Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Accueil

                   MDL Aix











© Ronald Van Cauter, 2006

 

Chercher dans le catalogue de la bibliothèque



A vous de jouer !

23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 18:34

Quand on parle de la romance, que l’on soit adepte ou non de ce genre littéraire,  il faut bien avouer que nous avons tous plus ou moins d'a priori à son sujet.

Permettez-moi donc de déconstruire certains clichés…

 

1. Qu’est-ce que la romance ?

La romance est un genre littéraire dont les premiers écrits dateraient du XVIIIe siècle. D’origine anglophone, le terme « romance » est un anglicisme qui vient de « romance novel ». C’est celui qui est le plus souvent employé mais, en français, d’autres termes sont parfois utilisés, tels que « roman sentimental » ou « roman d’amour ».

Un des plus anciens de ce genre est le très célèbre Orgueil et Préjugés de Jane Austen, qui est souvent considérée comme l'auteur précurseur de la romance.

Pour en savoir plus sur l'histoire de ce genre littéraire, je vous renvoie à cette page Wikipédia que je trouve très bien construite.

Elle se caractérise par : une histoire sentimentale située au centre d’un récit qui doit parvenir à procurer des émotions au lecteur et qui se termine, bien souvent, par un heureux évènement afin d'apporter une certaine satisfaction émotionnelle.

 

Il existe plusieurs sous-genre à la romance dont les plus connus sont : la romance contemporaine, la romance historique et la romance érotique, mais aussi la « new romance », sorte de mélange du premier et du troisième, qui, petit à petit, s’impose parmi les autres sous-genres.

Pour une liste plus détaillée des sous-genres de la romance, vous pouvez aller sur ce site.

 

/!\ Il ne faut pas confondre les romances avec les romans contenant une histoire d’amour. Une romance verra toute son intrigue basée sur le sujet tandis que dans les autres romans cela permettra simplement de donner plus de profondeur au récit et d’y ajouter plus de rythme.

 

2. La romance n’est-elle qu'une histoire de femmes ?

Une idée reçue que l’on a sur la romance, c’est que ce sont des livres que seules les femmes sont en droit de lire.

Je m’explique…

Quand on pense à la romance, ce qui nous vient en premier à l’esprit ce sont les livres bien niais et tout en clichés. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, en voici un exemple :

 

Et il est vrai que la plupart des romances que l'on peut trouver sur les étagères de nos grandes surfaces sont celles éditées par Harlequin, qui ne publie que de la romance pure et dure c’est-à-dire où il y a, généralement, une femme qui a besoin de quelque chose et un homme, viril et dominant, qui va faire en sorte de l’aider ou alors où deux personnes totalement opposées vont avoir le coup de foudre puis  finiront ensemble et heureux jusqu’à la fin de leur vie.

Un vrai conte de fée quoi...

Ainsi, ces romans-là prônent l’image de la femme qui a besoin d’un homme dans sa vie pour pouvoir s’accomplir car elle n’a pour uniques buts que de se marier et avoir des enfants.

Ces livres sont écrits dans le but soit de renforcer ces idées auprès du lectorat féminin, les

hommes n’en ayant donc pas besoin, soit de venir combler un manque d’affection, qui, encore un autre cliché, ne peut pas affecter les hommes.

=> Le contre exemple même de cela pourrait être représenté par Archer's Voice écrit par Mia Sheridan.

 

Or, la romance est en réalité tellement plus que cela : comme tous les autres romans, elle est source d'évasion du quotidien mais aussi de rêve. Cependant, elle permet aussi de se sentir mieux dans sa peau, d'avoir de l'ambition et de réussir à s'affirmer quant à ce que l'on veut et à ce que l'on est.

 

Autant les femmes, qui restent pour l'instant la majeure partie du lectorat, que les hommes peuvent se reconnaître dans les romances écrites aujourd'hui car celles-ci se diversifient que ce soit au niveau des cultures abordées que des orientations sexuelles ou encore autour du thème de la recherche d'identité.

Grâce à des héros et/ou des héroïnes qui n'ont plus peur de dire non ou à la présence de personnages secondaires qui vont être compréhensifs et aimants, les lecteurs masculins ou féminins auront de vrais modèles à suivre, avec un comportement sain et basé sur l'acceptation.

 

 

 

Parmi les plus connus nous avons Moi, Simon 16 ans homo sapiens, écrit par Becky Albertalli.

 

 

 

 

Ainsi, je pense que l’on peut dire, au moins pour les romances les plus récentes, que ce n’est pas un genre vecteur de préjugés allant dans le sens d’une certaine « domination patriarcale » - bien que certains titres, parfois très populaires, aillent à contre-sens de cela - mais est en réalité libératrice et source de volonté pour être meilleur(e)

 

 

Pour approfondir le sujet de la New Romance, je vous renvoie d'ailleurs à cet ancien article.

 

Licence Creative Commons Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

Partager cet article
Repost0

commentaires



A vous de jouer !