Drive de Nicolas Winding Refn.
Un cascadeur hollywoodien solitaire et distant, bien qu'attachant, offre ses services à la mafia. Il conduit des braqueurs loin des lieux de leur méfait avec une seule règle : il ne participera
qu'en conduisant cinq minutes au bout desquelles il laissera hommes et voiture où ils sont, peu importe l'endroit.
Son manager prend contact avec un des gros poisson de la mafia afin de financer une voiture pour que le pilote puisse participer à des courses de stock-car professionnelles. C'est ainsi que le
Driver croise la route d'Irène, sa voisine et de son fils Benicio, dont le père est en prison...
Le héros, bien que solitaire et peu bavard, nous laisse deviner son amour naissant pour sa voisine et son fils via des scènes très " Tarantinesques " : repas de famille sans dialogues, jeux de
regards où l'on peut lire de l'affection dans ses yeux et dans ses gestes... Jusqu'à la sortie de prison du père.
Le scénario, un peu bateau, nous laisse assez facilement présager la fin du film : le driver, amoureux, aide l'ancien prisonnier lors d'un dernier casse pour la protection d'Irène et Benicio
jusqu'à ce que ça tourne mal ; mais l'intrigue reste très bien menée car le personnage principal reste complexe et mystérieux (et bien interprété par Ryan Gosling).
Le seul bémol, à mon goût, est la violence trop " Tarantinesque " de la fin du film qui nous donne l'impression de nous retrouver devant Hostel : le réalisateur, qui avait réussi
jusqu'ici à la faire ressentir sans nécéssairement la montrer clairement, se lache complètement lors des dix dernières minutes.
J'ai adoré ce film, bien que, comme vous l'avez deviné, je sois un peu déçue par la fin que je trouve trop facile. Tout y est bien mené et mis en valeur. Jusqu'à la musique du film, qui est un
des seuls à sortir, de nos jours, avec une bande son magnifique, qui correspond complètement à l'ambiance du film et qui est la seule chanson que vous entendrez pendant la projection. Parfait
pour sortir des teen movies avec des chansons purement commerciales qui n'ont pas pour but d'être émouvantes mais juste d'être vendues et revenir à nos classiques Pulp Fiction, La Haine,
Irreversible et autres " chefs-d'oeuvre " du genre : des films dérangeant pour certains mais avec du corps.
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