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© Ronald Van Cauter, 2006

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 16:33
CDD Documentaliste à France 3

Envoyer CV et lettre de motivation à Marilyne Camacho, Responsable Ressources Humaines
France 3 Provence-Alpes & Côte d'Azur Marilyne.Camacho@francetv.fr

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 15:37
Librairie cherche libraire

La libraire l'oeil écoute (qui se situe à Paris, dans le 6eme) recherche un ou une librairie s'y connaissant en BD. En effet, la libraire qui s'occupait jusqu'à présent du rayon BD quitte la librairie à la fin de la semaine, son remplacement est donc urgent...

Si joint, l'adresse internet du site de ladite librairie :

http://www.loeilecoute.com/

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 20:41

Henning Mankell a écrit près d'une quarantaine d’œuvres traduites dans plus de trente-cinq langues et est connu internationalement pour sa série policière des enquêtes du taciturne inspecteur Kurt Wallander. Écrivain engagé il publie aussi d'autres romans tel que Les chaussures italiennes en 2008, des livres jeunesse Le mystère du feu en 2003 et des pièces de théâtre. En 2010 plusieurs magasines dédiés à l'édition l’élèvent à la neuvième place des écrivains les plus vendu en Europe en 2008 et son dernier livre Sable mouvant FRAGMENTS DE MA VIE est paru en septembre 2015. Le Chinois est un roman policier de 2011. Henning Mankell signe ici une nouvelle histoire policière hors série.

"En tout, dix neufs personnes massacrées à l'arme blanche à Hesjövallen. La seule piste est un ruban de soie rouge chinois." Venez découvrir une histoire sanglante, prenant place dans un petit village du nord de la Suède, et menez l’enquête aux côtés d'une police dépassée par cette boucherie et une juge étrangère au village qui se retrouve tout à coup connectée aux souvenirs et aux ombres du passé flottant autour de ce massacre. Quand le devoir de mémoire mène a la violence.

Une fois dans l'histoire, on s'aperçoit que tout est lié et expliqué grâce à des voyages à travers le temps et l'espace. De la Suède contemporaine à la Chine de 1863 en passant par l’Amérique et l'Afrique, le lien s'étiole par moments mais reste toujours présent. Le récit nous plonge rapidement dans l'histoire et nous assistons au déroulement de l’enquête et à l'apparition de chaque nouvel élément qui mène la juge Roslin et les enquêteurs au meurtrier et au mobile de la tuerie. Il dépeint avec justesse les injustices que rencontre le monde d'aujourd'hui et celui d'autrefois. Il pose un regard critique sur la société suédoise, notamment son système juridique et policier, ainsi que sur le genre humain en lui même. Dans ce roman nous retrouvons aussi un fond de géopolitique, montrant les Chinois comme les nouveaux colonisateurs de l'Afrique. Ce roman à l'intrigue haletante captive le lecteur jusqu'au dénouement final. Les personnages ont une réelle profondeur, l'auteur nous les décrit avec beaucoup de détails physiques ou psychologiques. Il nous raconte aussi leur vie et leurs problèmes ce qui nous permet de nous prendre d'affection pour eux. Le récit manque toutefois de cohérence par endroit et traite de trop nombreux sujet à la fois ne donnant alors qu'une dimension superficielle au message qu'il veux nous faire passer .

Le Chinois est une œuvre passionnante malgré les quelques soucis de cohérence et sa trop grande multiplicité de sujet. Le récit nous fait voyager et nous somme pris par cette histoire s’étalant sur plusieurs décennies, nous contant la vie d'une multitude de personnages dont les histoires vont s’entremêler et créer une toile dans laquelle les protagonistes vont se retrouver contre leur volonté.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 20:18

– Par Clara CHAUMET et Aleksa KOSTIC

Cette année, la fête du livre d’Aix-en-Provence a connu des circonstances à la fois tragiques et inédites : l’invité principal, l’écrivain de polars et de romans Henning Mankell, est décédé peu avant le jour de la fête. Mais nous n’avons pas laissé cette terrible nouvelle nous abattre, et la fête a eu lieu quand-même, avec son lot de bons et de mauvais moments, aussi bien pour le public, que pour les organisateurs, et pour les étudiants. C’est au point de vue des quelques stagiaires présents sur la fête que nous nous sommes intéressés pour ce compte-rendu. Quelques témoignages à chaud ont été récoltés sur le lieu de la fête et au cours de celle-ci, et quelques autres personnes ont accepté de partager leurs impressions, à tête reposée. Nous les en remercions !

Du fait des circonstances, l’équipe à l’origine de l’organisation de la fête a dû, bien évidemment, revoir le planning à peine une semaine avant la date, ce qui a créé une certaine panique au sein des étudiants. En effet, ceux-ci ont longtemps été maintenus dans le noir en ce qui concernait les changements opérés, et si la plupart ont rapidement compris qu’un hommage serait organisé, plutôt que d’annuler la fête, certains sont restés un peu angoissés jusqu’au début de celle-ci. Le manque d’informations s’est encore fait sentir une fois sur le salon, à quelques reprises. Nous ne savions pas toujours à quoi nous devions nous préparer, ou à quoi nous allions assister, même avec le programme sous les yeux. La présence de l’équipe sur place n’a pas toujours été la solution de nos problèmes. Nous verrons plus bas en quoi ceci a également été un point positif.

Durant les deux premiers jours de la fête, il y a eu de nombreux problèmes de communication entre l’équipe fixe de la fête et les stagiaires. Sans doute une incompréhension mutuelle a-t-elle parfois donné lieu à des erreurs du côté des étudiants. On peut néanmoins très bien comprendre que ceci ait été dû au stress du côté des organisateurs. Certaines attitudes, cependant, ont communiqué ce stress aux étudiants, qui se sont retrouvés, pour certains, à atteindre la limite de leurs nerfs, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose, puisque cela nous prépare à la possibilité que cela se reproduise dans le futur, sur un autre salon par exemple. Quelques modalités techniques ont dû être revues par les étudiants, et quelques problèmes en régie (notamment avec certains micros et casques) ont entraîné des moments de tension.

Ces moments de tension ont pu être exacerbés par l’impolitesse et même l’agressivité de certaines personnes du public durant la fête. Leurs attentes semblaient particulièrement élevées, ils étaient peut-être inconscients du fait qu’ils avaient affaire à des étudiants stagiaires, et non à des membres confirmés de l’équipe de la fête du livre. Des erreurs sont toujours possibles, et si bien sûr cela nous amenait à nous dépasser et à faire des choses que nous n’aurions peut-être pas faites si nous avions été trop « maternés », de manière générale, l’équipe des stagiaires semblait assez exaspérée et stressée par l’attitude de ses vis-à-vis.

Bien sûr, la confrontation à ces quelques problèmes et à ce que nous pourrions appeler de « mauvais moments » nous a permis de grandir de cette expérience et d’en ressortir plus autonomes et plus indépendants dans notre manière de travailler. Pour bon nombre d’entre nous, c’était là une toute première expérience professionnelle, et le fait que tout n’ait pas marché parfaitement bien en a fait une expérience très enrichissante, de l’avis général. Après tout, nous sommes de futurs professionnels du livre, ce ne sera sûrement pas notre dernier salon, et nous devons être prêts à parer à toutes les éventualités qui se présenteront. Fort heureusement, l’équipe fixe de la fête du livre était performante et (la plupart du temps) à l’écoute des besoins des étudiants. Elle nous a appris à utiliser les outils qui nous serviront plus tard, et à nous gérer nous-mêmes, mais également à gérer l’équipe dans son ensemble. Certains membres de l’équipe ont été des rencontres incroyablement enrichissantes et agréables, et nous tenons à les en remercier, bien que nous ne citions pas leurs noms. Les professeurs qui sont venus nous voir et assister aux conférences pendant la fête nous ont également bien aidés, nous prouvant ainsi que nous étions bien encadrés et qu’ils n’avaient pas l’intention de nous livrer à nous-mêmes dans ce nouvel environnement. De ce fait, nous étions indépendants et autonomes par certains côtés, mais nous n’étions pas abandonnés au milieu de cette situation inédite sans aucun port d’attache. Ce sentiment était des plus agréables. Nos nombreux temps-morts au cours de la fête nous ont certes paru un peu longs parfois, mais ils nous ont permis de visiter les autres stands et de nous reposer, ce qui était définitivement un plus.

Les auteurs invités eux-mêmes ont été une très belle découverte durant ce salon. Le public a sans doute également pu constater leur gentillesse et leur ouverture aux autres, ce qui était incroyablement agréable pour nous, étudiants. Mention spéciale à l’auteur chinois Qiu Xiaolong qui était toujours prêt à signer ses livres, même hors des plages horaires ménagées pour les dédicaces, et qui déambulait au milieu du public, allant à sa rencontre et profitant de sa présence. Des étudiantes stagiaires ont même pu obtenir une interview avec lui, alors que ce n’était pas prévu. En résumé, bien que l’absence de l’invité principal ait été très regrettable, l’expérience nous a fait découvrir des écrivains très talentueux, auteurs de chefs d’œuvres de la littérature, et qui étaient également des personnes d’une grande intelligence et très ouvertes. Nous les remercions !

Enfin, malgré les mésaventures de l’équipe, les stagiaires ont su rester globalement soudés entre eux et s’aider mutuellement, ce qui a rapproché les étudiants de la promotion les uns des autres. L’ambiance était à la franche camaraderie et nous savions que nous pouvions compter les uns sur les autres en cas de problème, ce qui était très agréable, et rassurant, en quelque sorte. L’entraide était au rendez-vous, dans toutes les situations, certains ne s’encombraient pas de savoir s’ils étaient assignés à un poste ou à un autre si un de leurs camarades était en difficultés visibles.

Nous le referions, si c’était à refaire. Et si l’occasion nous était donnée de participer à un autre salon du même genre, nous irions, pour la plupart, sans vraiment hésiter. Il y a évidemment des points négatifs, comme dans toute manifestation de ce genre, rien ne peut réellement être parfait et idyllique, mais nous avons su grandir de ce qui nous a été offert, et faire feu de tout bois. De belles découvertes, de grands moments d’amusement et d’autres bien plus sérieux et studieux, en somme une fête du livre d’une grande intensité, au moins de notre côté. Nous reste maintenant à savoir si nous devons sauter sur les clients pour leur offrir notre aide ou bien les laisser tranquilles… Mais peut-être répondrons-nous à cette question dans un prochain salon ! Encore une fois, merci à l’équipe organisatrice de nous avoir accueillis et entourés, merci au public pour sa tolérance face à nos petites erreurs, aux auteurs pour leur intelligence et leur gentillesse, et à nos professeurs pour leur présence !

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 20:13

Malgré le décès brutal, 4 jours auparavant, de l'auteur et invité principal, Henning Mankell, nous avons tout de même eu la grande chance de recevoir plusieurs de ses proches, collaborateurs et auteurs : Katarina Mazetti, Qiu Xiaolong, Francesca Melandri, Dan Israel et Robert Johnson. Le public a également répondu à l'appel des organisateurs en venant en nombre remplir l’amphithéâtre de la Verrière et applaudir l'œuvre de l'auteur suédois. Cette Fête du livre s’est en effet, compte tenu des circonstances, muée en hommage à Henning Mankell. Les soirées d’inauguration et de clôture ont été teintées d’une émotion palpable, autant parmi le public que dans les voix des intervenants. Une sorte de lien très fort s’est perceptiblement tissé entre les artistes et les personnes présentes ; sous forme d’une émotion commune, d’un fort respect concentré autour de la personne d’Henning Mankell, ses convictions et ses actions.

Parmi les personnes interrogées nous avons certes perçu un sentiment de tristesse et de déception, mais bien plus fort encore, de l'admiration et énormément de respect. La plupart des personnes ont en effet exprimé le fait qu’il était « émouvant, mais très important d’être tous là. » La nouvelle fracassante du début de semaine aurait pu assombrir l’évènement, mais même si le public en fut quelque-peu diminué, tout le monde a su répondre présent et profiter pleinement de ce que leur offraient les auteurs et intervenants. N'oubliant pas l'œuvre des autres invités, le public s'est fermement passionné pour chacun des débats et a clairement manifesté sa sympathie à chacun des auteurs. De nombreuses personnes se sont dites touchées et ravies de la présence de ces grandes figures du monde littéraire, et ont souvent décrit cette édition très spéciale de la Fête du livre comme un grand succès.

Il est également important de faire remarquer une autre différence par rapport aux autres années : cette édition rassemblait deux auteurs de polars (entre autres), mais surtout un groupe de quatre artistes faisant partie d’une littérature très engagée contre toutes les formes d’intolérances et de violences. Le public en fut peut-être partiellement changé. Les habitués de cette fête étaient bien sûr présents, mais de nouvelles figures ont pu faire leur apparition, bien que rarement d’ailleurs qu’Aix-en-Provence. L’évènement aurait bénéficié à coup sûr d’une diffusion au-delà de la ville et de la région. De nombreuses personnes sont arrivées par hasard sur les lieux, et ont témoigné un grand intérêt pour cette Fête du livre.

Mettant à part les quelques personnes ayant manqué de patience et de compréhension face à la présence des étudiants au sein de la régie et sur les stands de librairies ; ceci fut très souvent perçu comme un atout à l’évènement, du point de vue du public mais également des invités, qui ont grandement apprécié échanger avec nous.

Nous noterons cependant, comme il nous l’a été fait remarquer, avec un certain pincement au cœur, la majoritaire absence d’étudiants et de personnes entre 15 et 30 ans.

Nous les incitons ainsi chaudement à venir assister avec nous à la prochaine édition, afin de participer à cette expérience unique et très enrichissante.

Jessica Ray Clément Sudre Coline Reille

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 21:31

Après la triste nouvelle du décès de Henning Mankell ce lundi, la fête du livre sera l'occasion pour les invités de rendre hommage à ce grand écrivain suédois. Voici deux articles sur ces invités:

Katarina Mazetti, décrite comme « une bonne vivante, qui adore la musique folk et s'accorde des jam sessions avec son groupe de trois amis écrivains, où elle joue de l'accordéon et de la contrebasse » est née le 29 avril 1944 à Stockholm. Fille unique d'un constructeur de bateaux et d'une créatrice de chapeaux, elle a grandi à Karlskrona, port naval du sud de la Suède et porte un nom italien, hérité de son arrière-grand-père. Avant de devenir célèbre avec son roman, Le mec de la tombe d'à côté publié aux éditions Gaïa en 2006 (vendu à 450 000 exemplaires en suédois et traduit en 22 langues, adapté au théâtre et au cinéma), elle écrivait des critiques littéraires, des chansons et des romans pour la jeunesse. Puis quitte définitivement l'enseignement, la quarantaine venue, pour faire de la radio.

Plus tard, elle reprend ses études et obtient une maîtrise de littérature et d’anglais à l’Université de Lund : "J'ai étudié la littérature et l'anglais, mais ça me semblait incompatible avec l'écriture, je craignais trop d'imiter les grands auteurs. Mon rêve, c'était de devenir journaliste." La France est largement en tête des pays où elle connaît un immense succès. Elle a visité le salon du livre à Paris, ainsi que ceux de Poitiers, Caen, Bordeaux et Nantes : « Je n'ai jamais reçu un accueil pareil ailleurs que chez vous », s'extasie Katarina Mazetti. « On sent que les livres y sont importants, il y a plein de festivals, des résidences d'auteurs... » Le spectacle "Le mec de la tombe d'à côté", mis en scène par Alain Ganas, a connu un grand succès à Paris en 2009. Le roman dont s’inspire la pièce, qui se base sur son expérience de femme de paysan, a remporté le prix Cévennes en 2007 (c’est un engagement européen destiné à découvrir des auteurs européens et à faire partager le socle commun illustré par leurs œuvres).

En France, ses livres sont édités par Gaia et Acte Sud. D’autres de ses romans ont connu un réel succès comme Le Caveau de famille aux éditions Gaïa en 2011, Mon doudou divin et Ma vie de pingouin, publiés toujours aux mêmes éditions en 2012 et 2015. Elle a aussi écrit des livres de jeunesse : Trucs et ficelles d'un petit troll, collection Hachette jeunesse, 2002 et Les cousins de Karlsson, en quatre tomes publiés aux éditions Thierry Magnier en 2013 Katarina Mazetti a un site officiel : katarinamazetti.com, que l’on peut visiter en suédois, en anglais, en allemand et en français. Petit journal où l’on peut y trouver sa biographie, une bibliographie, des photos (d’elle avec ses amis, sa famille mais aussi sa bibliothèque, son bureau) et quelques articles de presse la concernant. Son style ne laisse pas indifférent, mélangeant psychologie affûtée et trivialité malicieuse.

Biblio : Libération, 23 décembre 2010, « Katarina Mazetti ne tombe pas à côté du succès », www.katarinamazetti.com

Qiu Xiaolong

Romancier, poète et amateur de Taï-chi à ses heures, Qiu Xiaolong est né en Chine en 1953, année du dragon, et plus précisément dans la ville de Shanghaï. Il est publié en France chez Liana Levi, maison d’édition française. Biographie Année 1966. Alors que Qiu Xiaolong n’a que 13 ans, le pays est frappé par la Révolution culturelle. Lancée par Mao Zedong, elle vise à purger le parti communiste chinois, à éradiquer les valeurs traditionnelles et à renforcer le pouvoir grandissant du maoïsme. En plein cœur de la révolution, inspirés par le Petit Livre Rouge (le livre le plus vendu au monde juste après la Bible et dont les ventes sont estimées à 900 millions d’exemplaires), les étudiants deviennent le bras actif de Mao Zedong en prenant le nom de « Garde rouge » et commettent des actes de violence innombrables. Cette révolution lui enlèvera son père, alors professeur, qui sera emmené par la Garde rouge.

Interdit d’étude pendant plusieurs années, Qiu Xiaolong réussit néanmoins à apprendre l’anglais et finit par poursuivre ses études. En 1980, à l’âge de 27 ans, il obtient un poste d’assistant à l’université des sciences sociales de Shanghai tout en étudiant et traduisant des poésies et nouvelles d’auteurs anglais tels que T.S Eliot, Conrad ou Yet. Cela lui vaut son admission à l’Association des Écrivains Chinois.

Huit ans plus tard, lors de l’année 1988, il décide de quitter la Chine afin de partir étudier aux États-Unis dans l’université de Washington de Saint-Louis dans le Missouri. Initialement parti pour un an, il décide de rester aux États-Unis lorsque qu’éclatent, le 15 juin 1989, les manifestations de la place Tian’anmen à Pékin et qui s’étendront jusqu’au 19 juin de la même année. S’il s’agit au départ de manifestations d’étudiants, d’intellectuels et d’ouvriers dénonçant la corruption et demandant une réforme politique et démocratique, ces dernières s’accompagnent rapidement de grèves de la faim et se propagent rapidement dans d’autres grandes villes de Chine dont Shanghai. Elles ne donneront lieu qu’une violente vague de répression qui coupera court aux manifestations et lui vaudront le nom de « massacre de Tian’annmen ». Ces évènements, fortement condamnés par l’opinion européenne et étasunienne, poussent Qiu Xiaolong à rester à Saint-Louis où il vit (avec sa femme et leur fille) et enseigne encore aujourd’hui.

En 1996, il entreprend de soutenir une thèse sur les travaux de T.S Eliot, poète et auteur pour le théâtre ayant été maintes fois récompensé – notamment du prix nobel de littérature de l’année 1948 –, qu’il avait traduit par le passé.

Œuvre principale

Qiu Xiaolong est avant tout un spécialiste en poésie. Ce n’est que lors d’un voyage en Chine en 1997 qu’il se tourne vers le polar.

« En quelques années, tout avait tellement changé en Chine, déclara-t-il lors d’une conférence donnée à Toulouse en 2014. Je devais écrire sur les bouleversements de la société mais la poésie, d’abord destinée à provoquer des émotions, ne s’y prêtait pas. Je me suis lancé dans un roman que je voulais bien structuré. J’ai découvert en route qu’il s’agissait d’un polar ».

C’est ainsi que naît le premier tome des aventures du détective Chen Cao, Mort d’une héroïne rouge, publié en l’an 2000 et récompensé l’année suivante de l’Anthony Award pour le meilleur premier roman.

À travers ces romans, Qiu Xiaolong décrit la vie de Shanghai à partir des années 1990 où s’entremêlent vie courante, politique, intrigue policière mais aussi cuisine et gastronomie, crise du logement, difficulté de transport et autres bouleversement de la Chine modeste qui viennent enrichir de manière plus ou moins pittoresque les enquêtes de Chen Cao.

Il y traduit la corruption de son pays d’origine, la perversion pour l’argent qui le dévore de l’intérieur, mais aussi les enjeux écologiques de la Chine comme c’est le cas dans son septième tome, Les courants fourbes du lac Tai. Dans le dernier tome sorti à ce jour, Dragon bleu, tigre blanc, par exemple, il n’hésite pas à évoquer Bo Xilai, un prince rouge – soit un descendant des hauts dirigeants du Parti Communiste Chinois qui a accédé au pouvoir politique, économique et militaire sous la République Populaire de Chine – qui fut chef du Parti Communiste Chinois de 2007 à 2012 avant d’être arrêté et jugé pour corruption, détournement de fond et abus de pouvoir.

Qiu Xiaolong est assez dur dans les mots qu’il emploie comme le montre cet extrait tiré de Dragon bleu, tigre blanc :

« Notre société est pourrie jusqu’au trognon, dit Vieux Chasseur. Maintenant que la corruption est ancrée dans les profondeurs du système, on ne peut que tomber dans le cynisme et la désillusion ».

Pourtant, Qiu Xiaolong garde dans ses romans un point de vue neutre et ne propose qu’une analyse lucide de la Chine actuelle afin de laisser une chance au lecteur de réfléchir par lui-même au travers des enquêtes de Chen Cao. Cela lui vaut portant d’être censuré dans son pays d’origine, certains passages étant supprimés et la ville de Shanghai devenant purement et simplement la ville anonyme H.

Aux spéculations quant à sa ressemblance avec son personnage principal, Qiu Xialong répond cependant :

« Je ne suis pas le détective Chen, je n’ai jamais été flic ou membre du parti ». Il reconnaît cependant une similarité d’esprit, en particulier à propos de leur passion commune pour la poésie et la nourriture. »

Œuvres • Les enquêtes de Chen Cao en 9 tomes (entre 2000 et 2013) Le premier tome, Mort d’une héroïne rouge, remporte l’Anthony Award – prix américain pour les livres d’enquêtes et de mystères – en 2001. • Trois hors-série o Cité de la Poussière Rouge (2008) o La Bonne Fortune de M. Ma (2011) o Des Nouvelles de la Poussière Rouge (2013) • Poésie o Treasury of Chinese Love Poems (2003), livre de traductions poétiques o Lines Around China (2003), recueil o Evoking T’ang (2007), livre de traductions poétiques

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 09:22

Henning Mankell est mort hier à 67 ans.

Nous ne le rencontrerons pas. Si ce n'est à travers la lecture de ses livres, et notamment le dernier Sables mouvants.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 21:26

Dans son roman, qu’il publie en 2006, l’auteur suédois Henning Mankell raconte l’histoire d’un homme de 66 ans répondant au nom de Fédrik Welin.
Cela fait bien longtemps qu’il a fui sa vie passée et qu’il vit reclus sur une île de la Baltique seulement entouré de sa chatte et de sa chienne.
Mais un jour, alors qu’il vivait paisiblement sur son île loin de toutes les contrariétés du monde, toutes ces responsabilités passées le rattrapent. Son amour de jeunesse, Harriet, débarque sur son île, munie de son déambulateur. Elle est très malade et souhaite que Fédrik tienne la promesse qu’il lui a faite des années auparavant, avant de l’abandonner sans dire un mot.
La promesse d’un lac se dessine alors, le lac de son enfance.
Un voyage commence, au sein de merveilleux paysages suédois, semé d’embûches et de surprises.
Dans ce roman, la solitude retrouve l’amour, la maladie retrouve la promesse, le tout teinté d’espoir. « Elle s’est lovée contre moi. La chaleur de son corps m’a enveloppé, remplissant d’un coup ce qui me faisait depuis si longtemps l’effet d’une absurde coquille vide. »
Henning Mankell signe un ouvrage au sein duquel la vie côtoie la mort et inversement.
« La mort, d’ailleurs, c’est la seule chose évidente qui existe, dans la vie. »
Les personnages ont une réelle dimension sociale et nous rappelle sans mal le monde et les personnes qui nous entourent au quotidien.
« Cette peur du lien, cette peur de sentiments trop intenses pour pouvoir être contrôlés, m’avait toujours poussé à réagir d’une seule façon : l’esquive, la fuite. »
Une réflexion intense sur la frontière entre la vie et la mort, l’amour et la haine, le devoir d’aide envers son prochain. On en sort changé, touché, bouleversé mais heureux car l’espoir d’une nouvelle vie n’est jamais loin.

Sarah DECOMIS et Léa CORAZZA

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 22:32

Cette année, 23 étudiants en première année participeront à la fête du livre en tant que stagiaire. Tout au long de cette semaine qui précède la fête, ils publieront sur ce blog des articles à propos des invités, de la programmation ainsi que des critiques de livre. Pour commencer, voici un article à propos de l'invité d'honneur, Henning Mankell.

Henning MANKELL

« J'ai un pied dans la neige et un pied dans le sable »

Henning Mankell est né le 3 février 1948 à Stockholm en Suède. Abandonné très tôt par sa mère, il est élevé par son père, juge d'instance. Depuis l’enfance, il a un goût prononcé pour l’écriture et le voyage. Mankell est mondialement connu pour sa série policière mettant en scène le commissaire Kurt Wallander. En 2009, il est classé à la 9e place des écrivains de fiction les plus vendus en Europe. Ses livres sont vendus à 40 millions d'exemplaires et sont traduits en plus de 35 langues. Plusieurs prix littéraires lui sont attribués comme le prix du Meilleur roman policier suédois ou encore le prix Nils Holgersson en 1991. Cependant, le roman policier n'est pas l’unique domaine de Mankell ; il est remarqué dans la littérature jeunesse, le roman contemporain ou encore le théâtre. Ce dernier genre lui tient particulièrement à coeur. Son envie d'ailleurs le pousse à partir en Afrique et plus précisément au Mozambique. C'est là-bas que Mankell crée une troupe de théâtre : le Teatro Avenida. L'auteur partage depuis sa vie entre la Suède et le Mozambique, entre la neige et le sable. • Son œuvre, miroir de la société Le goût prononcé de Mankell pour la lecture lui vient de sa grand-mère. Il se souvient : « J'ai encore en mémoire la sensation d'être capable de mettre des mots les uns après les autres pour faire une phrase, puis de faire une autre phrase et soudain d'avoir une histoire. Cette sensation était fantastique ». C'est par le théâtre que Mankell commence à exercer ses mots, il n'a alors que 19 ans. Il monte plusieurs pièces. Sans abandonner le théâtre, il écrit ensuite pour la jeunesse notamment dont la série Josef Gustafsson, une trilogie se déroulant en Suède. Cependant, la partie la plus importante de l’œuvre de Mankell reste la saga policière du commissaire Kurt Wallander. La création de ce personnage qui ne cesse d’évoluer lui vient en réaction face « à la xénophobie qui n'hésite plus à montrer son visage » en Suède. Wallander est profondément mélancolique et désemparé face aux tourments de son pays. À travers lui, Mankell ne manque pas de nous faire passer ses pensées et son regard son époque. Cette série d'enquêtes se place dans la lignée des polars scandinaves qui portent un regard sociologique sur leurs sociétés. Ces œuvres permettront à Mankell de s’exprimer à propos de la violence qui, pour lui, naît de « circonstances extérieures » et se propage « comme un virus ». Après ses nombreux voyages en Afrique, Mankell y fixe l’action de certains de ses romans. C’est le cas de La Lionne Blanche, une enquête de Wallander, qui se déroule en plein Apartheid en Afrique du Sud, Le cerveau de Kennedy sur la problématique du Sida et trois livres pour la jeunesse au Mozambique. • Voyages et engagement Mankell est un homme engagé, à la fois dans son œuvre et dans la société. En 2010, il participe à l'opération « un bateau pour Gaza » organisée par des troupes activistes soutenant les Palestiniens, qui cause une dizaine de victimes. Il témoigne de cette expérience dans Libération, The Guardian, Dagladet... Il s’engage aussi beaucoup à propos de l'Afrique, où il a d’ailleurs créé la première troupe de théâtre professionnelle à Maputo, capitale du Mozambique. Voyageant à travers l’Europe et l’Afrique depuis ses quinze ans, Mankell déclare que « l’Afrique [lui] a appris [de] percevoir les défauts de l'Europe ». C'est un défenseur des libertés ; il lutte contre la xénophobie, l'homophobie, le racisme et les inégalités en général. • Mankell aujourd'hui Mankell est souvent décrit comme méfiant, inquiet, discret, solitaire mais aussi généreux, intègre et humaniste. Sa femme, Eva Bergman (fille du réalisateur Ingmar Bergman) le compare, lors d’un entretien, à « un appartement contenant plusieurs pièces ; des pièces éclairées et des pièces sombres où il invite ses lecteurs. Des pièces sombres pour mieux éclairer ses lecteurs sur le monde qui les entoure ». Malgré ce pessimisme apparent, il faut rappeler que c'est un auteur qui tient à dépeindre son monde tel qu’il le perçoit, de manière la plus fidèle possible. Il y porte un regard éclairé et objectif. Ayant récemment dévoilé qu’il était atteint d'un cancer à un stade avancé, Mankell annonce : « J'ai tout de suite décidé d'écrire à propos de cette maladie [...] mais je vais écrire avec la perspective de la vie, pas de la mort ». Sources - Soirée de sensibilisation du 15/09/2015 à l'Institut de l'image d'Aix-en-Provence - L'émission Les mots de minuit 2004 - Mankell (par) Mankell de Kristen Jacobsen, Seuil 2013 - Entretien avec L’Express du (01/04/2007) : http://www.lexpress.fr/culture/livre/henning-mankell_812081.html - Interview pour Libértation (19/12/2014) : http://next.liberation.fr/culture/2014/12/19/le-sort-des-etreshumains-est-de-sombrer-dans-l-oubli_1167350

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 10:46

À partir de cette rentrée, le CDI sera désormais ouvert les :

Lundi, mercredi, jeudi : 9h - 13h30, 15h-19h

Vendredi : 9h - 13h30

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Published by MDL Aix - dans Centre de doc
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