Présentation de l’auteur
Haruki Murakami naît à Kobe en 1949. Il a étudié la tragédie grecque à l’Université de Tokyo, il a dirigé un club de jazz,
puis a enseigné à Princeton pendant quatre ans. Il a également voyagé de part le monde, et est rentré au Japon après le tremblement de terre de Kobe et l’attentat du métro de Tokyo. Il a gagné le
prix Gunzo pour Écoute le chant du vent (1979, non traduit), et a reçu le titre de Doctor honoris causa de l’Université de Liège. En France, il est traduit principalement par
Corine Atlan.
Présentation de l’œuvre
La Course au mouton sauvage
Danse, danse, danse est la suite de La
Course au mouton sauvage, du même auteur. La Course au mouton sauvage raconte l’histoire d’un publicitaire d’une trentaine d’années, qui un jour se sert d’une photographie donnée
par un ami (le Rat), en apparence anodine, représentant des moutons sur une colline pour une de ses commandes. Peu après la publication, il est forcé par une puissance organisation mafieuse à
rechercher un des moutons sur la photographie. En effet, ce mouton est spécial. Doté de pouvoirs magiques, il investit l’esprit des gens et les soumet à sa volonté, volonté de domination du monde
apparemment. Or, le chef de l’organisation mafieuse (le Maître) a longtemps porté en lui en mouton, ce qui lui a permis de construire l’organisation. Cependant, le mouton l’a quitté, et le Maître
est à l’agonie.
Le narrateur part donc à la recherche du mouton en suivant la piste du Rat, aidé dans sa quête par sa petite amie du moment.
Leur route va croiser celle de l’Hôtel du Dauphin et de l’Homme-Mouton, pour finalement se terminer dans les montagnes de l’Hokkaido.
Danse, danse, danse
Dans Danse, danse, danse, on suit le même narrateur dans le prolongement de sa quête initiatique. On le retrouve
quatre ans après les événement de La Course au mouton sauvage. Le narrateur se sent bloqué dans sa vie depuis ce qui lui est arrivé. Il le résume ainsi : « De l’automne
précédent à cet hiver là, il s’était vraiment passé beaucoup de choses. J’avais divorcé. Un de mes amis était mort dans d’étranges circonstances. Ma femme était partie sans rien me dire, j’avais
rencontré de drôles de gens, avait été impliqué dans des évènements bizarres. Et puis, quand tout cela avait pris fin, je m’étais retrouvé comme aspiré dans un calme et une solitude dont je
n’avais jamais fait l’expérience jusque là ».
Par conséquent, il passe six mois à se remettre psychologiquement, et le reste du temps à faire des piges sans intérêt (il en
parle lui même comme du « déneigement culturel »). Au bout de quatre ans, il décide de retourner dans l’Hôtel du Dauphin, en Hokkaido, cette fois en suivant les trace de Kiki,
sa petite amie de La Course au mouton sauvage, car il a le sentiment que sa vie redémarrera une fois là-bas.
L’intérêt de ce livre
J’ai aimé ce livre pour le concept, pour l’ambiance qui se dégage du texte. Haruki Murakami fait varier les frontières entre
la réalité et le rêve de façon subtile et délicate. Son monde est dangereux et violent (la mort et le danger réel de perdre l’esprit sont omniprésents), et en même temps merveilleux, à
l’image de la vie même.
Son personnage principal est un antihéros qui, malgré sa médiocrité, essaye de faire de son mieux pour renouer les fils de sa
vie. Il représente ainsi ce que nous sommes tous.
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