt, cette richesse et profondeur de lectures brouille la compréhension du film ; les nombreuses interprétations et pistes de réflexions s'entremêlent ce qui fait quelque fois perdre le message qu'a voulu faire passer le réalisateur.
Pour conclure, Darren Arosnofsky nous offre un film qui incite à la réflexion, traitant des sujets universels porté par un jeu d'acteur convainquant et une réalisation atypique. Quoi qu'il en soit, Mother ! Ne laisse pas insensible.
Publié le 30 Mars 2018
Les Archives Bordeaux Métropole recherchent pour la bibliothèque des Archives Bordeaux Métropole un.e stagiaire (H/F) pour un stage rémunéré de quatre mois entre fin avril et septembre 2018. + d'infos et candidature en ligne
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